Paris / Samedi 2 mai 2026 – Hommage aux victimes

Paris / Samedi 2 mai 2026 – Hommage aux victimes

Le CNJ-MF a pris part au grand sit-in organisé en collaboration avec le Mouvement de soutien à l’AES, le Collectif de défense des militaires et plusieurs associations maliennes de France, afin de rendre hommage aux victimes de l’attaque terroriste du 25 avril 2026, au cours de laquelle le feu général Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, a perdu la vie, ainsi que plusieurs civils et militaires. Le président du CNJ-MF, M. Hamidou Coulibaly, dans son intervention, a rendu hommage aux victimes en s’inclinant devant leur mémoire. Il a salué la mémoire de cet homme d’État, sa loyauté et son sens du devoir envers la nation malienne. Feu le général Sadio Camara restera un symbole et un martyr aux yeux de notre jeunesse. À la suite de ce rassemblement, un manifeste a été remis au chargé d’affaires de l’Ambassade du Mali en France, en présence des chargés d’affaires des ambassades du Niger et du Burkina Faso, par le président et le 1er vice-président du CNJ-MF, coordinateur de la zone Europe du CNJ MALI ainsi que par la coordinatrice du Mouvement AES en France. Ce rassemblement a réuni l’ensemble des Maliens de la diaspora, et le ciel parisien a brillé aux couleurs vert, jaune et rouge, témoignant de la résilience et de la détermination d’une nation prête à faire face à ce défi. Qu’Allah protège le Mali. Unis, nous bâtissons le Mali Kura. Conseil National de la Jeunesse Malienne de France 

Exposition: La Maison Gacha ouvre à Paris une « Fenêtre sur l’Afrique » avec Gonçalo Ivo

Exposition: La Maison Gacha ouvre à Paris une « Fenêtre sur l’Afrique » avec Gonçalo Ivo

Un dialogue entre abstraction brésilienne et patrimoines africains ARTS. Dans une annonce faite par la Maison Gacha, l’institution iculturelle ndique qu’elle présentera, du 20 mars au 9 juillet 2026, l’exposition Fenêtre sur l’Afrique, consacrée à l’artiste brésilien Gonçalo Ivo. « Conçue comme un espace de circulation des formes et des imaginaires, l’exposition met en dialogue les peintures et sculptures de l’artiste avec une sélection d’œuvres africaines issues de la collection de la Maison Gacha : textiles kasaï de la RDC, étoffes baoulé de Côte d’Ivoire, kenté du Togo ou encore calebasses perlées bamiléké », précise-t-elle. Inspiré par la pensée d’Édouard Glissant, le parcours propose un « archipel » de correspondances sensibles entre abstraction contemporaine et patrimoines africains. Les compositions chromatiques et géométriques de Gonçalo Ivo entrent ainsi en résonance avec les rythmes, les textures et les structures visuelles des objets présentés. Un vernissage presse est prévu le 19 mars 2026 de 18h à 21h à la Maison Gacha, à Paris, en amont de l’ouverture officielle de l’exposition au public. Comme le rappelle l’institution sur son site web, la Maison Gacha est un lieu culturel hybride situé au coeur de Paris. Elle est dédiée à la préservation et à la valorisation des savoir-faire et des métiers de la main d’Afrique et d’ailleurs. Son champ d’action couvre le patrimoine matériel et immatériel. Patricia Engali avec CP

Le Bénin dévoile ses splendeurs à IFTM Top Resa 2025 à Paris du 23 au 25 septembre 2025

Le Bénin dévoile ses splendeurs à IFTM Top Resa 2025 à Paris du 23 au 25 septembre 2025

Dans la continuité de sa stratégie ambitieuse de rayonnement international, le Bénin participera au salon IFTM Top Resa, qui se tiendra du 23 au 25 septembre 2025 à Paris, Porte de Versailles. Véritable rendez-vous incontournable de l’industrie mondiale du voyage et du tourisme, IFTM Top Resa constitue une occasion privilégiée pour le pays de présenter ses atouts auprès d’un large public de professionnels et de décideurs. À travers son Pavillon situé au stand S086, le Bénin entend mettre en lumière la diversité et la richesse de son offre touristique, tout en renforçant sa visibilité sur le marché européen et en affirmant sa place parmi les destinations africaines les plus prometteuses. IFTM Top Resa : une plateforme internationale stratégique Chaque année, IFTM Top Resa rassemble à Paris plusieurs dizaines de milliers de visiteurs issus des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, du transport aérien, de la distribution et des voyages d’affaires. Ce salon est reconnu comme la principale plateforme en France pour découvrir de nouvelles destinations, nouer des partenariats et identifier des opportunités d’investissement. En choisissant d’y être présent avec un Pavillon officiel, le Bénin confirme son ambition d’attirer l’attention des professionnels du voyage et des médias spécialisés, et de renforcer ses collaborations avec les acteurs clés de l’industrie touristique. Cette participation s’inscrit dans une dynamique globale, où la destination multiplie ses présences sur les grands salons internationaux afin de consolider sa notoriété et d’accroître son attractivité. Le Bénin : un Monde de Splendeurs à découvrir Depuis 2016, le Bénin a placé le tourisme au cœur de sa stratégie de développement en considérant ce secteur comme un levier majeur de diversification économique et de création d’emplois durables. À travers des investissements conséquents dans les infrastructures, la valorisation du patrimoine et l’aménagement des sites, le pays a su se transformer en une destination en plein essor. Le Pavillon du Bénin à IFTM offrira ainsi un voyage immersif au cœur de ses multiples richesses. Les visiteurs pourront découvrir l’héritage unique des Palais royaux d’Abomey, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que la cité historique de Ouidah, haut lieu de mémoire. Le stand mettra également en avant l’Esplanade de l’Amazone, monument emblématique de la modernité béninoise, tout en valorisant Ganvié, la cité lacustre, sans oublier les parcs nationaux et le patrimoine Vodun. Une opportunité unique pour les professionnels du tourisme La participation du Bénin à IFTM Top Resa représente une vitrine stratégique pour séduire non seulement les tour-opérateurs, agences de voyages et investisseurs internationaux, mais aussi pour consolider son lien avec les voyageurs en quête d’authenticité. Des rencontres B2B, des échanges avec des médias spécialisés, ainsi que des sessions de networking viendront rythmer la présence béninoise sur le salon. L’agence Bénin Tourisme, en charge de la coordination de ce Pavillon, accompagnera les visiteurs dans la découverte de cette destination émergente et facilitera la création de partenariats durables. M. Sindé CHEKETE, Directeur Général de l’agence Bénin Tourisme, déclare : « Notre présence à IFTM Top Resa traduit l’ambition du Bénin de renforcer sa visibilité auprès des acteurs du tourisme en Europe et dans le monde, en affirmant sa place comme une destination de premier plan en Afrique de l’Ouest. C’est une opportunité unique de montrer l’étendue de nos atouts touristiques et de consolider notre place sur la scène internationale. Nous invitons chaleureusement les professionnels du secteur et le grand public à venir nous rencontrer sur notre Pavillon pour découvrir l’expérience authentique et diversifiée que propose le Bénin. »

Renforcement de la coopération militaire : Bangui et Paris signent un accord de formation

Renforcement de la coopération militaire : Bangui et Paris signent un accord de formation

La République centrafricaine et la France ont signé, jeudi 10 juillet dernier à Bangui, un nouvel accord de formation des militaires centrafricains, rapporte Radio Ndeke Luka. Selon cette station de radio de la République centrafricaine, « l’acte a été posé par Claude Rameaux Bireau, ministre centrafricain de la Défense et le général de division Pascal Ianni, chef du commandement pour l’Afrique ». Citant Claude Rameaux Biro, la même source indique que « cette démarche qui va renforcer un partenariat constructif entre les deux pays, s’inscrit dans le cadre de la feuille de route signée le 24 avril 2024 entre les présidents français et centrafricain », apprend-on. Patricia Engali 

Clap de fin pour la Nollywood Week 2025 : le cinéma nigérian ovationné à Paris

Clap de fin pour la Nollywood Week 2025 : le cinéma nigérian ovationné à Paris

Rideau sur la Nollywood Week 2025 ! Pendant cinq jours, du 7 au 11 mai 2025 le public parisien a vibré au rythme des projections, panels et rencontres autour du meilleur du cinéma nigérian. Fidèle à sa vocation de tremplin pour des voix émergentes, le festival a une nouvelle fois confirmé la vitalité, la diversité et la créativité des cinéastes venus du Nigeria et de sa diaspora. Le jury, composé de professionnels du secteur cinématographique, a salué l’audace des propositions artistiques présentées cette année. Voici les films récompensés : Catégorie Longs-métrages Prix du Jury : Legend of the Vagabond Queen Une œuvre puissante et visuellement saisissante qui a su captiver le jury par sa narration originale et la force de ses personnages. Mention spéciale : The Dog Pour son approche sensible et nuancée d’un récit personnel, salué pour sa direction artistique et son authenticité. Prix du Public : For Amina Un véritable coup de cœur du public, cette œuvre poignante a touché les spectateurs par sa sincérité et la performance remarquable de ses interprètes. Catégorie Courts-métrages Prix du Jury : The Screen Test Un film au dispositif audacieux qui interroge avec intelligence la notion de représentation à l’écran. Mention spéciale : Cut Me If You Can Pour son originalité formelle et son ton singulier, cette œuvre s’est distinguée par sa créativité et sa maîtrise narrative. Cette édition a bénéficié du marrainage éclairé de l’actrice, réalisatrice Aïssa Maïga, dont la présence a apporté une résonance particulière aux débats sur la représentation, la diversité et l’avenir du cinéma africain. À travers sa voix et son engagement, elle a rappelé l’importance de créer des ponts entre les cinémas africains et les scènes internationales. Initiée par Serge Noukoué et Nadia Shakur, la Nollywood Week poursuit, depuis sa création en 2013, un objectif clair : offrir une plateforme professionnelle et accessible aux talents nigérians et rapprocher leurs récits du public européen. Grâce à leur passion et à leur vision, le festival est aujourd’hui un rendez-vous incontournable du calendrier culturel cinématographique à Paris. Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle édition pleine de découvertes cinématographiques ! À propos de la Nollywood Week : La Nollywood Week est un festival de cinéma qui se tient chaque année à Paris et met en avant la créativité et le dynamisme de l’industrie cinématographique nigériane, l’une des plus prolifiques au monde. L’événement offre une plateforme aux réalisateurs, producteurs et acteurs pour rencontrer un public international et explorer de nouvelles opportunités de collaboration. La programmation de la Nollywood Week est composée de longs-métrages, de courts-métrages et de séries télévisées. Cette année, ce sont 30 films de 8 nationalités différentes que le public parisien a découvert pendant ces 5 jours de fête.

Coopération et Finances : les présidents africains coincés entre Washington et Paris.( Lecture en 4 minutes)

Coopération et Finances : les présidents africains coincés entre Washington et Paris.( Lecture en 4 minutes)

PARLONS-EN. De Washington à Kinshasha et Brazzaville, en passant par Ouagadougou, avril a été le mois de la coopération internationale et du nouvel ordre mondial dicté par Donald Trump. Décryptage Le mois d’avril 2025 est entré dans les annales de la coopération internationale : — Le 03, au sénat américain, le général Langley Michael débite des mensonges sur le Burkina Faso ; — Le 23, à Washington, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent prononce un discours révisionniste des institutions de Bretton woods devant l’Institut de la Finance Internationale. — Et le 25, le secrétaire d’État Marco Rubio au nom du pillage des ressources minières fait signer un accord aux Rwandais et aux congolais qui sont en conflit. • Le 3 avril 2025, le Burkina Faso a réagi énergiquement aux propos déstabilisateur prononcés par général Langley Michael commandant de l’US Africom. Sans preuves et liens directs aux questions qui lui avaient été posées, ce dernier accusait le régime du capitaine Ibrahim Traoré (lB) de profiter des richesses du pays, exploitées par la Chine au détriment des populations. La suite, c’est le coup d’État manqué contre le capitaine IB et le bruit que soulève cette affaire à travers la planète. Bon nombre de personnes suspectent le général d’en être l’instigateur en liaison avec la France qui a maille à partir avec les pays de l’AES. • Le 23 avril, sous prétexte de restaurer l’esprit de Bretton Woods, Scott Bessent Remarks propose une véritable opération de reformatage des institutions financières internationales — comprenez : les recentrer sur les intérêts stratégiques américains, tout en faisant de leurs agendas sociaux, climatiques ou inclusifs de simples distractions. Le FMI, nous dit-on, ne devrait plus s’occuper de climat ou de genre, mais redevenir un « brutal truth-teller » du type à pointer du doigt les politiques déviantes (surtout celles des autres, bien sûr). Quant à la Banque mondiale, elle est sommée de renoncer à ses ambitions environnementales au profit d’une croisade pour l’accès au gaz et au nucléaire. Bref, le multilatéralisme selon Trump : un monde unipolaire, développementaliste et productiviste, où les objectifs du Nord priment, et les aspirations du Sud se plient. Derrière l’épaisse couche de rhétorique équilibriste, se déploie un véritable programme de dépolitisation de la pauvreté, de relégation des urgences climatiques et de disciplining financier des pays jugés trop « demandeurs ». En clair, le FMI et la BM doivent redevenir des outils de contrôle monétaire et fiscal, pas des espaces de justice globale. Reprendre la plume : pour un contre-récit africain de la soutenabilité Les africains doivent comprendre qu’ils ne peuvent plus simplement «intégrer» l’ordre financier international. Marco Rubio l’a démontré aux yeux du monde en imposant un accord au Rwanda et à la RDC qui arrangerait les USA dans l’exploitation des mines à l’est de la RDC. En politique, seuls prévalent les intérêts. Aux Africains de redéfinir les règles. Le discours de Bessent n’est pas une simple note technique. C’est un acte de souveraineté assumé, une représentation du monde où les pays du Sud ont droit à la parole qu’à condition de ne pas en abuser. Derrière l’appel à l’ordre se cache une restauration autoritaire du privilège. M. Sassou risque de se confronter à Trump sous peu s’il ne fait pas un rétropédalage. Macron avec sa diplomatie à géométrie variable ne l’y aidera pas, bien au contraire. Le Congo à la carte : entre graduation forcée, agenda énergétique imposé et dette mise en vitrine Pour Brazzaville, ce virage n’est pas une abstraction. C’est un coup de semonce diplomatique. Là où ce pays essayait — laborieusement mais sincèrement — de construire un narratif autour de la forêt du bassin du Congo, de la décarbonation industrielle et de la dette verte, il se retrouve réduit à un simple pion de l’axe « croissance-discipline ». Scott Bessent nous explique que certains pays devraient être « gradués » hors du système de prêt. Le Congo, avec son PIB gonflé par les hydrocarbures mais une population vulnérable et un tissu productif étranglé, est le candidat parfait à une telle exclusion masquée. Plus de prêts IDA ? Moins d’accès aux financements concessionnels ? Qu’à cela ne tienne : qu’il retourne au marché obligataire international avec sa dette insoutenable et ses garanties écologiques encore non monétisées. Pire encore, la nouvelle doctrine de la Banque mondiale sur l’énergie nous prédit un retour en force des hydrocarbures, au nom de l’efficacité et du réalisme. Mais où sont donc passées les grandes déclarations sur la forêt du Congo comme « poumon du monde » ? Quel avenir pour la transition écologique made in Africa ? Si la Banque se remet à financer massivement le gaz, que devient la valorisation carbone des puits forestiers du Congo ? Du vent, tout simplement. Par ailleurs, les conditionnalités du FMI sur les finances publiques congolaises, elles, ne faiblissent pas : transparence budgétaire, réduction de la masse salariale, rationalisation des subventions, etc. Mais curieusement, aucun mot dans le discours sur la responsabilité des créanciers privés, ni sur les déséquilibres historiques du commerce extractif. Le Congo doit se serrer la ceinture, pendant que les compagnies minières se frottent les mains. Les congolais interpellés Pour ne pas être les figurants dociles d’une économie mondiale extravertie, les congolais doivent se réapproprier les mots, les forums et les instruments. Voici cinq urgences : 1/ utiliser des compétences de tous bords tout en débauchant les cerveaux qui sont à l’étranger ou tout en travaillant en symbiose avec eux et créer des groupes de réflexion à l’image de celui du droit initié par : Aime Emmanuel Yoka, Benjamin Boumakani et Gabriel Longombé. ( Nous y reviendrons). 2/ Construire une doctrine congolaise de la transition juste, ancrée dans ses réalités sociales, écologiques et culturelles. 3/ Mobiliser une diplomatie de coalition Sud-Sud, pour faire contrepoids à l’unilatéralisme décomplexé de Washington. 4/ Défendre une soutenabilité plurielle, qui ne soit pas un prétexte à la domination, mais le chemin vers l’équité. Tant que le Congo prêtera l’oreille aux sermons austères de ceux-là même qui ont bâti les déséquilibres du monde, il ne pourra

Depuis Paris, un projet commun pour la Renaissance du Congo

Depuis Paris, un projet commun pour la Renaissance du Congo

Sur invitation de M. Guy Magloire Mafimba Motoki, des membres de la diaspora congolaise, sans distinction d’obédiences politiques, de partis et d’affiliation aux formations de la société civile, se sont retrouvés, dans une réunion à l’Hôtel Normandy, dans le 1er Arrondissement de Paris, le 29 mars 2025, dans l’après midi. Membre de l’UPADS, tout comme certains autres militants de ce parti, j’ai marqué ma présence à cette rencontre citoyennne. Celle-ci a symbolisé, dans sa forme et sa configuration, l’unité et la cohésion des Congolais, de par la composition des participants et l’ambiance fraternelle qui y a régné, ainsi que par la conjonction des préoccupations autour de l’intérêt supérieur de la Nation Congolaise et sur l’importance des questions qui y étaient abordées. Des citoyens du monde, particulièrement des militants panafricanistes ont également pris part à la concertation. Outre qu’il a procédé aux invitations, M.Guy Magloire Mafimba Motoki a été l’organisateur des retrouvailles qui ont été une belle réussite. Sa présentation de l’événement aux participants, de par sa qualité de Coordonnateur de la Dynamique Citoyenne Projet Commun pour la Renaissance du Congo s’est déroulée en deux séquences. En prime abord, l’exposé des tenants et des aboutissants dudit Projet qui repose sur les défis qui se posent à la République du Congo et les voies utiles d’y trouver des solutions, aux fins d’accélérer le développement du Congo, dans tous les domaines de la vie nationale. Ont été, ensuite, passés en revue les nombreux maux dont souffrent les Congolais et les divers handicaps qui freinent la marche en avant du pays ainsi que la mise en place des politiques publiques efficientes, réellement au service des populations pour assurer leur plein bien-être. Une belle rhétorique qu’àccompagnaient des supports visuels projetés sur un écran vidéo couvrant une partie d’un mur de la magnifique salle de l’Hôtel Normandie où nous siégions. S’en sont suivis, sur les problématiques soulevées dans le Projet Commun pour la Renaissance du Congo, des prises de parole par plusieurs intervenants. Celles ci ont attesté d’un état de préoccupation et de conscience, vis à vis de la situation qui prévaut au Congo. Moment important du fait que les mots utilisés, la courtoisie, le respect des autres, la gestuelle agréable ont contribué à accentuer le degré de l’attention et faciliter l’écoute. Les interventions ont porté sur trois pôles. Le pôle politique où ont été abordés des aspects de la gouvernance institutionnelle, l’aménagement du territoire, le dialogue et la réconciliation nationale, la défense et la sécurité, la diplomatie, l’éducation et la santé, l’economie et les finances, l’energie,le logement, les nouvelles technologies. Le pôle économique axé sur l’entreprenariat et la diversification, l’industrie culturelle, touristique et loisirs, l’economie numérique, les hydrocarbures, le secteur industriel, l’agriculture, la prospection et la planification. Enfin le pôle jeunesse, stratégie de développement. Ici, ont été examinées diverses questions, telles celles liées à l’intégration sous régionale, le chômage et l’employabilité des jeunes, l’entreprenariat en milieux jeunes. Au terme des échanges, M. Guy Magloire Mafimba Motoki a rendu public Le Manifeste pour la Renaissance du Congo, au but cardinal de refonder la démocratie, retrouver la justice, construire la prospérité au Congo. En devoir d’enclencher le temps du devoir et le sursaut patriotique. Se proposant de mettre en oeuvre une dynamique de changement. Invitant les acteurs politiques, ceux de la société civile, les intellectuels, les individualités, au demeurant, toutes les forces vives de la Nation Congolaise à redessinner les sphères politiques, socio économiques et culturelles de ces temps pour un Congo libre, uni et prospère. Le Manifeste juge de l’inopportunité politique des présidentielles congolaises de mars 2026, au motif que ne sont pas remplies les conditions pour des élections libres, justes, démocratiques et transparentes. Aussi le Manifeste fait-il de la libération des prisonniers Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, une exigence de cohésion nationale. Réclamant, par ailleurs, la convocation d’une Concertation Nationale Inclusive pour sortir le Congo de l’impasse et, conséquemment, tracer les contours d’une Transition Réparatrice. Celle ci decoulerait d’un compromis politique historique pour conjurer de possibles désordres, dans le pays. . Aux fins d’amorcer le changement tant attendu par les Congolais, le Projet Commun pour la Renaissance du Congo propose une série d’orientations stratégiques et programmatiques. Ainsi, saisir les instances internationales, tels l’ONU, l’Union Européenne, l’Union Africaine et autre l’OIF ainsi que les partenaires bilatéraux de la République du Congo sur la situation critique prévalant dans ce pays.Adresser un mémorandum aux autorités politiques, les ONG, les Églises, les partenaires bilatéraux et multilateraux de la République du Congo. La création dun Comité de liaison, avec toutes les forces vives de la Nation afin de définir des actions communes de sensibilisation et de mobilisation. Enfin, definir les modalités pratiques d’un Exodus salutaire pour la République du Congo, patrimoine commun des Congolais, pour une mise à son chevet. Paris- Métro Palais Royal Musée du Louvre 29 mars 2025 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS

Congo – France : les réels enjeux cachés des reports successifs du voyage de M. Sassou à Paris et de l’affaire Dabira (lecture 5 minutes)

Congo – France : les réels enjeux cachés des reports successifs du voyage de M. Sassou à Paris et de l’affaire Dabira (lecture 5 minutes)

PARLONS-EN. Annoncé initialement pour la fin du mois de février, puis pour les 26 et 28 mars, le voyage en France de M. Sassou a été reporté au 4 et 5 avril 2025. Le 26 mars, un nouveau report sine die a été publié. Que se passe-t-il entre ces deux pays et quel en est l’onde de choc ? pourquoi la résurgence de l’affaire des disparus de beach ? M. Sassou a reçu le mardi 18 mars 2025 à sa résidence du plateau, le Sénateur américain, Ronny Jackson soi-disant pour des échanges sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), ainsi que sur les perspectives de coopération bilatérale entre Brazzaville et Washington. Trois jours avant, nous avons prévenu que ce Sénateur était un usurpateur. Il a fallu qu’un journal qui nous a plagé en parle pour que les gens se rendent à l’évidence. Comment croire à un envoyé de Donald Trump au Congo alors que le même jour, une rencontre se tenait à Doha (Qatar) entre Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda, accusé de soutenir les rebelles du M23 et l’alliance du Fleuve Congo. La rencontre surprise de Doha a poussé l’Angolais João Lourenço à lever le pied sur la médiation dans le conflit RDC-Rwanda, même si Tshisekedi s’est rendu à Luanda le 26 mars 2025. Ces différentes séquences démontrent la reprise en main de la sous-région Afrique-centrale par les USA de Donald Trump. Devant ce bulldozer, les attitudes trop engagées de M. Sassou risquent de lui porter préjudice. Il est de notoriété publique que la mise en place du corridor de Lobito place le centre de gravité économique de la sous-région vers le duo RDC-Angola, avec, à la clé pour cette dernière, le rôle de gendarme sous-régional assumé. Les chances de M. Sassou, pour une initiative rêvée de prendre le leadership d’une conciliation est nulle. Quand les intérêts français, congolais et américains divergent dangereusement La convergence temporelle des différentes initiatives diplomatiques, impliquant à la fois Washington, Doha, Luanda et désormais un panel conjoint des chefs d’États, illustre la complexité de la situation à l’Est de la RDC. Le dialogue direct entre Tshisekedi et Kagame sous l’égide discrète du Qatar reflète une évolution stratégique majeure : une tentative de contourner les impasses rencontrées dans les cadres traditionnels. Cette nouvelle dynamique intervient à un moment où la région connaît une reconfiguration diplomatique significative, exacerbée par les difficultés rencontrées par la SADC-EAC. Le retrait de Luanda marque une inflexion notable, soulignant la fragilité et les limites des médiations régionales face aux réalités politiques et sécuritaires sur le terrain. Dans ce contexte, jouer la carte française à travers M. Sassou devient pour la France un viatique sans réelles perspectives et dans lequel M. Sassou et le Congo deviennent des outils superflus. En effet, à court terme, la multiplication des médiateurs et des initiatives parallèles pourrait compliquer davantage les négociations en fragmentant les efforts diplomatiques. Toutefois, le récent consensus autour d’une feuille de route commune entre les processus de Luanda et de Nairobi, appuyé par les anciens chefs d’États de la SADC et l’EAC, offre une opportunité cruciale d’harmoniser et de renforcer la réponse régionale à la crise, sous le parapluie des USA. Exit donc la France, la Belgique et toutes les autres puissances d’intérêts moyens. Le rôle émergent du Qatar pourrait s’intensifier, apportant une nouvelle dimension internationale au processus de médiation. Cela pourrait inciter d’autres acteurs internationaux, comme les États-Unis, à renforcer leur engagement politique et sécuritaire dans la région, augmentant ainsi les chances d’une solution diplomatique durable. Pour le Congo, cette situation représente à la fois une opportunité diplomatique et un défi majeur, exigeant de sa part une diplomatie proactive et nuancée pour préserver sa position stratégique dans la médiation régionale, tout en tentant de renforcer ses partenariats, notamment avec les États-Unis. Pourvu que Anatole Collinet Makosso, le colonel – major Landry Simplice Olita et, les généraux Jean Dominique Okemba et Florent Tsiba ne laissent pas Joly la rwandaise conduire les destinées de l’institution présidence de la république qu’elle humilié au quotidien. des reports du voyage Certes, la question a été effleurée, mais il sied de citer d’autres facteurs : bruits de bottes, multiplication des grèves comme ce fut le cas en 1989, tension de trésorerie, contrat d’affermage entre le gouvernement et la SENELEC qui suscite de brouhaha jamais vu dans d’autres contrats au point où Denis Sassou Nguesso demande de revoir toutes les concessions, convocation d’Antoinette Tchibota par le juge français Serge Tournaire dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis et perquisition de sa résidence en litige. Avant cet incident, nous avons alerté sur les relations crispées entre le Congo et la France : le refus des visas d’entrée en France au conseiller le plus proche du premier ministre ACM et de l’aide de camp de madame Sassou. Sur la liste des refus : il convient d’ajouter un dignitaire de Brazzaville (qui est pourtant répertorié comme les deux autres dans les fichiers français car ils effectuent plusieurs allers-retours annuellement entre Brazzaville et Paris) ; ajoutons aussi des dizaines d’étudiants qui n’ont pas pu quitter le Congo récemment, faute de visas… Dans le ciel nuageux plane également, l’ombre de la libération d’André Okombi Salissa et Jean-Marie Michel Mokoko réclamée plus d’une fois par certains officiels français, Belges et un Sénateur américain, la sécurité renforcée de Ghys Fortune BEMBA DOMBE et de Norbert Dabira en France. Cette dernière raison a fait émerger la spéculation et la réalisation de fausses fiches. Or, Dabira ne s’est plus jamais présenté devant un juge et encore moins pour le dossier « affaire des disparus du beach» c.f dossier n*du parquet 1209672605. De même, le procès de Ghys Fortune a été renvoyé pour complément d’informations, changement de conseils et recomposition du tribunal. Pour ne pas brouiller les pistes et gripper la machine franco-congolaise déjà rouillée, toutes les parties au procès ont convenu de ne pas médiatiser l’affaire jusqu’au 18 juin. Les situations que le Congo traverse