Maroc. Phosphates, automobile, agriculture et textile caracolent en tête des ventes à l’export

Les ventes des «phosphates et dérivés», du secteur automobile, du secteur «agriculture et agroalimentaire» et du «textile et cuir» ont continué de dominer les exportations marocaines qui ont atteint 326,90 MMDH à fin décembre 2021 contre 263,08 MMDH un an auparavant, correspondant à une hausse de 24,3% (+63.813MDH). Selon le bulletin des indicateurs des échanges extérieurs publié récemment par l’Office des changes, les ventes des phosphates et dérivés se sont établies à 79,89 MMDH au terme de l’année écoulée enregistrant une hausse de 57,1% (+29,02 MMDH par rapport à l’année précédente) contre 50,86 MMDH un an auparavant. Cette évolution est en grande partie due «à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+19,05 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 71,4% (4.774 DH/T à fin décembre 2021 contre 2.785 DH/T à fin décembre 2020)», a expliqué l’Office des changes notant toutefois que les quantités exportées de ce produit ont accusé une baisse de 7,1% au cours de la même période. A 83,78 MMDH, les exportations du secteur automobile ont été marquées de leur côté par un accroissement de 15,9% à fin décembre 2021, correspondant à environ +11,50 MMDH. Dans son bulletin des indicateurs des échanges extérieurs, l’Office a attribué cette évolution à la hausse des ventes du segment de la construction qui a progressé de +35,2% (+10,27 MMDH) pour s’établir à 39,49 MMDH au douzième mois de l’année 2021 au lieu de 29,21 MMDH. Dans ce rayon, on notera une légère baisse des ventes du segment du câblage. En effet, celles-ci sont passées de 25,69 MMDH à fin décembre 2020 à 25,20 MMDH à fin décembre 2021. Ce qui correspond à un recul de 1,9%, selon les données recueillies par l’Office des changes. Avec 358.745 voitures écoulées au terme du mois de décembre 2021 au lieu de 302.426 à la même période de l’année précédente, le nombre de voitures de tourisme exportées s’est accru de 18,6%. En ce qui concerne les ventes du secteur «agriculture et agroalimentaire», il ressort des chiffres publiés par l’Office qu’elles ont progressé de 9,2%, soit +5,77 MMDH, pour se situer à 68,37 MMDH à fin décembre 2021 au lieu de 62,60 MMDH à fin décembre 2020. Selon l’Office des changes, «cette évolution est due à une hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire de 3,59 MMDH et celles de l’«agriculture, sylviculture, chasse» de 1,97 MMDH». Lesquelles ont progressé respectivement de +11,0%, pour atteindre 36,39 MMDH à fin décembre au lieu de 32,79 MMDH un an auparavant, et +7% à 30,03 MMDH au cours de la même période contre 28,05 MMDH un an avant. Soulignons, en revanche, que la part des ventes de ce secteur dans le total des exportations a perdu 2,9 points au cours de cette même période, puisqu’elle est passée de 23,8% à fin décembre 2020 à 20,9% à fin décembre 2021. Quant aux exportations du «textile et cuir», l’analyse des données recueillies montre que les ventes de ce secteur se sont accrues de 21,6% (+6,46 MMDH) au titre de l’année écoulée. Comme l’explique l’Office des changes dans son bulletin, «cette évolution est attribuable à la hausse des ventes des vêtements confectionnés de 24,8% ou +4,49 MMDH et celles des articles de bonneterie de 29,5% ou +1,71 MMDH». Les ventes de ces deux produits se sont ainsi élevées respectivement à 22,62 MMDH au lieu de 18,132 MMDH à fin décembre 2020 et 7,51 MMDH contre 5,80 MMDH au terme de l’année précédente. Précisons toutefois que ces exportations sont restées en deçà de celles réalisées durant l’année 2019, soit un recul de -1,5%, a fait savoir l’Office. Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial se creuse à près de 200 milliards de DH

Faut-il s’en inquiéter ? Selon les chiffres publiés par l’Office des changes, le déficit commercial du Maroc a frôlé les 200 milliards de dirhams (précisément 199,74 MMDH) à fin décembre 2021. Il a ainsi bondi de 25% par rapport à l’année 2020. Selon les mêmes données, le taux de couverture s’est stabilisé à 62,1% à fin décembre dernier. En comparaison, en novembre 2021, le déficit commercial s’était établi à 181,01 MMDH en hausse de 26,4%. Il s’était affiché à 164,17 MMDH en progression de 26,6% en octobre dernier après avoir bondi à 151,84 MMDH (25,5%) en septembre de la même année. Il est à noter que les exportations se sont situées à 326.902MDH au titre de l’année 2021 en hausse +24,3% (63,81 MMDH) par rapport à fin 2020, comme l’a relevé l’Office des changes dans son bulletin mensuel des indicateurs des échanges extérieurs du mois de décembre 2021. Comparativement à fin 2019 (période avant la crise liée au Covid19), les chiffres couvrant cette période montrent que les ventes ont progressé de +14,9%. Ainsi que les importations qui ont atteint 526,64 MMDH correspondant à une augmentation de 24,5% (39.97 MMDH) par rapport à fin 2020 et de 7,3% par rapport à fin 2019. Dans le détail, l’accroissement des importations de marchandises (+24,5%) est attribué à « l’augmentation des achats de l’intégralité des groupes de produits, principalement, des produits finis de consommation (+28,19 MMDH), des produits énergétiques (+25,76 MMDH), des demi produits (+22,10 MMDH) et des biens d’équipement (+13,75 MMDH) ». Selon l’Office des changes, la hausse des importations des produits finis de consommation (+29,7%) s’explique en grande partie par l’augmentation des achats de voitures de tourisme (+46,5%, soit +5,86 MMDH) et ceux des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+68,4% ou +5,23 MMDH) attribuable à l’acquisition de vaccins anti-Covid19. Il est à souligner que la part des achats de produits finis de consommation dans le total des importations s’est située à 23,4%, d’après le bulletin mensuel de l’Office. La même source indique que la facture énergétique a de son côté augmenté de 51,6%. Ce, suite à « la hausse des approvisionnements en gas-oils et fueloils (+12,65 MMDH) tributaire de l’accroissement des prix de 38,5%, conjugué à l’élévation des quantités importées de 11,4%. Qu’à cela ne tienne, à fin décembre 2021, il ressort des données recueillies que « les importations de ce produit demeurent inférieures à celles affichées à fin 2018 et à fin 2019 », a noté l’Office des changes. S’agissant des exportations de marchandises, il ressort des mêmes données qu’à fin décembre 2021 celles-ci ont atteint 326,90 MMDH contre 263,08 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 24,3% (+63,81 MMDH). Selon le bulletin mensuel de l’Office, « Cet accroissement concerne, essentiellement, les exportations des phosphates et dérivés ainsi que l’ensemble des autres secteurs ». Avec une hausse de 57,1% (+29,02 MMDH) par rapport à l’année précédente les ventes des phosphates et dérivés se sont établies à 79,89 MMDH à fin décembre 2021, suite à l’augmentation de celles des engrais naturels et chimiques (+19,05 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 71,4%. Alors que les quantités exportées de ce produit ont accusé une baisse de 7,1%. En se situant à 83.783MDH à fin décembre 2021, les exportations du secteur automobile ont, pour leur part, progressé de 15,9% (+11,50 MMDH) en raison de la hausse des ventes du segment de la construction (+35,2%). S’il apparait que les ventes du segment du câblage ont accusé une légère baisse de 1,9%, soit -489MDH, on retiendra aussi que le nombre de voitures de tourisme exportées a affiché une hausse de 18,6% (358.745 voitures à fin décembre 2021 contre 302.426 à fin décembre 2020). A noter que l’accroissement des ventes du secteur «Agriculture et agroalimentaire » de 9,2% (+5,77 MMDH), s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire de 3,59 MMDH et celles de «Agriculture, sylviculture, chasse» de 1,97 MMDH. Il faut toutefois souligner le fait que la part des ventes de ce secteur dans le total des exportations a perdu 2,9 points, puisqu’elle est passée de 23,8% à fin décembre 2020 à 20,9% à fin décembre 2021, selon le document. Quant à l’évolution des exportations du textile et cuir (21,6%, soit +6,46 MMDH), elle s’explique par la hausse des ventes des vêtements confectionnés de 24,8% (+4,49 MMDH) et celles des articles de bonneterie de 29,5% (+1.71 MMDH). L’Office des changes note néanmoins que «ces exportations restent en deçà de celles réalisées durant l’année 2019, soit -1,5%». Alain Bouithy
Les investissements directs marocains à l’étranger en hausse de 9.319MDH à fin novembre 2021

A fin novembre 2021, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) ont atteint 16,12 milliards de de dirhams (MMDH), affichant une hausse de 9,32 MMDH par rapport à la même période de l’année 2020 Il s’agit du plus haut niveau atteint durant la même période au titre des cinq dernières années, a indiqué l’Office des changes dans ses indicateurs des échanges extérieurs de novembre 2021. La même source relève que les cessions de ces investissements ont porté sur un montant de 11,65 MMDH en hausse de 8,77 MMDH. Ainsi, le flux net des IDME a augmenté de 14,1%. Martin Kam
Maroc. Le déficit commercial s’est accentué de 26,4%

Le déficit commercial est ressorti en hausse de 26,4% au titre des onze premiers mois de l’année 2021. Il s’est ainsi établi à 181.015MDH, selon les indicateurs relatifs aux échanges extérieurs à fin novembre publiés par l’Office des changes. Ces indicateurs montrent que les importations se sont accrues de 24% par rapport à fin novembre 2020 à 474,16 MMDH. C’est plus que les exportations qui ont pour leur part bondi de +22,5% (53.775MDH) à fin novembre 2021 pour se situer à 293.150MDH contre 239.375MDH un an auparavant. Dans son Bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs en novembre, l’Office des échanges attribue l’accroissement des importations de marchandises (+24%) à la hausse des achats de la totalité des groupes de produits, principalement des produits finis de consommation (+26.315MMDH), des produits énergétiques (+22.154MMDH) et des demi-produits (+20.132MMDH). Il ressort, en effet, des données recueillies par l’Office que les achats des produits finis de consommation ont continué leur hausse pour atteindre 111.767MMDH à fin novembre 2021 contre 85.452MMDH à fin novembre 2020. Ce qui représente une augmentation de +30,8%. Il est à préciser que « cette évolution provient, essentiellement, de l’augmentation des achats des voitures de tourisme (+5.277MMDH) et de ceux des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+5.242MMDH) attribuable à l’acquisition de vaccins anti-Covid-19 », comme l’explique l’Office précisant que la part des achats des produits finis de consommation dans le total des importations se situe à 23,6%. La même source fait en outre état de la hausse de la facture énergétique de 49,3%, en raisons de la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+10.736MMDH) tributaire de l’accroissement des prix de 39,1% (5.224 DH/T à fin novembre 2021 contre 3.756 DH/T un an auparavant), conjugué à l’élévation des quantités importées de 9,2% (6.019mT à fin novembre 2021 contre 5.513mT à fin novembre 2020). Il faut toutefois souligner que « les importations de ce produit à fin novembre 2021 demeurent inférieures à celles affichées durant la même période en 2018 et en 2019 », a fait savoir l’Office des changes. Analysant les données relatives aux exportations de marchandises, l’Office note que l’évolution de celles-ci a concerné tous les secteurs, essentiellement le secteur des phosphates et dérivés, celui de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire. Selon ces chiffres, il apparaît que les ventes des phosphates et dérivés ont atteint 69.192MMDH à fin novembre 2021, soit une hausse de 51,9% ou +23.641MDH par rapport à la même période de l’année précédente. Notons que « cette évolution fait suite à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+14.731MMDH) due à l’effet prix en hausse de 65,4% (4.595 DH/T à fin novembre 2021 contre 2.779 DH/T à fin novembre 2020) », a expliqué l’Office relevant que les quantités exportées de ce produit ont cependant enregistré une baisse de 8,6%. En hausse de 12,8% (+8.524MMDH), les exportations du secteur automobile se sont situées à 75.080MDH à fin novembre 2021, suite à la hausse des ventes du segment de la construction (+26,2% ou +7.071MMDH) ; alors que les ventes du segment du câblage ont accusé une légère baisse de 1,1% (-253MMDH). Il est à noter que le nombre de voitures de tourisme exportées a affiché une hausse de 12,8%, correspondant à 317.068 voitures, à fin novembre 2021 contre 281.134 à fin novembre 2020. Egalement en hausse, les exportations du secteur «agriculture et agroalimentaire» se sont accrues de 10,2% (+5.835MMDH) en raison d’une hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire et celles d’«agriculture, sylviculture, chasse» qui ont augmenté respectivement de 3.369MDH et 2.270MMDH au titre de la même période. Soulignons toutefois que la part des ventes de ce secteur dans le total des exportations a perdu 2,3 points se situant à 21,5% à fin novembre 2021 contre 23,8% à fin novembre 2020. Quant aux ventes du secteur textile et cuir, elles ont atteint 33.493MMDH contre 27.745MMDH à fin novembre 2020, ce qui correspond à une hausse de +20,7% (+5.748MMDH). Comme le relève l’Office des changes dans son bulletin, «cette situation est tributaire de la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+4.085MDH), des articles de bonneterie (+1.569MMDH) et dans une moindre mesure des chaussures (+181MMDH) ». Notons enfin que la balance des échanges de services a affiché un excédent en hausse de 5,9% (+3.366MDH : +59.945MMDH contre +56.579MMDH) ; les voyages affichent un solde excédentaire quasiment stable par rapport à fin novembre 2020 (+0,1% ou +17MMDH) ; les envois de fonds réalisés par les MRE ont progressé de 41,1% (+25.187MDH) ; le flux net des IDE ont progressé de 13,9% (+2.072MMDH) et les IDME se sont situés à 16.117MDH, soit le plus haut niveau atteint durant la même période au titre des cinq dernières années. Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial se creuse de nouveau à fin septembre

La balance commerciale a affiché un déficit en hausse de 25,5% au terme des neuf premiers mois de l’année 2021, suite à une augmentation des importations plus importante que celle des exportations. Selon les chiffres publiés par l’Office des changes, il s’est établi à 151,84 milliards de dirhams (MMDH), tandis que le taux de couverture s’est situé à 60,3%. En hausse de 41.67 MMDH (+22,1%) par rapport à fin septembre 2020, les exportations ont atteint 230.43 MMDH au terme des neuf premiers mois de l’année 2021 contre 188.76 MMDH un an auparavant. Comparé à fin septembre 2019 (période avant la crise liée au Covid-19), « ces ventes progressent de 18.38 MMDH ou +8,7% », a noté l’Office des changes dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs de septembre dernier. A en croire l’Office des changes, l’augmentation des exportations a concerné «la totalité des secteurs, essentiellement le secteur des phosphates et dérivés, celui de l’automobile et celui de l’agriculture et l’agroalimentaire». Notons qu’au cours de la même période, les importations ont de leur côté augmenté de 23,4% par rapport à fin septembre 2020 et de 4,2% par rapport à fin septembre 2019, a-t-il noté. Selon les explications de l’Office, la hausse « des importations de marchandises (+23,4%) fait suite à l’augmentation des achats de l’intégralité des groupes de produits, principalement des produits finis de consommation (+24.88 MMDH), des demi-produits (+16.44 MMDH) et des produits énergétiques (+13.86 MMDH) », peut-on lire dans son bulletin. La même source poursuit en précisant que l’accroissement des importations des produits finis de consommation (+37,3%) résulte principalement de l’augmentation des achats des voitures de tourisme (+4.97 MMDH), des parties et pièces pour voitures de tourisme (+4.56 MMDH). Cette hausse est aussi attribuée à l’augmentation des achats des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+3.85 MMDH), attribuable aux achats de vaccins anti-Covid-19.Il en résulte que «la part des achats des produits finis de consommation dans le total des importations passe de 21,5% à fin septembre 2020 à 23,9% à fin septembre 2021», selon l’Office des changes. Dans son bulletin, il fait également mention de l’augmentation de 36,8% de la facture énergétique suite à la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+7.02 MMDH), tributaire de l’accroissement des prix de 27,6%, conjugué à l’élévation des quantités importées de 9,9%. En dépit de ces évolutions, il apparaît que «les importations de ce produit à fin septembre 2021 demeurent, toutefois, inférieures à celles affichées durant la même période entre 2017 et 2019 », a fait savoir l’Office. A propos des exportations, il ressort qu’à fin septembre 2021 les ventes des phosphates et dérivés ont bondi de 44,6% (+16.91 MMDH) pour s’élever à 54.83 MMDH contre 37.914MDH à fin septembre 2020, grâce principalement à l’accroissement des ventes des engrais naturels et chimiques (+10.52 MMDH), alors que les quantités exportées de ce produit sont restées quasiment stables. Au cours de cette période, les exportations du secteur automobile ont atteint 58.35 MMDH contre 50.12 MMDH, soit +16,4% (+8.228MDH), suite à la hausse des ventes du segment de la construction (+22,4% ou +4.49 MMDH) et celles du segment du câblage (+7,7% ou +1.36 MMDH) ; tandis que le nombre de voitures de tourisme exportées progressait de 16,6% (244.156 voitures à fin septembre 2021 contre 209.311 à fin septembre 2020). Troisième secteur exportateur à fin septembre 2021, les ventes du secteur agriculture et agroalimentaire ont pour leur part attient 49.77 MMDH contre 45.26 MMDH à fin septembre 2020.Elles s’améliorent ainsi de +10% (+4.51 MMDH), suite à une hausse simultanée des exportations de l’industrie alimentaire (+3.10 MMDH) et celle de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1.29 MMDH), selon les précisions de l’Office. Grâce essentiellement à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+3.07 MMDH) et celles des articles de bonneterie (+1.30 MMDH), les exportations du textile et cuir se sont accrues de 19,9% (+4.39 MMDH) ; en dépit du fait qu’elles restent en deçà de celles réalisées durant la même période entre 2017 et 2019. Soulignons, enfin, que la balance des échanges de services a affiché un excédent en hausse de 4,9% (+2.19 MMDH) pour la première fois depuis le début de la crise du Covid-19 (+46.53 MMDH contre +44.34 MMDH). Alain Bouithy
Maroc. Record à l’export pour l’industrie automobile à fin août

Les exportations du secteur automobile, de l’électronique et de l’électricité, des phosphates et dérivés ainsi que du textile et cuir continuent d’afficher de bonnes performances à l’export. En effet, selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, les exportations du secteur automobile se sont élevées à 52,25 milliards de dirhams (MMDH) à fin août 2021 contre 41,63 milliards de dirhams (MMDH) durant la même période de l’année 2020. Ce qui correspond à une hausse de +25,5% équivalant à +10,61 MMDH. Cette évolution s’explique, principalement, par la hausse des ventes du segment de la construction et celles du segment du câblage qui ont respectivement bondi de +32% (+5,29 MMDH) et +16,5% (+2,45 MMDH). Les exportations du secteur ont ainsi atteint un niveau record jamais enregistré durant la même période, a fait savoir l’Office des changes dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août 2021. A titre de comparaison, les ventes du secteur automobile avaient atteint 46,49 MMDH contre 33,68 MMDH au titre des sept premiers mois de l’année, soit +38% (+12,80 MMDH).Dans son précédent rapport, l’Office des changes avait attribué cette évolution à la hausse des ventes du segment de la construction (+41,4% ou +5,53 MMDH) et celles du segment du câblage (+30,7% ou +3,67 MMDH). Selon l’institution publique, les ventes du secteur avaient alors dépassé celles réalisées durant la même période des quatre précédentes années.A l’instar du secteur automobile, les ventes des phosphates et dérivés à l’export continuent d’avoir le vent en poupe, elles ont augmenté de 42,2% (+13,73 MMDH) pour atteindre 46,31 MMDH à fin août 2021. Commentant l’évolution des ventes de ce secteur à l’étranger, l’Office des changes constate que « ce niveau dépasse largement les niveaux enregistrés durant la même période au cours des quatre dernières années ». Selon l’institution publique, cette évolution fait suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+8,83 MMDH), de celles de l’acide phosphorique (+4.41 MMDH) et celles des phosphates (+4,91 MMDH). Au titre des huit premiers mois de l’année 2021, les exportations du textile et cuir se sont pour leur part accru de 23,6% (+4,37 MMDH), selon les données publiées dans le bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs. Soulignons que «cette évolution est due à la hausse des ventes des vêtements confectionnés de +3,06 MMDH et celles des articles de bonneterie de +1,26 MMDH », comme le relève l’Office des changes, de même source, précisant que les ventes des chaussures sont demeurées quasiment stables. Il faut néanmoins noter qu’en dépit de cette évolution, les exportations enregistrées par le secteur au cours de cette même période « restent en deçà de celles réalisées durant la même période de 2017 à 2019 ». S’agissant des exportations du secteur de l’électronique et de l’électricité, il ressort du rapport de l’Office qu’elles ont augmenté de 34,2% au terme du mois d’août atteignant 8,61 MMMDH contre 6,42 MMDH au cours de la même période de l’année 2020. A noter qu’à fin août 2021, les exportations de marchandises se situent dans l’ensemble à 201,15 MMDH contre 162,49 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 23,8% équivalant à +38,65 MMDH. Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial continue de se creuser

La balance commerciale du Maroc fait ressortir un déficit de 136,54 milliards de dirhams (MMDH) à fin août 2021, ce qui correspond à une hausse de 22,3% ou 24.910MDH par rapport à la même période de l’année 2020. Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, le taux de couverture est resté pour sa part quasi-stable, enregistrant une progression de 59,6% à fin août 2021 contre 59,3% à fin août 2020. Dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août, l’Office des changes indique que les exportations se sont situées à 201.15 MMDH au titre des huit premiers mois de l’année 2021, soit le plus haut niveau atteint durant la même période au cours des cinq dernières années. Elles ont ainsi réalisé un bond de +23,8% (38.65 MMDH) par rapport à fin août 2020. Selon les explications de l’Office, l’accroissement observé au cours de cette période a concerné les exportations de l’intégralité des secteurs, essentiellement le secteur des phosphates et dérivés, celui de l’automobile et celui du textile et cuir. Sur la même période, il ressort des mêmes données que les importations se sont chiffrées à 37.69 MMDH, contre 274.12MMDH à fin août de l’année écoulée, réalisant ainsi une progression de +23,2% équivalant à +63.56 MMDH. Dans la dernière note de l’Office, il est indiqué que la hausse des importations de marchandises fait suite à l’augmentation des achats de la totalité des groupes de produits, principalement, des produits finis de consommation (+22.49 MMDH), des demi-produits (+14.30 MMDH), des produits énergétiques (+10.50 MMDH) et des biens d’équipement (+10.04 MMDH). Si l’on en croit la même source, « la hausse des importations des produits finis de consommation (+38,7%) s’explique essentiellement par l’augmentation des achats des voitures de tourisme (+4.29 MMDH), ceux des parties et pièces pour voitures de tourisme (+4.12 MMDH), et ceux des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+3.13 MMDH)». Il est important de relever ici que l’accroissement «des achats de ce dernier groupe de produits est attribuable principalement aux acquisitions de vaccins antiCovid-19», selon l’Office des changes. Soulignons, par ailleurs, que la facture énergétique a augmenté de 30,6% à fin août, en raison de la hausse des approvisionnements en gas-oil et fuel oil (+5.56 MMDH). Laquelle est «attribuable à l’accroissement des prix de 23,8% (4.892 DH/T à fin août 2021 contre 3.952 DH/T un an auparavant), conjugué à l’élévation des quantités importées de 8,9% : 4.399mT à fin août 2021 contre 4.038mT à fin août 2020». Mais en dépit de cette augmentation, force est de constater que «le niveau des importations des produits énergétiques à fin août 2021 demeure, toutefois, inférieur à celui affiché durant la même période entre 2017 et 2019 », selon un constat de l’Office. A propos des exportations, il est à noter que les ventes des phosphates et dérivés ont progressé de 42,2% (+13.73 MMDH) à fin août 2021 pour atteindre 46.31 MMDH. Comme le fait observer l’Office des changes dans sa note, « ce niveau dépasse largement les niveaux enregistrés durant la même période au cours des quatre dernières années ». Pour l’institution publique, « cette évolution fait suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+8.83 MMDH), de celles de l’acide phosphorique (+4.412MDH) et celles des phosphates (+491MDH) ». A souligner que les exportations du secteur automobile ont de leur côté atteint un niveau record jamais enregistré durant la même période s’élevant à 52.25 MMDH contre 41.63 MMDH, soit +25,5% (+10.61 MMDH), suite principalement à la hausse des ventes du segment de la construction (+32%) et celles du segment du câblage (+16,5%). Pour leur part, les exportations du textile et cuir se sont accrues de 23,6% (+4.37 MMDH), mais sont restées en deçà de celles réalisées durant la même période de 2017 à 2019, après la hausse des ventes des vêtements confectionnés de +3.06 MMDH et celles des articles de bonneterie de +1.26 MMDH. Alors que les ventes des chaussures sont demeurées quasiment stables. Quant aux ventes du secteur agricole et agroalimentaire, elles se sont situées à 43.86 MMDH contre 40.69 MMDH à fin août 2020, soit +7,8% (+3.16 MMDH), suite à « une hausse simultanée des exportations de l’industrie alimentaire (+1.86 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1.45 MMDH). Alain Bouithy
Maroc. Automobile, phosphates et textile au sommet des exportations à fin juillet

La structure des exportations est restée quasiment la même au titre des sept premiers mois de l’année 2021, selon le bulletin des indicateurs des échanges extérieurs publié récemment par l’Office des changes. Les exportations du secteur automobile, de l’électronique et de l’électricité, des phosphates et dérivés ainsi que du textile et cuir continuent de dominer les ventes à l’étranger. Les ventes du secteur automobile demeurent sans surprise en tête des exportations marocaines avec 46,49 milliards de dirhams (MMDH) au titre des sept premiers mois de 2021 contre 33.68 MMDH un an auparavant. Ce qui correspond à une augmentation de 38% par rapport à fin juillet 2020, équivalent à +12.80 MMDH. L’évolution des ventes de ce secteur est attribuée à la hausse des ventes du segment de la construction (+41,4% ou +5.533 MMDH) et celles du segment du câblage (+30,7% ou +3.670 MMDH). Comme le fait remarquer l’Office des changes, dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs de juillet 2021, « ces exportations dépassent celles réalisées durant la même période des quatre précédentes années ». A titre de rappel, les ventes du secteur automobile avaient atteint 42.33 MMDH à fin juin 2021, contre 29.650 MMDH un an auparavant, soit +42,8% (+12.687 MMDH), suite à la hausse des ventes du segment de la construction et de celles du segment du câblage qui ont respectivement bondi de +47,1% (+5.501 MMDH) et de +36% (+3.822 MMDH). Rappelons également que, dans son bulletin d’alors, l’Office des changes avait également noté que les exportations du secteur dépassaient celles réalisées durant la même période des quatre précédentes années. Les exportations des phosphates et dérivés ont pour leur part progressé de 30,3% (+8.737 MMDH), atteignant 37.53 MMDH à fin juillet 2021 contre 28.80 MMDH à fin juillet 2020, en raison principalement de l’accroissement des ventes de l’acide phosphorique (+53,3% ou +3.20 MMDH) et de celles des engrais naturels et chimiques (+28,4% ou +5.30 MMDH). Un mois plus tôt, les ventes de ce secteur s’étaient accrues de 23,8% ou +5.96 MMDH, atteignant 31.04 MMDH à fin juin 2021 contre 25.081MDH à fin juin 2020. Ainsi que l’avait expliqué l’Office dans son rapport, « cette évolution fait suite, principalement, à la hausse des ventes de l’acide phosphorique (+50,6% ou +2.63 MMDH) et celles des engrais naturels et chimiques (+21,4% ou +3.45 MMDH) ». Précisons que cette évolution avait été atténuée par une légère baisse de 3,4% des ventes des phosphates. Quant aux exportations du textile et cuir, elles ont bondi de 23,7% (+3.80 MMDH) au titre des sept premiers mois de l’année 2021. « Cette évolution est due à la hausse des ventes des vêtements confectionnés de 27,9% ou +2.68 MMDH et celles des articles de bonneterie de 38,8% ou +1.15 MMDH », a expliqué l’Office des changes faisant toutefois remarquer que ces exportations restent en deçà de celles réalisées durant la même période de l’année 2019, soit -11,8% (-2.66 MMDH). Dans ce tableau, on retiendra la place qu’occupe le secteur de l’électronique et de l’électricité dont les ventes ont progressé de 34,6% au titre des sept premiers mois de l’année en cours. Une évolution liée à la forte progression des ventes de fils, câbles et autres conducteurs pour l’électricité qui ont bondi de +45,9%. Cet accroissement est aussi attribué aux ventes des composants électroniques (transistors) et des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électrique qui ont respectivement progressé de +35,5 et +19,6%. Signe que ce secteur connait une bonne évolution, en juin dernier, les ventes à l’export avait 36,4%. Il est à noter qu’à fin juillet 2021, les exportations de marchandises se sont situées à 174.384MDH contre 141.550MDH un an auparavant, soit une hausse de 23,2% ou +32.834MDH. Alain Bouithy