PRESIDENTIELLE 2024 AU SENEGAL : Ousmane Sonko peut-il encore sauver les meubles ?

Deux jours après l’audience marathon du 12 décembre dernier, le tribunal hors classe de Dakar chargé de se prononcer sur l’affaire de la radiation de Ousmane Sonko des listes électorales, a rendu son verdict. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la sentence prononcée est largement favorable au leader du PASTEF qui se voit réintégré sur les listes électorales. Et la portée de ce verdict est d’autant plus grande que la décision rendue le 14 décembre dernier, relance la candidature du truculent opposant à la présidentielle du 25 février 2024. Au-delà, c’est un verdict qui sonne comme un camouflet pour l’Etat sénégalais que les partisans d’Ousmane Sonko accusent de s’acharner sur leur leader. Mais qui vient rehausser l’image de la Justice sénégalaise qui jouait son honneur et sa crédibilité dans cette affaire, et qui a su se mettre au-dessus des considérations partisanes pour dire le droit… Lire la suite sur Lepays

Présidentielle au Sénégal: la justice réintègre l’opposant Ousmane Sonko sur les listes et ouvre la voie à sa candidature

C’est un nouveau rebondissement dans le bras de fer juridique qui oppose depuis plusieurs mois Ousmane Sonko à l’État du Sénégal. Ce jeudi 14 décembre, le tribunal de grande instance de Dakar a ordonné la réinscription de l’opposant sur les listes électorales, relançant ainsi la possibilité pour l’opposant emprisonné Ousmane Sonko de candidater à la présidentielle de février 2024. Le tribunal de grande instance de Dakar a confirmé un jugement rendu en octobre qui avait été cassé par la Cour suprême mi-novembre. Cette décision remet dans la course l’opposant qui avait été radié des listes à la suite d’une condamnation à deux ans de prison en juin dans une affaire de mœurs. Dans une courte décision lue devant les avocats, le juge a annulé la radiation d’Ousmane Sonko du fichier électoral, estimant qu’il y avait eu une erreur dans l’application de la loi. Car l’une des questions clefs de l’audience était de savoir si Ousmane Sonko avait été correctement informé de la décision de le radier des listes électorales… Lire la suite sur RFI

L’avocat Juan Branco de retour à Paris après sa brève incarcération au Sénégal

Le médiatique avocat franco-espagnol Juan Branco a été libéré par les autorités sénégalaises après une brève incarcération. De retour à Paris ce 8 août, il s’était rendu en Afrique de l’Ouest pour défendre son client, l’opposant Ousmane Sonko. Arrêté le 5 août par les autorités mauritaniennes alors qu’il tentait de fuir le Sénégal en passant par la Mauritanie voisine, l’avocat franco-espagnol Juan Branco avait été remis à l’appareil judiciaire sénégalais. Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt pour de nombreuses poursuites, il était de passage au Sénégal en tant que conseil d’un opposant au gouvernement en place, Ousmane Sonko. Liberté provisoire et retour en France Incarcéré dans la nuit du 5 au 6 août, il n’aura passé que deux petites nuits derrière les barreaux. Juan Branco, médiatique avocat des Gilets jaunes mais aussi conseiller de Julian Assange, a été présenté le 7 août au matin à un juge d’instruction sénégalais qui l’a inculpé avant de lui accorder une liberté provisoire en vertu des accords de coopération judiciaire entre Paris et Dakar… En savoir plus sur RT France

La libération de Juan Branco fait polémique au Sénégal

L’avocat franco-espagnol d’Ousmane Sonko était notamment poursuivi pour « attentat », « complot », « diffusion de fausses nouvelles » et « séjour irrégulier ». Arrêté, extradé, écroué, inculpé et, finalement, envolé. L’avocat franco-espagnol Juan Branco a embarqué lundi 7 août au soir à bord d’un avion d’Air Sénégal au départ de Dakar et en direction de Paris. Visé par un mandat d’arrêt international émis par le Sénégal, l’avocat qui conseille le principal opposant du régime Ousmane Sonko – lui-même poursuivi pour, entre autres charges, appels à l’insurrection – était entré « illégalement » sur le territoire, selon Ismaila Madior Fall, ministre de la justice… Lire la suite sur Le Monde

La dérive du Sénégal, nouvelle source d’inquiétude pour l’Afrique de l’Ouest

La décision du président Macky Sall de dissoudre le parti de son principal opposant, Ousmane Sonko, apparaît comme un des signes du raidissement du pays, qui se revendique pourtant comme un modèle démocratique. Alors que la multiplication des coups d’Etat militaires en Afrique de l’Ouest ébranle les fragiles édifices démocratiques issus de la décolonisation, la décision du président sénégalais, Macky Sall, annoncée le 3 juillet, de ne pas briguer un troisième mandat lors de l’élection présidentielle de février 2024, avait résonné comme un soulagement et un signe de responsabilité politique. Un mois plus tard, M. Sall risque de compromettre le capital de sympathie qu’il s’était alors acquis, en prenant une mesure grave, rarissime dans son pays : la dissolution par décret, le 31 juillet, du parti de son principal opposant, Ousmane Sonko… Lire la suite sur Le Monde

Sénégal. LU POUR VOUS (« Pétrole et Gaz au Sénégal. Chronique d’une spoliation » d’Ousmane Sonko)

Sénégal. LU POUR VOUS (« Pétrole et Gaz au Sénégal. Chronique d’une spoliation » d’Ousmane Sonko)

LIVRES. Publié en mai 2017 par un éditeur au nom évocateur : « Les Fauves », l’ouvrage de 258 pages d’Ousmane Sonko intitulé « Pétrole et Gaz au Sénégal. Chronique d’une spoliation » touche à un sujet tabou qui constitue présentement un des enjeux majeurs de la crise de l’alternance démocratique au Sénégal. Dès le début de l’ouvrage, l’auteur avertit ses lecteurs avec ce sage conseil : « N’engage pas le débat lors d’un dîner car celui qui n’a pas faim aura le dernier mot. » Comme pour vouloir dire qu’à propos de la gestion du pétrole et du gaz au Sénégal, ceux qui semblent être les non protagonistes de la planification de ce vaste plan d’exploitation sont capables de tenir la dragée haute aux tenants du pouvoir. L’auteur éclaire, argumente et documente, démêle et explique tous les enjeux liés aux affaires traitées du pétrole et du gaz tout comme l’épineux dossier de Petro-Tim. Il démontre également les implications insoupçonnées de l’exploitation du pétrole et du gaz sur le plan politique et démocratique, institutionnel, administratif, judiciaire, citoyen, national et international. « C’est pourquoi, précise l’auteur, nous avons senti l’impérieuse urgence d’écrire ce livre de clarification et de mémoire ». Au fil des lignes, ce qui frappe le plus, c’est la trame et la précision argumentaire et documentaire ; la maîtrise d’un sujet qui, a priori, ne relève pas de la formation intrinsèque de l’auteur. L’ouvrage apparaît ainsi comme un bréviaire pour qui veut comprendre la problématique des ressources naturelles du Sénégal, singulièrement pétrolières et gazières. Ce livre se veut une lampe dans la nuit très sombre de la corruption, manipulation et l’amateurisme politique. À lire absolument pour comprendre les dessous de l’acharnement de l‘Establishment local et mondial contre ce jeune leader panafricain. Par Germain Nzinga

Sénégal. Ousmane Sonko : ce caillou dans les souliers de Macky Sall…

Sénégal. Ousmane Sonko : ce caillou dans les souliers de Macky Sall…

TRIBUNE. Le président Macky Sall laisse un bilan élogieux en termes des infrastructures et même du bilan macro-économique du pays des Teranga. Pourtant son pouvoir est désormais sur le fil de rasoir. À force de vouloir faire le passage en force de son troisième mandat et en harcelant son principal opposant, le président sénégalais est en train de ronger la branche sur laquelle est assis son pouvoir jusqu’à pousser à son effondrement total avec des effets collatéraux immenses sur les gros intérêts économiques de la métropole française qui a investi à sa façon dans l’exploitation des réserves pétrolières et gazières. Sonko est ce caillou dans les chaussures de Sall qui empêche son pouvoir de marcher normalement. Il est aussi à ce niveau un trublion qui vient bousculer les intérêts juteux des multinationales qui sont l’enjeu majeur de l’entêtement pathologique de Macky Sall. À chacune de ses tentatives de confisquer le pouvoir, se dresse un nouvel obstacle plus coriace qui réduit sa marge de manœuvre. Il y a des signes avant-coureurs qui ne trompent pas : le tout récent revirement du Maire de Dakar, son virulent discours télévisé contre Macky Sall, le changement de posture militaires sénégalais, au début très durs contre les manifestants puis présentement rejoignent la résistance des foules en colère puis des démissions en cascade de nombreux officiers supérieurs de l’armée sénégalaise qui refusent d’être accusés de complicité avec les dérives dictatoriales de Macky Sall. Se dirige-t-on vers le schéma militaire guinéen et malien ? Le président sénégalais va-t-il continuer à insulter le futur du peuple qui l’avait élu ou se résoudra-t-il de faire marche en arrière pour apaiser la colère du peuple ? Quoi qu’il en soit, il a déjà fait pâlir son étoile de leader politique et la situation devient irréversible. Sans le savoir, le président sénégalais a hissé Sonko au pinacle du statut présidentiel faisant désormais l’unanimité auprès des sénégalais et le compte à rebours est lancé contre lui. Depuis trois jours, Macky Sall et sa famille se sont réfugiés à la base militaire française à Ouakam. Ousmane Sonko qui est toujours reclus en résidence surveillée et privé de téléphone, attend son heure… Il est presque proche du palais présidentiel. Tout dépendra désormais de la persévérance du peuple sénégalais à ne pas baisser la pression et de la grande muette sénégalaise à ne pas outrepasser son rôle. Toutes les cartes d’un Sénégal libre ou plongé dans le chaos sont sur la table. Qui vivra verra! Par Germain Nzinga

Sénégal : ce que l’on sait des violences survenues après la condamnation de l’opposant politique Ousmane Sonko

Des affrontements entre forces de sécurité et manifestants ont fait neuf morts jeudi, alors que l’adversaire du président Macky Sall est menacé d’inéligibilité à quelques mois de la prochaine élection présidentielle. Une décision de justice qui provoque une nouvelle crise sanglante au Sénégal. Le pays a connu des affrontements, jeudi 1er juin, entre des partisans de l’opposant politique Ousmane Sonko et les forces de sécurité. Ces heurts, qui ont fait neuf morts, interviennent après la condamnation à deux ans de prison de ce candidat à la présidentielle 2024, farouche adversaire du président sénégalais, Macky Sall. Voici ce qu’il faut savoir de la situation. Des violences entre forces de l’ordre et manifestants… Des affrontements ont éclaté jeudi au Sénégal, en particulier dans la capitale, Dakar, ainsi qu’à Ziguinchor, dans le sud du pays. Le bilan dressé par le ministre de l’Intérieur, Antoine Diome, fait état de neuf morts. Durant cette journée d’insurrection, des groupes de jeunes ont notamment affronté les policiers au sein de l’université de Dakar, devenue un champ de bataille… Lire la suite sur FranceTvInfo