L’Algérie dans l’obligation de faire la manche par la faute de ses responsables

L’Algérie dans l’obligation de faire la manche par la faute de ses responsables

TRIBUNE. Un cri d’affolement a raisonné depuis le Palais de la Mouradia suite à une forte chute des prix du pétrole, unique ressource de l’Algérie, aujourd’hui en situation plus que critique. Cette baisse vertigineuse des prix du pétrole, à moins de 34 dollars le baril, complique sérieusement la situation de l’Algérie et met dans l’obligation les dirigeants algériens à réviser leurs prévisions budgétaires pour l’année 2020, sachant que la loi des finances 2020 a été élaborée sur la base d’un baril à 50 dollars. En effet, les cours de pétrole se sont effondrés, 09 mars 2020, en passant sous la barre des 34 dollars le baril de Brent poussant les pontes algériens à revoir leurs ambitions de relance économique à la baisse pour la simple raison que l’économie algérienne dépend à 95% des rentes des hydrocarbures. La situation ne laisse pas beaucoup de marges de manœuvre aux responsables algériens. De ce fait, dans la nouvelle loi de finance complémentaire prévue l’été 2020, le Gouvernement algérien devrait sûrement prendre des mesures moins audacieuses envers les couches les plus défavorisées, sachant que les réserves de changes de l’Algérie, situées actuellement à 62 milliards de Dollars selon les derniers chiffres communiqués en février 2020 par la Banque d’Algérie, devront fondre comme neige au soleil et ne pourront couvrir que quelques mois d’importation, sachant que l’Algérie importe annuellement pour plus de 40 milliards de Dollars. Les responsables algériens se verront face à deux choix pour pallier aux diverses dépenses et différents déficits budgétaires : le recours au financement extérieur auprès des institutions financières ou l’activation à nouveau de la planche à billets. Avec cette chute du prix du pétrole, un second front vient de s’offrir au régime algérien après celui lié au mouvement de contestation sociale lancé il y a treize mois. Il devra désormais faire face à la chute dramatique du prix de l’or noir, qui entraîne dans son sillage celui du gaz. Un désastre pour un pays dont les hydrocarbures fournissent la quasi-totalité des recettes en devises et la moitié des recettes budgétaires via le monopole public, la Sonatrach cinquième exportateur mondial de gaz.  Une chute des prix du pétrole affole les dirigeants d’Alger, les médias algériens et par ricochet ceux du polisario sis dans les camps de la honte de Tindouf où un climat de panique généralisé y règne du fait que l’Algérie est l’unique pays d’accueil et principal pourvoyeur de fonds des polisariens. En effet, le polisario n’a pu survivre durant ces quatre dernières décennies que grâce aux caisses noires du régime algérien et de son armée qui finançaient sans compter, l’armement des polisariens, ses pseudo représentations à l’étranger et ses campagnes de propagande, avec de médiocres aides humanitaires accordées de temps à autre, tambour battant, aux milliers de Sahraouis marocains séquestrés dans les camps de la honte de Tindouf sur le sol algérien. Au final, une diffusion encore plus large de l’épidémie du coronavirus (COVID-19) pourrait conduire à un collapsus de l’économie mondiale et rendre par conséquent la situation plus critique pour l’Algérie en raison de sa forte dépendance à la rente pétrolière et conduire le peuple algérien à se serrer la ceinture. Les dirigeants algériens, qui fanfaronnaient avec leur pétrole, devraient se rhabiller suite à cette chute drastique des cours de l’or noir et ce, alors qu’ils sont dans l’obligation de recourir aux importations pour nourrir le peuple algérien, sans un péso s’il vous plait, alors que le mois Sacré de Ramadan approche à grand pas. Quelle honte ! Farid Mnebhi

Nigéria: Le gouvernement fédéral s’engage à soutenir le projet de raffinerie de pétrole de Dangote

Nigéria: Le gouvernement fédéral s’engage à soutenir le projet de raffinerie de pétrole de Dangote

Lors d’une visite officielle du complexe pétrochimique situé dans la zone de libre-échange de Lekki à Lagos, au Nigéria, M. le ministre des Ressources pétrolières, Timipre Sylva, a indiqué que le gouvernement fédéral s’engageait à soutenir la finalisation du projet de raffinerie de pétrole de Dangote, avec une capacité de 650 000 BPJ. Le ministre, qui a visité la raffinerie en présence de M. Aliko Dangote, PDG du Groupe Dangote Industries Limited, et de M. Devakumar Edwin, directeur exécutif de la société pour la stratégie, les projets de capitaux et le développement de portefeuille, était accompagné du président du Comité pétrolier sénatorial en aval et du sénateur Sabo Nakudu ; du président du Comité sénatorial des Services/membre, du Comité sénatorial en amont, du sénateur Muhammad Musa ; du directeur général de Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), M. Mallam Mele Kyari ; du directeur du département des Ressources pétrolières (DPR), M. Ahmed Shakur ; du secrétaire exécutif du Conseil nigérian de développement et supervision des contenus (NCDMB), M. Simbi Wabote ; du secrétaire exécutif de Petroleum Equalization Fund (PEF), M. Ahmed Boboi, entre autres personnalités. Il a déclaré : « Il s’agit d’un moment très rassurant pour tous les Nigérians. Il était impossible qu’un projet d’une telle ampleur ne suscite pas l’intérêt du gouvernement. Où que vous soyez dans le monde, si un citoyen investit autant d’argent dans un projet aussi considérable, le gouvernement doit manifester de l’intérêt. « Je dois dire à présent que Dangote Group a fait de ce projet un événement qui nous concerne tous, et nous devons tous le soutenir pour qu’il réussisse, car cette réussite aura d’importantes répercussions. Je suis convaincu que le monde entier attend de voir ce projet. Face à sa réussite, les investisseurs internationaux en tiendront compte et se rendront au Nigéria pour y saisir des opportunités d’investissement. Nous sommes donc ici pour garantir à Dangote Group qu’aussi bien le gouvernement et NNPC, soutiendront pleinement ce projet. Vous avez fait un excellent travail ». « Comme vous pouvez le voir, l’équipe est au complet. Quelles que soient vos préoccupations ou vos difficultés, n’hésitez pas à nous les faire savoir, afin que nous trouvions une solution ensemble, car avec un projet de cette ampleur, on doit s’attendre à rencontrer des écueils. M. Sylva a affirmé que le projet de raffinerie et de pétrochimie de Dangote apporte la preuve que le pays dispose d’un environnement favorable à la prospérité des entreprises, et il a ajouté que la réussite du projet stimulera la confiance des investisseurs dans les projets pétroliers et gaziers du pays. Il a appelé les Nigérians à soutenir ce projet de raffinerie pour assurer la création de valeur dans l’économie nationale. M. Mele Kyari, directeur général de NNPC, a déclaré : « Nous ne sommes pas en concurrence avec Dangote, nous nous complémentons mutuellement afin de stimuler la capacité de production. Nous avons le même objectif, faire du Nigéria un exportateur net de pétrole brut. Nous ne pourrons pas y parvenir sans avoir des activités complémentaires entre le secteur privé et le gouvernement ». « Au cours des cinq prochaines années, Dangote ajoutera 650 000 barils, le gouvernement 445 000 barils, et d’autres compagnies contribueront à augmenter la capacité », a-t-il déclaré. Lors de son intervention, Aliko Dangote, PDG du Groupe Dangote, a déclaré : « Nous croyons en le Nigéria, et si nous ne prenons pas nous-mêmes les choses en main, personne ne le fera à notre place. La croissance démographique annuelle est de trois pour cent au Nigéria et, en outre, le Nigéria est supposé répondre aux besoins en approvisionnement de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique centrale ». En parallèle, M. Devakumar Edwin, directeur exécutif du Groupe pour la stratégie, les projets de capitaux et le développement de portefeuille, a déclaré que l’actif créera un marché de 11 milliards annuels de brut nigérian, pouvant couvrir à 100 pour cent les besoins nationaux, tous produits liquides confondus. Il a indiqué que le Nigéria est le plus grand producteur de pétrole brut d’Afrique, mais que sa capacité de raffinage n’est pas suffisante pour répondre à ses propres besoins en carburant. « Conçue pour optimiser la production pétrolière, la raffinerie de Dangote aura une production suffisante pour disposer d’un léger excédent destiné à l’exportation. Elle sera également en mesure d’envoyer un important volume de diesel et de kérosène sur les marchés internationaux ». Il a révélé que la raffinerie de Dangote prévoyait de tirer parti de l’approvisionnement local en brut, et il a ajouté qu’elle ne participera pas à l’accord d’échange brut-pétrole géré par la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC). « Nous allons acheter du brut au juste prix d’exportation, et nous vendrons nos produits au prix d’importation. L’échange de brut ne s’effectue que pour les importateurs du produit. La nouvelle raffinerie a été conçue pour transformer divers types de brut, du brut non sulfureux au brut léger, approvisionnés au niveau local et à l’étranger. « Dangote projette d’exporter son diesel vers l’Europe et son essence vers l’Amérique latine, l’Afrique occidentale et l’Afrique centrale », a ajouté M. Edwin. Il a déclaré que l’évacuation des produits raffinés sera effectuée par voies maritime et terrestre. « Nous envisageons d’investir dans des navires. Nous ne voulons être à la merci d’aucun transporteur. La plus grande raffinerie de pétrole d’Afrique avait indiqué qu’elle acheminerait ses carburants jusqu’aux consommateurs nigérians par voies terrestre et voie maritime et qu’une fois opérationnelle, elle se substituerait à la totalité des importations de pétrole du Nigéria. » Par APO

Kosmos découvre du pétrole au large de Rio Muni, en Guinée équatoriale

Kosmos découvre du pétrole au large de Rio Muni, en Guinée équatoriale

Le gouvernement de la Guinée équatoriale, représenté par le ministère des Mines et des Hydrocarbures, a annoncé que Kosmos Energy a fait une découverte de pétrole au large de la Guinée équatoriale. Le puits S-5 a été foré à une profondeur totale de 4 400 mètres et a rencontré 39 mètres de gisement net de pétrole dans le réservoir de Santonian, au large du bassin de Rio Muni. La découverte consistait le premier puits foré dans le programme d’exploration à partir d’infrastructure existante de Kosmos au large de la Guinée équatoriale. Le forage du puits S-5 a été accéléré suite à la prometteuse acquisition sismique 3D de 2018. Les partenaires dans le puit S-5 comprennent GEPetrol (20%), Trident Energy (40%) et Kosmos Energy (40%). Kosmos Energy est présent en Guinée équatoriale depuis 2018. D’autres travaux d’évaluation sont en cours afin de déterminer l’étendue de la ressource découverte et d’établir un calendrier de la phase de développement. « Nous sommes très heureux des résultats du puits S-5, le premier puits foré dans cette campagne d’exploration en cours. Cette découverte constitue une solide validation de notre stratégie visant à remplacer les réserves de pétrole en explorant des bassins pétroliers très prometteurs comme le Rio Muni. Nous sommes impatients d’établir de nouvelles perspectives pétrolières au large de la Guinée équatoriale », a déclaré S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures. « C’est bon pour la création d’emplois et d’opportunités pour nos citoyens et nos investisseurs », a-t-il ajouté. Par APO

Une nouvelle découverte de la CNPC confirme l’immense potentiel pétrolier du Sud-Soudan

Une nouvelle découverte de la CNPC confirme l’immense potentiel pétrolier du Sud-Soudan

En ce mois qui est devenu remarquable pour l’exploration en Afrique, un consortium dirigé par la CNPC a annoncé la découverte de 300 millions de barils de pétrole récupérable dans l’État du Haut-Nil, dans le nord-est du Soudan du Sud. C’est presque autant que la découverte d’Oyo annoncée plus tôt ce mois-ci au centre du Congo. Le puits d’exploration a été foré à une profondeur totale de 1 320 m près du gisement de pétrole d’Adar dans le bloc 3, exploité par la Dar Petroleum Operating Company (DOPC), qui comprend CNPC, Petronas, Nilepet, Sinopec et Tri-Ocean Energy. « C’est un exploit remarquable pour le pays », a déclaré Nj Ayuk, Président exécutif de la Chambre et Directeur général du Centurion Law Group. « Depuis l’indépendance, le Sud-Soudan s’efforce sans relâche de remettre en production les champs endommagés et d’encourager en particulier l’exploration. Leurs efforts pour maintenir la paix et la stabilité et un environnement sûr pour les investisseurs ont porté leurs fruits. Nous avons toujours pensé que la stabilité allait de pair avec la prospérité économique. Une découverte d’une telle envergure confirme l’énorme potentiel du secteur pétrolier et gazier du Soudan du Sud juste avant que le pays ne lance une nouvelle série de licences en octobre. » Le Soudan du Sud a signé en début d’année un accord de partage d’exploration et de production (EPSA) avec le Strategic Fuel Fund de l’Afrique du Sud pour le très prometteur bloc B2. La signature de ce nouveau contrat faisait partie de la stratégie du Sud-Soudan visant à diversifier son panier d’investisseurs et à encourager l’exploration. Alors que le pays dispose de plus de 3,5 milliards de réserves de pétrole prouvées, le troisième en importance en Afrique subsaharienne, 70% de son territoire reste sous-exploré. Pour stimuler l’exploration, le Sud-Soudan lancera une nouvelle série de licence de pétrole très attendue lors de la prochaine conférence Africa Oil & Power au Cap, le 9 octobre 2019. APO

Pétrole au Congo : magouilles et compagnies

Pétrole au Congo : magouilles et compagnies

TRIBUNE. C’est une découverte presque trop belle pour être vraie. Deux sociétés congolaises ont annoncé la mise au jour de « super gisements » pétrolifères qui multiplieraient par quatre la production congolaise, aujourd’hui en plein marasme. Enquête. Le Congo est le troisième pays producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne et le sixième d’Afrique. Avec 350 000 barils par jour, il reste un petit producteur dont les stocks semblaient jusqu’à présent s’essouffler. Une catastrophe pour un pays endetté à 87% de son PIB et à l’économie presque totalement dépendante de la production de l’or noir et des fluctuations de son marché. La mauvaise gestion des finances de l’Etat et la répartition quasi nulle des richesses du pays rendent le Congo plus fragile encore. À Brazzaville, la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. La nouvelle de la découverte des gisements du Delta de la Cuvette arrive donc à un moment charnière pour le président Denis Sassou Nguesso. Ce dernier, à l’image entachée pour avoir dissimulé au Fonds Monétaire International (FMI) une partie de sa dette l’année dernière, doit pourtant pouvoir compter sur ce dernier pour espérer un prêt à minima, restaurer son image économique et attirer à nouveau les investisseurs. Des chiffres invraisemblables  Avec une production journalière de 350 000 barils, la promesse des deux sociétés congolaises d’atteindre presque le million de barils par jour est « invraisemblable », selon Francis Perrin, directeur de recherche à l’IRIS (Paris) et chercheur associé au think tank marocain Policy Center for the New South. « 980 000 barils par jour… C’est un chiffre complètement bidon, ridicule. Nous savons où se trouve la découverte pétrolière mais nous n’avons pas d’éléments techniques sérieux, fiables et crédibles qui nous permettent d’estimer le nombre de barils que ce champ pétrolier permettra au Congo de produire». La prudence est également de mise pour Philippe Chalmin, spécialiste des marchés des matières premières. « Nous sommes dans un métier où l’on ne fait que se tromper. Mais on ne peut pas imaginer produire près d’un million de barils par jour, sans quoi, le gisement serait épuisé la même année ». L’industrie pétrolière : un long processus Impossible donc, avant plusieurs années, de définir exactement la production d’un gisement. Un processus, qui, dans l’industrie pétrolière et gazière, demande du temps. Les découvertes succèdent aux explorations, nombreuses et la plupart du temps infructueuses. C’est une fois la découverte du gisement faite que l’on peut passer à la phase d’appréciation, qui consiste à faire des forages afin d’estimer plus sérieusement les réserves potentielles de ce gisement. Arrive ensuite la phase du développement, où l’on équipe le gisement afin de lui permettre de produire à l’avenir. L’exploitation et la production interviennent à la fin de ces étapes. « Ce processus prend plusieurs années selon la taille du gisement et il coûte très cher. Nous ne sommes qu’à la phase d’exploration actuellement. Et elle n’est pas finie. » explique Francis Perrin. Pourquoi alors avancer de tels chiffres ?   Lire la suite sur TV5Monde

L’Algérie face à une impressionnante crise économique

L’Algérie face à une impressionnante crise économique

TRIBUNE. Si aujourd’hui, le prix du baril de pétrole avoisine les 60 dollars le baril, celui-ci pourrait caresser les 30 dollars dans un très proche avenir si la crise sino-américaine n’est pas résolue. Ce prix du baril de brut de pétrole devrait avoir des répercussions dramatiques sur les équilibres budgétaires de l’Algérie et plonger le pays dans une crise sans précédent au regard de sa totale dépendance aux recettes pétrolières. Déjà, la croissance globale du PIB de l’Algérie a atteint 1,5% au 1er trimestre 2019, la plus faible performance globale réalisée ces 20 dernières années. Avec un déficit commercial à l’orée d’une syncope chronique, le déficit de la balance commerciale de l’Algérie s’est lourdement creusé pour atteindre les 3,18 milliards de dollars durant le 1er semestre 2019, contre un déficit de 2,84 milliards de dollars à la même période en 2018. Pour ce qui est des exportations, celles-ci ont également chuté dans le même temps de près de 7% pour clignoter à 18,96 milliards de dollars durant le 1er semestre de l’année en cours, contre 20,29 milliards de dollars durant les premiers six mois de 2018. Quant aux recettes des hydrocarbures, qui constituent l’essentiel des ventes à l’étranger et des revenus de l’Algérie, elles s’élèvent, au 30 juin 2019, à 17,65 milliards de dollars contre 18,84 milliards de dollars pour la même période en 2018, soit une contre-performance des plus inquiétante. Une contre-performance qui a, bien entendu, des répercussions sur les entreprises algériennes et étrangères tous secteurs confondus en raison d’une baisse sensible de leur activité et faible réduction de leurs profits et pour nombre d’entre-elles de fortes pertes dans un très proche avenir. Une situation qui aggravera le taux de chômage, déjà élevé en Algérie, et qui aura un grave impact sur les salariés, le coût de la vie quotidienne, les soins médicaux, l’enseignement et le logement entre autres. Quant au généralissime Ahmed Gaïd Salah, régent unique autoproclamé de l’Algérie, devenu susceptible et irascible en raison de sa profonde incompétence dans tous les domaines, il n’en fait qu’à sa tête de linotte. Il n’a cure des problèmes qui secouent son pays et qui touchent de plein fouet le peuple algérien. Un parfait ignorant des affaires d’Etat, économiques, sociales et encore plus militaires mais pas celles des affaires de gros sous. Que Gaïd Salah sache, que la situation qui prévaut actuellement l’Algérie va tôt ou tard se retourner contre lui car le temps joue contre lui et la colère commence à tonner même dans les cercles qui lui sont proches. A-t-il oublié que l’armée doit restée dans les casernes, défendre les frontières et la souveraineté du pays en obéissant aux ordres du pouvoir civil légal ? Au regard de ce qui se passe en Algérie depuis son indépendance en 1962, on peut affirmer que oui ! Un casernement de l’armée algérienne s’impose donc en Algérie avec interdiction qu’elle s’occupe de la chose politique. Le peuple algérien n’en sera que plus heureux d’avoir recouvrer son indépendance usurpée par ces militaires gâteux et ce, de Boumedienne à Gaïd Salah. Farid Mnebhi.

Pétrole : Les sociétés AOGC et PETCO appartenant à M. Denis Ngokana doivent être fermées

Pétrole : Les sociétés AOGC et PETCO appartenant à M. Denis Ngokana doivent être fermées

TRIBUNE. Kontinent est actuellement dans le collimateur de tous les opérateurs pétroliers du Congo. Cela est une bonne chose pour notre pays. Le peuple a applaudi, mais attend des réponses sur le sort réservé à AOGC et PETCO, deux sociétés appartenant à M. Denis Ngokana, conseiller spécial du chef de l’Etat aux hydrocarbures, l’homme qui est à la fois juge et partie dans l’attribution des permis matures. Ces deux sociétés (comme Kontinent, éjecté du système) méritent d’être pointées du doigt. M. Denis Ngokana ne paie pas ses cash call, au même titre que Yaya Moussa le responsable de la société Kontinent. En plus, ses deux sociétés sont portées par les opérateurs pétroliers en violation du code des hydrocarbures, cher à Mme Teresa Goma, la Directrice Générale des Hydrocarbures. En principe et conformément à la loi, seule la SNPC, compagnie nationale, a le droit d’être portée. Alors qu’attendent les pouvoirs publics pour arrêter cet abus ? M. Denis Ngokana est-il le dépositaire de la manne pétrolière, pour qu’il en dispose à son gré ? Pourquoi ses sociétés qui sont incapables de payer les cash call perçoivent elles au mois le mois des Royalties sur la production pétrolière ? Pourquoi et comment peut-il s’arroger un tel privilège quand on sait que des centaines de milliers d’enfants sont déscolarisés chaque année faute de soutien ? Est-ce que ces Royalties indûment perçues ne pouvaient pas couvrir la bourse des étudiants congolais à Cuba et partout dans le monde ? Comment peut-on expliquer que ce sont les deux seules sociétés congolaises intéressées par la production pétrolière dans le cadre du « local content » qui s’arrogent 15 à 20% sur tous les champs pétroliers matures (plus d’une dizaine à ce jour) ? Mme Teresa Goma, la Directrice Générale des Hydrocarbures qui considère que le non-paiement par les sociétés pétrolières de la place, de la cotisation statutaire à l’OPEP est une faute lourde, devrait mettre en lumière cette entorse à son cher code des hydrocarbures. Nous savons d’avance qu’elle n’aura pas le courage d’en parler, elle qui passe son temps à invectiver les opérateurs pétroliers, qu’elle considère avec dédain, comme des élèves de CP2. Au lieu de s’ériger en syndicaliste et déléguée du personnel congolais employé par les trois majors congolais, elle ferait mieux de faire émerger de vraies sociétés privées nationales. Quant au ministre des hydrocarbures, c’est le dernier de ses soucis. Ne dit-on pas que chat échaudé craint l’eau froide ?N’oublions jamais que le Congo d’aujourd’hui détermine ce qu’il sera demain. M. Sassou Nguesso Denis, M. Isidore Mvouba, Président de l’assemblée Nationale et M. Pierre Ngolo, Président du Sénat et Secrétaire Général du PCT, qui dans tous leurs discours ne ratent jamais l’occasion de fustiger la corruption et les antivaleurs, nous disent ce qu’ils attendent pour arrêter ce massacre économique. Pourquoi dans notre pays, on laisse en liberté les auteurs des crimes économiques et financiers et on jette en prison le General J. Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, qui ne sont des dangers pour personne ? Tout cela pour vous faire la démonstration que tous les discours officiels sur la lutte contre la corruption et les antivaleurs ne sont débités que pour amuser la galerie. Dans un pays où les institutions fonctionnent normalement, toutes les sociétés appartenant à M. Denis Ngokana devraient être fermées. Il est aujourd’hui triste de constater que le Congo est devenu une République faible avec les forts et forte avec les faibles. Vous avez dit que vous en avez assez de la corruption, maintenant on va vous aider à vous en débarrasser. Un seul mot TRANSITION, une seule exigence TRAVAIL COLLECTIF. Ensemble, pour un Congo uni, libre et prospère. Plus jamais sans nous. Que Dieu bénisse le Congo. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen « Bougeons-Nous »

Opep : Adhésion officielle du Congo

Opep : Adhésion officielle du Congo

Les ministres des affaires étrangères, Jean Claude Gakosso et son collègue des  Hydrocarbures, Jean Marc Thystère Tchicaya, ont remis officiellement, le 11 avril à Brazzaville, le drapeau actant l’adhésion officielle du pays à l’Organisation des Pays Exportateurs du Pétrole. «C’est une victoire, une bonne nouvelle, notre pays fait partie du cartel, du cénacle très fermé des pays producteurs de pétrole réunis au sein de l’Opep. Ce n’était pas gagné d’avance. Il a fallu user de tous les arguments, mais nous avions un argument de taille, c’est le rayonnement diplomatique de notre président. Un peu partout, nous sommes passés pour plaider la cause du Congo. Nous avons bénéficié d’oreilles attentives parce que nous venions de la part du Président Sassou-N’Guesso que l’on connaît, qui a mené des actions que l’on connaît. Et c’est une victoire pour notre pays de faire partie aujourd’hui de cette organisation que l’on appelle Opep, qui influe sur le cours des prix du pétrole», a indiqué le ministre des Affaires étrangères. Réagissant à son tour, le ministre Jean Marc Thystère Tchicaya a informé que le pays  s’apprête à recevoir la visite du secrétaire général de l’Opep à Brazzaville. Pour lui, il était important de saisir l’organisation des pays producteurs de pétrole africains pour faire d’une pierre deux coups et que le Congo organisera un Sommet des Chefs d’État africains dans le secteur des hydrocarbures à Brazzaville. Il a ajouté que l’adhésion du Congo à l’Opep lui confère un certain nombre d’avantages, entre autres la formation gratuite des jeunes congolais au niveau de cette organisation ; les rencontres bilatérales et multinationales sur fonds de l’Opep, évaluées à 10 milliards de dollars, et la possibilité pour le Congo de donner désormais des avis sur les questions liées aux hydrocarbures. Florent Sogni Zaou