Le retour en grâce du vinyle dans l'orchestre "Opika Dekula Band" de Stockholm (Suède)

Le retour en grâce du vinyle dans l'orchestre "Opika Dekula Band" de Stockholm (Suède)

Voici enfin la réalisation impatiemment attendue, d’un des plus beaux fleurons du producteur « Sing A Song Fighter ». En effet, à l’heure du streaming, le vinyle confirme son grand retour dans l’orchestre Dekula Band. Certes, depuis plusieurs années déjà, la musique enregistrée s’est engagée dans la révolution numérique. Un engagement en marche forcée pour le marché de la musique physique qui se doit de trouver sa place dans le monde moderne. En effet, si les disques ne font plus rêver les foules, le vinyle, lui, avec son look délicieusement rétro suscite déjà un engouement discret mais constant chez les passionnés. Dans les deux vinyles de 10 titres en tout, Dekula le leader du groupe est absolument confiant, et son discours ne manque pas de séduction. Les chansons sont marquées irréversiblement par la joliesse sonore et, plus généralement par un esthétique du rythme et de l’expression. Ces deux vinyles, qui ont entre eux de nombreuses affinités, ressortissent  à un projet commun : celui de la musique urbaine qui illustre du moins un courant du nouveau afro beat qui prend chaque jour une plus grande importance. L’orsqu’on s’intéresse au cas Dekula Kahanga chef du groupe « Opika Dekula Band » On constate qu’Il a réussi à s’imposer comme un véritable guitariste révélateur. Son apprentissage autodidacte lui a permis d’avoir une approche unique de l’instrument, alliant les effets mélodiques et rythmiques avec une grande musicalité. Ses solos de guitare sont de véritables morceaux à part entière dans les chansons : ils sont tour à tour lyriques, expressifs ou énergiques. Influencé par plusieurs guitaristes de renom, le Maestro Kahanga Dekula qui vit entre Londres Kensington (Grande Bretagne) et Stockholm (Suède) est considéré comme l’un des meilleurs guitaristes contemporains de la musique congolaise moderne. Né le 02 Avril 1962 à Lemera, Province du Sud-Kivu (RD Congo), Alain Kahanga Dekula est un guitariste émérite. Son jeu mêle des influences de Rumba, d’Afro beat, de  Rock et de jazz fusion. Mais ses qualités de musicien ne se limitent pas à son jeu de guitare : c’est aussi un compositeur mature aux arrangements innovants (cuivres, synthé, dans un contexte Afro-rock). Il est également très bon chanteur et l’a toujours prouvé, depuis le début de sa carrière solo dans les années 90.  En compagnie de ses trois sociétaires Gaby Kababa Nkomba, Göran Persson et Lolo Cissokho, le chef Dekula Kahanga, a apporté brillamment sa contribution guitaristique de manière considérable, successivement dans les orchestres :  « Kyalalo Kietu », de l’église catholique  « Grand Mike Jazz » de Rachid King, “Bavy National”, « Chamwino Srars » (1983),  « Maquis du Zaïre, (Tanzanie1986), “High Life Orchestra” du feu Ahmadu Jah, « Makonde Band » et enfin Dekula Band qui évolue dans son Quartier Général à Stockholm en Suède (baptisé “Little Nairobi/Raila Corner” par l’ex-premier ministre kényan SE Raila Odinga, lors d’un passage mémorable en 2010), dans les pays scandinaves, en Grande Bretagne, en Hollande et partout en Europe. Une  rencontre qui avait connu un très vif succès. Clément OSSINONDE

L’Orchestre « Les Bantous de la capitale », une jolie page d’histoire de la musique congolaise

L’Orchestre « Les Bantous de la capitale », une jolie page d’histoire de la musique congolaise

15 août 1959 – 15 août 2018. Il y a 59 ans naissait le 15 août 1959 au Bar-dancing « Chez Faignond » à Brazzaville, l’un des orchestres les plus prestigieux d’Afrique : Les Bantous de la Capitale (actuellement le plus vieil orchestre de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo). Le porte étendard Très vite, l’orchestre va être la fierté et le porte étendard, pendant plusieurs années, de la musique congolaise à travers l’Afrique (dont il a animé la célébration des indépendances de nombreux pays en 1960) et dans le monde (Europe – Amérique latine). Une véritable « Ecole » Au fil des ans, Les Bantous vont apparaître comme l’une des fondations les plus sûres de la musique congolaise dans les deux Congo et va s’imposer comme une véritable « école » de la musique pratique d’où sont sortis presque tous les grands noms de la musique congolaise, en marge du fait d’avoir réussi à exporter son genre typique, tradi-moderne et ses danses. On pense notamment au « Boucher », « Kiri-kiri », « Yeke-yeke » et « Soukous ». La création L’idée de la création de l’Orchestre Bantou prend forme en avril 1959 à Léopoldville (Kinshasa) à l’issue d’une rencontre des musiciens congolais originaires de Brazzaville, eux-mêmes co-fondateurs des orchestres OK Jazz (dont Essous fût le 1er chef en 1956) et le Rock-A-Mambo (de Nino Malapet créé en 1957). Il y avait là : Dieudonné Nino Malapet, Jean-Serge Essous, Saturnin Pandi (Rock-A-Mambo) – Edouard Ganga « Edo », Célestin Kouka « Célio », Daniel Loubélo « De la lune » (OK Jazz). Un seul mot d’ordre – dont il faut souligner l’urgence – déborde le cadre restreint des initiateurs : retour au bercail et création d’un orchestre fort, capable de représenter dignement la musique du Congo-Brazzaville. Dans ce mot d’ordre est scellé l’accord qui désormais, unit tous les musiciens, définit les conditions d’existence du futur orchestre, fixe, enfin le choix d’un nom très significatif. Nino Malapet, propose : Orchestre Bantous pour honorer la race bantoue à laquelle les congolais appartiennent. La concrétisation, « Chez Faignond » L’idée se concrétise ainsi le samedi 15 Août 1959 au Bar-dancing « Chez Faignond » à Brazzaville, marqué par un concert historique qui réunit huit enfants prodiges sous la direction du clarinettiste Jean-Serge Essous, premier chef d’orchestre, (Nino Malapet ayant fait défection au dernier moment pour se maintenir à la tête du Rock-A-Mambo) Edouard Ganga « Edo », Célestin Kouka (chant) – Daniel Loubélo « De la lune » (guitare basse) – Saturnin Pandi (percussions) – Dicky Baroza (guitare solo) Jacques Dignos (guitare rythmique) Damiens Evongo (maracasses). Notons que : le groupe se sépare de Damiens Evongo quelques semaines après, puis arrive au début de 1960 le drummer capverdien André Aribot. Tandis que Nino Malapet rejoint l’orchestre en 1961, après la dislocation de l’orchestre Rock-A-Mambo à Pointe-Noire. Contre vents et marées Tout au long de son histoire, l’orchestre Les Bantous de la capitale a tenu contre vents et marées à perpétuer sa forme de musique que nombre de mélomanes apprécient profondément. Car les défections, les dissidences, les ruptures, les décès, l’orchestre en a connu de tous ordres. Un groupe de référence (Idole de l’Afrique) L’orchestre le plus connu du Congo-Brazzaville a pratiqué depuis sa création, outre la musique congolaise, la musique du monde dans tous ses contours et a acquis une grande réputation qui fait que l’orchestre reste toujours un groupe de référence pour de nombreuses générations. Ce qui lui a permis d’ailleurs : (sans rentrer dans les détails). – D’être présent depuis 59 ans a plusieurs manifestations continentales et internationales, allant des manifestations diverses de sport et de musique, aux festivals de tout genre, et la prestation le 12 Avril 2009 à L’Olympia de Paris. – De se produire dans plus d’une soixantaine de pays du monde, redorant partout son blason de porte étendard de la musique congolaise et africaine et de parvenir à imposer sa personnalité. – De marquer fortement sa présence à travers une discographie très fournis et qui a marqué différentes époques de gloire de l’orchestre. – D’obtenir à titre de reconnaissance pour sa contribution forte au rayonnement de la musique africaine de nombreux titres honorifiques, des médailles et diplômes d’honneur du Congo et de l’étranger. Il convient aussi de noter que Les Bantous de la capitale se sont efforcés par des mesures appropriées d’enraciner la jeunesse congolaise dans les réalités musicales congolaises, afin qu’elle en comprenne les valeurs profondes et pour mieux l’armer à se rendre responsable de son héritage culturel. Les Bantous ont par ailleurs prouvé par des nombreuses actions concrètes leur participation à la mutation du Congo qui s’appele progrès, évolution des esprits pour la maîtrise totale de ses destins, la recherche permanente de la conscience créatrice du peuple. En guise de conclusion et au regard du vide laissé depuis quelques années par les deux anciens chefs d’orchestre : Essous (25/11/2009) et Nino Malapet, (29/01/2012) il est certain que l’orchestre connait actuellement des grandes difficultés d’organisation, pour lesquelles, il faut penser à une nouvelle structuration, mettre sur pied des nouveaux projets, favoriser l’émergence d’une musique toujours créative et originale, avec comme perspectives : – de Relancer la production discographique – de Stimuler le travail des jeunes musiciens en exigeant d’eux un minimum de technique. – Sur la base des objectifs du Ministère de la culture, réfléchir sur la mise en place du statut du musicien avec toute l’organisation qui régit la profession. Par exemple, être au contact avec une structure médicale spécialisée pour des soins de confort et thérapeutiques à dispenser aux musiciens malades. Le 59ème anniversaire des Bantous constitue donc un moment d’émotion et de souvenir. Son histoire se confond curieusement avec l’histoire du Congo et de l’Afrique dont il a accompagné tous les événements pour être né avant les indépendances et d’avoir participé à toutes ses commémorations. La direction actuelle du groupe L’orchestre est aujourd’hui dirigé par le chanteur Simon Mangouani. A l’exception de Ganga Edo (85 ans), seul

L’orchestre parisien « Maya-Maya Musica » de Pambou Tchico-Tchicaya renoue avec la scène

L’orchestre parisien « Maya-Maya Musica » de Pambou Tchico-Tchicaya renoue avec la scène

Après plusieurs mois d’inactivités, le grand orchestre du chanteur à la voix d’or Tchico-Tchicaya remontera sur scène le vendredi 8 juin 2018 à partir de 20 h, à L’Univers des Artistes à Romainville. Fidèle à la formule qui fait son succès depuis sa création, l’orchestre « Maya-Maya Musica » présentera une programmation ambitieuse mêlant Rumba, Soukous, Salsa et afrobeat. C’est la recette du succès de ce groupe de potes qui ont signé des tubes qui ont marqué les années 90. Un collectif composé de huit musiciens très talentueux qui ont toujours amené le public sur des airs magnifiquement interprétés. La formation dirigée par le chanteur Tchico-Tchicaya est composée de : Rovias Adampoth (chanteur crooner, salsero), Didi Louvila (Guitariste-Accompagnateur), Pablo Mundele (batteur), Lomani-Mondonga (percussionniste), ExcellentExcellencio(guitariste-Soliste), Sammy Cliff (bassiste), Mondo-Mondo (chanteur crooner-danseur). Elle propose habituellement, une musique qui se distingue par la puissance de sons et une rythmique fortement charpentée. Revendiquant la tradition des grands orchestres congolais de rumba tout en y intégrant les sonorités des musiques actuelles. Le sacré bout de chemin de Pambou Tchico-Tchicaya et son orchestre « Maya-Maya Musica » – African-Dance-Machine – : Véritable ambassadeur de la musique congolaise qu’il contribue à faire revivre à la tête de son groupe, Pambou Tchico-Tchicaya a accumulé une très grande et riche expérience à travers le monde. Après un long séjour dans plusieurs contrées, notamment en Europe et en Australie, Maestro Tchico-Tchicaya a trouvé dans les nouvelles générations congolaises des talents décidés à concevoir de la musique congolaise dans le respect et l’esprit des traditions Bantoues du Congo. Tchico-Tchicaya – cet ancien sociétaire des Bantous de la Capitale du Congo – a fait des grandes tournées en Afrique et à travers le monde, des tournées de haut niveau qui l’ont conduit en Afrique Centrale, Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est ; l’Europe, l’Australie, l’Amérique latine (Cuba), les Caraïbes (Martinique, Guadeloupe, Dominique) ainsi que vers l’océan indien (l’île de la Réunion et Zanzibar). Aujourd’hui, Tchico-Tchicaya, leader du groupe « Maya-Maya Musica » est considéré comme l’un des meilleurs artistes musiciens, auteurs-compositeurs congolais les plus inventifs de sa génération, créatif et talentueux. A son palmarès : Prix du Meilleur orchestre de scène en l’an 2000 en Australie  » Australia Best Live Music Awards » . Il est l’un des rares musiciens congolais à avoir obtenu trois Disques d’or et un Micro d’or durant sa carrière professionnelle. Samedi 8 juin à l’Univers des Artistes à Romainville (chez Seskain Molenga) ont doit s’attendre à un concert délirant, qui rallierait tous les suffrages, du néophyte au mélomane averti. Pratique : Tchico-Tchicaya (band leader) E-mail tchicotchicaya5@gmail.com Clément Ossinondé

C’est arrivé en 1964 – La création de l’orchestre Africa Mod « Matata ».

C’est arrivé en 1964 – La création de l’orchestre Africa Mod « Matata ».

Ce sont les transfuges de l’orchestre Novelty, séparé en bloc de leur chef Joseph Mountou Typoa, qui sont à l’origine de la création de l’orchestre Africa Mod. En réalité, c’est Novelty qui a changé de nom. Sauf que pour Africa Mod, c’est Jean-Baptiste Miyouna Yano qui en devient le chef. Avec lui les mêmes compagnons : Paul Ngombé « Pincky », Benjamin Massamba « Baby », Hilarion Malemba, Simon Kieya, Bernard Kibangani et Toussaint Moumbenza, chez qui ont lieu les séances de répétitions (79, rue Monzombo à Moungali). Le premier concert du groupe qui a eu lieu chez « Elysée Bar » à Moungali (Avenue des Trois martyrs) fut un succès. De fil en aiguille, Africa Mod apparait désormais comme un grand groupe dont la forme rythmique va rapidement capter l’attention du public et recueillir absolument son adhésion. Participation aux Premiers Jeux Africains en 1965 Le résultat de son évolution lui permet de gagner le rôle d’animer le mouvements gymniques des Premiers Jeux Africains au stade omnisport de la Révolution ( aujourd’hui, Massamba Débat) en 1965 à Brazzaville. Le nouveau format musical du groupe sera aussi novateur que populaire, car son style tiendra lieu d’un nouveau schéma aux harmonies, aux rythmes et aux timbres bien définis. Installation à Pointe-Noire/Appellation « Matata »/Succès « Méleli Méleli » Sur l’invitation du Commissaire du Gouvernement de la région du Kouilou à Pointe-Noire, l’orchestre est appelé à animer le grand bal traditionnel de la fête du 1er Mai 1966. Dès lors l’orchestre va s’installer à Pointe-Noire pour avoir gagné l’enthousiasme des citoyens de cette ville. Mais sa plus grande notoriété, il le devra à son chef-d’œuvre « Méleli Méleli », qui enregistrera en 1967, une rumba toute particulière exprimée dans la langue « Téké » de la région de la Lékoumou. Cette mélodie débordante de gaieté, va rencontrer une extraordinaire popularité. Citons par ailleurs, les chansons « Maté », « V. Club », « Chérie nazongi », « Sois tranquille » qui ont symbolisé également l’apparition du nouveau format « Matata », d’où l’appellation « Africa Mod Matata ». Dislocation en 1970 Africa Mod, comme bon nombre de groupes des années 60, ne connaîtra pas une longue vie. Avec les départs conflictuels des piliers du groupe, Jean-Baptiste Miyouna Yano, Toussaint Moumbenza et Paul Ngombé « Pincky », la dislocation de l’Africa Mod « Matata » intervient malheureusement au cours de l’année 1970.