REVUE DE PRESSE (Congo-Brazzaville) :

En République du Congo, la Commission Justice et paix demande la lumière sur la mort d’un civil Dans un communiqué datant du 19 septembre, la Commission Justice et Paix du diocèse de Pointe Noire, en République du Congo, dénonce des « actes de torture » et l’« assassinat » d’un civil dans une gendarmerie de la ville. La Commission Justice et Paix du diocèse de Pointe Noire, dans l’extrême sud de la République du Congo, exige que justice soit rendue à Carel Bianchini Goma. Ce Congolais a trouvé la mort dans les locaux de la gendarmerie de Tchiali, à Pointe Noire, la capitale économique du Congo-Brazzaville. Africa.la-croix.com SNPC: Où sont passées les recettes engrangées entre 2010 et 2015? Les recettes générées par la vente du pétrole ont, semble-t-il, pris une direction inconnue, insinue un analyste très critique sur les antennes d’une chaîne de télévision privée: «Notre pays a engrangé d’énormes recettes. De 2010 à 2015, on a commercialisé 243 millions de barils. A peine 6850 milliards de Francs CFA ont été versés au Trésor public. Notre pétrole subissait une décote allant parfois jusqu’à 30 dollars le baril. Où est passé l’argent? Qui a-t-on déjà interpellé? Quand le président dit qu’il veut des audits des entreprises publics, il vise aussi la SNPC qui a la responsabilité de commercialiser notre pétrole. Mais, quand le président dit: allez mener les enquêtes, vous êtes sûr, aujourd’hui, que parmi les députés, il y en un qui peut se lever et aller à la SNPC pour dire: l’histoire du pétrole-là, on veut voir clair?» La semaine Africaine Les populations du Pool peu rassurées par les armes rendues au Congo De nombreux habitants du Pool estiment que les armes que remettent les ex-combattants ninjas ne sont pas celles qui ont terrorisé la région pendant de longs mois du conflit armé. Selon ces populations, les armes remises ne sont en effet pour la plupart que des fusils de chasse. Nestor Ntiété, un habitant de Kinkala explique « qu’il n’y a plus de banditisme certes, mais est-ce qu’il s’agit réellement de ces armes ? » Voaafrique.com La visite consolatrice des opposants à Paulin Makaya La semaine passée, plusieurs dirigeants de la Fédération de l’Opposition congolaise et le Conseil fédéral FROCAD-IDC-CJ3M ont effectué une visite à Madibou, dans le huitième arrondissement de Brazzaville, au domicile de leur collègue Paulin Makaya, président du parti Unis pour le Congo (UPC), pour lui témoigner leur affection et gratitude après sa mise en liberté définitive par la troisième Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Brazzaville. Condamné en première instance à deux ans d’emprisonnement ferme pour «incitation aux troubles à l’ordre public», ensuite à un an d’emprisonnement pour «complicité d’évasion» liée à une fusillade à la maison d’arrêt ayant causé la mort de trois personnes en 2016, il aura passé, au total, trois ans en détention à la Maison d’arrêt centrale. La Semaine Africaine DOSSIER réalisé par Adrien Thyg
Paulin Makaya enfin libre après 3 ans d’emprisonnement!

TRIBUNE. La libération effective du leader de l’UPC a eu lieu le 17/09/2018, alors que depuis le jeudi 13/09/2018, le juge avait rendu la décision de justice le condamnant à un an d’emprisonnement ferme pour complicité dans l’affaire de l’évasion survenue à la maison d’arrêt centrale de Brazzaville. Mais ayant été retenu arbitrairement en prison pendant plus d’un an, après avoir purgé la première peine, au regard du droit, la libération de Paulin Makaya s’imposait. Pour le cas d’espèce, la force du droit aura pris le dessus sur l’irrationnel et l’arbitraire. Le moins que l’on puisse dire c’est que les péripéties relatives à l’élargissement du prisonnier politique, littéralement pris en otage, laissent cependant croire que le pouvoir, qui s’est substitué à la justice, l’a libéré à son corps défendant. Ceci est loin d’être une simple vue de l’esprit, au regard de la mauvaise foi et l’animosité remarquables dont les autorités congolaises ont fait ostentation dans ce dossier! Désormais, une icône de la politique, un héros national est né au Congo-Brazzaville. Paulin Makaya vient de prouver à la face du monde qu’il est un homme indomptable, incorruptible et irréductible qui n’est pas venu à la politique pour s’enrichir sans cause sur le dos du peuple. Il est de notoriété publique que le pouvoir corrompu et corruptible de Brazzaville prospère sur le terreau de la culture de la corruption des opposants. En effet, le pouvoir, croyant le prisonnier politique affaibli moralement et psychologiquement par la rude épreuve de l’incarcération arbitraire, voulait le retourner ou du moins le circonvenir au moyen des espèces sonnantes et trébuchantes, mais c’était sans compter sur la grandeur d’âme, la force de caractère, l’esprit farouche et intrépide de l’homme. En fait, Paulin Makaya fait indéniablement la différence sur l’échiquier politique congolais, en raison du fait qu’il n’a jamais cédé aux sirènes de l’enrichissement facile et illicite, n’a jamais osé baisser son froc devant l’effroyable tyran sanguinaire encore moins d’avoir vendu son âme au diable. Le moins que l’on puisse dire c’est que Paulin Makaya est un homme d’idéal et de conviction inébranlables. Pour ce faire, il sort des sentiers battus non seulement par l’amour de la patrie, l’esprit de sacrifice, mais surtout par la résistance du moins la résilience extraordinaires dont il fait preuve face à la dictature et la tyrannie féroces incarnées par l’infatigable bourreau du peuple et Angoualima impénitent des bords de l’Alima. C’est pourquoi il n’est pas exagéré d’affirmer que le leader de l’UPC a revêtu l’étoffe des héros et à ce titre il est indéniable, que d’un point de vue politique et social, Paulin Makaya devient un politique référentiel quand ce n’est une grande figure héroïque nationale. Il s’avère cependant évident qu’en embastillant arbitrairement cet homme probe, le soumettant ainsi à une persécution injuste, le pouvoir n’avait jamais réalisé qu’il allait oeuvrer à façonner et à accroître la popularité et le crédit d’un opposant irréductible, au point d’en faire un homme charismatique. En somme, il y a lieu d’apprécier la noblesse d’esprit de l’homme, tant il est vrai qu’il n’y a de noblesse que la vertu. On ne dira jamais assez que la vertu est la seule vraie noblesse! Aussi, Paulin Makaya incarne la vertu en politique, au regard du fait qu’il est l’homme politique dont la virginité demeure sauve. Et cela ne saurait être remis à caution encore moins se démentir. Il convient de souligner, ici et maintenant, que le politique vertueux est devenu une espèce rare et en voie de disparition, donc manque cruellement au Congo-Brazzaville. C’est pourquoi on peut affirmer sans coup férir que Paulin Makaya est désormais consacré comme le Monsieur propre qui se dresse en face de la racaille et la fripouille félonne de la sphère politique congolaise. De ce fait, le personnage de Paulin Makaya représente sinon suscite un grand espoir pour ce peuple meurtri par de longues décennies de dictature et de tyrannie féroces et qui languit donc de recouvrer la liberté, la justice sociale et la paix. Béni soit le nom de Nzambi a Mpungu Tulendo pour sa bénéction, sa grâce et sa misécorde à l’égard de cet homme vertueux, intègre et loyal au peuple; pour lequel il a pris fait et cause, et pour lequel il a accepté de subir tant de tribulations, de persécutions sinon l’injuste martyre. Aux patriotes indéfectibles la patrie reconnaissante! René MAVOUNGOU PAMBOU Combattant de la liberté et leader d’opinion
Affaire Paulin Makaya : flagrante vacuité du dossier d’accusation!

TRIBUNE. Voici ci-après un compte rendu sommaire, par Russell Rolph Fox, de l’audience du 10/07/2018 relative à la fameuse évasion du 29/12/2016 à la prison centrale de Brazzaville. «Audience renvoyée au 19 juillet 2018, pour les plaidoiries et réquisitions du parquet. Aujourd’hui plusieurs témoins ont été entendus devant la cour correctionnelle, présidée par le juge Ibombo Ibarra. Parmi les témoins il y’avait le directeur de la maison d’arrêt centrale de Brazzaville, lequel a confirmé avoir reçu l’ordre de la part de M. Oko Ngakala, procureur de la république et d’une autre personne, dont il n’a pas dit le nom, malgré la pression de la cour. D’autres témoins ont relaté les faits, mais aucunement portés de témoignage à charge sur M. Paulin MAKAYA. La suite est donc prévue pour, le 19 juillet 2018.» Dans le souci d’en savoir davantage sur cette audience, nous avons pu joindre Russell Rolph Fox, visiteur de Paulin Makaya le jour de l’évasion du 29/12/2016, qui comparaissait comme témoin de l’accusé. A la question de savoir quel ordre le directeur de la prison centrale de Brazzaville a-t-il reçu de ces deux personnes dont-il est fait état? Selon Russell Fox, l’ordre reçu par le directeur était d’arrêter les visiteurs de Paulin Makaya. Acculé par l’insistance du juge de connaître l’identité du principal donneur d’ordre, le directeur de la prison a fini par avouer que l’ordre venait de la hiérarchie; c’est-à-dire du procureur de la république Oko Ngakala ainsi que d’une personne source. Celle-ci étant une autorité influente de l’Etat, il ne pouvait prendre le risque de revéler son nom. Les choses deviennent désormais claires quant à la manipulation, la machination sur ladite évasion pour laquelle Paulin Makaya comparaît pour complicité. En effet, la défense peut dès lors aborder la plaidoirie avec beaucoup de sérénité étant donné le fait que dans cette affaire aucun des co-accusés ainsi que du directeur de cet établissement pénitentiaire n’ont porté de témoignage à charge contre la personne de Paulin Makaya. Voilà donc un procès stalinien pour lequel, après plusieurs séances d’audition des témoins occulaires, la prétendue complicité de Paulin Makaya n’est guère établie par la moindre preuve tangible et irréfutable. C’est pourquoi il sied d’affirmer que l’accusation est sérieusement fragilisée au regard de la flagrante vacuité du dossier d’accusation. Pour ce faire, Paulin Makaya devra normalement bénéfier d’un non-lieu. En conséquence, le juge n’aura pas d’autre choix que de prononcer la relaxe pure et simple de l’accusé qui n’a que trop subi l’arbitraire et jusque-là maintenu injustement en prison. On voit donc mal comment, dans ces conditions, le juge pourra se prononcer pour une nouvelle peine arbitraire d’emprisonnement ferme à l’endroit du leader de l’UPC? Il convient cependant d’affirmer que ce sera un scandale judiciaire si jamais la décision du juge allait dans ce sens! C’est pourquoi on ose espérer que ce dernier saura envisager une décision de bon sens et conforme au droit qui puisse redorer le blason d’une justice congolaise déjà très mal en point. René MAVOUNGOU PAMBOU Activiste politique et combattant de la liberté
Le second procès de Paulin Makaya : un véritable pataquès juridique

Le feuilleton judiciaire, à l’allure d’une persécution politique de Paulin Makaya, le leader de l’UPC (Unis Pour le Congo), se poursuit au Congo-Brazzaville où le pouvoir tyrannique et liberticide venait d’improviser le jeudi dernier 07/06/2018 un second procès à l’endroit du prisonnier politique. En effet, l’intéressé n’a été prévenu de manière spontannée que le mardi 05/06/2018. Son avocat Me Eric Yvon Ibouanga, absent du Congo, n’a jamais non plus été informé par le juge de la tenue du procès en cette date. On peut relever ici un flagrant mépris des droits du prévenu et de ceux de la défense. Comment un juge peut-il faire fi de la loi et dans ces conditions se permettre de tenir un procès alors qu’il y a non respect avéré de la procédure judiciaire, donc vice de forme? C’est navrant de constater que les barbares primitifs au pouvoir n’ont que faire du droit et des lois de république! Il convient de souligner que Paulin Makaya a déjà purgé une peine de deux ans d’emprisonnement ferme. Ainsi, il était libérable depuis le 1er décembre 2017. Pour ce qui est de cette seconde affaire, au départ elle concernait 56 présumés coupables, tous des prisonniers de droit commun, détenus de la maison d’arrêt centrale de Brazzaville. Lors de leur première audition devant le juge de la 3eme chambre correctionnelle, les accusés ont pour la plupart nié les faits qui leur étaient reprochés, notamment le chef d’accusation d’évasion, dont M. Paulin Makaya est poursuivi pour complicité. Par ailleurs, les charges suivantes, qui ont été retenues contre lui, sont tombées : atteinte à la sécurité intérieure de l’État, assassinat et détention d’armes et munitions de guerre, car jugées sans fondement. Le fait d’être dédouané de si gravissimes charges aurait pu faire qu’il jouisse d’une mise en liberté provisoire, étant donné qu’il n’y a aucune preuve probante quant à la prétendue complicité de Paulin Makaya dans ladite évasion. Accuser un détenu de complicité d’évasion alors qu’il ne lui est jamais reproché le moindre délit de tentative d’évasion. Cette farce judiciaire est d’un ridicule pitoyable! Le juge a dû cependant constater, avec surprise, que les prévenus, de la maison d’arrêt centrale de Brazzaville, impliqués dans cette affaire ont été pour la plupart élargis, sans l’avis du parquet. Et on ne comprend cependant pas pourquoi ils n’y a pas eu d’assignation à comparaître à leur encontre! Pourquoi alors avoir libéré ces prisonniers sans jugement et pendant ce temps Paulin Makaya, présumé coupable dans la même affaire, est maintenu illégalement en prison et doit être jugé pour éventuellement écoper une nouvelle condamnation? Pour ce faire, le ministère public a donc demandé de diligenter une enquête aux fins de faire la lumière sur ces libérations qualifiées à juste titre d’illicites. C’est ainsi que l’affaire a été renvoyée au 21/06/2018. On ne le dira jamais assez que cette histoire d’évasion, pour laquelle Paulin Makaya est d’office tantôt présenté comme “complice” tantôt comme “coauteur,” relève d’une grossière machination sinon une affabulation éhontée des officines de Mpila rompues à l’intrigue. Il y a cependant lieu d’affirmer que la justice est mise à mal dans ce second procès stalinien de Paulin Makaya, qui dorénavant prend l’allure d’un pataquès juridique. C’est pourquoi le pouvoir, qui n’a pas voulu communiquer à l’avance la date de ce procès, a pris toutes les précautions pour que le procès se déroule à huis clos et sous embargo médiatique. Les forces de l’ordre ont ainsi investi le palais de justice, interdisant la prise d’images ou de filmer sous peine de poursuites judiciaires. On a signalé la présence d’aucun média encore moins de ceux du pouvoir. En effet, le juge a reçu du pouvoir la délicate mission de juger et de condamner le leader de l’UPC pour le chef d’accusation fallacieux sinon spécieux de complice d’évasion. Mais comment va-t-il réussir l’exploit de condamner un présumé complice quand on sait pertinemment que l’auteur principal de l’évasion n’a jamais été identifié encore moins appréhendé? Au fond, nous sommes persuadés que l’acharnement judiciaire ou du moins la persécution de Paulin Makaya relève d’une vengeance du pouvoir en raison du fait qu’il ne s’est jamais laissé circonvenir. Le croyant affaibli moralement et psychologiquement par l’injuste épreuve d’embastillement, le pouvoir a voulu lui faire renoncer ou renier ses convictions afin de le retourner. Mais le digne fils du Congo, au caractère trempé, s’étant résolument rangé du bon côté de l’histoire, pour avoir pris fait et cause pour le peuple et campant sur ses convictions, a exclu toute compromission avec le pouvoir dictatorial. Hélas, il y a lieu de déplorer l’insoutenable légèreté et la bêtise humaine qui caractérisent le pouvoir mbochi, dans la mesure où les procès intentés aux prisonniers politiques au Congo-Brazzaville ne se font guère sur la base de la lumière de la raison et du droit, mais plutôt sur celui de l’arbitraire et de l’injustice. Les juges corrompus et aux ordres sont simplement tenus d’exécuter les décisions de l’effroyable tyran sanguinaire! René MAVOUNGOU PAMBOU Activiste politique et combattant de la liberté.
Paulin Makaya subirait-il une peine de prison à vie?

TRIBUNE. La situation juridique du prisonniers politique Paulin Makaya se trouve dans une impasse telle que l’on peut se permettre d’affirmer, sans coup férir, que le pouvoir aurait commué une peine de deux ans totalement purgée en une peine de prison à perpétuité. Alors qu’il aurait pu être libéré depuis le 1er décembre dernier, le leader de l’UPC est l’objet d’un acharnement judiciaire de la part du pouvoir qui continue à le maintenir illégalement en prison, au mépris de ses droits et en violation des règles du droit de la république. D’autre part, il convient de signaler que Boukadia et le colonel Mpika ont été libéré grâce à l’intervention des gouvernements français et américains auprès des autorités congolaises; et ce, au regard de leur double nationalité. Paulin Makaya, qui jouit également de la double nationalité, du fait d’être un sujet de la reine d’Angleterre, subit cependant l’arbitraire sinon l’injustice. Est-ce que les anglais n’exerceraient pas assez de pression ou c’est leur action diplomatique qui est simplement ignorée par les autorités de Brazzaville? En effet, selon maître Yvon-Eric Ibouanga, le conseil de Paulin Makaya, le juge d’application des peines, qui doit statuer sur la libération du leader de l’UPC, est introuvable dans Brazzaville. A l’en croire, ce juge attendrait des instructions de Sassou Nguesso et des membres de son clan pour une quelconque action. Comment alors comprendre que des magistrats soient sous influence des politiques au point où ils ne peuvent plus librement rendre la justice encore moins appliquer le code de procédure judiciaire. Dans le meilleur des mondes et de surcroît dans un Etat de droit digne de ce nom où s’appliquerait le principe de la séparation des pouvoirs les choses ne pourraient se passer de la sorte! Tout ceci prouve à suffisance que la justice, ayant perdu son indépendance, donc de sa superbe, est devenue un instrument téléguidé par l’exécutif. On est en droit de se poser la question de savoir ce qu’est donc devenu le rôle de magistrat gardien des libertés publiques tel que le prévoit la Constitution? Cette intrusion de l’exécutif dans les fonctions judiciaires n’est rien d’autre qu’une atteinte grave à l’indépendance de la justice. Il est navrant de constater que les autorités de la république, au plus haut sommet de l’Etat, polluent l’équilibre des pouvoirs en intervenant à tout bout de champ dans la sphère judiciaire. Un pouvoir exécutif qui se serait arrogé comme jamais la concentration dans ses mains de tous les pouvoirs de l’Etat par l’intermédiaire de ses affidés. Hélas, cette situation ubuesque est symptomatique de la dérive totalitaire du pouvoir de Sassou Nguesso qui fait du Congo-Brazzaville une république bananière. Bien évidemment cette dérive totalitaire se caractérise par une situation de non-droit qui, en conséquence, consacre le règne de l’anarchie quand ce n’est de la chienlit. Le pouvoir verrait même d’un très mauvais œil l’activisme exacerbé et l’engagement professionnel de maître Ibouanga à suivre le dossier de son infortuné client. C’est ainsi qu’il a dû subir des menaces de la part du bâtonnier. Et connaissant les méthodes barbares et cavalières de ce pouvoir, il ne serait donc pas surprenant que ce dernier connaisse le même sort que maître Steve Bagne Botongo son collègue du même barreau de Brazzaville. Celui-ci avait été arrêté manu militari, brutalisé à son cabinet, le 27 novembre et embastillé depuis lors. Signalons que cette arrestation s’est faite au mépris des règles régissant la protection du domicile professionnel des avocats. De tout ceci, il sied d’affirmer que quand des crétins-barbares doublés de criminels s’accaparent du pouvoir des innocents citoyens empâtissent! René MAVOUNGOU PAMBOU Activiste politique et combattant de la liberté.
Quand Sassou Nguesso s’assoit sur le droit congolais!

TRIBUNE. Le leader de Unis Pour le Congo (UPC) Paulin Makaya, prisonnier politique, ayant effectivement purgé une peine arbitraire deux ans d’emprisonnement ferme, est maintenu à la maison d’arrêt de Brazzaville de manière illégale et arbitraire. Il faille souligner que dans le meilleur des mondes, et de surcroit dans un pays de droit, jouissant de l’indépendance de son institution judiciaire, le leader de l’UPC aurait pu recouvrer la liberté de manière spontannée, au regard de législation du système judiciaire. Mais au Congo-Brazzaville, la situation de la justice et surtout de celle des droits des prisonniers politiques semblent avoir pris un sérieux coup. Il y a cependant lieu de s’en inquiéter! D’emblée, il convient de signaler que Paulin Makaya n’est nullement coupable de haute trahison, n’a jamais tué personne encore moins d’avoir pillé les caisses de l’Etat et entrainé le Congo à la ruine, comme l’ont fait allègrement et en toute impunité les dirigeants de ce pays. Or tout le monde sait que les véritables criminels qui ont mal géré, pillé des sociétiés publiques et les ont méné à la faillite n’ont jamais été inquiétés. L’exemple en date est celui de la compagnie aérienne ECAIR (Equatorial Congo Airlines) qui a mis la clé sous le paillason en moins de cinq ans de fonctionnement. Et à la surprise générale, personne de ses gétionnaires indélicats n’a jamais été interpellé devant “son parquet” par le petit procureur de Brazzaville Oko Ngakala! C’est pourquoi on peut affirmer sans coup férir que le Congo-Brazzaville est pris en otage par une mafia à la tête de cet Etat et dont on ne saurait évaluer l’ampleur des dégats au niveau du tissu social, des institutions publiques ainsi que la gravité des crimes économiques et de sang. Aussi, on ne peut pas comprendre que pour une simple marche pacifique de protestation contre un référendum illégal et impopulaire; et ce, en rapport avec une disposition de la loi fondamentale, Paulin Makaya puisse indéfiniment subir des représailles sinon une persécution injuste de la part d’un pouvoir notoirement criminogène, liberticide et régicide. Hélas, dans ce pays on est devant un paradoxe tel que les innocents sont embastillés et les véritables criminels et traitres à la patrie courent encore. Cette situation est symptomatique de l’insoutenable réalité d’une justice à deux vitesses. Comme qui dirait deux poids, deux mesures! C’est dans ces conditions que la demande de libération conditionnelle introduite quelques mois plus tôt par maître Ibouanga auprès du parquet avait reçu une fin de non-recevoir. Les deux ans d’emprisonnement ferme prononcé par une justice aux ordres viennent d’être purgées totalement et Paulin Makaya, contre toute attente, n’a toujours pas quitté l’univers carcéral. Il y’a donc lieu d’être consterné et scandalisé de constater qu’après une semaine de la date butoir, le pouvoir congolais s’illustre par un mépris des droits d’un prisonnier politique. On est donc réduit à se demander ce que l’on reproche encore à Paulin Makaya pour qu’il soit l’objet d’un tel acharnement. Pourquoi le juge d’application des peines ne statue-t-il pas pour la libération d’un prisonnier ayant observé un comportement irreprochable durant sa détention? Ne pourrait-on interpréter cette indécision par une inféodation de l’institution judiciaire à l’exécutif, de la part duquel elle recevrait des ordres; ce qui prouverait l’instrumentalisation de la justice congolaise? Cette situation insolite et surréaliste prouve à suffisance qu’au Congo-Brazzaville on a bel et bien affaire à un régime totalitaire et tyrannique pratiquant le terrorisme d’Etat et dont l’arbitraire est la règle. En effet, outre la situation de Paulin Makaya, nombreux sont les prisonniers politiques et d’opinion qui croupissent depuis longtemps dans les geôles du pouvoir maléfique; et ce, sans jugement. Sassou Nguesso s’est donc allègrement assis sur le droit congolais! Il est de notoriété publique que la justice et le droit sont les protecteurs de la liberté et de l’égalité fondamentale des citoyens devant la loi et, par conséquent, du fonctionnement normal de la démocratie. C’est pourquoi il convient d’affirmer qu’il ne saurait y avoir de démocratie là où règne l’arbitraire et où le droit ainsi que la justice sont dévoyés. René MAVOUNGOU PAMBOU Activiste politique et combattant de la liberté
Lettre ouverte à Madame Theresa May, Première Ministre du Royaume Uni, à propos de Paulin Makaya

Madame la Première Ministre, Au nom des membres de Unis Pour le Congo (UPC) et en ma qualité de membre fondateur ainsi que l’un des responsables de ce parti au Royaume Uni, je me permets de vous adresser cette lettre pour vous informer de la préoccupante situation du président de l’UPC et opposant politique Paulin Makaya qui purge une peine de prison depuis le 23 novembre 2015, date de son arrestation au Congo-Brazzaville. Paulin Makaya est un sujet de la reine d’Angleterre jouissant de la double nationalité congolo-britanique. Après avoir vécu longtemps en exil au Royaume Uni, il est rentré au Congo-Brazzaville pour des activités politiques. Mais sa famille réside toujours à Londres. Suite à la contestation d’un référendum impopulaire et anticonstitutionnel prévu par le pouvoir en place, visant le changement de la constitution, et ayant organisé une marche pacifique de prostestation le 20 octobre 2015, Paulin Makaya s’est attiré les foudres du pouvoir dictatorial, tyrannique et oppressif incarné par le général Denis Sassou Nguesso. Depuis lors il a été arrêté, jugé et condammné injustement; au mépris de la procédure judiciaire et surtout pour un tissu de mensonges comme chef d’accusation. Non content de l’avoir embastillé arbitrairement pour une peine de deux ans de prison, qui actuellement tend vers sa fin, le pouvoir manifeste des vélléités maléfiques sinon macabres d’éliminer physiquement Paulin Makaya, au motif farfelu qu’il aurait accumulé des armes de guerre en prison et se préparerait à renverser le pouvoir par un coup d’Etat. A cet effet, Paulin Makaya a été l’objet de plusieurs tentatives d’enlèvement et d’assassinat en prison. La dernière en date est celle de ce jeudi 14 septembre 2017, au cours de laquelle il y a eu un déploiement, très tôt le matin aux environs de 4h00, à la maison d’arrêt, des dizaines des troupes d’hommes armés des fusils d’assauts et des blindés. Il y a cependant lieu de signaler que nous, membres de l’UPC, déplorons cet inquiétant acharnement sinon cette constante persécution sur la personne de Paulin Makaya et surtout craignons beaucoup, et à raison, pour la vie, compte tenu de la nature criminogène du pouvoir Brazzaville. En effet, Celui-ci pratique le terrorisme d’Etat, ne menageant guère des citoyens innocents encore moins des opposants politiques. Il convient aussi de préciser que nous avons affaire à l’une des dictatures les plus féroces au monde. Aussi nous présumons que, présentant l’imminente libération de Paulin Makaya, le pouvoir aurait planifié son assassinat pur et simple, plutôt que de le voir recouvrer sa liberté. Madame la Première Ministre, au regard du danger avéré qui plane sur la vie de Paulin Makaya, je vous prie d’être attentive à cette préoccupation, d’user de votre pouvoir et surtout d’exiger des autorités du Congo-Brazzaville le respect des droits de ce sujet de la reine d’Angleterre et la protection de sa vie. Dans l’espoir d’une ultime action de votre part, veuillez agréer, Madame la Première Ministre, l’expression de ma plus haute considération. René MAVOUNGOU PAMBOU *** Version anglaise : Open Letter to the Prime Minister of United Kingdom, the Rt Hon Theresa May MP, about Paulin Makaya Dear Prime Minister, On behalf of the members of the Unis Pour le Congo (UPC) and as a founding member and one of the leaders of this party in the United Kingdom, I would like to send you this letter to inform you of the President’s worrying situation of the UPC and political opponent Paulin Makaya who has been serving a prison sentence since 23 November 2015, when he was arrested in Congo-Brazzaville. Paulin Makaya is a subject of the Queen of England enjoying dual Congolo-British nationality. After living for a long time in exile in the United Kingdom, he returned to Congo-Brazzaville for political activities. But his family still lives in London. Following an unpopular and unconstitutional referendum by the current regime, aimed at changing the constitution, and having organized a peaceful protest march on 20 October 2015, Paulin Makaya drew the wrath of the dictatorial, tyrannical and oppressive power incarnated by General Denis Sassou Nguesso. Since then he has been arrested, tried, and condemned unjustly; in defiance of the judicial procedure and above all for a web of lies as a charge. Not content with having arbitrarily incarcerated him for a two-year jail sentence, which is now drawing to a close, the regime manifests the macabre intention to physically eliminate Paulin Makaya, on the wacky grounds that he would have accumulated weapons of war in prison and would prepare to overthrow power by a coup d’Etat. To this end, Paulin Makaya has been the object of several attempts to kidnap and assassinate in prison. The latest one is that of Thursday, September 14, 2017, during which there was a deployment, early in the morning around 4:00 am, at the prison, dozens of troops of men armed with rifles assault weapons and armoured vehicles. It should be noted, however, that we members of the UPC deplore this disquieting fury or persistent persecution on the person of Paulin Makaya and, above all, fear very much for his life, given the criminogenic nature of the Brazzaville regime. Indeed, the latter practices state terrorism, usually menacing innocent citizens even less political opponents. It should also be pointed out that we are dealing with one of the most ferocious dictatorships in the world. So we presume that, with the imminent liberation of Paulin Makaya, the regime would have planned his assassination pure and simple, rather than seeing him regain his freedom. Madam Prime Minister, in view of the apparent danger to Paulin Makaya’s life, I ask you to be attentive to this concern, to use your power and, above all, to demand from the authorities of Congo-Brazzaville respect for rights of this subject of the Queen of England and the protection of her life. This is our deep concern and we look forward to the further action or engagement with you on this matter. Yours sincerely, René MAVOUNGOU PAMBOU