Sénégal : les violences policières doivent cesser et les réseaux sociaux rétablis

Sénégal : les violences policières doivent cesser et les réseaux sociaux rétablis

Réagissant aux violences qui ont éclaté hier à Dakar et d’autres villes à la suite du verdict du procès de l’opposant Ousmane Sonko, Samira Daoud, directrice régionale du bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre déclare : « Nous condamnons les restrictions d’accès aux réseaux sociaux et la coupure du signal de la chaine de télévision privée Walf TV par les autorités sénégalaises, dans le contexte des manifestations violentes qui ont eu lieu à Dakar, Ziguinchor et Kaolack, entre autres villes. Ces restrictions au droit à la liberté d’expression et  à l’information constituent des mesures arbitraires contraires au droit international, et ne sauraient être justifiées par des impératifs de sécurité. « De même les arrestations arbitraires doivent immédiatement cesser. Nous appelons notamment les autorités sénégalaises à libérer sans conditions Aliou Sané, coordonnateur de Y’en a Marre détenu depuis le 30 mai, ainsi que deux membres de FRAPP, Bentalbe Sow, détenu depuis le 31 mai et Tapha Diop, arrêté alors qu’il allait s’enquérir des nouvelles des personnes placées en détention à la gendarmerie Foire.  Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty Sénégal a également déclaré : « Nous appelons également les autorités sénégalaises à diligenter des enquêtes crédibles et indépendantes sur les morts enregistrées dans le contexte des manifestations, à Dakar et à Ziguinchor. Nous rappelons aux autorités sénégalaises que la force ne doit être utilisée que lorsqu’elle est nécessaire et de manière proportionnée. La vie et l’intégrité physique de toutes et tous doit être respectée et protégée par les forces de l’ordre.»

Sénégal: le convoi de l’opposant Ousmane Sonko en route pour Dakar

Accompagné par un cortège de partisans, l’opposant sénégalais Ousmane Sonko a quitté ce vendredi 26 mai la ville de Ziguinchor pour rallier la capitale, Dakar, à 500 km de là. Chemise blanche et casquette vissée sur la tête, Ousmane Sonko a entamé sa « caravane de la liberté » depuis Ziguinchor juché sur son véhicule et accompagné d’une foule de partisans en voiture, en moto et à pied. Le départ était prévu à 12 heures mais de nombreuses cérémonies autour de la résidence de M. Sonko ont retardé la sortie de la Caravane. Cinq femmes et trois hommes accroupis autour d’une calebasse remplie de sel et de pépins de fruits sauvage ont prié pour que le voyage soit paisible. Puis une autre femme portant une gerbe de riz qu’elle éparpille sur le trajet que doit suivre la caravane donne enfin le signal du départ. « Nous sommes serein. Après Kolda, on va renforcer la sécurité pour la suite », explique Bassirou Coly adjoint maire et coordinateur du Pastef de Ziguinchor… Lire la suite sur RFI 

Sénégal: à Ziguinchor, les partisans de l’opposant Ousmane Sonko restent mobilisés

Au Sénégal, malgré le renvoi du procès pour viols de l’opposant Ousmane Sonko au 23 mai, ses partisans restent mobilisés dans sa ville de Ziguinchor, en Casamance, dans le sud du pays. Les écoles de la commune sont fermées. Depuis dimanche dernier, des militants, essentiellement des jeunes, se sont rassemblés aux abords du domicile du maire, et se disent « déterminés ».  Après plusieurs jours sans apparition publique, Ousmane Sonko s’est offert un bain de foule mercredi à Ziguinchor. Près de sa maison, des jeunes et des femmes ont mis en place « un barrage », et « organisent des relèves » racontent des témoins. La ville est devenue « l’épicentre de la résistance » affirme Abdou Sané, coordonnateur du parti Pastef à Ziguinchor. « Il y a donc ces sentinelles qui assurent la protection d’Ousmane Sonko contre l’éventualité d’un mandat d’amener. Il y a maintenant ce mouvement d’ensemble qui consiste à protéger le projet. Cela va se poursuivre tant qu’Ousmane Sonko sera en train de subir l’arbitrage », explique-t-il… Lire la suite sur Rfi.fr

Sénégal/Ousmane Sonko dénonce les menaces et insultes dont est victime Aminata Touré

Sénégal/Ousmane Sonko dénonce les menaces et insultes dont est victime Aminata Touré

L’opposant sénégalais Ousmane Sonko a dénoncé récemment les menaces et insultes dont est victime l’ancienne Première ministre de la République du Sénégal, Aminata Touré. « PASTEF-Les patriotes, par ma voix, dénonce vigoureusement les menaces et insultes dont est victime Madame Amina Touré », écrit le maire de la ville Ziguinchor et Président de Pastef les Patriotes sur son compte twitter. L’ancienne présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE) et ministre de la Justice « peut compter sur notre soutien actif, et même physique, contre toute agression par une mafia politique couverte d’une immunité judiciaire et d’une inaction complice des FDS », a-t-il poursuivi. Par la suite, l’ancien Député et candidat à l’élection présidentielle de 2024 a réitéré son « appel à toutes les forces vives de la nation pour un sursaut salvateur pour en finir avec ce régime violent et corrompu de Macky Sall ». L’opposant sénégalais est persuadé que l’actuel chef de l’Etat du Sénégal a sapé « les fondations de notre paix sociale et de notre stabilité nationale, comme jamais dans le passé ». Par conséquent, a-t-il estimé « nous devons tous exiger la démission de Macky Sall ». Adrien Thyg

L’avenir de la Françafrique se joue au Sénégal…

L’avenir de la Françafrique se joue au Sénégal…

OPINION. L’avenir de la France en Afrique se joue présentement plus qu’ailleurs qu’au Sénégal. Le dilemme de la métropole française face au prochain scrutin présidentiel sénégalais de 2024 où elle doit choisir entre le soutien de l’illégal troisième mandat de Macky Sall et l’option en faveur de l’orthodoxie démocratique incarnée par Ousmane Sonko sera très déterminant pour le maintien de la zone d’influence française sur ses anciennes colonies de l’Afrique de l’Ouest. Au regard des garanties assurées par le régime actuel de Dakar pour la sauvegarde des intérêts économiques de l’Hexagone, il n’est que très peu probable que la France abandonne son fidèle allié pour oser prêter main-forte à Sonko et ce, pour la simple raison qu’un maître prédateur ne peut jamais mais alors jamais se réjouir de la politique d’affranchissement de ses anciens esclaves, telle que l’incarne l’opposant Ousmane Sonko. Et cet affranchissement est curieusement nourri par le camp des dominants. Dans quel sens? Chaque privation de liberté envisagée par Macky Sall sur Ousmane Sonko ou encore chaque tentative d’écarter cet opposant du jeu politique sénégalais en instrumentalisant la justice du pays, se retournent contre l’actuel président qui, au final, fait gratuitement la publicité de son adversaire. Dans ce sens donc, toute tentative d’arrestation de ce bouillant opposant transforme ce dernier en martyr du combat de la conquête des libertés auprès de l’opinion d’une grande partie du peuple qui se range derrière lui. Et c’est justement là où le piège risque de se fermer sur les tenants de ce vieux système françafrique qui, en cherchant à appuyer leur ancien protégé, auront clairement défini de quel côté de l’histoire ils se positionnent. Quelle que soit la manière où ils vont manœuvrer, l’application du schéma Ouattara à propos d’un troisième mandat au Sénégal s’avérera inévitablement la preuve du projet de maintenir le statu quo d’une politique instituée il y a plus d’un demi-siècle par Jacques Foccart mais abhorrée par la majorité de l’opinion Sénégalaise. L’usage de ce schéma sera si pas synonyme de chaos social et de très probables soulèvements de la jeunesse sénégalaise en cas de passage en force de Macky Sall, du moins facteur déterminant qui pourra précipiter les événements au pays de la Terenga et dans toute la sous-région du Sahel. L’incertitude de l’ère post-Ouattara en Cote-d’Ivoire, le basculement du Gabon et du Togo dans le Commonwealth puis l’alliance stratégique de plus en plus en place entre ces trois voisins “indociles”, notamment le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, constituent déjà les fissures non négligeables dans le dispositif de la Françafrique placée désormais sous haute tension. Une quelconque perte de contrôle de la France sur le Sénégal sera alors de l’huile qui sera jetée sur les braises déjà incandescentes. L’incendie pourra grossir et s’élargir sur les ex-colonies françaises jusqu’au point de réduire drastiquement la marge de manœuvre de la France dans la sous-région. Avec cette fois-là le risque d’une réaction en chaîne, d’un effet domino, d’une espèce de raz-de-marée qui secouera les autres pays de la sous-région sous forme d’une nouvelle ère géopolitique qu’on pourra nommer “printemps sahélien”. Je me suis toujours méfié des tempêtes de sable fort régulières dans le désert, elles ont la caractéristique commune d’effacer l’ancien paysage géographique et/ou politique en l’espace d’un temps très réduit. Situation à suivre de très près… Par Germain Nzinga

Ousmane Sonko: « Nous n’avons aucun problème avec le peuple français mais plutôt avec l’impérialisme »

Ousmane Sonko: « Nous n’avons aucun problème avec le peuple français mais plutôt avec l’impérialisme »

CLAIR ET NET. « Nous ne sommes plus une colonie et ne devons plus accepter que le gouvernement français ou quelque autre gouvernement ait son mot à dire sur qui doit diriger notre pays. Nous lui demandons de cesser d’elle-même son ingérence dans nos affaires intérieures (plutôt que de nous amener à l’en retirer nous-mêmes) pour pouvoir garantir que nos deux pays maintiennent une coopération bilatérale respectueuse et fructueuse. Nous ne nous inclinerons jamais devant qui que ce soit. Nous n’avons aucun problème avec le peuple français mais plutôt avec l’impérialisme. Nous réitérons à la France notre conseil. Le premier a la phobie de devoir rendre compte de plus d’une décennie de mal gouvernance extrême et le second entend maintenir sa mainmise coloniale sur le Sénégal ». Ousmane Sonko Maire de Ziguinchor et Président de Pastef les Patriotes (opposant sénégalais)

Sénégal : Mr Ousmane Sonko du Pastef, nage dans des contrevérités et prône l’exclusion ethnique lors d’une sortie médiatique

Sénégal : Mr Ousmane Sonko du Pastef, nage dans des contrevérités et prône l’exclusion ethnique lors d’une sortie médiatique

TRIBUNE. On ne sait pas encore sur quel pied dansait Ousmane Sonko du Pastef, en critiquant le Président de la République, son excellence Mr Macky Sall dans son adresse à la nation du lundi 11 mai 2020. Ce dernier s’est exprimé en français et en wolof, oubliant de facto toutes les autres langues nationales. Le comportement du Chef de l’Etat a encore été fortement décrié sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. Notre pays n’est nullement le monopole d’une seule langue. Il appartient à tous et à toutes sans aucune distinction. Mr Sonko qui était l’espoir d’une bonne frange de la population en arrivant à la troisième place lors des élections présidentielles, a raconté des faussetés aux sénégalais et aux sénégalaises lors de sa dernière sortie médiatique et pour quoi ? En effet, le président du Pastef, Mr sonko a fait une sortie malheureuse que beaucoup de nos compatriotes n’oublieront pas de sitôt. Selon lui, 99.99% des sénégalais comprendraient le wolof. C’est totalement faux. Cette déclaration est tout simplement indigne de quelqu’un qui cherche à gouverner un pays multiethnique et diversifié comme le Sénégal. Ce dernier a montré en plein jour, son visage d’intellectuel malhonnête. C’est également un manipulateur et lui confier le pays serait une erreur et une tragédie. Il est demandé à ses militants surtout à ceux de la diaspora, de revoir leur position car leur leader a montré ses limites et qu’il ne peut en aucun cas, gouverner notre pays. Ses compétences pour occuper le poste de Chef de l’Exécutif sont très limitées voire nulles. Pire encore, c’est un ethniciste dangereux pour la paix et la stabilité du pays. On doit se méfier de lui car il est capable de créer des conflits ethniques. Son discours est méprisant pour les autres groupes linguistiques car leurs langues ne sont pas prises en compte, dans leur propre pays. Une mesure contre Mr Sonko qui consisterait à demander à nos compatriotes de le sanctionner aux prochaines élections et aussi de suspendre leur cotisation pour le financement de son parti politique, est présentement à l’étude. Néanmoins, il peut repréciser sa pensée et demander pardon pour son comportement inadéquat et indigne d’un futur Chef de l’Etat. Le Sénégal est à la recherche d’un nouveau Président de la République. Pourtant, la constitution du pays reconnait au moins 6 langues nationales depuis belle lurette. Notre pays a soif d’Hommes d’Etat qui respecteront notre constitution et qui reconnaitront qu’on est dans un pays où vivent en harmonie, plusieurs groupes ethniques avec leurs langues et leurs cultures. Les services publics doivent servir l’ensemble des citoyens et des citoyennes dans toutes les langues nationales qui constituent nos richesses culturelles. Nous lançons un appel pressent à nos législateurs, pour que notre nation soit une terre avec plusieurs langues officielles. Il est grand temps qu’on se débarrasse également du français, une langue coloniale qui nous a fait plus de tort que de bien. Gondiel Ka (Chroniqueur, Montréal, Canada) Avec la collaboration de : de Dental Fulbé Canada, Kisal Deeyirde Pulaagu, Tabital Pulaagu Allemagne, Kibaaruji Pulaagu International, Fedde Pellital, Dental Faabatobe, Associazione Fulbe in Italia, Pulaar nder serwer Orange, Fedde Bamtore Pulaar et Fedde Darnde Lenol.

Sénégal : le candidat aux élections présidentielles, Mr Ousmane Sonko aurait-il raison de vouloir sortir son pays de la zone du Franc CFA ?

Sénégal : le candidat aux élections présidentielles, Mr Ousmane Sonko aurait-il raison de vouloir sortir son pays de la zone du Franc CFA ?

TRIBUNE. Nous avons toujours considéré le franc CFA comme notre monnaie nationale. Beaucoup de nos compatriotes ne sont pas au courant de l’histoire de cette devise, que nous avons connu depuis notre tendre enfance. Certains pensent même qu’elle est frappée en Afrique dans les différentes banques centrales disséminées dans nos différentes capitales politiques. Beaucoup de nos compatriotes ignorent tout de cette monnaie. On en parle pas dans nos programmes scolaires dans nos systèmes d’éducation. Pourquoi tant de secrets qui entourent cette monnaie qu’on a toujours considéré comme la nôtre et qu’on utilise tous les jours dans nos échanges nationaux et internationaux ? L’histoire derrière le franc CFA Le franc CFA est né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire internationale (FMI). Il signifie alors « franc des Colonies Françaises d’Afrique ». Il prendra par la suite la dénomination de « franc de la Communauté Financière Africaine » pour les Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), et « franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale » pour les pays membres de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC). Cette monnaie, Le franc CFA est la dénomination de la monnaie commune de 14 pays africains membres de la Zone Franc. Il s’agit des Etats suivants : Le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, qui constituent l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), dont l’Institut d’émission est la BCEAO ; Le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad, qui constituent la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), dont l’Institut d’émission est la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Cette dernière avec une parité fixe (1FF pour 500 F CFA) est fabriquée dans le Puy-De- Dôme en France. C’est en fait une monnaie étrangère et coloniale. Le Trésor français garantit la valeur externe de ces monnaies – en promettant de prêter des euros aux banques centrales quand elles n’ont plus de devises ; contre cette garantie, la France est représentée dans les instances des banques centrales, la BCEAO et la BEAC, où elle a un droit de veto implicite. Les banques centrales sont en plus tenues de déposer 50% de leurs réserves de change dans un compte spécial du Trésor français, appelé « compte d’opérations » (au lendemain des indépendances, cette proportion était de 100%) qui a un fonctionnement très particulier. Toutes ces règles ont été mises en place pour créer un environnement de « stabilité monétaire » permettant à la France et à ses entreprises de drainer les richesses des pays africains vers elles. Elles restent en vigueur et elles permettent à Paris d’avoir un contrôle non seulement sur la monnaie, mais aussi sur l’économie et la politique. Le franc CFA est un instrument inventé par la France pour faire participer ses colonies africaines à sa reconstruction après la Seconde guerre mondiale. Il est aujourd’hui un pilier du fonctionnement du « pré carré » qu’elle est parvenue à maintenir, malgré les indépendances africaines. Le franc CFA lui donne de nombreux avantages. Il lui permet par exemple d’acheter les matières premières africaines, généralement libellées en dollar, dans sa propre monnaie, ce qui lui évite d’avoir à utiliser ses devises. Le franc CFA donne aussi aux entreprises et produits français des marchés importants et stables. Malgré sa petite taille, la zone franc joue même un rôle de soupape de sécurité pour la France, qui est une puissance déclinante sur le plan économique, comme l’illustrent ses déficits commerciaux vis-à-vis du G8 et de la Chine. Ce n’est qu’en Afrique qu’elle parvient à vraiment tirer son épingle du jeu. Pour beaucoup de grandes entreprises françaises qui profitent de l’environnement offert par la zone Franc, les enjeux sont clairs : l’Afrique ou la mort ! Sur le plan diplomatique, la zone Franc continue de donner à la France un rayonnement international et une influence sans commune mesure avec son poids économique. Si le franc CFA disparaissait, ce serait donc la fin du modèle néocolonial qui a servi de boussole à la politique de la France en Afrique. Cela mettra en péril sa « grandeur » et son « prestige ». Toutefois, une Afrique francophone progressivement libérée de la domination néocoloniale condamnerait à moyen terme la France et ses entreprises évoluant sur le continent à s’adapter à un environnement auquel elles n’ont jamais été préparées. Quand les africains auront compris les méfaits du Franc CFA, ils descendront dans la rue pour exiger leur propre monnaie, disait Pr Agbohou, éminent économiste ivoirien. « Aucun pays ne peut se développer sans l’industrie, or le Franc CFA empêche les pays de la zone Franc de s’industrialiser, afin d’exporter leurs ressources agricoles et minières vers la France », rassure Pr Agbohou. Des ex-colonies françaises, comme le Maroc, la Tunisie, le Cambodge, Le Laos et le Vietnam ont très tôt, compris que le « Franc CFA est plus un frein qu’un levier pour le développement et ont mis en place leurs propres monnaies. Le Maroc est devenu actuellement la sixième puissance économique du continent après avoir battu sa propre monnaie, le Dirham après 1959. Un bénéfice de 400 milliards de dollars de par an pour la France selon Pr Agbohou Mesurant les risques qu’elle encourt, la France acceptera, difficilement, de laisser sauter la « dernière chaine de la chaine de colonisation », qui maintient les ex-colonies françaises dans la servitude. La raison avait été donnée, pour la première fois, par Nicolas Sarkozy, ex-locataire de l’Elysée. « La France quitterait la 7e position pour la 23epuissance économique de l’Europe si les pays francophones abandonnent le Franc CFA » avertissait-il. C’était également au cours d’une interview. Et Angela Merkel, la Chancelière allemande d’enfoncer le clou : « La France vole, chaque année à l’Afrique l’équivalent de 400 milliards de dollars, à travers le compte d’opération ». Un compte dans lequel, nos pays versent la moitié, ou presque, de leurs avoirs extérieurs pour, dit-on, garantir ce que la France appelle la «