Corruption. Saisie de 153 millions de dollars dans la fortune de l’ex-ministre du Pétrole au Nigeria

Une partie de la fortune de Diezani Alison-Madueke a été saisie par les autorités nigérianes ce 11 mai. Dans cette affaire de corruption qui court depuis cinq ans, c’est une première victoire symbolique, faute de pouvoir organiser un procès. L’ancienne ministre a fui au Royaume-Uni. Celle que l’on surnomme la “reine du pétrole” a connu des jours meilleurs. Le 11 mai, 153 millions de dollars [140 millions d’euros] ont été saisis à l’ex-ministre du Pétrole nigériane, Diezani Alison-Madueke. Et 80 de ses maisons, dont certaines sont situées dans le quartier très privé de Banana Island à Lagos, lui ont aussi été ôtées. La gestion des ressources pétrolières a toujours été un poste clé important au Nigeria, premier pays producteur d’or noir en Afrique. Et, selon les enquêtes menées par les autorités, l’objet de convoitises… Lire la suite sur Courrier international
Le volume des gaz torchés régresse dans le monde

En 2020, le volume mondial de gaz torchés a enregistré une baisse de 5%, a annoncé la Banque mondiale dans un nouveau rapport rendu public récemment. Selon de nouvelles estimations basées sur des données satellitaires, en volume, la production mondiale de gaz torchés a régressé de 150 milliards de mètres cubes en 2019 à 142 milliards en 2020. La crise liée à la pandémie de Covid-19 semble avoir eu un impact sur le recul observé l’année écoulée puisque les données analysées font apparaître au terme de cette année-là une baisse de 8% de la production pétrolière dont le volume est passé de 82 millions de barils par jour en 2019 à 76 millions en 2020. Recueillies par le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés (GGFR), un fonds fiduciaire administré par la Banque mondiale, ces données montrent également que «les Etats-Unis sont responsables de 70% de cette baisse, le brûlage à la torche du gaz y ayant diminué de 32% entre 2019 et 2020 sous l’effet d’un recul de 8% de la production pétrolière combiné à l’établissement de nouvelles infrastructures utilisant du gaz qui serait autrement torché», souligne la Banque mondiale. Dans un communiqué, l’institution financière internationale fait remarquer que sept pays représentant 40% de la production annuelle de pétrole à travers le monde sont responsables de près des deux tiers du volume mondial de gaz torchés (65%). Il s’agit de la Russie, de l’Irak de l’Iran, des Etats-Unis, de l’Algérie, du Venezuela et du Nigeria. Ces derniers «continuent d’occuper la tête du classement des pays émetteurs de gaz torchés pour la neuvième année consécutive depuis le lancement du premier satellite en 2012», relève la même source. Pour l’organisme, «cette tendance est indicative des différents défis auxquels ils sont confrontés à l’heure actuelle». Pour ne citer que le cas des Etats-Unis, la première économie mondiale compte des milliers de sites de torchage qu’elle a «de la peine à relier aux marchés, tandis que quelques champs pétrolifères exploitant de grandes torchères en Sibérie de l’Est (Fédération de Russie) sont extrêmement enclavés et manquent d’infrastructures pour recueillir et évacuer les gaz générés». Quoi qu’il en soit, «le brûlage des gaz à la torche apparaît comme un grave problème pour le climat et la gestion des ressources», estime Zubin Bamji, responsable du GGFR. A titre de rappel, cette pratique est responsable de plus de 400 millions de tonnes d’émissions en équivalent CO2 chaque année. L’organisme rappelle également qu’elle gaspille de précieuses ressources. Comme pour illustrer son propos, l’institution financière note toutefois que le volume de gaz brûlés à travers le monde est suffisant pour alimenter l’Afrique subsaharienne en électricité. Fort heureusement, «près de 80 pays et compagnies pétrolières se sont engagés à ne pas recourir au torchage de routine pendant la décennie à venir, et certains ont également rejoint notre partenariat mondial, ce qui constitue une évolution très positive», se réjouit Zubin Bamji précisant que les projets de réduction du torchage exigent des investissements substantiels, mais donnent des résultats après plusieurs années. Aussi, poursuit-il, «à l’approche de la prochaine Conférence des Nations unies sur le changement climatique à Glasgow, nous continuons d’inviter les dirigeants des pays producteurs de pétrole et des compagnies pétrolières à mettre la réduction des gaz torchés au centre de leurs plans d’action pour le climat». Car, comme il le soutient dans sa déclaration, «pour préserver la planète de millions de tonnes d’émissions chaque année, il est temps de mettre fin à cette pratique vieille de 160 ans». Résultat d’une diversité de contraintes liées aux marchés et aux difficultés économiques, mais aussi à l’absence de réglementations appropriées et de volonté politique, la pratique du brûlage du gaz naturel sur les sites de production pétrolière se traduit par l’émission d’une panoplie de polluants dans l’atmosphère, y compris du dioxyde de carbone, du méthane et du noir de carbone (suie), comme le souligne la Banque mondiale. Selon l’organisme, «les émissions de méthane issues du torchage contribuent substantiellement au réchauffement de la planète à court et à moyen termes, parce que les effets de ce gaz sont au moins 80 fois plus puissants que ceux du dioxyde de carbone sur un horizon de 20 ans. Alain Bouithy
Gabon : Port Gentil sous perfusion (CGTN)

Au #Gabon, Port Gentil, la ville pétrolière est aujourd’hui un poumon économique à l’agonie. Alors que le pays a tout misé sur le pétrole, son budget a été amputé l’année dernière d’un milliard de recettes et Port Gentil est devenu le symbole de cette malédiction du pétrole sur laquelle la crise sanitaire liée à la #Covid19 agit comme un cruel révélateur.
République du Congo : La dette adossée au pétrole pourrait dépasser les estimations du FMI, selon Global Witness

La dette publique de la République du Congo pourrait dépasser les 12.5 milliards de dollars, selon les dernières révélations de Global Witness. Cela représente plus d’un tiers supplémentaire par rapport aux estimations publiées par le FMI en juillet 2019, alors que l’institution financière accordait plusieurs millions de dollars au pays dans le cadre de son quatrième plan de sauvetage. La principale entreprise d’Etat congolaise, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) a contracté un minimum de 2,7 milliards de dollars de dettes jusque-là confidentielles auprès de géants pétroliers, notamment Total, Chevron et Eni, selon notre analyse de ses comptes vérifiés. Cela représente une augmentation de 50 % depuis 2010. L’entreprise d’Etat doit également 606 millions de dollars gagés sur le pétrole à un consortium de banques représenté par le conglomérat panafricain Ecobank. Dans le cadre de son plan de sauvetage financier, le FMI a imposé la publication des comptes de la SNPC et de contrats pétroliers en 2018 et 2019. Outre la dette galopante de l’entreprise d’Etat, ces nouveaux documents lèvent le voile sur des millions de dollars de fonds manquants – il s’agit là de signaux d’alerte majeurs de corruption. Le passif de la SNPC pourrait devenir celui de l’Etat et entraîner des conséquences désastreuses. Depuis 2015 au moins, le Congo est surendetté, ce qui signifie que le pays ne peut plus rembourser ses dettes conformément aux conditions et au calendrier prédéfinis. En 2016, la dette publique nationale culminait à 119 % du PIB, contre environ 86 % estimés aujourd’hui. Toutefois, ce chiffre pourrait en fait atteindre 115 % du PIB si les dettes de la SNPC étaient prises en compte. Avec un bilan représentant près de 50 % du PIB national, la SNPC est l’un des principaux piliers de l’économie pétro-dépendante qu’est le Congo. Pourtant, sur la période comprise entre 2012 et 2018, l’entreprise d’Etat a à peine atteint le seuil de rentabilité. Depuis sa constitution en 1998, la SNPC est rongée par la corruption et les mauvaises pratiques de gestion. Les faibles résultats de l’entreprise expliquent en partie pourquoi le Congo perçoit d’aussi maigres revenus pétroliers – l’équivalent en dollar d’un peu plus de 2 % de la production totale de pétrole et de gaz du pays en 2017, selon l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE). Selon Natasha White de Global Witness, « Notre analyse soulève d’importantes questions sur la destination des revenus pétroliers congolais. Nous y décrivons un secteur tout acquis à la cause des sociétés pétrolières étrangères, notamment Total, Chevron et Eni, et dénonçons des signaux d’alerte alarmants de corruption. Ces révélations justifient un examen approfondi, particulièrement de la part du FMI, qui s’apprête à accorder une nouvelle tranche d’un plan de sauvetage chiffré à près d’un demi-milliard de dollars. » La mauvaise gestion et la corruption dans le secteur pétrolier, principale source des recettes de l’Etat congolais, se répercutent essentiellement sur les populations pauvres. Une étude récente indique qu’entre 2015 et 2018, en pleine crise nationale de la dette, les dépenses publiques ont chuté de plus de 50 %. Alors que des retraités congolais ne touchent plus leur pension depuis des années et que des hôpitaux manquent continuellement de moyens, la famille présidentielle est inquiétée par la justice française dans l’affaire des « biens mal acquis ». Global Witness a récemment dévoilé que la fille et le fils du président congolais, lui-même ancien directeur-général de la SNPC, auraient blanchi jusqu’à 70 millions de dollars de fonds publics. Le Congo, troisième plus grand producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, est l’une des sociétés les plus inégales du monde. D’après les comptes de la SNPC, les passifs contractés auprès des majors pétrolières représentent principalement des coûts opérationnels couverts par ces sociétés au nom de l’entreprise d’Etat. Néanmoins, notre analyse expose que ces sociétés peuvent recouvrer un vaste éventail de couts, dont les salaires et cotisations de retraite des employés, leurs frais médicaux, de transports, communications, logement ou encore les frais de scolarité de leurs enfants. Elf, le prédécesseur de Total, est même parvenu à faire passer un « bonus de signature » de 50 millions de dollars – une commission unique versée à la signature d’un contrat, et représentant une source importante de revenus pétroliers pour l’Etat – comme l’un de ses frais, et donc à facturer 5 % d’intérêts au Congo sur ce soi-disant « prêt ». Selon Natasha White, « les responsables congolais ont réduit les dépenses publiques de plus de 50 % depuis 2015 et la crise de la dette, mais cela ne les aurait pas empêchés d’accepter de subventionner les frais généraux des plus grosses entreprises pétrolières du monde. Les responsables congolais doivent réviser et, s’il y a lieu, renégocier tout contrat du secteur pétrolier jugé caduc et inéquitable, et soumettre de toute urgence à un audit public indépendant l’ensemble des coûts facturés à la SNPC. Les comptes de la SNPC et les rapports de l’ITIE attestent que 156 millions de dollars de dividendes destinés à l’unique actionnaire de la SNPC – l’Etat – auraient disparus entre 2016 et 2018. Ces mêmes comptes dévoilent également qu’en 2018, la SNPC était créancière d’entités non identifiées à hauteur de 1,18 milliard de dollars – une somme qui dépasse son chiffre d’affaires annuel. Les comptes révèlent enfin qu’Eni, géant pétrolier italien coté en bourse, aurait passé plus de 280 millions de dollars de dettes de la SNPC par pertes et profits dans le cadre du renouvellement de plusieurs permis ; ce dernier fait justement l’objet d’une enquête pour corruption menée par le parquet de Milan et d’une récente investigation de Global Witness. Notre analyse soulève d’autres questions importantes sur ces accords et les arguments commerciaux pouvant justifier l’apparente annulation de ces millions de dollars de dette. « Global Witness salue la publication des comptes et des contrats pétroliers de la SNPC, qu’elle considère comme une étape importante vers la transparence du secteur, » déclare Natasha White, « Toutefois, la transparence n’est pas une fin en soi, et ces documents soulèvent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Le FMI et les autorités congolaises doivent exiger que la SNPC fasse preuve de clarté sur le recouvrement
Heirs Holdings élargit considérablement son portefeuille pétrolier et gazier

Heirs Holdings («HH»), le principal investisseur stratégique africain, en partenariat avec la société affiliée Transnational Corporation of Nigeria Plc («Transcorp»), le plus grand conglomérat coté en bourse du Nigéria, a annoncé aujourd’hui l’acquisition inconditionnelle d’une participation de 45% dans la licence pétrolière nigériane OML 17 et les actifs connexes, par l’intermédiaire de TNOG Oil and Gas Limited (une société liée à Heirs Holdings et Transcorp), auprès de Shell Petroleum Development Company of Nigeria Limited, Total E&P Nigeria Limited et ENI. En outre, TNOG Oil and Gas Limited aura l’exclusivité de l’exploitation de l’actif. La transaction est l’un des plus importants financements pétroliers et gaziers en Afrique depuis plus d’une décennie, avec un financement de US$1,1 milliards, fourni par un consortium de banques d’ordre international et régional et les investisseurs. OML 17 a actuellement une capacité de production de l’équivalent de 27 000 barils de pétrole par jour et , selon nos estimations, des réserves 2P de 1,2 milliards de barils de pétrole, avec 1 milliards supplémentaires de barils de ressources équivalentes en pétrole pour plus de potentiel d’exploration. L’investissement démontre une nouvelle importante avancée dans l’exécution de la stratégie énergie intégrée de Heirs Holdings et de l’engagement du Groupe envers le développement de l’Afrique, grâce à des investissements à long terme qui créent la prospérité économique et de la richesse sociale . L’héritage et l’approche des entreprises de Heirs Holdings soulignent fondamentalement son engagement en faveur d’un développement inclusif et d’une prospérité partagée avec ses communautés d’accueil. Heirs Holdings est pleinement investi dans le développement de la région du Delta du Niger. La stratégie de Heirs Holdings de création d’un secteur d l’énergie intégrée en Afrique est mise en œuvre à travers une série de portefeuilles stratégiques. Transcorp est l’ un des plus grand producteur d’électricité du Nigeria , avec une capacité de 2.000 MW, à travers l’acquisition de Transcorp Power Plant et l’acquisition récente de Afam Power Plc et Afam Three Fast Power Limited . Transcorp a conclu les acquisitions d’Afam de 300 millions de dollars américains en novembre 2020. Transcorp fournit de l’électricité à la République du Bénin, dans le cadre d’ un programme sur la promotion de l’intégration régionale et la fourniture d’ un approvisionnement en électricité robotisée pour catalyser le développement en Afrique . Transcorp exploite également l’OPL281, dans le cadre d’un contrat de partage de production avec la Nigerian National Petroleum Corporation («NNPC»). De même, la filiale de Heirs Holdings , Tenoil est l’opérateur de l’OPL 2008, dans le cadre d’un contrat de partage de production avec NNPC . Tenoil détient également Ata Marginal Field, qui va commencer la production au 2ème trimestre 2021, avec 3500 barils de pétrole par jour. Le président de Heirs Holdings, Tony Elumelu, a déclaré : « Nous avons une vision très claire : créer la première multinationale énergétique intégrée d’Afrique, une entreprise mondiale de qualité, uniquement axée sur l’Afrique et les besoins énergétiques de l’Afrique. L’acquisition d’un actif d’une telle envergure, avec un potentiel de croissance supplémentaire important, est une forte déclaration de notre confiance envers le Nigéria, le secteur pétrolier et gazier nigérian et un hommage à l’équipe de direction de très haute qualité que nous avons constituée. En tant que Nigérian, et plus particulièrement originaire de la région du Delta du Niger, je comprends parfaitement nos responsabilités qui viennent avec la gérance de l’actif, notre engagement envers les communautés et l’importance stratégique du secteur pétrolier et gazier au Nigéria. Nous voyons des avantages importants dans l’intégration de notre production, notre capacité à fournir de l’énergie au Nigeria, par Transcorp et offrir de la valeur à travers la chaîne de valeur de l’énergie. » Dans la même veine, il a ajouté : « Je voudrais remercier Shell, Total etENI, pour le professionnalisme dans le processus, le gouvernement fédéral du Nigeria , le Ministère des ressources pétrolières , et la NNPC pour la confiance qu’ils ont placée en nous. » S’exprimant au sujet de cet investissement, le président / directeur général de Transcorp, Owen Omogiafo, a déclaré : «Cet accord démontre davantage la stratégie d’énergie intégrée de Transcorp et notre détermination à fournir de l’électricité à l’Afrique. Heirs Holdings a été recommandé par Standard Chartered Plc , Coordinateur Global , et United Capita l Plc, avec un consortium d’institutions de prêt , y compris Afreximbank, ABSA, Africa Finance Corporation, Union Bank du Nigeria, Capital hybride , et société mondiale de gestion d’actifs Amundi . L’accord implique également Schlumberger en tant que partenaire technique, ainsi que la branche commerciale de Shell en tant que fournisseur. Heirs Holdings a créé l’une des plus grandes entreprises pétrolières et gazières appartenant à des Africains, dont le siège est à Lagos, au Nigéria et dirigée par un conseil d’administration et une équipe de direction possédant une expérience régionale et mondiale significative dans la production, l’exploration et la création de valeur dans le secteur des ressources. Le Groupe HH est engagé aux normes les plus élevées de la sécurité, la santé, et les relations communautaires, avec en sus la meilleure pratique en termes de gouvernance et la reddition de comptes. Par APO
L’Angola et l’Opep sont un pilier solide de la stabilité du marché

Les discussions Opep-Angola qui ont eu lieu la semaine dernière sont un pilier majeur du dialogue et de la coopération solide entre l’Opep et les pays producteurs africains. La Chambre se félicite de ces discussions et encourage cette collaboration accrue, car l’Angola et d’autres bénéficieront de la stabilité du marché. Un tel dialogue est essentiel pour le respect de l’accord de réduction de la production mondiale de l’Opep d’avril dernier, auquel tous les pays membres africains de l’Opep se sont ralliés. Le soutien de l’Angola à la stabilité du marché mondial et à la coopération énergétique est important et donne confiance aux opérateurs et futurs investisseurs qui cherchent à faire des affaires en Afrique. « En décembre 2018, le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Sanusi Barkindo, a effectué une visite historique en Angola et s’est engagé à travailler avec ses dirigeants pour améliorer l’industrie et renforcer ses relations avec l’Opep. Le dialogue Opep-Afrique a porté cette relation à un nouveau niveau. Les voix africaines sont entendues et défendues au sein de l’institution la plus influente de l’industrie, garantissant ainsi la représentation des intérêts du continent », a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie. « Le Gouvernement angolais et le Ministère des ressources minérales et du pétrole du pays ont toujours été des participants résolus au dialogue mondial sur l’énergie entre l’Afrique et des institutions telles que l’Opep. L’Angola a des fonctionnaires engagés à faire en sorte que l’énergie fonctionne pour les Africains et à lutter contre la pauvreté énergétique en Angola. Une telle démarche rend notre industrie meilleure pour les Africains et pour les investisseurs », a déclaré Sergio Pugliese, président de la Chambre africaine de l’énergie en Angola. Sous la direction de Son Excellence le Président João Lourenço et de son Ministre des Ressources Minérales et du Pétrole S.E. Diamantino Azevedo, l’Angola s’est engagé dans un ensemble de réformes audacieuses et axées sur le marché depuis plus de deux ans maintenant. Le pays devient de plus en plus compétitif pour les investisseurs régionaux et internationaux et a envoyé des signaux forts de son ouverture aux investissements, de son engagement en faveur du développement du contenu local, et de sa détermination à lutter contre la corruption. Par APO
Le dialogue OPEP-Gabon incarne le ferme soutien de l’Afrique à la stabilité du marché

La réunion bilatérale Opep-Gabon qui a eu lieu le 24 juillet a envoyé un nouveau signal quant à la force du dialogue et de la coopération entre l’Opep et les pays producteurs africains.Un tel dialogue est essentiel pour le respect de l’accord de réduction de la production mondiale de l’Opep d’avril, auquel tous les pays membres africains de l’Opep participent. Le soutien du Gabon à la stabilité du marché mondial et à la coopération énergétique est important et donne confiance aux opérateurs et futurs investisseurs qui cherchent à faire des affaires en Afrique centrale. « Le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Sanusi Barkindo, est un défenseur de l’Afrique et a toujours indiqué clairement que le dialogue Opep-Afrique serait une priorité pour faire entendre la voix de l’Afrique sur la scène énergétique mondiale », a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie. « Le gouvernement du Gabon et le Ministère du Pétrole, du Gaz et des Mines du pays ont toujours été des participants actifs au dialogue mondial sur l’énergie entre l’Afrique et des institutions telles que l’Opep. Le Gabon a des agents publics engagés à lutter pour leur pays, leur peuple et la prospérité économique. Une telle démarche rend notre industrie meilleure pour les Africains et pour les investisseurs », a-t-il ajouté. Le 12e cycle de licences offshore en cours au Gabon a été lancé en novembre 2018 et a déjà rencontré un succès significatif, qui s’est traduit par la signature d’un nombre record de CPP en Afrique subsaharienne l’année dernière. En réponse aux conditions de marché en cours et à la pandémie de Covid-19, le ministère du Pétrole, du Gaz et des Mines a prolongé la date limite de soumission au-delà du 30 avril 2020. Le cycle prolongé donne aux investisseurs l’occasion de continuer à étudier ce qui est l’une des frontières en amont les plus chaudes d’Afrique, avec 35 blocs proposés. Le nouveau Code des Hydrocarbures du pays, la loi n ° 002/2019 du 16 juillet 2019, offre désormais un régime fiscal en amont plus compétitif, offre un environnement encore meilleur pour les investisseurs et favorise le développement de gisements marginaux par les acteurs locaux. Jusqu’au début de la pandémie de Covid-19 et aux réductions de production qui ont suivi, le Gabon a également réussi à inverser un déclin historique de la production pétrolière nationale et a fait de nouvelles découvertes importantes en mer. Par APO
Congo : 9.000 milliards de Francs CFA dans des opérations douteuses

TRIBUNE. La richesse de ce petit pays d’Afrique centrale de 5 millions d’habitants, dirigé depuis trente-six ans par Denis Sassou-Nguesso, 76 ans – s’évapore dans des circuits financiers offshore complexes que seuls maîtrisent certains membres du clan au pouvoir et une poignée de traders qui leur sont proches. Pendant ce temps, les populations martyrisées affrontent le COVID-19, les mains nues. L’humanité est préoccupée par la pandémie du COVID-19, dont les effets induits directs et indirects tyrannisent les populations congolaises démunies. A ce sujet, SASSOU NGUESSO affirme dans une interview que l’Afrique allait faire face au drame les mains nues. Pourtant, ce même Denis SASSOU NGUESSO vient de s’octroyer le permis Kombi-Likalala-Libondo de manière friponne. Selon une stratégie bien rodée et vieille de plus de 20 ans, il vient d’utiliser des sociétés écrans et des hommes liges pour s’octroyer une manne constituée de plusieurs centaines de millions de barils de pétrole. En effet, deux projets de loi présentés par Jean-Marc Thystère Tchicaya, Ministre des Hydrocarbures ont été adoptés au cours d’un conseil des ministres tenu le samedi 18 avril 2020 à Brazzaville. Le premier contrat concerne Emeraude II, signé le 9 avril 2020 entre la République du Congo, la Société Nationale des Pétroles du Congo et les sociétés Congorep S.A. et Perenco S.A. Le second concerne le partage de production sur Kombi-Likalala-Libondo II, signé le 17 avril 2020 entre la République du Congo, la Société Nationale des Pétroles du Congo et les sociétés Perenco S.A., Petro Congo S.A. et Africa Oil & Gas Corporation (AOGC). Les huiles du deuxième contrat, pour ne prendre que celui-là, sont évaluées à 530 millions de barils de pétrole. Si on s’en tient au cours actuel du dollar et du baril, cette manne rapporte près de 16 milliards de dollars us, plus de 9.000 milliards de Francs CFA. Ces contrats léonins ont été signés de gré à gré entre la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) régentée par Denis Sassou Nguesso, Président de la république, et : • Perenco S.A (compagnie pétrolière franco-britannique), • Petro Congo S.A en sigle PETCO (société privée nationale à capitaux 100% congolais, exerçant dans la recherche et la production des hydrocarbures). En 5 ans d’existence, elle a créé deux filiales exerçant dans l’amont et dans l’aval pétrolier : HORUS SA et CONGO OILFIELD SERVICES. • Africa Oil & Gas Corporation (AOGC) propriété de Denis Auguste Marie GOKANA et sa filiale Petro Congo S.A, actionnaire à 55% de la société Congolaise de Gaz de Pétroles Liquéfiés en sigle GPL.SA GPL SA. En réalité, Denis Auguste Marie GOKANA, le Conseiller Spécial Chargé des Hydrocarbures, des Mines et de l’économie forestière manœuvre sur ordre de Denis Sassou Nguesso pour faire main basse, une fois de plus, sur les revenus du pétrole. Le simulacre de marché de gré à gré est une entourloupe dont le but est d’enfumer la communauté internationale, le FMI et la Banque mondiale qui s’apprêtent à geler les dettes de nombreux Etats du continent. Pour habiller le hold-up des habits de la démocratie, pour respecter les formes, le projet sera converti en loi par la Commission économique de l’Assemblée Nationale dont le Président n’est autre que Maurice Mavoungou, Directeur Général Adjoint de GPL.SA, une filiale d’AOGC. Ces scandales financiers qui sont légion font partie de l’ADN de Sassou Nguesso et de son système, au pouvoir depuis 1997. Ces faits sont constamment rapportés par plusieurs publications des ONG qui font autorité : Global Eye, Global Witness, Transparency International, Panama et Paradise Papers. Les années se suivent et se ressemblent avec les mêmes protagonistes, les mêmes noms, les mêmes holdings et les mêmes drames et misères pour les populations. Non content d’avoir confinés des populations sans ressources, malgré les dangers représentés par les effets du Covid 19, non content d’avoir conduit le Congo au chaos économique et social, les régents se lancent dans un recensement saugrenu des populations dans le seul but, le même : préparer le passage en force lors des élections présidentielles de2021, se maintenir au pouvoir envers et contre tous. Les années passent et la dramaturgie congolaise résiste. Tel des os à ronger jetés aux dogues pour ne pas être dérangé pendant le festin, des rumeurs sur des conflits entre bandes et clans au pouvoir polluent la vie des damnés de la politique congolaise pourtant habitués aux ragots. Des propos d’une irresponsabilité inimaginable, qui sous d’autres cieux auraient valus l’ouverture immédiate d’une enquête criminelle, sont prononcés publiquement devant un parterre d’hurluberlus, par un autre hurluberlu qui se prend pour omnipotent et omniscient. Confinés, sans ressources et sans protection médicale et sociale minimale, les congolais observent avec étonnement et mépris le jeu de cache-cache auquel se livrent les membres du clan au pouvoir. Ils multiplient les fausses alertes, remettent en selle les Combattants de Brazzaville, en sigle CoBra, créés en mars 1977, pour exécuter des plans cachés. On assiste à un film digne d’un polar : le GANGSTER, l’ASSASSIN et les TRUANDS, chacun jouant sa partition, dans une dramaturgie qui continue à remplir de cadavres, les placards de la « Républiquette ». Malgré le Covid 19 et les prières qui flétrissent nos âmes confinées, malgré la suspension de fait des accords avec le FMI, malgré la mise au banc diplomatique d’un Etat en banqueroute, malgré les dénonciations diverses relayées par des ONG crédibles, malgré l’opiniâtreté salutaire des Hommes embastillés pour leurs convictions politiques, malgré le déferlement des activistes sur les réseaux sociaux, le dictateur, son système et son gouvernement d’incapables ne lâcheront pas prise si les citoyennes et les citoyens, les patriotes, dans les 12 départements du Congo et ses diasporas, ne sortent pas de la résistance de théâtre et du verbe. Nos aïeux, emportés par un mal plus déshumanisant et cruel, l’esclavage, avaient plus de dignité et de force mentale que nous ; Nos pères qui ont conduits nos Etats aux indépendances, quoiqu’on en dise, ont été plus courageux et subtils face à la colonisation que nous. Disons les choses avec des mots usuels : le Congo Brazzaville est un