UNESCO/Angola: signature d’un programme de formation doctorale en science, technologie et innovation au profit de 160 chercheurs

UNESCO/Angola: signature d’un programme de formation doctorale en science, technologie et innovation au profit de 160 chercheurs

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’Angola ont signé dernièrement un programme national de formation doctorale en science, technologie et innovation au profit de 160 chercheurs. D’un montant inédit de 50 millions de dollars, ce programme a été signé par la Directrice générale de l’UNESCO et la Ministre de l’enseignement supérieur de l’Angola de la Biennale de Luanda pour une culture de la Paix qui s’est tenue du 18 au 22 septembre dans la capitale de l’Angola. Selon l’Unesco ce projet mettra l’accent sur les sept domaines prioritaires : l’environnement, l’eau, l’énergie, les technologies numériques, les sciences de la vie, la gestion des ressources naturelles et, la gestion des ressources marines. Le projet mis en œuvre par l’UNESCO accordera aussi une attention particulière à la participation des femmes, pour amener 30% d’entre elles au niveau doctorat, a poursuivi l’agence onusienne dans un communiqué. «Concrètement, il permettra d’augmenter le nombre de chercheurs du pays, de renforcer la filière de recherche grâce à de nouveaux équipements, de mettre en place des équipes et réseaux scientifiques multidisciplinaires et de renouveler les programmes des formations scientifiques universitaires. La formation tout au long de la carrière et la participation à des échanges régionaux et internationaux seront également favorisés », souligne-t-on de même source. « La paix n’est pas simplement l’absence de guerre. La paix durable repose sur liberté de la presse, sur la défense de la vérité et de la dignité. Elle repose sur la transmission du patrimoine, qui assure la souveraineté des imaginaires et aide à se projeter vers les autres et vers l’avenir. Elle repose sur l’éducation de qualité pour tous, filles et garçons, jusqu’au plus haut niveau », a déclaré la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, à l’ouverture de la Biennale de Luanda. Concernant le projet, elle a assuré l’Angola du soutien de son organisation soulignant que « L’UNESCO est déterminée à soutenir l’Angola dans (sa) stratégie de paix et de développement misant sur la jeunesse, la technologie et l’éducation » Selon l’Unesco, le taux brut de scolarisation au niveau universitaire de sa population est inférieur à 9.5% (5% pour les femmes). En valeur absolue, il y a aujourd’hui moins de 1 900 chercheurs dans tout le pays. Adrien Thyg

De combattants à bâtisseurs de paix dans la province du Tanganyika

De combattants à bâtisseurs de paix dans la province du Tanganyika

Lorsqu’on traverse aujourd’hui le territoire de Nyunzu dans la province de Tanganyika, rien ne laisse penser que cette région aujourd’hui paisible du sud-est de la RDC était il y a trois ans à peine le théâtre de violents affrontements intercommunautaires entre les Twa et les Bantous en raison de tensions sociales et foncières qui les opposent depuis plusieurs années. La loi du talion et une escalade de violences Des évènements encore douloureux pour Oscar Muhemba ancien chef de la milice bantoue, « mon père a été abattu dans sa propre maison. S’en est suivi le pillage de tout ce qui nous appartenait. Pour nous venger nous avons créé un groupe d’auto-défense. » « Nous étions victimes de discrimination et marginalisés et devions nous défendre », souligne de son côté Nyumba Isha, ancien chef de milice de défense Twa. Pendant plusieurs années, ce sentiment de vengeance partagé dans chaque communauté, entraîne la création de groupes de défense et sème la désolation dans toute la région. Villages et routes se barricadent, empêchant la population de circuler librement, les villages incendiés et pillés se vident, l’activité économique est au point mort. « L’insécurité était généralisée, il n’y avait plus d’école et les femmes n’allaient plus aux champs » se souvient Francoise Swedi, directrice d’école et habitante de Nynzu. En mars 2016, pour tenter d’apaiser cette situation, le gouvernement décide d’intervenir par le biais du projet pour la stabilisation de l’est de la RDC pour la paix (STEP) financé par des fonds de l’Association internationale de développement (IDA), filiale de la Banque mondiale chargée d’aider les pays à faible revenu. Mis en œuvre par le Fonds social de la RDC, le projet organise des activités de sensibilisation au sein des communautés, afin de gérer les conflits existants et d’en prévenir d’autres, et favoriser ainsi un dialogue pacifié et une cohabitation non violente. « Mon voisin est mon frère » En partenariat avec l’ONG internationale Search for Common Ground, spécialisée dans la gestion de conflits, les équipes du projet ont commencé par collaborer étroitement avec les chefs traditionnels et les leaders communautaires pour former des comités de médiation locale. Elles ont ensuite lancé une campagne de sensibilisation intitulée Jirani Ni Ndugu (« mon voisin est mon frère ») à travers des activités de rapprochement communautaires pour lutter contre les préjugés, les fausses informations et la méfiance à l’égard des autres communautés. Parmi elles, des rencontres sportives et des pièces de théâtres dont les habitants des communautés Twa et bantoues sont les acteurs et se servent de l’humour et de la fiction pour exprimer rancœurs et griefs. Le public est également invité à intervenir et à trouver des solutions pacifistes aux problèmes évoqués dans les saynètes. En les rediffusant chaque semaine dans toute la région, la radio a permis de donner un plus large écho à ces activités. Des efforts qui finissent par convaincre les chefs des milices, qui déposent les armes et s’impliquent à leur tour dans les activités de cohésion sociale et de cohabitation pacifique. Ils créent ensemble des structures mixtes de développement et de consolidation de la paix. « La plus grande chose que j’ai apprise de ces activités, c’est l’importance du pardon et de la restauration du climat de confiance entre les deux communautés », confie Oscar Muhemba   Un succès qui conduit à la création de 47 comités de paix et de médiation dans les six territoires du Tanganyika et une partie du Haut Katanga. « C’est important de noter que le Fonds social de la République est une agence qui obtient des résultats depuis 2002 à l’Est, une des régions les plus difficiles du pays », insiste Samantha de Sylva, responsable du projet pour la Banque mondiale. La paix est de retour, la vie sociale aussi… Avec la paix, la vie sociale revient : les barrières sont levées, la libre circulation est rétablie, les villages se repeuplent, l’école reprend, les gens ont à nouveau accès aux routes et aux marchés. L’amélioration de la situation économique et des conditions de vie des habitants est aussi un objectif du projet. « Mais cet objectif ne peut être atteint que si la paix existe dans les zones concernées, car il ne peut y avoir de développement sans paix » explique Ruphin Bo Elongo, coordinateur du Fonds Social. Pour consolider cet apaisement, le projet STEP soutient aussi le développement de diverses activités génératrices de revenus mises en place par le Comité mixte de paix. Dans son village de Mukomena, Nyumba Isha a choisi de se reconvertir dans l’agriculture. Il loue des hectares de champs qu’il cultive et a convaincu d’autres membres de sa communauté, traditionnellement chasseurs et nomades, d’en faire autant. À ce jour, le STEP a permis de mettre en œuvre 291 projets communautaires dans les provinces du Haut-Uélé, Bas-Uélé, Tshopo, Ituri, North Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika. 350 centres locaux de prévention, médiation et résolution de conflits ont vu le jour. 580 000 personnes ont pu exercer un emploi temporaire dans des activités publiques à haute intensité de main-d’œuvre, tandis que 38 740 ménages vulnérables ont bénéficié d’un soutien pour leurs activités agricoles ou d’élevage. « La situation que nous avions trouvée, nous donnait peu d’espoir mais notre détermination et notre engagement en faveur de la paix sont restés intacts. Aujourd’hui, les faits nous donnent raison et prouvent qu’avec beaucoup de volonté et d’effort collectifs, la paix est possible », conclut Derrick Manegabe, responsable en gestion des conflits du Fonds social au Tanganyika.

Forum de Paris sur la paix : une opportunité pour une sortie de crise et pour une paix véritable au Congo

Forum de Paris sur la paix : une opportunité pour une sortie de crise et pour une paix véritable au Congo

TRIBUNE. Dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice qui mit fin à la première guerre mondiale, la France réunira du 11 au 13 novembre 2018, les Chefs d’Etat, les ONG, les intellectuels afin de conjurer les graves menaces qui pèsent sur la paix mondiale. Il s’agira de penser un nouveau multilatéralisme, construire la paix face aux défis des nationalismes, du repli régionaliste, des totalitarismes et des intégrismes religieux. L’Afrique francophone, le Congo-Brazzaville en particulier est malheureusement plongé depuis plus trois décennies dans une situation de guerres récurrentes, alternant guerres fratricides, crimes de masse, violations massives des droits de l’homme, prétextes et conséquences d’un pillage sans limite des ressources d’Etats riches naturellement. Situation de conflit permanent accentuée par la privation des besoins vitaux et élémentaires dont sont victimes les quatre millions de Congolais à savoir : l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, la nutrition. Le Congo est en faillite. Toutes les démarches qui consisteront à la mise en place d’un dialogue en excluant certaines voix ne pourront jamais apporter à notre pays la paix et la stabilité. La présence à Paris de monsieur Denis Sassou Nguesso est une occasion pour notre organisation de faire de nouveau appel à la communauté internationale pour affermir les valeurs de la démocratie universelle et contribuer à la sortie de crise au Congo Brazzaville. La lettre des Évêques, du 10 mai 2018 dernier, nous apparaît comme une opportunité à saisir pour amorcer une sortie pacifique de crise. En nous appuyant sur cette lettre, voici ce qui est pour nous, organisation de la société civile, l’autre avenir possible pour le Congo Brazzaville. 1-INVITATION PUBLIQUE À UN CONCLAVE ORGANISÉ PAR LES ÉVÊQUES Idéalement hors du Congo, les Évêques, en application de la lettre du 10 mai 2018, invitent les parties prenantes de la crise congolaise à se rencontrer en conclave. Pourraient être invités à égalité de représentants : . Monsieur Dénis Sassou Nguesso . Les candidats à l’élection présidentielle de 2016 . Les partis politiques oppositions et mouvance présidentielle . La société civile du pays et de la diaspora . Les créanciers (Chine, France, USA, UA, UE, Club de Paris, Club de Londres, FMI, Banque Mondiale, BAD, BDEAC) . Les représentations de l’ONU, l’UE, l’UA et la CEMAC 2-LES POINTS DE LA LETTRE DES ÉVÊQUES COMME ORDRE DU JOUR DU DIALOGUE : Le préalable pour ouvrir ce Dialogue Républicain le plus large possible en vue de discuter du modèle politique et institutionnel que nous voulons dans notre pays est de libérer toutes les personnes en prison à la suite des contentieux politiques dont les candidats à l’élection présidentielle de 2016, Jean Marie Michel MOKOKO et André OKOMBI SALISSA. Un dialogue exclusif, même s’il aboutit à un accord, n’offrira à notre pays, qu’une paix temporaire réservée uniquement à la classe politique et ne réglera pas le véritable problème qui mine notre pays : l’absence totale d’un Etat de droit. La classe politique congolaise doit absolument intégrer dans ses réflexions, la nécessité d’établir un Ordre républicain et démocratique dans l’intérêt supérieur de notre nation. Ce dialogue s’appuiera sur des valeurs morales susceptibles de fonder une vie politique pérenne et stable. L’ordre du Jour pourrait se décliner comme suit : Création d’une commission électorale indépendante avec une société civile vraiment représentative pour conduire l’élaboration d’un système électoral transparent et indépendant ; 2. Création d’une commission Vérité, Justice et Réconciliation pour investiguer et résoudre les questions des crimes politiques et des guerres. Une attention particulière sera donnée à la question des massacres et discriminations notamment dans la région du Pool ; 3. En accord avec les institutions financières et les créanciers, réaliser un audit de la dette du Congo, de tous les projets réalisés particulièrement dans le cadre de l’accord de coopération avec la Chine et autres pays concernés ainsi que de tous les fonds obtenus grâce aux préfinancements pétroliers et de leur utilisation ; 4. Mise en place d’une commission républicaine chargée d’identifier les lieux de stockage de deniers publics détournés, les biens mal-acquis et favoriser leur rapatriement ; 5. Création d’un corps indépendant, constitué de magistrats élus par leurs pairs et d’Autorités morales, chargé de réprimer la corruption. Créer également un corps d’auditeurs généraux, dont le dirigeant serait nommé par vote des deux tiers du Parlement pour un mandat non renouvelable ; 6. Avec l’aide de l’UE et des institutions financières, création d’un Fonds souverain congolais pour l’éducation et le développement avec les produits des avoirs et biens mal-acquis ; 7. Suspension à titre temporaire des membres des corps d’armée identifiés comme responsables des violations des droits humains notamment durant le référendum 2015 et post élection 2016. Cette suspension est susceptible d’évoluer en radiation au terme des enquêtes indépendantes; 8. Ouverture d’une transition politique et élaboration d’un calendrier pour des élections présidentielles, législatives et locales anticipées. CE QUE NOUS ATTENDONS DE CE DIALOGUE Nous pensons que le Congo mérite mieux que la situation sociale, politique et économique actuelle et qu’il est de la responsabilité de toutes ses filles et tous ses fils, d’apporter leur contribution à la création d’une société viable ; et qu’il est du devoir de la France berceau des Droits de l’Homme, des véritables amis du Congo et des Congolais, d’encourager cette initiative à l’occasion du prochain Forum de Paris de la Paix. Nous pensons que seul un dialogue franc et juste, nous permettra de déboucher sur un Etat de droit consensuel, une transition démocratique viable et enfin, un scrutin libre et transparent, unique gage de stabilité politique, de prospérité économique et de paix sociale L’exigence de vérité, de justice et de réconciliation devra absolument être le socle de nos échanges et cela ne pourrait se faire que dans le cadre d’un dialogue sous l’égide de la communauté internationale et le contrôle stricte de la société civile. Fait à Paris le 04 Novembre 2018, Andréa NGOMBET GLOBAL COORDINATOR COLLECTIF SASSOUFIT

La Corée du Nord, est- elle une réelle menace pour la paix et la sécurité mondiale?

La Corée du Nord, est- elle une réelle menace pour la paix et la sécurité mondiale?

TRIBUNE. Selon Orwell, la guerre continue toujours de faire vivre et entretenir un empire. La guerre est le seul moyen de contrôler les masses pauvres et ignorantes. En prenant l’initiative de s’éduquer, les masses risqueraient de renverser les élites. La guerre est la seule arme de l’empire qui protège l’élite. La République démocratique de la Corée, un petit pays situé à l’Extrême Orient est apparu brutalement dans les médias internationaux et le reste de monde. Dès lors, les puissances se sont impliquées dans le conflit. La communauté internationale s’est mise à observer la Corée et la situation sur place a commencé à faire quotidiennement l’objet de discussion à Washington, Moscou, Tokyo et Pékin. La République populaire démocratique de la Corée a une superficie de 46,541 km² pour une population de 25,37 million d’habitants selon la banque mondiale. Elle a pour capitale Pyongyang. La Corée du Nord a pour frontière au nord, la république populaire de Chine et la Russie et au sud, la Corée du Sud. La position géostratégique et politique de la Corée, la situe entre les mers japonaise, chinoise et l’Océan pacifique. L’impérialisme de l’Occident, du Japon et la guerre froide ont automatiquement créé une situation où la Corée devient tributaire de la Chine. Selon le sud-coréen Pak Myong-rim, les problèmes coréens ont toujours été le reflet de l’ordre international. La Corée a été le lieu de confrontation entre la Chine et le Japon, mais aussi l’avant poste de la rivalité entre l’Orient et l’Occident, entre le capitalisme et le communisme, entre les États-Unis et l’Union Soviétique. Les coréens ont été parmi les premiers à vivre le nouvel ordre mondial qu’était la guerre froide. La guerre de Corée était en fait, une tentative de réunification par la force. Elle n’aurait jamais éclaté sans la division en 1945, entre la zone soviétique et la zone américaine. La libération de la péninsule jusque là occupée par les japonais était bel et bien la cause de cet affrontement. En 1948, le peuple Coréen, fier de son homogénéité ethnique n’a pas supporté la scission des deux républiques créées. En juin 1950, le dirigeant de la Corée du Nord de Kim II-Sung ayant envahi le Sud dans l’intention de réunifier les deux Corées ne parvient pas à atteindre son objectif. Nul doute que même si cette agression représentait une opportunité pour le gouvernement de Rhee Syngman au Sud, personne ne pouvait se satisfaire d’un recours aux armes. La guerre de Corée, qui avait la réunification des deux pays comme objectif, a paradoxalement eu pour conséquence d’entériner leur division. Rappel de ces faits pour comprendre la position de la Corée du Nord d’aujourd’hui La deuxième guerre mondiale était en train de prendre fin en 1945, les USA et l’ancienne Union Soviétique, en s’implantant en Corée prouvaient leur méfiance et leur hostilité. Le 9 Mai 1945, l’ex Union Soviétique s’installe au Nord du 38ème parallèle. C’est le début d’une position qui deviendra officielle avec le développement de la guerre. Le 8 Septembre 1945, les Etats Unis d’Amerique américaine ne tarde pas à s’implanter dans le Sud! La Corée du Nord a pour alliée la Chine et l’ex-Union Soviétique. La Corée du Sud a comme alliés les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Turquie, le Canada, l’Australie, le Luxembourg, les Philippines, la Belgique et l’Afrique du Sud. La guerre de Corée est alors considérée comme une troisième guerre mondiale; elle en présente les mêmes composants. Presque 90% des pays impliqués dans les deux guerres mondiales se sont constitués en bloc. La guerre de Corée a durée presque trois ans et laissé des séquelles traumatisantes. L’avocat international Canadien Christopher Black et sa délégation d’avocats américains et canadiens, en Pyongyang, a pu apporter des preuves cédées par le gouvernement nord-coréen au sujet des américains. En effet, les coréens lui ont montré des documents Américains saisis pendant la guerre. Selon lui, il s’agit de preuves irréfutables prouvant que les américains avaient bien prévu d’attaquer la Corée du Nord en 1950. Mr. Blake a reporté que les américains ont ensuite prétendu que la défense et la contre-attaque nord-coréenne étaient une « agression ». C’est en fait, une manipulation orchestrée par les médias dans le seul but d’inciter les Nations-Unies à soutenir une « opération de police ». C’est un euphémisme que de qualifier leur guerre d’agression contre la Corée du Nord. Les causes réelles de la guerre de Corée sont multiples mais nous allons tenter d’en expliquer quelques unes. La guerre de Corée 1950-1953 a été très dévastatrice et a fait plus de 3,5 millions de morts selon les historiens et les publications consultées à ce sujet. Cette guerre a été en termes d’image néfaste pour la Corée du Nord qui était et continue à être vue comme le vilain ennemi de l’Asie Orientale contre le reste du monde. Lorsque la fin de la deuxième guerre mondiale s’approchait, un monde bicéphale s’est installé : le bloc de l’Ouest et celui de l’Est. Le bloc de l’Ouest s’est transformé ou a changé de nom en devenant l’OTAN et s’est enrichi des pays venant de l’ancien pays soviétique. Selon l’accord signé par les présidents Reagan et Gorbatchev, l’OTAN n’aurait pas dû étendre ses membres aux anciens états que constituaient la république soviétique qui continuent à susciter une certaine méfiance et contribueront à l’hégémonie sur ce monde. Les calculs politiques, géostratégiques et économiques pour conquérir l’Asie Orientale sont réalisés avant même la fin de la deuxième guerre mondiale et l’installation de la guerre froide. Les deux grandes puissances se sont installées aisément parce qu’à notre humble avis ils visaient l’hégémonie mondiale minutieusement préparée. L’alliance de guerre était prête et son déclenchement imminent. Officiellement, elle a commencé le 25 Juin 1950, déclenchée par la Corée du Nord communiste soutenue par les anciens pays Soviétiques et immédiatement contrée par les États-Unis et leurs alliés ci-dessus mentionnés. L’avocat Christopher Black, spécialisé en droit criminel en 2003 a effectué son premier voyage en Corée du Nord, accompagné d’avocats américains et canadiens, membres de la National Lawyers

Appel à un travail fondé sur des considérations d’humanité, de justice sociale et de paix

Appel à un travail fondé sur des considérations d’humanité, de justice sociale et de paix

Le dialogue social est un atout pour façonner l’avenir du travail que nous voulons, a soutenu l’OIT «L’avenir du travail doit se fonder sur des considérations d’humanité, de justice sociale et de paix. Sinon, nous nous dirigerons vers un avenir sombre, un avenir dangereux», a déclaré Guy Ryder, le directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le patron de l’agence onusienne s’est exprimé ainsi à l’issue d’un colloque de deux jours sur l’avenir du travail tenu récemment au siège de l’OIT à Genève (Suisse). «Nous devons maintenant traduire nos réflexions en résultats concrets», a-t-il lancé à l’auditoire lors de cette manifestation à laquelle ont participé plus de 700 personnes dont d’éminents économistes et universitaires, des représentants des gouvernements et des partenaires sociaux (organisations d’employeurs et de travailleurs). Dans son mot, le DG de l’OIT a aussi attiré l’attention des participants sur le fait que «nous devons répondre aux préoccupations de ces jeunes qui se demandent s’il existe un avenir du travail pour eux». A propos des jeunes, notons que dans le cadre de ce colloque, une session spéciale a été consacrée à la manière de façonner l’avenir du travail pour ceux-ci, à travers le thème : «Comment les jeunes d’aujourd’hui perçoivent le travail de demain et comment ils participeront à l’édification de l’avenir que nous voulons». Au cours de cette table ronde, les participants se sont ainsi intéressés particulièrement à la transition vers la vie active, à l’organisation du monde du travail et à sa réglementation. Considérés comme le moteur de l’économie et de la société, «les jeunes d’aujourd’hui représentent la prochaine génération qui assurera l’intendance de notre planète», a soutenu l’OIT. Dans une note publiée avant la tenue cette rencontre, l’organisation rappelait aussi que ces derniers «représentent les futurs dirigeants de nos gouvernements et des organisations d’employeurs et de travailleurs». Par conséquent, ils ont un rôle important à jouer dans la discussion sur la façon dont l’avenir qui doit être le nôtre en tant que société doit être modelé», pouvait-on lire sur le site officiel de l’agence. Si l’avenir du travail est un enjeu mondial qui mérite une réponse mondiale, Guy Ryder a rappelé à l’auditoire que cela supposait aussi de «prendre en considération la diversité des situations» des 187 Etats membres de l’organisation, rappelant à l’occasion la nécessité de tous de partager leurs expériences respectives. Au cours de son intervention, le directeur général de l’OIT a souligné, par ailleurs, la nécessité de promouvoir l’innovation et le développement tout en préservant les objectifs sociaux de l’Organisation. A noter que de milliers d’internautes ont participé via Internet et les réseaux sociaux à ce colloque organisés sur le thème «Le dialogue global: l’avenir du travail que nous voulons». Pour rappel, l’OIT est instance tripartite qui rassemble les gouvernements, les syndicats et le patronat.

Littérature. Samafou Diguilou: «C’est la paix qui peut aider la littérature tchadienne à se développer»

Littérature. Samafou Diguilou: «C’est la paix qui peut aider la littérature tchadienne à se développer»

Samafou Diguilou est un écrivain tchadien. Il est le président de l’Association des amis de la littérature du Tchad ; président du Pen Tchad et point focal de la fédération des centres PEN d’Afrique francophone. Il a dit à Pagesafrik/Starducongo qui l’a rencontré à Dakar à l’occasion de la 24ème journée internationale de l’écrivain africain, que c’est la paix qui peut aider la littérature de son pays à se développer. Comment se portent la littérature au Tchad ? Samafou Diguilou : Cette question sur la littérature au Tchad est très pertinente. C’est très difficile de l’expliquer. Vous savez que le Tchad est un pays toujours en guerre et parler de sa littérature n’est pas une chose aisée. Par contre, avec ce temps de répit, et tenant compte de ce que nous avons vécu comme guerres, il y a des jeunes qui essaient d’émerger, de sortir la tête de l’eau mais le grand problème reste la production et l’édition. Nous n’avons pas de ministère digne de ce nom pour les questions de culture et qui soit susceptible d’aider les jeunes écrivains ou les jeunes artistes à promouvoir leurs œuvres. Au niveau de la littérature, tout le monde sait qu’après avoir écrit, il faut tout de même voir ses livres circuler. Le Tchad n’a pas de maison d’édition digne. Toutefois, il y a quelques tentatives de maisons d’éditeurs mais qui éditent à compte d’auteurs. Il est très difficile pour un jeune auteur de se faire publier. Les librairies et les bibliothèques ne sont-elles pas des canaux de promotion ? Samafou Diguilou : Il n’y a qu’une petite librairie au Tchad appartenant à l’église catholique à Ndjaména et à Moundou dans le sud du pays. Au niveau des bibliothèques, on peut dire que c’est une seule qui fonctionne, et bien sûr celle de l’Institut français du Tchad. Le grand problème, c’est que cet institut ne fait pas la promotion de la littérature tchadienne. On n’y trouve que des livres venant de la France. Comment vous débrouillez-vous devant cette situation dans ce cas ? Samafou Diguilou : Je rappelle qu’on ne peut pas vivre de la littérature au Tchad. On écrit mais on ne reçoit rien en retour. Quel est la cagnotte à verser à l’éditeur ? Samafou Diguilou : Le prix varie en fonction du nombre de pages et du nombre d’exemplaires au tirage. Ils varient toutefois entre 850 000 FCFA pour 500 exemplaires à plus d’un million de FCFA. Vous comprenez que c’est une véritable lutte pour mettre un livre sur le marché. Ce qui est malheureux, c’est que le Tchad n’a pas de mécène, la littérature ou la culture en général n’intéresse pas les gens, il n’y a que la guerre dans leur tête. Que diriez-vous si on vous demandait de faire une projection de la littérature tchadienne pour les jours qui suivent ? Samafou Diguilou : On dit que l’espoir fait vivre. On ne va pas passer le temps à désespérer, je me dis que la littérature tchadienne va prospérer, à condition qu’il y ait la paix chez nous avec cette affaire de terrorisme, de Boko Haram. Cela constitue également un frein à la production littéraire. Il y a beaucoup de jeunes qui s’en intéressent. J’ai organisé un atelier d’écritures et les textes qui en sont sortis sont formidables. Propos recueillis par Florent Sogni Zaou

Conférence Episcopale du Congo. Les évêques pour le retour à une paix définitive au Congo et dans le Pool

Conférence Episcopale du Congo. Les évêques pour le retour à une paix définitive au Congo et dans le Pool

« Nous, Evêques du Congo, vous rappelons que le dialogue véritable constitue la pierre angulaire de toute vraie démocratie. Nous demandons vivement à nos responsables politiques d’œuvrer dans ce sens, en vue du retour définitif de la paix au Congo en général et dans le Pool en particulier. Que l’Etat prenne ses responsabilités de garant de la paix et de l’unité nationale », ont mentionné les évêques à l’issue de l’assemblée plénière du 10 au 16 octobre à Brazzaville. Cette assemblée plénière a eu lieu sur le thème : « La paix est un don de Dieu unique. Croyants (chrétiens et musulmans), consolidons ce don au Congo-Brazzaville et dans nos communautés à travers le dialogue », les travaux de la 45e assemblée plénière de la CEC se sont clôturés le dimanche 16 octobre 2016 à la Basilique Sainte-Anne du Congo. Les évêques du Congo se sont, par ailleurs sentis concernés par «la présence en prison de certains leaders politiques, notamment les responsables de partis politiques, les candidats à l’élection présidentielle ainsi que leurs membres des équipes de campagne». Ils ont estimé que cela constitue une souffrance insurmontable, non seulement pour leur famille mais aussi pour tout Congolais épris de paix. Ils ont de ce fait appelé à la libération, en cette année de la miséricorde, de tous les prisonniers politiques. Ils ont invité la presse à utiliser les médias à bon escient afin d’aider le peuple à s’informer, à se former et à connaître la vérité. A la force publique, ils ont rappelé sa mission première consistant à garantir l’ordre social et à assurer la sécurité des citoyens. En outre, ils demandé aux femmes et aux hommes de bonne volonté, ils leur ont rappelé l’exigence et l’impératif du dialogue dans la vie en société. La messe de clôture de cette assemblée a été officiée par le président de la CEC, Mgr Daniel Mizonzo, a été ponctuée par la remise de la lettre de créance du nouveau Nonce apostolique au Congo et au Gabon, Mgr Francesco Escalante Molina, à la conférence.

Œil de lynx : Les taximen des quartiers Nord de Brazzaville ne croient pas à la paix

Œil de lynx : Les taximen des quartiers Nord de Brazzaville ne croient pas à la paix

Les conclusions de la mini-enquête que nous avons menée, il y a quelques mois, à Brazzaville, a de quoi faire frémir les responsables de la sécurité au Congo. Et pour cause, elle révèle que certains taximen exerçant dans les quartiers Nord de la capitale ont une peur bleue des quartiers du Sud, une fois la nuit tombée. Explications. Il y a quelques mois, nous avons suivi par hasard une curieuse conversation entre deux Brazzavillois offusqués par le refus de certains taxis de les déposer à Bacongo. La discussion suggérait que ces derniers craignaient pour leur vie. Surpris par la teneur des échanges, nous avions décidé de mener nous-mêmes l’enquête sur un phénomène qui nous a paru assez grave pour ne pas l’évoquer dans Starducongo.com Nous avons ainsi décidé de prendre des taxis, tous les soirs et durant une semaine, entre les quartiers du Sud (Bacongo, Makelekelé, Mfilou, la Poudrière et environs) et du Nord, en particulier à Talangai. Notre point de départ : les alentours du marché du Plateau des 15 ans. Tous les jours, entre 2oh et 21h, nous inventions une sortie en direction des quartiers précités. A notre grande surprise, plus de la moitié des taxis que nous avons arrêtés refusaient de nous conduire à Bacongo, Diata ou encore à Mfilou. Pour prétextes : « Je vais dans l’autre sens », « je dois remettre la voiture au patron », « j’ai un client qui m’attend devant », « désolé, ce n’est pas ma direction », « non », « j’ai terminé ma journée », « je dois remettre le taxi à un autre chauffeur», « je vous dépose au CCF (actuel Institut français du Congo)», etc. Chaque fois que nous sommes tombés sur un taxi disposé à nous conduire dans les fameux quartiers Sud, les premiers échanges nous indiquaient que le taximan vit ou a vécu dans l’un de ces quartiers. Par contre, chaque fois que nous évoquions cet étrange phénomène, entretenu par certains de leurs collègues taximen, la majorité n’ose dire mot, si ce n’est que des sourires. Les rares fois que nous avons pu arracher un avis, c’est lorsque nous avons lancé le sujet dans une des langues couramment parlées de ce côté-là. « Moi, je vais partout. J’étais il y a 1h à Ouenze. Hier j’ai déposé une dame vers 22h à Talangai », confie l’un des chauffeurs. « Je ne sais pas pourquoi ils refusent de desservir ces zones la nuit. C’est peut-être la mauvaise réputation que traînent certains quartiers d’ici », dira l’autre. « C’est vrai que certains taximen refusent de desservir ces quartiers à partir de certaines heures. C’est tant mieux, la concurrence est moins présente », ironise un autre taximan. « Il m’arrive des fois de refuser certaines destinations, mais plus à cause des clients qui rechignent à payer, de l’état des routes ou l’absence d’éclairage », avoue un taximan quinquagénaire. Un argument que nous retrouverons chez un taximan trentenaire qui a accepté quand même de nous déposer au quartier La Poudrière: « C’est trop sombre par ici. Si vous m’avez dit qu’en descendrait plus bas, je vous aurez dit non, juste parce que ce n’est pas intéressant de rouler dans le noir», a-t-il expliqué. Pour information, les taxis que nous avons sollicités pour nous rendre dans un des quartiers du Nord ont tous souvent accepté. Sauf un qui semblait préoccupé par sa petite amie au téléphone. « Je dois récupérer madame, là je ne peux pas. Sinon je vous rapproche juste au début de Moukondo », a-t-il prétexté. Evidemment, il n’y a pas de raison de dramatiser. Cependant, à la lecture de ce que nous avons vécu, il semble important que les autorités congolaises qui ont fait de la paix et la sécurité une des réussites de leur mandature, prennent cela au sérieux. Car, il n’est pas normal qu’une partie de la population ne croie pas toujours au retour de la paix.