La résurgence du groupe armé M23 dans l’est de la RDC constitue une menace pour la paix, selon l’ONU
Deux hauts responsables de l’ONU ont prévenu mardi le Conseil de sécurité que la récente résurgence du groupe armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo aggravait une situation déjà sérieuse et constituait une menace grave pour la paix. « Malgré les efforts déployés par le gouvernement congolais pour lutter contre l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, la violence des groupes armés a continué de faire payer un lourd tribut à la population civile dans plusieurs territoires des provinces », a souligné la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies pour l’Afrique, Martha Pobee, devant les membres du Conseil. « La récente résurgence du Mouvement du 23 Mars, connu comme « M23 », en particulier, et ses actions hostiles contre les forces armées congolaises et les Casques bleus de la MONUSCO au Nord-Kivu, aggrave une situation déjà sérieuse. Elles constituent une menace grave pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la région », a-t-elle ajouté. Nécessité de désamorcer la situation actuelle Selon elle, l’impact humanitaire des attaques du M23 est considérable. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires signale qu’au 30 mai, au moins 75.000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays et que 11.557 autres personnes ont traversé la frontière avec l’Ouganda. « Une action urgente est nécessaire pour désamorcer la situation actuelle », a dit Mme Pobee, jugeant impératif que le Conseil de sécurité « accorde tout son poids aux efforts régionaux en cours pour désamorcer la situation et mettre fin une fois pour toutes à l’insurrection du M23 ». Elle a estimé que la poursuite du dialogue entre les gouvernements concernés restait indispensable pour éviter une nouvelle escalade de la violence dans l’est de la RDC. Elle a noté que la Réprésentante spéciale du Secrétaire général pour la RDC, Bintou Keita, et l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs d’Afrique, Huang Xia, étaient activement engagés dans les efforts visant à désamorcer les tensions grâce à leurs bons offices. « Nous ne pouvons pas perdre de vue que la violence armée reste répandue dans tout l’est de la RDC. Que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou dans d’autres parties du Nord-Kivu, une multitude de groupes armés continuent de s’attaquer à la population civile, sapant les efforts pour parvenir à une paix, une stabilité et un développement durables en RDC et, en fait, dans la région », a ajouté Mme Pobee, réitérant l’appel du Secrétaire général aux groupes armés locaux en RDC, sans conditions préalables, à participer au processus politique, et à tous les groupes armés étrangers de désarmer sans condition et de retourner immédiatement dans leurs pays d’origine respectifs. En outre, elle a tenu à souligner « l’importance d’impliquer les femmes, y compris les représentantes de la société civile et les femmes affiliées aux groupes armés, dans les efforts en cours afin de veiller à ce que leurs besoins et perspectives spécifiques soient pris en compte dans la recherche de solutions inclusives et durables ». Une approche globale nécessaire De son côté, l’Envoyé spécial de l’ONU pour la région des Grands Lacs d’Afrique, Huang Xia, a également souligné, par visioconférence, « la situation malheureusement préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo et ses conséquences régionales ». « Il y a de cela presque 10 ans, le Mouvement du 23 mars (M23) provoquait, à travers notamment les tristes événements autour de Goma, une crise régionale, exacerbée par les accusations réciproques entre la République démocratique du Congo et ses voisins. Aujourd’hui, l’histoire semble de nouveau tristement se répéter. Si nous devons le regretter, nous devons aussi tout faire pour éviter une nouvelle escalade ; tout faire pour éviter une énième crise aux conséquences humanitaires, sécuritaires et politiques incommensurables dans la région des Grands Lacs », a-t-il dit. « J’appelle donc, une fois de plus, tous les groupes armés dans l’Est de la RDC à renoncer à la violence, à déposer immédiatement leurs armes, et à s’engager résolument dans le processus politique de dialogue de Nairobi, facilité par le Kenya. Mon Bureau, aux côtés de la MONUSCO, continuera à y apporter l’appui technique et logistique nécessaire à la poursuite de ce processus de paix », a-t-il ajouté. Selon lui, l’éradication des groupes armés dans l’Est de la RDC nécessite une approche globale. Il s’est dit convaincu que l’option militaire seule ne suffira pas pour instaurer une paix durable dans la région. Il a réitéré « la pertinence des mesures non militaires que mon Bureau s’efforce, depuis un moment, de promouvoir ». L’envoyé de l’ONU a encouragé les dirigeants de la région à poursuivre leur dialogue de haut niveau sur les moyens pour faire face à la menace que représentent les groupes armés et pour éviter une escalade des tensions entre la RDC et ses voisins.
Fin des consultations de Nairobi : les présidents Uhuru Kenyata et Felix Tshisekedi appellent les groupes armés à « privilégier la paix »

La première phase des consultations entre les groupes armés locaux de la République démocratique du Congo(RDC) et le Gouvernement s’est clôturée mercredi 27 avril à Nairobi(Kenya). A l’issue de ces travaux, les présidents kenyan et congolais ont exhorté les groupes armés de l’Ituri, du Nord et Sud-Kivu à privilégier la voie de la paix, en déposant les armes, rapporte une dépêche du service de communication de la présidence de la RDC. « Prenez l’exemple de moi-même. J’ai fait la paix avec mon opposant historique » s’est exprimé en anglais et en kiswahili, le Président du Kenya, Uhuru Kenyatta. S’adressant à ses compatriotes depuis ses bureaux à Kinshasa, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a remercié tous ceux qui ont choisi la voie de la paix. « Vous pouvez compter sur moi », a-t-il dit. Près de 30 délégués représentants les groupes armés de l’Ituri, Nord et Sud-Kivu ont pris part à cinq jours d’intenses travaux des consultations de paix qui se sont déroulés en présence des observateurs du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi,des États Unis, de la France, des Nations-Unies et de la CIRGL, . Dans la matinée de mercredi, tous les groupes armés de l’Ituri, Nord-kivu et Sud-Kivu ont remis, chacun, leurs mémorandums à la facilitation dans lesquels ils proposent des voies de sortie des tensions armées dans l’Est de la RDC. Devant les médias, les délégués des groupes armés se sont montrés optimistes quant à l’issue de ces échanges. Ceux qui n’ont pas rallié Nairobi pourraient rejoindre le processus à la prochaine rencontre, affirme cette dépêche de la Présidence de la RDC. La facilitation kenyane a annoncé une prochaine rencontre dans quelques jours, bien avant le prochain conclave d’évaluation des chefs d’Etat de la communauté de l’Afrique de l’Est programmé vers la fin du mois de mai. Radio Okapi
La Déclaration pour la paix et la cessation des guerres (DPCW), comme fondement juridique à la paix

L’organisation Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL) enregistrée auprès des Nations Unies a tenu le 14 mars 2022 la 6e commémoration de la Déclaration pour la paix et la cessation des guerres (DPCW). Cet événement qui s’est tenu autour du thème « Institutionnalisation de la paix : Construire un fondement juridique pour la paix durable » a rassemblé 5 000 participants de la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Maroc, la Tunisie, pour en citer quelques-uns. Proclamée en 2016, la DPCW est une déclaration qui propose avec 10 articles et 38 alinéas, des actions pour prévenir les conflits, les résoudre et maintenir la paix mondiale. Ce document suggère que la promotion de la paix mondiale soit un pilier pour construire un monde durable à laisser en héritage aux générations futures. Lors de cet événement de nombreux invités d’honneur experts dans le domaine du droit international, de l’éducation, ainsi que des leaders religieux sont intervenus pour mettre en avant la nécessité de « construire une base juridique pour une paix durable ». Dans son discours Mme Anna Cervenakova, membre du comité du droit international pour la paix d’HWPL, a mentionné : « Dans la crise mondiale en cours, les gouvernements se demandent quel type d’action serait la meilleure action à entreprendre pour surmonter la crise d’urgence. La nécessité du développement humain, en surmontant l’urgence en santé publique, le changement climatique, le déclin économique, les restrictions aux droits de l’homme, nous pousse à savoir comment ces problématiques sont résolues par les institutions des gouvernements. C’est ainsi qu’une grande partie du travail incombe aux gouvernements. Alors, il est important de savoir quelles sont les priorités de leur programme institutionnel. » Apportant une réponse aux menaces courantes des conflits religieux, l’imam Moulana Shafiek Nolan de Westridge en Afrique du Sud a déclaré : « La DPCW souligne l’importance de la paix entre les religions et la cessation des conflits religieux. Le dialogue mensuel sur les Écritures organisé par HWPL vise particulièrement à créer une plate-forme pour briser les malentendus sur les Écritures et les pratiques religieuses, reflétant les valeurs exprimées dans la DPCW. » En concluant l’événement, le président Man Hee Lee d’HWPL a déclaré que les guerres et les conflits continuent de se produire parce que « des guerres peuvent être déclenchées si cela est prétendument nécessaire selon le droit international en vigueur, c’est pourquoi cela ne peut pas mettre fin à la guerre ». Il a souligné que tous les membres du village planétaire doivent être unis en tant que messagers de paix pour créer un droit international pour la paix.
Congo/RDC. Communique final du mini-sommet d’Oyo sur la paix et la sécurité en Afrique

1. A l’initiative de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Il s’est tenu à OYO ce Samedi 12 février 2022 un mini sommet sur la paix et la sécurité régionale. 2. Y ont pris part, leurs Excellences, Messieurs YOWERIE KAGUTA MUSEVENI, Président de l’Ouganda, Faure ESSOZIMNA GNASSINGBE, Président de la République Togolaise, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République Démocratique du Congo. 3. Les échanges entre les quatre Chefs d’État ont porté essentiellement sur la situation politique et sécuritaire dans les régions des Grands Lacs d’Afrique centrale et d’Afrique de l’ouest. 4. A cet égard, ils ont longuement évoqué les opérations conjointes que mènent les armées de l’Ouganda et de la RDC dans la partie Est de ce dernier pays, visant à éradiquer les rebelles des Forces Démocratiques ADF, Musulm Tabliq Movement, MTN, Les autres forces négatives qui menacent la paix et la stabilité dans ces deux pays. 5. Les quatre Chefs d’État se sont réjouis des succès déjà remportés par les Forces armées congolaises et ougandaises. Se félicitant, une fois de plus, de l’initiative salvatrice prise par leurs homologues de l’Ouganda et de la RDC, les Chefs d’État de la République Togolaise et de la République du Congo ont réitéré leur plein soutien aux opérations militaires conjointes engagées par ces deux pays. 6. S’agissant toujours de la région des Grands Lacs, les quatre Chefs d’État ont salué et encouragé la démarche conjointe amorcée par les gouvernements de l’Ouganda et du Rwanda en vue de l’ouverture effective de leurs frontières communes, permettant ainsi la libre circulation des personnes et des biens. Ils ont appuyé la volonté exprimée par ces deux pays de résoudre par les seuls moyens politiques et diplomatiques les différends pouvant subvenir dans leurs relations bilatérales. 7. Concernant la situation en République centrafricaine, les quatre Chefs d’État ont salué les efforts de médiation de son Excellence Monsieur Joao Manuel GONÇALVES LOURENÇO, Président de l’Angola et Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région du Grand Lac (CIRGL). Ils se sont réjouis des mesures prises par les autorités centrafricaines pour favoriser le retour de l’opposition démocratique au sein du Comité d’organisation du Dialogue Républicain. 8. Les quatre Chefs d’État ont évoqué avec intérêt la tenue du 10eme Sommet des Chefs d’État et des Gouvernements de l’Accord-Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la République Démocratique du Congo, prévue le 24 février 2022 à Kinshasa, au cours duquel la RDC succédera à l’Ouganda. 9. Au plan continental, les quatre Chefs d’État se sont réjouis de la tenue récente de la 35 ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernements de l’Union Africaine. 10. Dans ce cadre, ils ont renouvelé leur approbation de conclusion du sommet marquée notamment par la condamnation, sans équivoque, des changements politiques opérés en rupture avec l’ordre constitutionnel des pays concernés. 11. Les quatre Chefs d’État ont réitéré leur soutien total à la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest ( CEDEAO), dans le cadre des mesures prises à l’endroit du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso. 12. S’agissant des élections prochaine en Libye, les quatre Chefs d’État ont encouragé l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus de transition et les forces politiques de ce pays à œuvrer pour des élections inclusives et consensuelles. 13. A propos toujours de la Libye, leurs Excellences Faure ESSOZMNA EYADEMA et Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO ont salué une fois de plus les efforts de son Excellence Denis SASSOU N’GUESSO II à la tête du Comité de haut niveau et du Groupe de Contact de l’Union Africaine sur la Lybie. 14. Au plan multilatéral, les quatre Chefs d’État se sont réjouis de la COP 26 tenue à Glasgow en 2021. Tout en relevant les progrès accompli, ils ont réitéré la nécessité d’accélérer l’action climatique pour maintenir l’objectif fixé par les Nations Unies de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré. 15. Les quatre Chefs d’État ont convenu de se voir régulièrement et de renforcer ainsi leurs cadres de concertation sur les questions politiques et sécuritaires, régionales et internationales. Fait à Oyo, le 12 février 2022.
RD Congo. Des jeunes africains optent pour la mode pour prêcher la paix
RDC : le Conseil de sécurité se félicite des efforts du Président Tshisekedi en vue de la réconciliation, de la paix et de la stabilité

Dans une déclaration faite à la presse, par sa Présidente, Linda Thomas-Greenfield, le Conseil de sécurité s’est félicité, mercredi, des efforts déployés par le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, en vue de la réconciliation, de la paix et de la stabilité dans le pays. « Les membres du Conseil se sont félicités des efforts faits par le Président Tshisekedi en vue de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo », a déclaré dans la soirée, devant les journalistes la Représentante permanente des États-Unis, Linda Thomas-Greenfield. « Les membres du Conseil ont noté que la stabilité politique et la sécurité ainsi que la présence renforcée de l’État dans les zones de conflit sont essentielles à la consolidation d’une paix durable en République démocratique du Congo », a-t-elle ajouté. Dans cette déclaration qui fait suite à la réunion du 30 mars sur la situation en RDC et sur les activités de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), les Quinze, après avoir entendu un exposé de la nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général, Bintou Keita, ont pris note de l’action menée en vue de la formation d’un Gouvernement qui mettra en œuvre les engagements pris par le Président Tshisekedi de réaliser l’unité nationale, de renforcer l’état de droit et de favoriser l’inclusion politique et la consolidation de la paix. Ils ont également pris note de son intention d’avoir un Gouvernement composé de 30 % de femmes. Par ailleurs, le Conseil a salué les mesures prise par le chef de l’État congolais pour lutter contre la corruption et l’impunité et l’ont engagé à continuer d’agir, pour veiller à ce que le Gouvernement de la République démocratique du Congo respecte les droits humains et les libertés fondamentales. Ses membres ont engagé le Gouvernement à poursuivre son action à cet égard, notamment par l’élaboration et l’application d’un cadre national de désarmement, de démobilisation et de réintégration, d’un plan de réforme du secteur de la sécurité et d’une stratégie globale de stabilisation et de prévention des conflits. En outre, le Conseil s’est dit inquiet de la situation humanitaire en cours, au vu de l’augmentation considérable du nombre de personnes qui ont besoin de protection et d’une aide humanitaire. Recrudescence des violences à l’est du pays Dans la même déclaration lue par l’Ambassadrice américaine qui présidait le Conseil de sécurité au mois de mars, les Quinze « se sont déclarés préoccupés par la poursuite des violences intercommunautaires et la recrudescence de l’activité des groupes armés dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo, notamment des Forces démocratiques alliées, au Nord-Kivu et en Ituri, et des nombreux groupes armés locaux au Sud-Kivu ». Ils ont réaffirmé leur condamnation de tous les groupes armés qui sont actifs dans le pays et demandé à tous les acteurs de mettre un terme à la violence ainsi qu’aux violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et aux atteintes à ces droits. Les Quinze ont rappelé qu’il importait que la République démocratique du Congo et ses voisins collaborent pour mettre fin à l’insécurité dans la partie orientale de la République démocratique du Congo en mobilisant une plus grande volonté politique et en adoptant des démarches plus intégrées, telles que la coopération et l’intégration économiques Ils ont encouragé la poursuite des efforts visant à favoriser un développement économique durable, comme moteur d’une paix régionale, et à remédier aux causes profondes des conflits, notamment l’exploitation et le trafic illicites des ressources naturelles, et à réduire la pauvreté. Ils ont salué les mesures prises par la République démocratique du Congo et la région à cet égard. Ils se sont félicités de la stratégie régionale des Nations Unies pour la consolidation de la paix et la prévention et le règlement des conflits dans la région des Grands Lacs et se sont réjouis de l’élaboration inclusive d’un plan d’action pour sa mise en œuvre. « Les membres du Conseil ont réaffirmé leur soutien et leur attachement, en collaboration avec les acteurs régionaux et les partenaires internationaux, à la consolidation de la paix, à la stabilité et au développement en République démocratique du Congo », a fait valoir la Présidente. « Ils ont également réaffirmé leur plein appui à la MONUSCO et à la nouvelle Représentante spéciale, Bintou Keita, et engagé le Gouvernement de la République démocratique du Congo à participer à l’élaboration d’un plan de transition détaillé en vue d’un retrait progressif et échelonné de la Mission, a-t-elle conclu.
Conférence intercontinentale en ligne pour discuter du rôle de l’éducation à la paix

Le 24 janvier, plus de 2 400 participants préinscrits, de 70 pays, dont les Philippines, les États-Unis, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, la Chine et la Corée du Sud, ont participé à la conférence intercontinentale sur la paix pour discuter du rôle de l’éducation à la paix. La conférence a été organisée par une ONG de paix internationale basée en Corée du Sud, Heavenly Culture, World Peace and Restoration of Light (HWPL) enregistrée à la DGC et l’ECOSOC des Nations Unies, pour célébrer le 7e anniversaire de la Journée de la paix HWPL du 24 janvier. La Journée de la paix HWPL déclarée par la province de Maguindanao aux Philippines est commémorée chaque année depuis que l’Accord de paix de Mindanao a été conclu par le gouvernement local et les dirigeants de la société civile le 24 janvier 2014. La Journée de la paix a été nommée d’après HWPL puisque l’accord a été suggéré par le Président d’HWPL, M. Man Hee Lee, connu comme un vétéran de la guerre de Corée, afin de surmonter les 50 années de conflit qui ont fait environ 120 000 victimes dans la région. Ayant pour thème « Le rôle de l’éducation à la paix dans la construction d’un monde pacifique », la célébration de cette année visait à sensibiliser à l’éducation à la paix dans le monde et à créer une plateforme mondiale pour les éducateurs de paix afin d’intégrer l’éducation à la paix dans le système éducatif de chaque pays. Suite aux messages de félicitations de personnalités publiques, du domaine de l’éducation, de la religion et politiques, dont le président de la Cour d’appel du Caire, l’ancien président du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’ancien conseiller du Ministère de l’éducation du Guatemala et l’archevêque émérite de l’archidiocèse de Davao des Philippines, le président d’HWPL, M. Man Hee Lee, a délivré son message commémoratif. « Aujourd’hui, Mindanao n’est plus un lieu de conflit, mais c’est plutôt devenu un modèle de paix sur lequel le monde entier a les yeux fixés. Il fut un temps où les habitants de cette région pointaient leurs armes les uns sur les autres, mais maintenant, ils partagent leur nourriture, assis à la même table, malgré leurs différences de croyances et d’idéologies. Les étudiants qui ont été formés à tuer autrefois, apprennent maintenant la valeur de la vie et de la paix grâce à l’éducation à la paix d’HWPL », a-t-il déclaré. Le Dr Ronald Adamat, Commissaire de la Commission de l’enseignement supérieur des Philippines (CHED), qui s’est efforcé de mettre en œuvre l’éducation à la paix d’HWPL en l’intégrant dans les programmes d’enseignement supérieur pertinents, a évoqué la valeur de la Journée de la paix HWPL et les progrès de l’éducation à la paix aux Philippines. « Les jeunes lutteront pour la paix, mais n’ont pas encore assez de compétences, de compréhension pour parler en faveur de la Paix, ni d’occasion de le faire. Je soutiens, sans réserve, l’éducation à la paix HWPL. Elle sensibilise nos jeunes à devenir des artisans de paix (valeur indispensable chez la jeunesse). Les futurs dirigeants doivent effectuer des changements pour la transformation positive du monde. Nos enfants doivent être éduqués sur la manière dont la consolidation de la paix fonctionne efficacement. Grâce à l’éducation, la construction d’un monde véritablement pacifique peut devenir un jour une réalité. » L’éducation à la paix HWPL, qui comprend 12 leçons, vise à former les éducateurs et les étudiants à la valeur de la paix en les sensibilisant à l’importance de la promotion d’une culture de paix. Depuis 2016, plus de 200 établissements d’enseignement dans 34 pays, dont l’Inde, Israël et les Philippines, ont été désignés « Académies de paix HWPL », et les ministères de l’éducation de 9 pays ont signé des protocole d’accords pour la mise en œuvre de l’éducation à la paix. Mme Firoza Muradi, une éducatrice afghane, a déclaré : « L’Accord de paix de Mindanao en 2014 est devenu un excellent modèle pour des pays comme l’Afghanistan qui connaissent des guerres et des conflits. J’espère que le miracle de la paix à Mindanao se produira en Afghanistan, et cela commence avec l’éducation à la paix. Grâce au programme d’HWPL, les élèves cherchent des réponses pour parvenir à la paix de diverses manières, y compris l’harmonie avec la nature, la valeur de la coopération et la manière de protéger leurs droits. Je crois que tous mes élèves qui reçoivent une éducation à la paix grandiront pour devenir des messagers de paix. » Lors de l’événement, une représentante d’HWPL a présenté le plan pour 2021, tel que le programme de formation en ligne des éducateurs de paix, le programme de bénévolat pour l’éducation à la paix et « Online Youth Peace Love Exchange Project » (Projet de la jeunesse d’échange d’amour pour la paix en ligne), principalement conçus comme des programmes en ligne en raison de la pandémie.
Les religions unies pour prier pour la paix et prendre soin les uns des autres durant la crise pandémique

Alors que les mesures nationales limitant les activités sociales entraînent des changements de routine dans le quotidien en raison de la pandémie, des efforts visant à comprendre spirituellement les vies affectées par la maladie et les changements sociaux connexes sont en cours dans le monde religieux. Le 14 décembre, 560 représentants de 31 religions dans 80 pays dont le bouddhisme, le christianisme, l’hindouisme, l’islam, le jaïnisme, le judaïsme et le sikhisme se sont joints à un rassemblement en ligne intitulé « Rassemblement HWPL de fin d’année des leaders religieux : Espoirs unis et Prières pour un 2021 plus radieux » pour réconforter l’humanité et réaffirmer l’engagement interreligieux et le dialogue en faveur de la paix. 11 leaders religieux représentant différentes religions ont prié pour la sagesse et l’adoption de solutions aux divers modes de vie touchés par l’actuelle crise COVID-19. Les messages vidéo des dirigeants religieux montraient leur appui concernant le rôle de la religion dans la lutte contre les mouvements anti-paix tels que la discrimination, la haine et la violence qui peuvent être exacerbées pendant la pandémie. Pendant la prière, Acharya Prem Shankarananand Tirth, le Grand Prêtre Hindou du Shree Geeta Ashram de Delhi, a déclaré : « Pour nos collègues, familles de paix, continuons de fournir des efforts pour la paix mondiale. Pendant cette pandémie, nous devons prendre conscience de la valeur des uns des autres en ce que nous coexistons tous avec la nature et d’autres créations. Nous devons agir ensemble et vivre dans la paix, l’harmonie et l’amour. » « Je me souviens de m’être assise à mon bureau et d’avoir découvert la première contamination dans mon pays. J’ai prié, posé beaucoup de questions. Beaucoup de mes pairs sont retournés aux Écritures à ce moment-là pour chercher des réponses sur Dieu le Créateur, son dessein, sa volonté et ce sur quoi il souhaitait que nous nous concentrions », a déclaré Mme Nandi Bester, directrice du Groupe International de la Jeunesse pour la Paix (IPYG) en Afrique du Sud. « Aujourd’hui, nous pourrions être en mesure de résoudre le problème du COVID-19, mais une autre maladie viendra. A l’arrivée de l’hiver, nous ne pourrons pas l’arrêter, mais nous pourrons nous couvrir et nous protéger. C’est ce que nous pouvons faire face à un problème sanitaire complexe et face aux obstacles survenant dans la vie. Nous devons rester patients, apprendre l’art de la tolérance et tolérer les difficultés et les souffrances que nous subissons », a déclaré le pasteur Hare Krsna Das, prêtre d’ISKCON, Rishikesh, en Inde. Quand survient la question : « Comment l’humanité devrait comprendre pourquoi elle est victime d’un fléau tel que le Covid-19, nous avons constaté que toutes les religions cherchaient une réponse. Lors de ce questionnement, ceux qui participent à cet événement, faisant abstraction du décalage horaire, prient pour la sécurité de tous, indépendamment de leur foi. C’est la différence évidente par rapport à l’avant-pandémie, où les nouvelles d’un conflit étaient remplies d’intolérance à l’égard de groupes d’origines différentes. Ainsi, cela a prouvé la possibilité que l’humanité puisse s’unir en temps de crise, même au-delà de la religion », a déclaré un responsable d’HWPL. L’organisateur HWPL est une ONG affiliée à l’ECOSOC des Nations Unies et a orchestré le don national de plasma de plus de 3 700 personnes en Corée du Sud qui se sont remises du COVID-19, et cela dans le but de développer un remède tout au long de l’année.