Maroc. Le déficit commercial continue de s’aggraver à fin octobre

Maroc. Le déficit commercial continue de s’aggraver à fin octobre

Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, le déficit commercial s’est creusé de 56,4% au titre des dix premiers mois de l’année 2022. En hausse de 44,2% (+188.617MDH), les importations ont atteint 614.935MDH à fin octobre 2022 contre 426.318MDH à la même période de l’année 2021. Quant aux exportations, elles se sont accrues de 36,4% (+94.536MDH) pour se situer à 354.095MDH à fin octobre 2022 contre 259.559MDH une année auparavant. Dans le détail, selon les explications de l’Office des changes, la hausse des importations de biens résulte de l’augmentation des achats de la totalité des groupes de produits. Il ressort, en effet, des indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’Office que la facture énergétique a plus que doublé atteignant 128.313MDH au terme des dix premiers mois de l’année en cours. « Cette évolution est tributaire de l’accroissement des achats de l’ensemble des produits énergétiques, essentiellement ceux du gas-oil et fuel-oil (+35.281MDH) portés par la hausse des prix qui ont plus que doublé (10.250DH/T contre 4.971DH/T), et dans une moindre mesure par celle des quantités (+8,9%) », a expliqué l’Office. Sur la même période, les importations des demi-produits ont augmenté de 51,3%, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac qui ont atteint 17.449MDH contre 5.295MDH un an auparavant. Il est à noter que les importations des produits alimentaires ont affiché un accroissement de 54,4% équivalant à +25.920MDH au cours de cette même période. Cette évolution est attribuable à l’accroissement des approvisionnements en blé qui ont plus que doublé sous l’effet prix, en hausse de 52,7%, souligne-t-on de même source précisant que les quantités importées ont en parallèle augmenté de 48,4%. Quant aux achats de l’orge, les données montrent qu’ils ont connu également une hausse importante de +2.438MDH, soit 3.180MDH à fin octobre 2022 contre 742MDH une année auparavant. Soulignons également l’accroissement de 58,8% des importations des produits bruts, suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que doublé pour atteindre +8.758MDH. Selon toujours les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, à fin octobre 2022, les exportations de biens se sont établies à 354.095MDH contre 259.559MDH un an auparavant. Ce qui correspond à une hausse de 36,4% équivalant à +94.536MDH. Après analyse des données, il apparaît que cet accroissement a concerné les exportations de l’ensemble des secteurs, à leur tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire. En hausse de 63%, les ventes des phosphates et dérivés se sont établies à 100.137MDH à fin octobre 2022 contre 61.416MDH à fin octobre 2021, suite à « l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+30.724MDH) due à l’effet prix qui a doublé (8.770DH/T à fin octobre 2022 contre 4.411DH/T à fin octobre 2021) », a expliqué l’Office des changes soulignant, en revanche, une baisse de 10% des quantités exportées. Au niveau du secteur automobile, les chiffres suggèrent que les ventes ont crû de 36,7% (+23.921MDH) au titre des dix premiers mois de l’année 2022 pour atteindre 89.180MDH. Il s’agit du niveau le plus élevé atteint durant la même période au cours des cinq dernières années. Dans le détail, la hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+54%) et celles du segment du câblage (+24,6%), alors que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges sont restées quasistables sur la même période. Pour leur part, les exportations du secteur agricole et agroalimentaire se sont établies à 66.957MDH à fin octobre 2022 contre 55.844MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 19,9% ou +11.113MDH. Ceci, en raison de la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+22,1% ou +6.663MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+16,9% ou +4.042MDH), a relevé l’Office. Quant aux exportations du textile et cuir, les données recueillies font état d’un accroissement de 24,4% ou +7.358MDH à fin octobre, attribuable, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+26,2% ou +4.939MDH), des articles de bonneterie (+16,6% ou +1.025MDH) et des chaussures (+31,5% ou +688MDH). Précisons que la part de ce secteur dans le total des exportations s’est situe à 10,6% durant cette période contre 11,6% à fin octobre 2021. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial continue de se creuser en septembre

Maroc. Le déficit commercial continue de se creuser en septembre

Le déficit commercial ne cesse de se creuser, alors que les exportations du secteur automobile ont atteint 77,7 milliards de dirhams (MMDH), correspondant au niveau le plus élevé sur les cinq dernières années.En effet, selon les chiffres publiés par l’Office des changes, il s’est s’aggravé de 53,3% au titre des neuf premiers mois de cette année, atteignant ainsi 234,4 MMDH. De ces données, il ressort que les importations ont atteint 552.347 MDH à fin septembre 2022 contre 384.218 MDH à fin septembre 2021, soit une hausse de 43,8% équivalant à +168.129 MDH. Sur la même période, les exportations se sont accrues de 37,4% (+86.570 MDH) pour se situer à 317.891 MDH à fin septembre 2022 contre 231.321 MDH une année auparavant. Selon les explications de l’Office des changes contenues dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de septembre 2022, la hausse des importations de biens est due à l’augmentation des achats de la totalité des groupes de produits. Après analyse des données recueillies, il ressort que la facture énergétique a plus que doublé pour s’établir à 114.720 MDH à fin septembre 2022.Et comme le relève l’organisme public de même source, « cette évolution est tributaire de l’accroissement des achats de l’ensemble des produits énergétiques, essentiellement ceux du gas-oils et fuel-oils (+32.055 MDH) portés par la hausse des prix qui ont plus que doublé (10.173DH/T contre 4.806DH/T), et dans une moindre mesure par celle des quantités (+8,9%) », peut-on lire. Après la forte croissance observée au niveau des achats de l’ammoniac (15.341 MDH contre 4.649 MDH), les importations des demi- produits ont pour leur part connu une hausse de 51,1%, a fait savoir l’Office des changes. En accroissement de 52,5%, soit +23.108 MDH, les importations des produits alimentaires ont progressé suite à l’accroissement des approvisionnements en blé qui ont plus que doublé sous l’effet prix en hausse de 53%, d’après l’Office des changes faisant état d’une augmentation de 36,1% des quantités importées. Il est à noter que les achats de l’orge ont connu également une hausse importante de +2.476 MDH (3.173MDH à fin septembre 2022 contre 697 MDH une année auparavant ), a-t-il ajouté. L’accroissement de 63,3% des importations des produits bruts à cette même période est intervenue après la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que doublé (+9.030MDH), a par ailleurs indiqué l’Office des changes. A propos des ventes du secteur automobile enregistrées au titre des neuf premiers mois de l’année 2022, l’Office annonce qu’elles se sont établies à 77.681 MDH affichant un accroissement de 34,9% correspondant à+20.109 MDH. Comme annoncé plus haut, les exportations de ce secteur ont ainsi atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années, a constaté l’Office précisant que cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+56,2%) et celles du segment du câblage (+20,8%) alors que celles du segment de l’intérieur véhicules et sièges sont demeurées quasi stables. Plus généralement, les exportations de biens se sont établies à 317.891 MDH à fin septembre dernier contre 231.321 MDH un an auparavant, soit une hausse de 37,4% ou +86.570 MDH. Outre le secteur de l’automobile, cet accroissement a concerné les exportations de l’ensemble des secteurs dont ceux des phosphates et dérivés et celui de l’agriculture et agroalimentaire. A noter que les ventes des phosphates et dérivés ont progressé de 66,6% pour atteindre 91.808 MDH à fin septembre 2022 contre 55.120 MDH à fin septembre 2021.La raison de cette évolution : l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+28.523 MDH) due à l’effet prix qui a doublé (8.749DH/T à fin septembre 2022 contre 4.330DH/T à fin septembre 2021) alors que les quantités exportées ont accusé une baisse de 10,3%. Quant aux exportations du secteur agricole et agroalimentaire, elles se sont établies à 61.367 MDH à fin septembre 2022 contre 50.808 MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 20,8% ou +10.559MDH. D’après l’Office des changes, « cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+22,4% ou +6.108 MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+18,5% ou +4.075 MDH) ». Enfin, les exportations du textile et cuir ont bondi de 26,7% (+7.036 MDH) à fin septembre, suite principalement à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+28,8% ; +4.757MDH), des articles de bonneterie (+19,6% ; +1.043MDH) et des chaussures (+29,9% ; +589MDH), a-t-il indiqué précisant que la part de ce secteur dans le total des exportations s’est située à 10,5% contre 11,4% à fin septembre 2021. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial continue de se creuser

Maroc. Le déficit commercial continue de se creuser

Le déficit commercial s’est creusé à fin août 2022. Selon l’Office des changes, qui vient de rendre public les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, il a augmenté de 56,1% (77.179MDH) au cours du mois dernier. Les récents indicateurs montrent que les importations ont atteint 491.572MDH au titre des huit premiers mois de l’année 2022, contre 339.564MDH à fin août 2021. Ce qui correspond à une hausse de 44,8% équivalant à +152.008MDH. En parallèle, les exportations se sont accrues de 37% (+74.829MDH) pour se situer à 276.807MDH à fin août 2022 contre 201.978MDH une année auparavant, a relevé l’Office des changes indiquant que le taux de couverture perd 3,2 points (56,3% contre 59,5%). La hausse des importations de la majorité des groupes de produits est à la base de l’augmentation des achats de marchandises, a expliqué l’Office des changes soulignant que la facture énergétique a atteint 103.058MDH à fin août 2022 contre seulement 45.160MDH à fin août 2021. Des indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’aout dernier, il ressort que « cette évolution est tributaire de l’élévation des achats du gas-oils et fuel-oils (+27.967MDH) due à la hausse des prix qui ont plus que doublé (10.101DH/T contre 4.900DH/T) », selon les précisions de l’Office qui constate, en parallèle, une augmentation de 11,5% des quantités importées. A noter que les importations des demi-produits ont augmenté de 53,1%, en raison de la forte croissance des achats de l’ammoniac qui ont atteint 13.585MDH contre 4.044MDH un an auparavant. Selon toujours l’Office, l’accroissement des achats des produits alimentaires, qui ont bondi de 51,6% (+20.749MDH) s’explique par la hausse des achats qui ont plus que doublé sous l’effet des prix en augmentation de 54,7% tandis que les quantités importées ont progressé de 32,3% au cours de la même période. Il ressort en outre que les importations de l’orge ont connu également une augmentation importante de +2.577MDH (3.170MDH à fin août 2022 contre 593MDH une année auparavant), tandis que les importations des produits bruts ont augmenté de 69,5%. L’Office des changes attribue cette augmentation «à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que doublé (+9.255MDH)». En ce qui concerne les exportations de marchandises, les données montrent qu’elles se sont établies à276.807MDH contre 201.978MDH un an auparavant, soit une hausse de 37% ou +74.829MDH.). L’Office précise que «cet accroissement concerne la totalité des secteurs, tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile, celui de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir ». Autres chiffres à retenir, ceux relatifs aux ventes des phosphates et dérivés qui ont progressé de 67,7% pour s’établir à 77.892MDH à fin août 2022 contre 46.446MDH à fin août 2021. Pour l’Office, «cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+23.488MDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.793DH/T à fin août 2022contre 4.162DH/T à fin août 2021). En revanche, les quantités exportées baissent de 15,5% ». Au cours de cette même période, les ventes du secteur automobile se sont élevées à 66.705MDH affichant un accroissement de 29,3% (+15.121MDH) au titre des huit premiers mois de l’année 2022. Selon l’Office, ces exportations ont atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années et cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+47,3%) et celles du segment du câblage (+16,7%). Alors que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges ont accusé une baisse de 2,5%. Il est à noter que les exportations du secteur agriculture et agroalimentaire se sont pour leur part établi à 55.830MDH à fin août 2022contre 44.983MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 24,1% ou +10.847MDH. Ce, en raison de «la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,7% ou +6.392MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+19,8% ou +4.139MDH)». Enfin, au titre des huit premiers mois de l’année 2022, il apparait que les exportations du textile et cuire ont progressé de 28,8% ou +6.573MDH, suite principalement, «à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+31,2%ou +4.442MDH), des articles de bonneterie (+22,8% ou+1.061MDH) et des chaussures (+30,3% ou +514MDH)». Alain Bouithy

Maroc: Les ventes du secteur automobile ont cru de 31,6% à fin juillet

Maroc: Les ventes du secteur automobile ont cru de 31,6% à fin juillet

En juillet 2022, les ventes du secteur automobile ont affiché un accroissement de 31,6% correspondant à +14.320 MDH, a annoncé récemment l’Office des changes. Selon les données publiés par l’organisme public, les ventes de ce secteur ont atteint 59.657 MDH au titre des sept premiers mois de l’année 2022 contre 45.337 MDH une année auparavant. « Ces exportations atteignent leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années », a précisé l’Office des changes dans un rapport sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de juillet dernier. La même source précise que « cette hausse concerne les ventes du segment de la construction (+56,7%) et celles du segment du câblage (+14,6) ». L’Office des changes constate, en revanche, que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges ont baissé de 2,2%. Martin Kam

Maroc. Les exportations de phosphates et dérivés restent sur une tendance haussière

Maroc. Les exportations de phosphates et dérivés restent sur une tendance haussière

La valeur des exportations de phosphates et dérivés a affiché une croissance soutenue au titre du deuxième trimestre de l’année 2022, a annoncé  récemment la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Les exportations de ce secteur ont ainsi poursuivi leur croissance, en valeur, durant le deuxième trimestre de l’année en cours, a indiqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’août dernier (N° 306). La valeur des exportations de phosphates et dérivés s’est en effet renforcée de 85,6% au titre du deuxième trimestre 2022, bénéficiant de la poursuite de la flambée de leurs cours sur le marché international. L’accroissement de la valeur des exportations des dérivés de phosphates de 90,3% et la hausse de la valeur des exportations de phosphate roche de 48,7%, expliquent cette performance, a fait savoir la DEPF dans sa note de conjoncture. Tenant compte d’une augmentation de 82,7% au premier trimestre 2022, la valeur des expéditions de phosphates et dérivés s’est appréciée de 84,3% au terme du premier semestre 2022. Elle a ainsi atteint 57,5 milliards de dirhams, après une hausse de 24,3% un an auparavant. A titre de rappel, l’Office des changes a estimé que « les ventes des phosphates et dérivés ont augmenté de 81,1% pour atteindre 68.773MDH à fin juillet 2022 contre 37.974MDH à fin juillet 2021 ». Dans son rapport sur ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs de juillet  2022, l’organisme public avait attribué cette évolution « principalement à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+22.793MDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.823DH/T à fin juillet 2022 contre seulement 3.897 DH/T à fin juillet 2021) ». L’Office estimait, en revanche, que les quantités exportées avaient connu une baisse de 14,3% au titre de la même période. Rappelons également que dans sa note de conjoncture de juillet 2022 (N°305), la DEPF avait fait état du maintien de la bonne performance des exportations des phosphates et dérivés en valeur. Les exportations de phosphates et dérivés ont atteint 47,6 milliards de dirhams à fin mai 2022, en hausse de 96,2%, recouvrant une augmentation de celles des dérivés de phosphates de 101% et de celles de phosphate roche de 58,8%, avait-elle estimé relevant que « la valeur des exportations de phosphate roche a enregistré une appréciation notable grâce à l’effet prix ». Soulignons qu’après analyse des données recueillies, il ressort que la production de phosphate roche a maintenu sa tendance baissière au deuxième trimestre 2022, tandis que la production des dérivés a quasiment stagné, a noté la Direction des études et des prévisions financières dans sa note de conjoncture. Ainsi, comme le montrent ces mêmes données, la production de phosphate roche a accusé un repli de 16,5% au deuxième trimestre 2022 ; tandis que la production de ses dérivés a en revanche connu une quasi-stagnation à -0,3%, après -4% un an auparavant. La DEPF affirme que « cette évolution revient à la hausse de la production des engrais de 2,4% et au recul de la production de l’acide phosphorique de 4,2% ». Selon la même source, la production de phosphate roche a baissé de 13,8% au terme du premier semestre 2022, après avoir affiché une hausse de 2% un an auparavant. « De même, la production de ses dérivés a reculé de 2,4% après -4,6% à fin mars 2022 et +0,9% un an plus tôt », a fait savoir la DEPF. A titre de comparaison, dans sa note de conjoncture de juillet dernier, la DEPF avait constaté un repli du volume de la production de phosphate roche de 11% au titre du premier trimestre. Cette tendance s’était poursuivie au titre des deux premiers mois du deuxième trimestre 2022, avait assuré  la DEPF notant un repli de 18,8% de la production de phosphate roche.« La production des dérivés de phosphates a quasiment stagné lors de ces deux mois, parallèlement au raffermissement de la valeur de leurs exportations de 121,4%, tirant profit de la hausse de leur prix à l’export ainsi que de l’augmentation du volume des expéditions des engrais de 1,4% », avait indiqué la DEPF. Tenant compte de ces évolutions, elle avait conclu que « la production de phosphate roche s’est repliée de 14,3% au terme des cinq premiers mois de 2022 et celle de ses dérivés de 2,7% ». Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial continue de s’aggraver

Maroc. Le déficit commercial continue de s’aggraver

Le déficit commercial s’est à nouveau creusé, en dépit des bonnes performances des exportations observées au terme du mois de juillet 2022. En effet, selon les chiffres publiés par l’Office des changes, il a augmenté de 53,5% (63.969MDH) au septième mois de l’année, tandis que le taux de couverture a perdu 2,1 points (57,3% contre 59,4%). D’après ces données, rendues publiques récemment, les importations ont atteint 429.550MDH à fin juillet 2022 contre 294.454MDH à la même période de l’année écoulée. Ce qui correspond à une hausse de 45,9%, équivalant à +135.096MDH. En hausse de 40,7%, soit +71.127MDH, les exportations se sont situées pour leur part à 246.081MDH au terme de la même période contre 174.954MDH une année auparavant. Dans le détail, il ressort des analyses de l’Office des changes que la hausse des importations de biens a touché la majorité des groupes de produits au cours des sept premiers mois de l’année 2022. Selon l’organisme public, la facture énergétique a plus que doublé s’élevant à 88.114MDH à fin juillet 2022, en raison de la hausse des achats des principaux produits énergétiques, notamment, ceux du gas-oil et du fuel-oil (+23.733MDH) due à l’élévation des prix qui ont plus que doublé (9.990DH/T contre 4.826DH/T). De ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de juillet qu’il vient de publier, il ressort en outre que les quantités importées ont parallèlement augmenté de 9,4%. Les données recueillies montrent que les importations des demi-produits ont connu une augmentation de 55,6%, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac (12.224MDH contre seulement 3.468MDH), a fait savoir l’Office des changes. Concernant les importations des produits alimentaires, il ressort des mêmes données qu’elles ont affiché une hausse de 52,8% ou +18.791MDH «tributaire, essentiellement, de l’accroissement des achats du blé de 99% dû à l’effet prix en augmentation de 55,3% », a-t-il expliqué soulignant que les quantités importées ont affiché une hausse de 28,1% au cours de la même période. Les mêmes indicateurs montrent que les importations de l’orge ont connu également une augmentation importante de +2.770MDH (3.170MDH à fin juillet 2022 contre 400MDH une année auparavant), a poursuivi l’Office des changes. Selon la même source, les importations des produits bruts se sont accrues de 80,3%, suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont presque triplé (+8.841MDH). Analysant cette fois-ci l’évolution des exportations de marchandises, l’Office des changes a  indiqué que celles-ci se sont établies à 246.081MDH contre 174.954MDH un an auparavant. Ce qui correspond à un accroissement de 40,7% équivalant à +71.127MDH. Comme l’a relevé l’organisme public dans son rapport, cet accroissement a concerné la totalité des secteurs, à leur tête les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile, celui de l’agriculture et agroalimentaire et celui du textile et cuir. Ainsi, à fin juillet 2022, les ventes des phosphates et dérivés ont progressé de 81,1% pour atteindre 68.773MDH contre 37.974MDH à fin juillet 2021. L’Office attribue cette évolution « principalement à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+22.793MDH) due à l’effet prix qui a plus que doublé (8.823DH/T à fin juillet 2022 contre seulement 3.897 DH/T à fin juillet 2021) ». Il faut toutefois noter que les quantités exportées ont accusé une baisse de 14,3% au cours de cette période. En s’élevant à 59.657MDH, les ventes du secteur automobile ont affiché un accroissement de 31,6%, équivalant à +14.320MDH au titre des sept premiers mois de l’année 2022 contre 45.337MDH une année auparavant. Et l’Office des changes de constater que ces exportations ont atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Il est à préciser que cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+56,7%) et celles du segment du câblage (+14,6) et que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges sont ressorties en baisse de 2,2%. Du côté des exportations du secteur agriculture et agroalimentaire, les indicateurs des échanges  extérieurs  suggèrent qu’elles se sont établies à 50.016MDH à fin juillet 2022 contre 40.567MDH au titre de la même période de l’année précédente. Autrement dit, elles ont progressé de 23,3% (+9.449MDH). A en croire l’Office des changes, « cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+27,8% ou +5.529MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+18,5% ou +3.677MDH) » Quant aux exportations du textile et cuir, les données montrent qu’elles ont crû de 28,8% (+5.731MDH) au titre des sept premiers mois de l’année 2022, à la suite de « la hausse des ventes des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+31,2% ou +3.845MDH), des articles de bonneterie (+23,6% ou +959MDH) et des chaussures (+28,1% ou +422MDH) ». Alain Bouithy

Le poids de l’Europe dans les échanges commerciaux du Maroc recule à 63,4% en 2021

Le poids de l’Europe dans les échanges commerciaux du Maroc recule à 63,4% en 2021

Le commerce extérieur du Maroc reste largement dominé par les échanges avec l’Europe, particulièrement avec les pays de l’Union européenne, selon l’Office des changes. En effet, 63,4% des échanges commerciaux du Maroc ont été effectués avec l’Europe en 2021, a affirmé l’Office des changes dans son rapport annuel sur le commerce extérieur du Maroc en 2021 précisant que 83,6% de ces échanges ont été réalisés avec les pays de l’Union européenne. Les données recueillies montrent que les échanges avec l’Europe ont connu une augmentation de 20% (+90,5Mds DH) en 2021 atteignant 543,1 milliards de dirhams (MMDH) au lieu de 452,6 MMDH en 2020, a souligné l’Office constatant toutefois que le poids de ceux-ci dans le total des échanges du Maroc a accusé une baisse, passant de 66% en 2020 à 63,4% en 2021. Par pays, les échanges ont été effectués principalement avec l’Espagne (28,3%), la France (22,6%), l’Italie (7,5%), la Turquie (6,9%) et l’Allemagne (6%), a-t-il fait savoir dans son rapport annuel ajoutant que les transactions avec ces pays ont enregistré des progressions respectives de 20,2%, 13,4%, 21,5%, 30,6% et 6%. Au cours de l’année écoulée, les échanges du Maroc avec l’Asie ont progressé de 37,4% pour atteindre +43,9 MMDH. Leur part dans le total des échanges est ainsi passée de 17,1% en 2020 à 18,8% en 2021.  Selon le document, publié récemment, la Chine reste en tête des partenaires asiatiques avec une part de 40,3% en 2021, quand bien même celle-ci a accusé une baisse par rapport à 2020 (46%). Avec une valeur de 65 MMDH en 2021, les échanges commerciaux avec la Chine ont affiché une hausse de 20,4% (+11 MMDH) par rapport à 2020. Ils poursuivent ainsi leur progression pour la dixième année consécutive. Il est à souligner que les transactions effectuées avec les autres principaux partenaires asiatiques ont de même enregistré des augmentations en 2021. C’est notamment le cas de l’Inde, de l’arabie Saoudite et des Emirats arabes Unis dont les transactions ont crû respectivement de 46,5%, 81,1% et 81,5%, après avoir reculé  en 2020. Dans son rapport annuel, l’Office des changes fait également état d’une hausse de 27% (+20,7 MMDH) des échanges avec l’Amérique en 2021, en raison de  « l’augmentation des échanges, principalement avec le Brésil (+7,7 MMDH ou +42,6%) troisième pays client du Maroc depuis 2020, les Etats-Unis (+7,6 MMDH ou +21%), l’Argentine (+2,2 MMDH ou +26,9%) et le Mexique (+1,6 MMDH ou +59,9%) ». Après deux années de baisse, les échanges commerciaux du Maroc avec l’Afrique sont repartis à la hausse en 2021. Ils ont en effet enregistré une progression de +29,8%, soit  +10,6MMDH. Selon le document, l’Egypte demeure pour la troisième année consécutive le principal partenaire africain du Royaume. Le pays des Pharaons est suivi de l’Algérie, de la Tunisie et de la Côte d’Ivoire, a indiqué l’Office des changes précisant que ces quatre pays représentent près de la moitié des échanges avec l’Asie (47,9%). En ce qui concerne les échanges avec l’Océanie, les données montrent qu’« ils restent limités et représentent 0,4% de nos échanges. Ils enregistrent une augmentation de 2,4 MMDH, générée en grande partie par la progression des échanges avec l’Australie de +2 MMDH », a-t-il fait savoir. Il est important de noter que, par continent, le Maroc présente un déficit commercial vis-à-vis de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique en 2021 et que la hausse des importations excède celle des exportations. Il faut aussi relever le fait que le déficit commercial vis-à-vis de l’Europe s’est creusé de 24,5%, passant de 83,8 MMDH en 2020 à 104,3 MMDH en 2021, du fait de la détérioration de la balance commerciale avec l’Espagne (-10,2 MMDH) et avec la Turquie (-5,8 MMDH), selon les explications de l’Office. Restons sur ce point pour dire, également, que le déficit commercial vis-à-vis de l’Asie s’est creusé de 19,9 MMDH et s’est établi à 83,4 MMDH en 2021 contre 63,5 MMDH l’année précédente. Cette situation s’explique principalement par « l’aggravation du déficit commercial vis-à-vis de la Chine, des Emirats arabes unis et de l’Arabie Saoudite », a estimé l’Office des changes. Avec -1,1 MMDH, le solde commercial avec l’Amérique s’est également dégradé au cours de l’année dernière, affichant ainsi un déficit de 22,8 MMDH contre 21,8 MMDH l’année précédente. Dans son rapport annuel, l’Office a toutefois assuré que « le creusement du déficit vis-à-vis des Etats-Unis et de l’Argentine est compensé en partie par l’amélioration de l’excédent enregistré vis-à-vis du Brésil ». Enfin, selon la même source, la balance commerciale avec l’Afrique marque un excédent commercial de 6,3Mds DH, en baisse de 1,2 MMDH (-16%) par rapport à 2020. Pour les experts de l’Office des changes, cette situation provient essentiellement du creusement du déficit vis-à-vis de l’Egypte et l’Algérie. Alain Bouithy

Les phosphates et dérivés contribuent pour près de la moitié à la hausse des exportations marocaines en 2021

Les phosphates et dérivés contribuent pour près de la moitié à la hausse des exportations marocaines en 2021

En 2021, les exportations de marchandises (exprimées FAB) ont affiché une croissance de 25% (+65,8Mds DH), a indiqué l’Office des changes dans son rapport annuel sur le commerce extérieur du Maroc qu’il vient de  rendre public. Après un recul de 7,5% en 2020, elles se sont établies à 328,8Mds DH au lieu de 263,1Mds DH un an auparavant, selon le rapport, qui relate les statistiques annuelles des importations et des exportations de marchandises au titre de l’année 2021. Les phosphates et dérivés dont les exportations ont progressé en 2020, malgré la crise, ont poursuivi leur hausse au cours de l’année écoulée pour atteindre 80,3Mds DH, souligne le document notant ainsi une contribution pour près de la moitié (+44,7%) à la hausse des exportations globales. Portées par les ventes d’engrais naturels et chimiques (+60,2%), de l’acide phosphorique (+74,1%) et des phosphates (+21,9%), les exportations de phosphates et dérivés ont enregistré une croissance de 57,8% (+29,4Mds DH) durant cette même année, a indiqué l’Office des changes dans son rapport. Bien que fortement touchées en 2020, les exportations      du secteur de l’automobile sont de leur côté reparties à la hausse et ont même dépassé leur niveau d’avant-crise, a fait savoir l’OC précisant qu’elles ont affiché une progression de 11,3Mds DH, soit +15,6%, par rapport à 2020 et maintenu la position du secteur en tant que premier exportateur. Ayant atteint plus de 10,1Mds DH correspondant à une croissance de +34,7%,  les exportations de l’écosystème construction ont été à l’origine de cette hausse, selon l’Office des changes. Pour leur part, et après avoir enregistré une stabilité en 2020, les exportations du secteur «agriculture et agro-alimentaire» ont évolué à la hausse au cours de la même année. Les données relatives à cette période montrent qu’elles ont connu une progression de 11,4% équivalant à 7,1Mds DH, suite principalement à la hausse des ventes de l’industrie alimentaire (11,6%) et de l’agriculture, sylviculture, chasse (11,1%). Egalement en hausse, le secteur électronique et électricité a vu ses exportations croître de 30,2% ou +3,1Mds DH au titre de l’année 2021 après avoir stagné en 2020. D’après l’Office des  changes, «cette évolution est liée essentiellement à la hausse des exportations de fils, câbles et autres conducteurs isolés de l’électricité (+1,3Md DH) et de composants électroniques (+1,3Md DH)». Quant aux exportations du secteur textile et cuir et celles du secteur aéronautique, elles se sont redressées en 2021, après avoir accusé des baisses l’année précédente. Selon l’OC, les exportations du secteur textile et cuir ont progressé de 6,5Mds DH ou +21,7% et se sont établies à 36,4Mds DH, niveau proche de celui de 2019 (36,9Mds DH). Ce, en raison de la hausse des ventes de vêtements confectionnés et d’articles de bonneterie, qui ont atteint respectivement +4,5Mds DH et +1,7Md DH l’année écoulée. Enfin, suivant la même tendance, les exportations du secteur aéronautique ont bondi de 3,1Mds DH, soit +24,5% au titre de l’année 2021 sans que le secteur ne retrouve cependant son niveau d’avant-crise. Il est important de noter que les exportations du Maroc au titre de l’année dernière ont été prédominées par sept produits qui ont participé à hauteur de 55,2% au total des exportations. Selon l’Office des changes, il ressort des données recueillies que les engrais naturels et chimiques se sont classés en tête des produits exportés en 2021 (15,7%) suivis des voitures de tourisme (11,4%) et des fils, câbles et autres conducteurs isolés pour l’électricité (8,7%). Les vêtements confectionnés (6,9%) viennent en quatrième position, a poursuivi l’OC ajoutant qu’ils sont suivis de l’acide phosphorique (6%), des crustacés, mollusques et coquillages (3,5%) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens ou spatiaux (3%). Alain Bouithy