Maroc. Les ventes des phosphates et dérivés ont presque doublé à fin mai

Maroc. Les ventes des phosphates et dérivés ont presque doublé à fin mai

Le déficit commercial s’est creusé. En hausse de 36,9%, soit +31.498MDH, il s’est établi à 116.814MDH au titre des cinq premier mois de l’année 2022 contre 85.316MDH à la même période de l’année précédente. Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, en mai, les exportations ont progressé de +40,7% (51.061MDH) pour se situer à 176.424MDH. Au cours de cette même période, les importations ont pour leur part affiché une augmentation de +39,2%, correspondant à +82.559MDH ; tandis que le taux de couverture s’est situé à 60,2%. Dans le détail, l’Office des changes indique que la hausse des importations de biens a concerné la quasi-totalité des groupes de produits. Ainsi, d’après les données recueillies, la facture énergétique a plus que doublé s’élevant à 54.646MDH à fin mai 2022 ; suite, essentiellement, à la hausse des approvisionnements en gasoils et fuel-oils (+14.023MDH) due à l’élévation des prix qui ont presque doublé (9.110 DH/T contre 4.597 DH/T), a noté l’Office soulignant que les quantités importées ont en parallèle enregistré une hausse de 8,6%. En raison de la forte croissance des achats de l’ammoniac (8.674MDH à fin mai 2022 contre 2.263MDH à fin mai 2021), les importations des demi-produits ont de leur côté augmenté de 53,9% ou +24.559MDH, a également relevé l’Office des  changes dans sa note sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs-mai 2022. Des mêmes chiffres de l’organisme public, il ressort également que les importations des produits alimentaires ont affiché une hausse de 31,8% ou +8.959MDH. Soulignons que « cette évolution est tributaire, essentiellement, de la hausse importante des achats d’orge (2.993MDH à fin mai 2022 contre seulement 325MDH à fin mai 2021) », selon les explications de l’Office qui annonce, en outre, une hausse de 14,8% des approvisionnements en blé au cours de la même période.  A fin mai 2022, il ressort par ailleurs que les importations des produits bruts ont crû de 76% (+8.084MDH), suite, principalement, à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont presque triplé (+5.421MDH). En ce qui concerne les exportations de marchandises, les données recueillies montrent qu’elles se sont établies à 176.424MDH contre 125.363MDH un an auparavant, soit une hausse de 40,7% (+51.061MDH). D’après l’Office, «cet accroissement concerne les exportations de la totalité des secteurs, essentiellement, celles des phosphates et dérivés, du secteur de l’automobile et celles de l’agriculture et agroalimentaire ». Un point important à relever dans cette rubrique est que les ventes des phosphates et dérivés ont presque doublé pour atteindre 47.627MDH à fin mai 2022 contre 24.270MDH à fin mai 2021. Pour l’Office des changes, « cette évolution fait suite, principalement, à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+17.966MDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.354DH/T à fin mai 2022 contre seulement 3.431 DH/T à fin mai 2021) ». L’organisme public a toutefois noté une baisse de 10,2% des quantités exportées. De l’évolution des ventes du secteur de l’automobile, il ressort que celles-ci ont affiché un accroissement de 24,4% (+8.125MDH) s’élevant à 41.359MDH à fin mai 2022 contre 33.234MDH une année auparavant. Comme l’a fait remarquer l’Office des changes dans sa note, « ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021 », quand bien même la part de ces ventes dans le total des exportations a perdu 3,1 points (23,4% à fin mai 2022 contre 26,5% à fin mai 2021). Du côté des exportations du secteur agricole et agroalimentaire, les chiffres montrent qu’elles ont attient 40.256MDH à fin mai 2022 contre 32.472MDH durant la même période de l’année précédente. Ce qui correspond à une hausse de 24% équivalant à +7.784MDH. L’évolution des exportations de ce secteur est attribuée à la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+28,9% ou +4.209MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+19,6% ou +3.407MDH), a expliqué l’Office des changes dans sa note. A noter que la hausse, de 32,6% (+4.393MDH), des exportations du textile et cuir au titre des cinq premiers mois de l’année 2022, fait suite à celle « des ventes des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+36,9% ou +3.078MDH), des articles de bonneterie (+27,7% ou +761MDH) et des chaussures (+27,7% ou +280MDH) », a expliqué l’Office de même source. Et de déduire que ces exportations ont au final atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Soulignons enfin que la balance des échanges de services a affiché un excédent en hausse de 78,3% (+13.450MDH) atteignant +30.630MDH à fin mai 2022 contre +17.180MDH un an auparavant. « Cette évolution s’explique par une hausse des exportations (67.731MDH contre 46.787MDH, soit +44,8% ou +20.944MDH) plus importante que celle des importations (+25,3% ou +7.494MDH) », a expliqué l’Office. Quant aux voyages, principale composante des échanges de services, ils ont affiché un solde excédentaire en hausse de 10.820MDH, en raison principalement de la hausse des recettes voyages de 12.889MDH, se situant à 20.336MDH à fin mai 2022 contre 7.447MDH une année auparavant ; alors que les dépenses ont atteint 5.360MDH, soit un niveau en dessous de celui des années avant crise sanitaire (7.948MDH en 2019). Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial s’est creusé à 91,04 milliards de dirhams

Maroc. Le déficit commercial s’est creusé à 91,04 milliards de dirhams

En augmentation de  43,6% par rapport à fin avril 2021 (27,641 MDH), le déficit commercial du Maroc s’est accentué durant le mois d’avril 2022. Selon les chiffres publiés par l’Office des changes, il s’est établi à près de 91,04 milliards de dirhams (MMDH) ; alors que le taux de couverture a perdu 1,6 point passant de 62% à 60,4%. Ainsi, au titre des quatre premiers mois de l’année 2022, les importations ont  progressé de 37,8% (+63,06 MMDH) pour atteindre 230,05MMDH contre 167,00 MMDH à fin avril 2021 ; tandis que les exportations se sont accrues de 34,2% (+35,42 MMDH) pour se situer à 139,01 MMDH à fin avril 2022 contre 103.60MMDH une année auparavant. Dans le détail, la hausse des importations de biens a concerné la quasi-totalité des groupes de produits. Ainsi, dans son dernier bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office des changes indique que la facture énergétique a plus que doublé s’élevant à 43,79 MMDH à fin avril 2022. Après analyse des données, il apparaît que cette évolution s’explique essentiellement par la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+12,14 MMDH) due à l’élévation des prix qui ont presque doublé (8.833 DH/T contre 4.490 DH/T)», a fait savoir l’Office des changes constatant que les quantités importées ont en parallèle enregistré une hausse de 15,8%. S’agissant des importations des demi-produits, il ressort des mêmes données qu’elles ont affiché une hausse de 53% (+19,09 MMDH, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac (7,45 MMDH à fin avril 2022 contre 1,60 MMDH à fin avril 2021). En ce qui concerne les importations des produits bruts, l’Office indique qu’elles ont bondi de 72,6% (+5,84 MMDH) du fait principalement de la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés dont les coûts ont presque triplé pour atteindre +3,97 MMDH. Quant aux importations des produits alimentaires, elles ont enregistré une hausse de 25,4% équivalant à +5,83 MMDH, en raison essentiellement de la hausse importante des achats d’orge (2,27 MMDH à fin avril 2022 contre seulement 263 MDH à fin avril 2021). Notons que les approvisionnements en blé ont de leur côté affiché une hausse de 16% due à l’effet prix en accroissement de 38,8% ; tandis que les quantités ont accusé une baisse de 16,4%. Dans son bulletin, l’Office des changes rapporte que l’accroissement des exportations de marchandises a concerné la majorité des secteurs, citant notamment celui des phosphates et dérivés, de l’agriculture et agroalimentaire, du textile et cuir et de l’automobile. Dans le détail, les ventes des phosphates et dérivés ont presque doublé pour atteindre 36,14 MMDH à fin avril 2022 contre 18,20 MMDH à fin avril 2021, principalement suite à «l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+13,75 MMDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (7.541DH/T à fin avril 2022 contre seulement 3.241 DH/T à fin avril 2021)», a expliqué l’Office relevant en revanche que les quantités exportées se sont inscrites en baisse de 5,1%. Selon l’Office, au terme du mois d’avril dernier, les exportations du secteur agricole et agroalimentaire ont connu une augmentation de 15,4% (+4,40 MMDH) pour s’établir à 32,84 MMDH contre 28,45 MMDH au cours de la même période de l’année précédente. Parallèlement, les exportations du textile et cuir se sont accrues de 33,6% (+3,66 MMDH) au titre des quatre premiers mois de l’année 2022, atteignant ainsi leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Quant aux ventes du secteur de l’automobile, il ressort des chiffres rendus publics par l’Office des changes qu’elles ont enregistré un accroissement de 12,9% (+3,65 MMDH) atteignant 32 MMDH à fin avril 2022 contre 28,34MMDH une année auparavant. Comme le fait observer l’Office dans son bulletin, «ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021», quand bien même la part de ces ventes dans le total des exportations a reculé de 4,3 points (23% à fin avril 2022 contre 27,3% à fin avril 2021). Alain Bouithy

Maroc: En hausse de 70,1%, la balance des échanges de services affiche un excédent à fin mars dernier

Maroc: En hausse de 70,1%, la balance des échanges de services affiche un excédent à fin mars dernier

A fin mars 2022, la balance des échanges de services a enregistré un excédent en hausse de 70,1%, soit +6.88 milliards de DH, à 16.71 MMDH contre +9.82 MMDH, selon des chiffres publiés récemment par l’Office des changes. Cet accroissement fait suite à une hausse des exportations (36.18 MMDH contre 28.18MMDH, soit +28,4% ou +8.00MMDH) plus importante que celle des importations (+6,1% ou +1.11MMDH), a expliqué l’Office dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de mars 2022. Par ailleurs, et selon la même source, les recettes Voyages ont atteint 9.708MDH au troisième mois de l’année en cours, soit un accroissement de 79,6% ou +4.30MMDH par rapport à fin mars 2021. D’après l’Office, il ressort néanmoins que ces recettes ont accusé une baisse de 43,6% par rapport au premier trimestre de l’année 2020 (Période avant le premier confinement), alors que les dépenses ont augmenté de 30,1% équivalant à +659MDH. Le solde excédentaire des voyages, principale composante des échanges de services, a ainsi plus que doublé se situant à +6.86MMDH à fin mars 2022 contre +3.21MMDH à fin mars 2021, a conclu l’Office. Martin Kam

Maroc. Le textile et le cuir retrouvent des couleurs à l’ export

Maroc. Le textile et le cuir retrouvent des couleurs à l’ export

Le déficit commercial continue de se creuser. Selon les chiffres de l’Office des changes, il s’est aggravé de 42,9% au titre du premier trimestre de l’année 2022, en glissement annuel, pour s’établir à -65,57 milliards de dirhams (MMDH) ; tandis que le taux de couverture a perdu 2,4 points (60,4% contre 62,8%). Les données recueillies par l’Office montrent en effet que les importations ont atteint 165,55 MMDH au premier trimestre 2022, contre 123,42 MMDH à fin mars 2021, correspondant à une hausse de 34,1% (+42,13 MMDH). Durant la même période, les exportations se sont pour leur part accrues de 29% (+22,45MMDH) pour se situer à 99.981MDH à fin mars 2022 contre 77.526MDH une année auparavant. Dans le détail, il ressort des données publiées par l’Office des changes que la hausse des importations de biens a concerné la quasi-totalité des groupes de produits. Ainsi  qu’il le relève dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de mars, les importations des demi produits ont réalisé une hausse de 52,4% (+13.893MDH), suite à la forte augmentation des achats de l’ammoniac qui ont plus que quadruplé passant de 1,03 MMDH à 5,42 MMDH. La facture énergétique a de son côté augmenté de 87,3% (+13,05 MMDH) en raison principalement de la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+6,18 MMDH) due à l’élévation des prix de 77,4% (7.884 DH/T contre 4.444 DH/T), a expliqué l’Office des changes précisant que les quantités importées ont enregistré une hausse de 5,3% : 1.689mT à fin mars 2022 contre 1.604mT à fin mars 2021. Suite, principalement, à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que triplé (+3,22 MMDH), les importations des produits bruts ont bondi de 78,3% à fin mars 2022 pour s’établir à +4,62 MMDH. Les importations des produits alimentaires ont connu une hausse de 24,3% correspondant à +3.970MDH,  suite essentiellement à une hausse importante des achats d’orge qui ont atteint 1,37 MMDH à fin mars 2022 contre seulement 248MDH à fin mars 2021, a fait savoir l’Office des changes soulignant que les approvisionnements en tourteaux et en blé ont grimpé (respectivement de 43,7% et 11,4%). En ce qui concerne les exportations de marchandises, les données relatives à cette même période montrent qu’elles ont progressé de 29%, soit +22,45 MMDH pour s’établir à 99,98 MMDH contre 77,52 MMDH un an auparavant. D’après l’Office des changes, cet accroissement a concerné la majorité des secteurs, essentiellement, le secteur de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir ainsi que les phosphates et dérivés dont les ventes ont presque doublé pour atteindre 24,54 MMDH à fin mars 2022 contre 13,43 MMDH à fin mars 2021. Précisons que la hausse des ventes de ces derniers est intervenue, principalement, après « l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+7,75 MMDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (7.319 DH/T à fin mars 2022 contre seulement 3.116 DH/T à fin mars 2021) », comme l’a expliqué l’Office qui a en revanche fait état de la baisse de 17,8% des quantités exportées. S’agissant des exportations du secteur agriculture et agroalimentaire, l’analyse des données révèle qu’elles se sont établies à 24,37 MMDH à fin mars 2022 contre 21,20 MMDH durant la même période de l’année précédente. Ce qui correspond à une augmentation de 14,9% équivalant à +3.165MDH. Pour l’Office, « cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,4% ou +2,41 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+5,7% ou +694MDH). Il est à noter que la hausse des exportations du textile et cuir de 32,3% (+2,53 MMDH) s’explique, de son côté, par la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur. En l’occurrence, «des vêtements confectionnés (+35,5% ou +1,71 MMDH), des articles de bonneterie (+31,3% ou +485MDH) et des chaussures (+23,4% ou +157MDH) ». Comme l’a relevé l’Office dans sa note, ces exportations ont ainsi atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Au titre du premier trimestre de l’année 2022, les ventes du secteur de l’aéronautique ont pour leur part affiché un accroissement de 53% (+1,79 MMDH) s’élevant à 5,17 MMDH à fin mars 2022 contre 3,38 MMDH une année auparavant. Dans son analyse, l’Office a constaté que «ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021», tandis que la part de ces ventes dans le total des exportations a progressé de 5,2% à fin mars 2022 contre 4,4% à fin mars 2021, après avoir gagné 0,8 point. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial affiche un solde en hausse de 24,3% à fin 2021

Maroc. Le déficit commercial affiche un solde en hausse de 24,3% à fin 2021

Selon les chiffres définitifs du commerce extérieur à fin 2021, les échanges commerciaux de marchandises ont marqué un accroissement tant au niveau des importations qu’au niveau des exportations par rapport à l’année 2020. Après analyse des données recueillies par l’Office des changes au titre de l’année écoulée, il ressort que les importations ont enregistré une augmentation de 24,7% soit+104,6 milliards de DH pour atteindre une valeur de 527,4 milliards de DH en 2021 contre 422,9 milliards de DH une année auparavant. Au cours de la même période, les exportations se sont, de leur côté, améliorées de 25% soit +65,8 Milliards de DH passant de 263,1 milliards de DH en 2020 à 328,8 milliards de DH en 2021, indique un communiqué de l’Office des changes et du ministère de l’Economie et des Finances. Ainsi, le déficit commercial a affiché un solde en hausse de 24,3% équivalant à 38,8 milliards de DH se situant à 198,6 milliards de DH contre 159,8 milliards de DH, a indiqué l’Office des changes soulignant que le taux de couverture est, quant à lui, resté quasi-stable à 62,3%. Au niveau du compte courant, les chiffres se rapportant à ce volet montrent que « les résultats de la balance des paiements au titre de l’année 2021 font ressortir un déficit du compte des transactions courantes de 29,1 milliards de DH contre -13,4 Milliards de DH pour l’année 2020 soit une hausse de 15,7 Milliards de DH», a poursuivi l’organisme public Selon les explications de l’Office des changes, cette évolution est due d’une part, à l’accroissement des déficits enregistrés au titre des échanges de biens et du revenu primaire à concurrence de 31,4 Milliards de DH et 6,6 Milliards de DH respectivement et d’autre part, à la baisse de l’excédent de la rubrique des services passant de 63,6 Milliards de DH à 62,4 milliards de DH. L’Office des changes constate toutefois que « ces évolutions ont été partiellement contrebalancées par l’amélioration de l’excédent du revenu secondaire de 23,5 milliards de DH». Il est à noter qu’au cours de cette même période, le volume des transactions courantes s’est établi à 1.111,3 Milliards de DH en hausse de 21,6% ou 197,7 Milliards de DH sous l’effet combiné de l’augmentation des recettes courantes (+91 milliards de DH) et des dépenses courantes (+106,7 milliards de DH), a indiqué l’Office. Au niveau des investissements internationaux,  il apparait qu’à fin décembre dernier, « la position extérieure globale, qui reflète la situation patrimoniale de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde, fait ressortir une situation nette débitrice de 771,3Millards de DH contre -765,2 Milliards de DH à fin septembre 2021 ». A en croire l’Office des changes, « cette situation résulte de la hausse simultanée des encours des engagements financiers (+15,9 milliards de DH) et des avoirs financiers (+9,8 milliards de DH) ». L’Office des changes note à ce propos que l’accroissement des engagements financiers a été conséquent durant cette période, principalement, de la progression de l’encours de la composante « autres investissements » de 9,6 Milliards de DH et de l’encours des investissements directs étrangers au Maroc de +6,6 milliards de DH. A en croire l’Organisme public, « la hausse de l’encours des avoirs financiers s’explique, essentiellement, par l’accroissement de 13 Milliards de DH des avoirs de réserve compensé, néanmoins, par la baisse de l’encours de la composante « autres investissements » de 5,3Millards de DH». Rappelons à toutes fins utiles que les statistiques du commerce extérieur et les comptes internationaux du Maroc, notamment, les comptes trimestriels de la balance des paiements et de la position extérieure globale, sont publiées selon les formes et l’agenda prévus par la Norme spéciale de diffusion des données (NSDD), dont le calendrier est diffusé à l’avance par l’Office des Changes sur son site Internet et auprès du Fonds monétaire international (FMI), comme cela a été relevé dans le communiqué. Alain Bouithy

Maroc. Les ventes à l’export du textile et de l’aéronautique repartent de plus belle

Maroc. Les ventes à l’export du textile et de l’aéronautique repartent de plus belle

Les exportations marocaines de marchandises poursuivent leur tendance haussière. Selon les statistiques publiées récemment par l’Office des changes, elles ont affiché une progression de 27,7% au deuxième mois de l’année, équivalant à +13.55MMDH. Les indicateurs mensuels des échanges extérieurs au titre du deuxième mois de l’année en cours montrent en effet qu’elles se sont élevées à 62.47MMDH contre 48.92MMDH un an auparavant. A titre de comparaison, à fin janvier 2022, les exportations de marchandises s’étaient situées à 30.64MMDH contre 24.91MMDH un an auparavant, ce qui représentait une hausse de 23% ou +5.72MMDH. Comme en janvier dernier, l’Office des changes constate que la progression des exportations a concerné la totalité des secteurs, essentiellement, les phosphates et dérivés, le secteur de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir. En effet, selon les données recueillies par l’organisme public, les ventes des phosphates et dérivés ont doublé pour atteindre14.21MMDH à fin février 2022 contre 7.25MMDH à fin février 2021. Pour rappel, les ventes de ce secteur avaient plus que doublé en début d’année pour s’établir à 7.79MMDH contre 3.48MDH à fin janvier 2021. Commentant la récente évolution, l’Office des changes a indiqué qu’elle « fait suite à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+4.484MDH) due à l’effet prix qui a presque triplé (7.214 DH/T à fin février 2022 contre seulement 2.996 DH/T à fin février2021). En revanche, les quantités exportées baissent de 16,4 ». En ce qui concerne les exportations du secteur agriculture et agroalimentaire, les données montrent que les ventes à l’export de ce secteur ont atteint 15.44MMDH au terme du deuxième mois de l’année 2022 contre 13.57MMDH durant la même période de l’année précédente. Ce qui correspond à une progression de 13,8%, soit +1.87MMDH. Cette évolution est attribuée à la hausse de +36,2% des ventes de l’industrie alimentaire correspondant à +1.89MMDH, a expliqué l’Office relevant que les ventes de l’agriculture, sylviculture et chasse sont restées quasistables à 8.13MMDH au cours de la même période. A titre de comparaison, les exportations du secteur de l’agriculture et agroalimentaire avaient connu une augmentation de 8,4% à fin janvier 2022, correspondant à +595MDH, pour se situer à 7.65MMDH. S’agissant de l’évolution des exportations du textile et cuir, qui ont cru de 26,1%, soit +1.32MMDH au titre des deuxpremiers mois de l’année 2022, cette hausse est attribuée « à la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur en l’occurrence, des vêtements confectionnés (+30,3% ou +928MDH), des articles de bonneterie (+18,3% ou +195MDH) et des chaussures (+18,3% ou +81MDH) », selon les chiffres publiés par l’Office des changes. Rappelons qu’au titre du premier mois de l’année 2022, les exportations de secteur avaient progressé de 20% ou +499MDH, selon les chiffres publiés à cette date par l’Office qui précisait que les exportations couvrant cette période avaient dépassé, en moyenne, celles réalisées durant la période 2018-2021. Comme l’a relevé l’organisme public, il est important de noter que ces exportations ont cette fois-ci atteint leur niveau le plushaut durant la même période au cours des cinq dernières années. Enfin, les ventes du secteur de l’aéronautique ont pour leur part affiché un accroissement de 52,9%, soit +1.20MMDH atteignant ainsi 3.47MMDH à fin février 2022 contre 2.27MMDH une année auparavant, a fait savoir l’Office des changes précisant dans son analyse de l’évolution des exportations de marchandises que « ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021 ». Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial s’accentue de 57,2% à fin février

Maroc. Le déficit commercial s’accentue de 57,2% à fin février

Le déficit commercial est ressorti en hausse de 57,2% à fin février 2022 par rapport à la même période de l’année 2021. Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, il s’est établi à -39,64 milliards de dirhams (MMDH). Selon les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de févier dernier, les importations ont connu une progression de 37,8%, soit +27.98MMDH. Elles ont ainsi atteint 102.124MDH au terme des deux premiers mois de 2022 contre 74.13MMDH à fin février de l’année écoulée. En hausse de 27,7% (+13.55MMDH), les exportations se sont pour leur part situées à 62.47MMDH à fin février 2022 contre 48.92MMDH une année auparavant, a poursuivi l’Office notant par ailleurs que le taux de couverture a perdu 4,8 points. Dans le détail, la hausse des importations de biens a concerné la majorité des groupes de produits. Ainsi, selon l’Office des changes, les importations des demi-produits ont réalisé une hausse de 51,7% (+8.29MMDH) due à l’accroissement des achats de l’ammoniac qui ont plus que quadruplé passant de 693MDH à 2.92MMDH. En parallèle, la facture énergétique a augmenté de 81,6% (+7.11MMDH), suite principalement à la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+3.43MMDH) due à la hausse des prix de 64,2% (6.798 DH/T contre 4.141 DH/T), a indiqué l’Office ajoutant que les quantités importées ont enregistré une hausse de 16,1% (1.062mT à fin février 2022 contre 915mT à fin février 2021). Dans la même période, les importations de produits alimentaires ont bondi de 44,8% (+3.99MMDH), en raison principalement de la hausse des achats de blé (+96,8% ou +2.018MDH) qui ont atteint leur plus haut niveau durant les cinq dernières années. Selon les explications de l’Office des changes, « cette évolution est due à la hausse simultanée des prix (+21,4% : 3.342 DH/T à fin février 2022 contre 2.754 DH/T à fin février 2021) et des quantités (1.227 mT à fin février 2022 contre 757 mT à fin février 2021) ». S’agissant des exportations de marchandises, l’organisme public précise que  l’accroissement observé durant cette période  a concerné la totalité des secteurs, essentiellement les phosphates et dérivés, le secteur de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir.Selon les chiffres relatifs au secteur, les ventes des phosphates et dérivés ont doublé pour atteindre 14.21MMDH à fin février 2022 contre 7.25MMDH à fin février 2021. L’Office des changes attribue cette évolution à « l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+4.48MMDH) due à l’effet prix qui a presque triplé (7.214 DH/T à fin février 2022 contre seulement 2.996 DH/T à fin février 2021) ». Mais il note tout de même que les quantités exportées ont accusé en revanche une baisse de 16,4% au cours de la même période. Il est à signaler que les exportations du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont affiché une augmentation de 13,8% (+1.87MMDH) pour se situer à 15.44MMDH à fin février 2022 contre 13.57MMDH durant la même période de l’année précédente. Des chiffres publiés par l’Office des changes, il ressort aussi que les exportations du textile et cuir se sont accrues de 26,1% (+1.32MMDH) au titre des deux premiers mois de l’année 2022. « Cette évolution est attribuable à la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+30,3% ou +928MDH), des articles de bonneterie (+18,3% ou +195MDH) et des chaussures (+18,3% ou +81MDH) », selon l’Office qui affirme, ainsi, que ces exportations ont atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Il est à souligner également que les ventes du secteur de l’aéronautique ont affiché un accroissement de 52,9% (+1.20MMDH) s’élevant à 3.47MMDH à fin février 2022 contre 2.27MMDH une année auparavant. A en croire l’Office des changes, « ce niveau dépasse ceux enregistrés durant la même période entre 2018 et 2021 ». Alain Bouithy

Maroc. Le nombre des exportateurs actifs s’est accru de 3,7% durant la période 2011-2019

Maroc. Le nombre des exportateurs actifs s’est accru de 3,7% durant la période 2011-2019

Le nombre des exportateurs actifs est passé de 3.226 en 2011 à 4.309 en 2019, selon les résultats d’une étude réalisée par le Département études et statistiques de l’Office des changes. Cette évolution correspond à un taux de croissance annuel moyen TCAM de 3,7% et représente une part moyenne de 62,1% du nombre total des exportateurs au Maroc au titre de la période 2011-2019, précise l’étude qui s’appuie sur les données des déclarations douanières effectuées par les exportateurs marocains au cours de la période 2011 – 2020. D’après cette étude, consacrée à l’« Analyse multidimensionnelle de l’évolution du profil des exportateurs marocains actifs », le nombre total des exportateurs au Maroc a accusé un recul en 2020 (année marquée par le ralentissement de l’activité économique à l’échelle mondiale suite aux répercussions du Covid19), pour atteindre 6.530 exportateurs soit une baisse de 7,9%. Dans son rapport, l’Office des changes relève que « 65% de cette baisse touche les exportateurs dits occasionnels, tandis que les exportateurs actifs représentent 35% du recul du nombre total des exportateurs au Maroc ». Des données analysées, il ressort qu’au cours de la période 2011-2019, le chiffre d’affaire global à l’export a affiché une progression continue enregistrant un TCAM de 6,3%. Selon l’Office des changes, 99,3% de ce chiffre d’affaire a été réalisé par les exportateurs actifs dont les chiffres d’affaires à l’export se situent à 282,4 milliards de Dirhams (Mds DH) en 2019 contre 173,6 Mds DH en 2011. En 2020, le chiffre d’affaires global à l’export a enregistré une baisse pour atteindre 262,8 Mds DH, soit -7,6% ou -21,7 Mds DH, a poursuivi l’Office précisant que ce recul a principalement touché le chiffre d’affaires des exportateurs occasionnels qui a baissé de 61,9%. Alors que celui des exportateurs actifs n’a baisse que de 7,2% au cours de la même période. Par nombre, l’étude montre également que la structure des exportateurs actifs au Maroc en 2019 est constituée principalement des TPE (32,8%), des ME (30,3) et des PE (27,9%) qui s’accaparent 91% du nombre des exportateurs actifs au Maroc en 2019 ; alors que les GE et les TGR représentent respectivement 6,4% et 2,6%. L’Office note par ailleurs qu’« en terme de chiffre d’affaires à l’export, 60% en moyenne de ce chiffre est réalisé par les TGE entre 2011 et 2019 (177,9 Mds DH en 2019 contre 100 Mds DH en 2011) réalisant ainsi le TCAM le plus important parmi les autres tranches d’exportateurs (7,5%). De leur part, les GE affichent un TCAM de leur CA à l’export de 6,1% durant la même période, suivis des TPE avec 4,1%, puis les PE avec 3,2% et enfin les ME avec 3,1% ». Autres enseignements de cette étude : le secteur de l’agriculture, sylviculture et chasse a enregistré la plus grande augmentation relative au nombre d’exportateurs actifs au titre de la période 2011 2019 avec un TCAM de 8,7%. Il est ainsi passé de 354 exportateurs actifs en 2011 à 691 exportateurs actifs en 2019. Selon l’Office des changes « cette hausse en nombre est accompagnée par un accroissement du CA à l’export de cette population de 10,4% (26,2Mds DH en 2019 contre 11,9 Mds DH en 2011) ». L’étude relève en outre qu’en 2019, 17,8% des exportateurs actifs opéraient dans le secteur de l’industrie alimentaire (17,3% en 2011), suivis de ceux qui opèrent dans le secteur de l’Agriculture,sylviculture et chasse (16% en 2019 contre 11% en 2011), puis ceux du secteur de l’industrie de l’habillement et des fourrures (13,4% en 2019 contre 19,5% en 2011). D’après les données, le nombre des exportateurs actifs dans ces trois secteurs représentait presque 50% du nombre total des exportateurs actifs au Maroc. Selon l’Office des changes, en dépit des effets de la crise sanitaire liée au Covid19, « certains secteurs NCN affichent un nombre de leurs exportateurs actifs en hausse tel que : Industrie de l’habillement et des fourrures (+13), Textile (+8) et Industrie alimentaire (+5) ». Signalons également qu’au titre de la période étudiée (2011-2019), les exportateurs actifs du secteur NCN «Industrie automobile » ont réalisé la plus importante croissance moyenne avec un TCAM de 33,9%. Comme le montre l’étude, leur CA à l’export est passé de 3,8 Mds DH en 2011 à 39 Mds DH en 2019 et leur part dans le CA global à l’export a gagné 11,6 points (2,2% en 2011 à 13,8% en 2019). Concernant les exportateurs actifs du secteur NCN « Industrie chimique », ils s’accaparent 18,1% du CA global à l’export. Si leurs ventes s’établissent à 51 Mds DH en 2019 contre 43,3 Mds DH en 2011, soit un TCAM de 2,1%, il ressort que le nombre des exportateurs actifs de ce secteur est en revanche resté quasiment stable. S’agissant des exportateurs actifs du secteur NCN « Fabrication de machines et appareils électriques », l’étude fait état d’une hausse du CA à l’export qui est passé de 21 Mds DH en 2011 à 46,2 Mds DH en 2019, soit un TCAM de 10,4% . Comme le précise l’Office, « Les ventes des exportateurs actifs de ces trois secteurs représentent presque la moitié du CA global à l’export ». Enfin, l’année dernière, la baisse du CA à l’export a concerné la majorité des secteurs NCN, essentiellement, celui de l’industrie de l’habillement et des fourrures (- 6,2% ou -20 Mds DH), a fait savoir l’Office des changes. Alain Bouithy