Maroc. Les ventes du secteur automobile bondissent de 34,3% à fin juin

Maroc. Les ventes du secteur automobile bondissent de 34,3% à fin juin

Les échanges commerciaux ont dégagé une évolution contrastée au premier semestre de l’année 2023, enregistrant -1,6% pour les importations et +1,9% pour les exportations, a indiqué l’Office des changes. Selon les données publiées récemment par l’organisme public,  les importations sont ressorties en baisse de 1,6% (-5.893MDH) pour se situer à 359.552MDH contre 365.445MDH à fin juin 2022. Quant aux exportations, les chiffres montrent qu’elles ont bondi de 1,9% (+4.218MDH), s’établissant ainsi à 221.345MDH contre 217.127MDH une année auparavant. Compte tenu de ces évolutions, le déficit commercial a accusé un recul de 6,8% à 138.207MDH au cours des six premiers mois de l’année contre 148.318MDH une année auparavant, a indiqué l’Office des changes notant que le taux de couverture s’est établi à 61,6% contre 59,4% une année auparavant gagnant ainsi 2,2 points. Dans le détail, la baisse des importations de biens est due, essentiellement, au recul des achats des demi-produits, des produits énergétiques et des produits bruts, a expliqué l’Office dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de juin dernier. Ainsi que le précise la même source, les importations des demi-produits ont reculé de 13,3% (-11.536MDH) se situant à 75.127MDH à fin juin 2023celles des approvisionnements en produits énergétiques ont régressé de 14,8% suite à la chute des achats du gas-oils et fuel-oils de 22,8% (-7.920MDH) tandis que les produits bruts ont baissé de 21,5% (-5.216MDH). Quant aux importations des produits finis de consommation, les données recueillies suggèrent qu’elles ont par contre enregistré une augmentation de 12,5%. Cette évolution fait «suite principalement à la hausse conjointe des importations des parties et pièces pour voitures de tourisme de 29,9% et des voitures de tourisme de 29%», a fait savoir l’Office des changes notant par ailleurs que les importations des biens d’équipement ont de leur côté enregistré «une hausse de 19,2% due, en partie, à l’augmentation des achats des moteurs à pistons et ceux des fils et câbles». Soulignons en revanche que les importations des produits alimentaires sont restées quasi-stables au titre du premier semestre, s’établissant à 45.704MDH contre 46.042MDH un an plus tôt. Dans le registre des exportations des marchandises, il ressort des mêmes données que celles-ci se sont situées à 221.345MDH contre 217.127MDH un an auparavant. Ce qui reflète une hausse de 1,9% équivalant à +4.218MDH. D’après l’Office, cet accroissement a concerné, principalement, le secteur de l’automobile, celui du textile et cuir et celui de l’électronique et électricité. Il faut dire, en effet, que les ventes du secteur automobile ont bondi de 34,3% (+18.145MDH) au cours de cette même période pour s’établir à 70.976MDH contre 52.831MDH à fin juin 2022. Selon les explications de l’organisme, «cette évolution fait suite à la hausse des ventes de tous les segments du secteur, à savoir le segment du câblage (+44,3% ou +6.951MDH), celui de la construction (+26,2% ou +6.771MDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (+34,1% ou +1.229MDH) ». En ce qui concerne les exportations du textile et cuir, elles se sont accrues parallèlement de 13,6% (+3.024MDH), en raison de la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+17,1% ou +2.438MDH), des articles de bonneterie (+7,1% ou +308MDH) et des chaussures (+7,9% ou +129MDH). S’agissant des ventes du secteur de l’électronique et électricité, les données montrent qu’elles ont progressé de 33,3% (+2.900 MDH) pour s’établir à 11.619MDH à fin juin 2023 contre 8.719MDH à fin juin 2022. En parallèle, les ventes du secteur de l’agriculture et agroalimentaire ont en revanche accusé une légère baisse à fin juin dernier, suite essentiellement «au recul des exportations de l’industrie alimentaire (-2,5% ou -575MDH) conjugué à une baisse des ventes de l’agriculture, sylviculture et chasse (-1,2% ou -293MDH)», relèvent les indicateurs mensuels des échanges extérieurs soulignant par ailleurs que les ventes du secteur aéronautique ont de leur côté régressé de 4,5% (-494MDH). Il est à noter que les exportations des phosphates et dérivés ont atteint 36.769MDH au terme du premier semestre contre 56.577MDH une année auparavant, en raison de «la baisse des ventes des engrais naturels et chimiques (-32,9% ou -13.061MDH), de celles de l’acide phosphorique (-38% ou -4.039MDH) et de celles des phosphates (-43,2% ou -2.708MDH) », a expliqué l’Office précisant toutefois que le niveau enregistré demeure supérieur à celui de 2019. Alain Bouithy

ECHANGES EXTERIEURS. La position extérieure globale affiche un net déficit au premier trimestre

ECHANGES EXTERIEURS. La position extérieure globale affiche un net déficit au premier trimestre

D’après les données publiées par l’Office des changes au titre du premier trimestre de l’année 2023, la position extérieure globale fait ressortir une situation nette débitrice de 780,6 milliards de dirhams (MMDH) contre -797,2MMDH à fin décembre 2022. Rappelons que la position extérieure globale reflète la situation patrimoniale de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde, comme le souligne l’Office dans un communiqué sur les résultats des échanges extérieurs rendu public récemment. « Cette situation résulte de la hausse simultanée des encours des avoirs financiers de 24,8MMDH et des engagements financiers de 8,2Mds DH », selon les explications de l’Office. D’après l’organisme public, «la hausse de l’encours des avoirs financiers est conséquente principalement de l’augmentation de 23,5Mds DH de l’encours des avoirs de réserve». A propos de la progression des engagements financiers, l’Office des changes indique qu’elle  s’explique par l’accroissement enregistré au niveau de l’encours des investissements de portefeuille (22,6Mds DH) atténué, néanmoins, par les baisses de l’encours de la composante «autres investissements» (-10,5MMDH) et de l’encours des investissements directs (-3,9Mds DH). Dans son communiqué, l’Office annonce également que le solde de la balance commerciale a affiché un déficit en hausse de 11% équivalant à +7 Mds DH et se situant à 71 Mds DH contre 64 MMDH au cours de la même période. Le statistiques font en outre ressortir que le taux de couverture s’est pour sa part établi à 61% contre 61,3% au terme des trois premiers mois de l’année en cours. Dans le détail, au titre du premier trimestre 2023, les échanges commerciaux de marchandises ont marqué un accroissement tant au niveau des importations qu’au niveau des exportations par rapport à la même période de l’année 2022, selon l’Office des changes. Ainsi, «les importations ont augmenté de 10% ou +16,6 Milliards de DH (Mds DH) atteignant une valeur de 182 MMDH à fin mars 2023 contre 165,4 Mds une année auparavant», a-t-il indiqué. En parallèle, les exportations se sont améliorées de 9,4%, soit +9,6 Mds DH, passant de 101,4 MMDH à fin mars 2022 à 111 MMDH à fin mars 2023. Selon toujours l’Office, au niveau du compte courant, les résultats de la balance des paiements au titre du premier trimestre 2023 ont fait ressortir un léger excédent du compte des transactions courantes de l’ordre de +0,5 Md DH au lieu d’un déficit de -15,2 MDH à la même période de l’année précédente. Il est à préciser que «ce niveau quasi-équilibré du compte courant s’explique par les soldes excédentaires des services et du revenu secondaire qui ont contrebalancé le déficit enregistré au niveau des transactions sur biens», comme l’a relevé l’Office dans son communiqué. En effet, souligne-t-on de même source, l’excédent des échanges de services a plus que doublé atteignant 32,7 MMDH contre 16 MMDH fin mars 2022 (soit +16,7 MMDH) tandis que l’excédent au titre du revenu secondaire passe à 31,5 MMDH contre 26,7 MMDH fin mars 2022 (+4,8 MMDH). En revanche, poursuit l’Office, « la hausse du déficit au titre des biens s’est limitée à 5,9 MMDH, s’établissant à -61,1 MMDH contre -55,2 MMDH au premier trimestre 2022 ». Et d’ajouter que le solde déficitaire au titre du revenu primaire est resté quasi stable se situant à -2,6 MMDH au lieu de -2,7 MMDH fin mars 2022. A noter que le volume des transactions courantes s’est établi à 381,1 MMDH contre 325,8 MMDH, en hausse de 17% ou +55,3 MMDH. Pour l’Office des changes, cela traduit « les accroissements enregistrés au niveau tant des recettes courantes (190,8 MMDH contre 155,3 MMDH) que des dépenses courantes (190,3 MMDH contre 170,5 MMDH) ». Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial continue de grimper à fin mars

Maroc. Le déficit commercial continue de grimper à fin mars

Le déficit commercial a atteint 72,6 milliards de dirhams (MMDH) à fin mars 2023 contre 64 MMDH à fin mars 2022 grimpant de 13,5% au terme des trois premiers mois de l’année en cours, a indiqué l’Office des Changes. En effet, les importations ont augmenté de 10,1% (+17 MMDH) au titre du premier trimestre de l’année 2023 pour se situer à 182,1 MMDH contre 165,3 MMDH à fin mars 2022, selon les données publiées par l’organisme public. Les mêmes données montrent que les exportations se sont de même élevées à 109,5 MMDH contre 101,3 MMDH une année auparavant enregistrant une hausse de 8% (+8,1 MMDH). Dans le détail, la hausse des importations de biens a touché la majorité des groupes de produits. C’est notamment le cas des importations des biens d’équipement qui ont affiché une hausse de 22% (+7,0 MMDH) s’élevant à 39 MMDH à fin mars 2023 contre 32 MMDH à fin mars 2022. Dans son rapport sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de mars 2023, l’Office attribue cette évolution, essentiellement, à la croissance des achats des moteurs à pistons (+49,1% ou +1,4 MMDH) et ceux des parties d’avions (+37,3% ou +1,0 MMDH). A noter que les importations des produits finis de consommation ont bondi de 15,1%, suite principalement à la hausse des importations des parties et pièces pour voitures de tourisme de 46,2% atteignant 8,2 MMDH à fin mars 2023 contre 5,6 MMDH à fin mars 2022. S’agissant des importations des produits énergétiques et celles des produits alimentaires, les chiffres suggèrent qu’elles ont enregistré respectivement des hausses de 15,7% et 16,9%. L’Office constate, en revanche, que les achats des produits bruts ont accusé une baisse de 6,5% ou -674MDH suite au recul des achats des soufres bruts et non raffinés de 45,3% (-2,0 MMDH). Autre baisse annoncée, celle des importations des semi produits qui ont reculé de 6,7% (-2,6 MMDH), suite à «la diminution des achats de l’ammoniac de 46,6% ou -2,5 MMDH (2,8 MMDH à fin mars 2023 contre 5,4 MMDH à fin mars 2022). En ce qui concerne les exportations de marchandises, l’Office indique que  leur accroissement a concerné la majorité des secteurs, essentiellement, le secteur de l’automobile, celui du textile et cuir et celui de l’électronique et électricité. Ainsi,  les ventes du secteur automobile ont affiché une augmentation de 44,8% ou +10,4 MMDH s’établissant à 33,9 MMDH à fin mars 2023 contre 23,4 MMDH à fin mars 2022. Selon les explications de l’Office, «cette évolution fait suite à la hausse des ventes de tous les segments du secteur, à savoir, le segment de la construction (+45,2% ou +4,6 MMDH), celui du câblage (+47,3% ou +3,6 MMDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (+32,8% ou +590MDH) ». En parallèle, les exportations du textile et cuir se sont accrues de 16,6% ou +1,7 MMDH au titre des trois premiers mois de l’année 2023, en raison de « la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+20,3% ou +1,3 MMDH), des articles de bonneterie (+9,7% ou +196MDH) et dans une moindre mesure des chaussures (+15,1% ou +125MDH)», peut-on lire dans le document publié par l’Office. La même source indique par ailleurs que les ventes du secteur de l’agriculture et agroalimentaire se sont stabilisées à 25,2 MMDH à fin mars 2023 contre 25,1 MMDH au titre du premier trimestre de l’année 2022. Selon ledit document, «cette évolution est attribuable à la hausse des exportations de l’industrie alimentaire de 6,4% ou +714MDH (11,9 MMDH à fin mars 2023 contre 11,2 MMDH à fin mars 2022), atténuée par la baisse des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse de 6,2% ou -843MDH (12,7 MMDH à fin mars 2023 contre 13,6 MMDH à fin mars 2022)». Quant aux exportations des phosphates et dérivés, il ressort des données qu’elles se sont situées à 18,3 MMDH à fin mars 2023 contre 24,5 MMDH une année auparavant. D’après l’Office des changes, « cette évolution s’explique par le recul des ventes des engrais naturels et chimiques (-22,9% ou -3,7 MMDH), de celles de l’acide phosphorique (-30,8% ou -1,5 MMDH) et de celles des phosphates (-29,1% ou -893MDH)». Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial n’en finit pas de se creuser

Maroc. Le déficit commercial n’en finit pas de se creuser

Le déficit commercial du Maroc continue de se creuser. A fin février 2023, il s’est établi à près de 44,92 milliards de dirhams (MMDH) au lieu de 38,14 MMDH un an plus tôt. Il s’est donc accéléré de 17,8% par rapport à la même période de l’année 2022, selon les données publiées récemment par l’Office des changes qui établit le taux de couverture à 60% contre 61,5% une année auparavant. A titre de comparaison, le déficit commercial s’était creusé de 10,6% à fin janvier 2023 pour atteindre 21,77 MMDH contre 19,69 MMDH à fin janvier 2022. Rappelons également qu’il s’était creusé de 56,5% (-311,63 MMDH contre -199,17 MMDH) au titre de l’année 2022. Pour bien comprendre ce nouveau déficit commercial, l’Office des changes note qu’au titre des deux premiers mois de l’année 2023, les importations ont augmenté de 11,6% (+11,80 MMDH) se situant à 113,63 MMDH contre 101,83 MMDH à fin février 2022 ; alors que les exportations se sont élevées à 68,71 MMDH contre 63,69 MMDH une année auparavant enregistrant une hausse de 7,9% (+5,02 MMDH). Plus de détails concernant l’évolution des échanges extérieurs sont fournis par l’Office dans un document sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de février. Le document rendu public récemment indique que la hausse des importations de biens a touché la majorité des groupes de produits. La facture énergétique a ainsi connu une progression de 29,6% (+4,74 MMDH) en raison « de la hausse des approvisionnements de l’ensemble des produits énergétiques, en l’occurrence ceux en gas-oils et fuel-oils (+1,67 MMDH) due à l’accroissement des prix de 29,2% (8.940 DH/T à fin février 2023 contre 6.921 DH/T un an auparavant) », souligne l’Office notant cependant un recul de 5,1% des quantités importées. Suite à la croissance, entre autres, des achats des moteurs à pistons de 41,6% : 2,63 MMDH contre 1,86 MMDH, les importations des biens d’équipement sont de leur côté ressorties en hausse de 16,7%, apprend-on. Les importations des produits finis de consommation se sont pour leur part accrues de 11,9% (+2,42 MMDH); tandis que les achats des produits bruts ont accusé une baisse de 4,7%, après le recul des achats des soufres bruts et non raffinés de 49,8% : 1,47 MMDH à fin février 2023 contre 2,94 MMDH à fin février 2022. Quant aux importations des demi-produits, les données montrent qu’elles ont reculé de 3,2%, du fait de la diminution des achats de l’ammoniac de 30,6% (2,03 MMDH à fin février 2023 contre 2,93 MMDH à fin février 2022). Toujours selon l’Office, l’accroissement des exportations de marchandises – qui se sont situées à 68,72 MMDH contre 63,70 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 7,9% (+5,02 MMDH) – a concerné la majorité des secteurs, essentiellement, le secteur de l’automobile, celui de l’électronique et électricité et celui du textile et cuir. En hausse de 40,5% (+6,24 MMDH), les ventes du secteur automobile se sont élevées à 21,66 MMDH à fin février 2023 contre 15,42 MMDH à fin février 2022. Pour l’Office des changes, cette progression s’explique par la « hausse des ventes de tous les segments du secteur, à savoir le segment de la construction (+44,7% ou +2,92 MMDH), celui du câblage (+43,8% ou +2,20 MMDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (+20% ou +255MDH). Sur la même période, les exportations du secteur électronique et électricité ont bondi de 36,4% ou +975MDH, se situant à 3,65 MMDH à fin février 2023, en raison principalement de la hausse des ventes des composants électroniques de 57,7% (1,40 MMDH à fin février 2023 contre 887MDH à fin février 2022) et celles des fils et câbles (+33,9% :1,37 MMDH au titre des deux premiers mois de l’année 2023 contre 1,02 MMDH une année auparavant). En hausse de 15,1%, au titre des deux premiers mois de l’année 2023, les ventes du textile et cuir ont connu une augmentation grâce à la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+18%), des chaussures (+20,6%), et dans une moindre mesure des articles de bonneterie (+7,6%). En parallèle, les exportations des phosphates et dérivés se sont élevées à 10,96 MMDH à fin février 2023 contre 14,68 MMDH à fin février 2022, après le recul observé au niveau des ventes des engrais naturels et chimiques (-22,3%), de celles de l’acide phosphorique (-37,8%) et de celles des phosphates (-17,5%). Alain Bouithy

Produits et matériaux de construction. Une part importante des 21 MMDh d’importations à substituer par la production nationale

Produits et matériaux de construction. Une part importante des 21 MMDh d’importations à substituer par la production nationale

Le Maroc est en mesure de transformer une part importante de ses 21 milliards de dirhams (MMDH) d’importations de produits et matériaux de construction en production locale, souligne une étude publiée par l’Office des changes. Le potentiel de substitution des importations de matériaux de construction par la production nationale est si important que l’industrie nationale peut même se fixer des objectifs encore plus ambitieux et aller conquérir des marchés à l’export, affirme cette étude intitulée « La filière des matériaux de construction : Performances et capacités de développement ». Pour cela, elle doit transformer ses process industriels en les rendant moins énergivores et plus sobres en carbone, indique l’étude qui apporte un éclairage sur le fonctionnement de la filière des matériaux de construction et sur ses interactions avec son environnement interne et externe. Pour l’étude, qui propose aussi des éléments de réponse aux enjeux stratégiques de cette industrie, il est aussi question d’offrir des produits à forte valeur technologique.  Afin de réussir sa transformation structurelle, sa modernisation et son développement à l’international, l’étude suggère par ailleurs un déploiement efficace des «différents outils d’incitations publiques à caractère financier, bancaire et fiscal». Avec l’accroissement des capacités productives sur le territoire national, l’industrie des matériaux de construction pourra « répondre aux besoins du marché intérieur et développer les exportations du Royaume », peut-on lire. Tout ceci pour dire que la conquête du marché mondial des matériaux de construction, évalué à plus de 600 milliards de dollars par an, ne serait pas un mystère. Une chose est certaine : «Un objectif réaliste à l’horizon 2026 serait d’atteindre une part de marché de 0,5%, ce qui permettra à l’économie nationale de multiplier par 6 ses exportations de matériaux de construction pour atteindre un flux annuel de l’ordre de 3 milliards de dollars», assure l’étude. Créatrice d’emplois et de valeur ajoutée, la filière des matériaux de construction est une activité stratégique pour l’économie nationale. «Elle conditionne directement le développement de deux secteurs primordiaux pour l’essor économique et social du pays, en l’occurrence l’habitat et le BTP», comme le souligne l’étude rappelant que ces deux secteurs ont, à leur tour, des effets d’entraînement très importants sur les autres secteurs de l’économie nationale. Selon les données disponibles, au niveau des échanges extérieurs du Maroc, les produits de la filière des matériaux de construction s’accaparent une part moyenne de 4,2% du total des produits importés au cours de la dernière décennie; quant aux exportations, elles ne représentent qu’une part moyenne de 1,1% au cours de la même période. D’après l’Office des changes, au cours de la dernière décennie, les exportations de la filière des matériaux de construction se sont situées à 3,6 Mds DH en 2021 contre 1,2 Md DH en 2010, réalisant un TCAM de 10,5%. Sur la période 2010-2021, ces ventes ont représenté une moyenne de 1,1% des exportations totales. Selon l’étude, à l’inverse des importations, l’évolution des ventes de la filière des matériaux de construction s’est caractérisée par une hausse continue depuis 2016 affichant une augmentation de 2,9% en 2020 (année de Covid-19) puis un accroissement de 17,8% en 2021. Toujours au titre de la période 2010-2021, les importations de matériaux de construction ont atteint un volume de 21,1 Mds DH en 2021 contre 12,8 Mds DH en 2010, soit un taux d’accroissement annuel moyen (TCAM) de 4,6%. Les données recueillies montrent que ces achats ont représenté une moyenne de 4,2% des importations totales du Maroc au cours de la même période. A noter qu’après une baisse de 13% enregistrée en 2020, en raison de la crise liée à la pandémie de Covid-19, ces importations ont retrouvé un niveau normal dès l’année 2021 suite à une hausse de plus de 17%. A titre de rappel, les volumes exportés de matériaux de construction par certains pays concurrents ou partenaires du Maroc sont déjà à des chiffres beaucoup plus importants : 6,5 milliards de dollars en 2021 pour le Portugal, 11,6 milliards pour la Turquie, 16,1 milliards pour la France, 17,7 milliards pour l’Espagne et 24,1 milliards pour l’Italie, souligne-t-elle. Quant à l’Egypte, les flux de ses exportations en matériaux de construction dépassent les 2 milliards de dollars en 2021, soit 3,6 fois le niveau du Maroc (580 millions de dollars). Dans le but de développer ladite filière et d’assurer une relance post-Covid-19 optimale, l’étude recommande que la commande publique soit fléchée prioritairement en faveur du « Made in Morocco ». Dans le même but, et afin de garantir la pérennité des entreprises et des emplois de cette filière, elle suggère également « la protection de la production locale de matériaux de construction face aux importations massives de produits concurrents ». Alain Bouithy

Le déficit commercial du Maroc augmente de 10,6% en un an

Le déficit commercial du Maroc augmente de 10,6% en un an

Le déficit commercial du Maroc a atteint 21,77 milliards de dirhams (MMDH) à fin janvier 2023 contre 19,69 MMDH au cours de la même période de l’année 2022. Selon les données publiées par l’Office des changes, il a ainsi augmenté de 10,6% en un an, alors que le taux de couverture s’est établi à 60% contre 61,5% une année auparavant. L’augmentation du déficit est expliquée par l’évolution observée au niveau des importations et des exportations qui ont bondi respectivement de 6,3% (+3,21 MMDH) et 3,6% (+1,13 MMDH) en l’espace d’un an. En effet, à fin janvier 2023, les importations se sont situées à 54,40 MMDH contre 51,18 MMDH à fin janvier 2022 tandis que les exportations se sont élevées à 32,63 MMDH au lieu de 31,50 MMDH une année auparavant, a indiqué l’Office dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de janvier 2023. Selon la même source, la hausse des importations de biens a touché la majorité des groupes de produits. C’est notamment le cas de la facture énergétique qui a augmenté de 30% correspondant à +2,42 MMDH. La raison de cette évolution est à chercher du côté de «la hausse des approvisionnements de l’ensemble des produits énergétiques, en l’occurrence ceux en gas-oils et fuel-oils (+684MDH) due à l’accroissement des prix de 35,5% (8.962 DH/T à fin janvier 2023  contre 6.613 DH/T un an auparavant) », a expliqué l’organisme public relevant, en revanche, que les quantités importées ont accusé un recul de 13,1%. Toujours selon le document, les importations des biens d’équipement ont de leur côté augmenté de 16,8%, en raison de la hausse de 74,6% des achats des moteurs à pistons qui sont passés de 780MDH à fin janvier 2022 à 1.36 MMDH à fin janvier 2023. A noter que les importations de produits alimentaires se sont pour leur part accrues de 4,2% équivalant à +287MDH; tandis que les achats des produits bruts ont en revanche baissé de 18,4% (-633MDH) suite au recul de 61,2%  des achats des soufres bruts et non raffinés qui se sont élevés à 586 MDH au premier mois de l’année contre 1,51 MMDH à la même période de l’année écoulée. En parallèle, l’Office des changes annonce une baisse de 7,1% (-881MDH) des importations des demis produits qu’il attribue « à la diminution des achats de l’ammoniac de 57,6% ou -1.109MDH (818MDH au titre du mois de janvier 2023 contre 1,92 MMDH à fin janvier 2022) ». En ce qui concerne les exportations de marchandises, il ressort des chiffres de l’Office des changes que leur accroissement a concerné la majorité des secteurs, essentiellement le secteur de l’automobile, celui de l’électronique et électricité et celui du textile et cuir. Ainsi, les ventes du secteur automobile ont affiché une augmentation de 44,8% (+3,09 MMDH) s’établissant à 10 MMDH à fin janvier 2023 contre 6,91 MMDH à fin janvier 2022. Selon les explications de l’Office, « cette évolution fait suite à la hausse des ventes des principaux segments du secteur, à savoir le segment de la construction (+48,4% ou +1,27 MMDH),  celui du câblage (+51% ou +1,19 MMDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (+26,6% ou +159MDH)». D’après les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de janvier 2023, à fin janvier 2023, les exportations du secteur électronique et électricité se sont accrues de 39,2% (+490 MDH), s’établissant à 1,74 MMDH. L’Office des changes justifie cette évolution, principalement, «par la hausse des ventes des composants électroniques de 73,4% (723 MDH à fin janvier 2023 contre 417 MDH à fin janvier 2022) et celles des fils et câbles (+28,2% : 636MDH au titre du mois de janvier 2023 contre 496MDH une année auparavant) ». Au titre du premier mois de l’année 2023, les données recueillies montrent que les ventes du textile et cuir ont bondi de 14,1% (+424 MDH),  suite «à la hausse des exportations des principaux segments de ce secteur, en l’occurrence des vêtements confectionnés (+19,3% ou +349MDH) et des chaussures (+26,7% ou +69MDH) », a fait savoir l’Office indiquant que les exportations des articles de bonneterie demeurent, quant à elles, quasiment stables (+0,8% ou +5MDH). Quant aux exportations des phosphates et dérivés, il ressort des mêmes données qu’elles se sont établies à 5,39 MMDH à fin janvier 2023 contre 8,77 MMDH à fin janvier 2022. Comme le relève l’Office, « cette évolution s’explique par la hausse des exportations des phosphates (+3,9% ou +31MDH) et par le recul des ventes des engrais naturels et chimiques (-38,1% ou -2,26 MMDH) et celles de l’acide phosphorique (-56,7% ou -1,15 MMDH) ». Alain Bouithy

Maroc. Phosphates et automobile caracolent en tête des ventes à l’export en 2022

Maroc. Phosphates et automobile caracolent en tête des ventes à l’export en 2022

Les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire plafonnent en tête des ventes nationales à l’export en 2022, selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes. D’après l’organisme public, les exportations de biens ont connu une augmentation de 29,4%, équivalant à +96,7 MMDH en 2022. Des données de cet organisme public, dont nous avons fait écho dans notre édition de la veille, il ressort que les ventes à l’export ont atteint 426,1 MMDH au terme de l’année écoulée contre 329,4 MMDH un an auparavant. Cet accroissement a été porté par les exportations de la totalité des secteurs, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire, qui se sont d’emblée imposées en tête des ventes, a fait savoir l’Office des changes dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’année 2022. En effet, sur l’ensemble de l’année écoulée, les ventes des phosphates et dérivés ont affiché une hausse de 43,9% à 115,5 MMDH contre 80,3 MMDH à fin 2021, positionnant ainsi ce secteur en tête des secteurs exportateurs au titre de l’année 2022. Comme l’explique l’Office des changes, « cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+27,8 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 74,4% (8.326DH/T à fin 2022 contre 4.775DH/T à fin 2021) ». Il est à noter, en revanche, que les quantités exportées ont accusé une baisse de 11,8% au terme de cette même période. Arrivées deuxième meilleur secteur exportateur du Maroc au terme de l’année 2022, dernière les phosphates et dérivés, les ventes du secteur automobile ont atteint 111,3 MMDH cette même année-là. Elles ont en effet affiché un accroissement de 33% au titre de l’année écoulée, soit +27,6 MMDH, d’après les indicateurs des échanges extérieurs de l’année dernière. Précisons que cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+40%), celles du segment du câblage (+28,9%) et dans une moindre mesure celles du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+3,7%), a indiqué l’Office. L’Office souligne que les exportations du secteur  agricole et agroalimentaire se sont établies en parallèle à 81,2 MMDH à fin 2022 au lieu de 69,9 MMDH au titre de l’année 2021. Elles ont ainsi connu une augmentation de 16,2% correspondant à +11,3 MMDH, en raison de la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+19,9% ou +7,3 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+11,4% ou +3,6 MMDH). Quant aux exportations du textile et cuir, il ressort des données recueillies que les ventes de ce secteur se sont  accrues de 20,7% (+7.536MDH) au terme de l’année dernière. Selon les explications de l’Office des changes, « cette évolution est attribuable, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+21,9% ou +4,9 MMDH), des articles de bonneterie (+12,5% ou +944MDH) et des chaussures (+32% ou +857MDH). Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial a grimpé de 56,5% en 2022

Maroc. Le déficit commercial a grimpé de 56,5% en 2022

Le déficit commercial s’est détérioré sur l’ensemble de l’année 2022, selon l’Office des changes. Après s’être établi à plus de 199,2 MMDH en 2021, il a atteint plus de 311,6 milliards de dirhams (MMDH) au terme de l’année écoulée. Ce qui traduit une hausse de 56,5% par rapport à l’année précédente. Comme le relève l’Office des changes dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’année 2022, les importations se sont accrues de 39,6% (+209.157MDH) sur les douze mois de l’année pour se situer à 737,7 MMDH au lieu de 528.6 MMDH une année auparavant. En parallèle, les exportations se sont établies à 426,1 MMDH au titre de la même année 2022 contre 329,4 MMDH en 2021, correspondant à une hausse de 29,4% équivalant à plus de 96,7 MMDH, a affirmé l’Office des changes. Des indicateurs des échanges extérieurs, il ressort que la hausse des importations de biens s’explique par l’augmentation des achats de l’ensemble des groupes de produits. Selon les analystes de l’Office des changes, au cours de l’année écoulée, la facture énergétique a plus que doublé pour atteindre 153,5 MMDH, suite essentiellement à « l’accroissement des achats du gasoil et du fuel-oil (+40,3 MMDH) portés par la hausse des prix qui ont presque doublé (10.283DH/T contre 5.195DH/T), et dans une moindre mesure par celle des quantités (+7,2%) ». Les importations des demi-produits ont de leur côté bondi de 46,4%, en raison de la croissance des achats de l’ammoniac qui se sont élevés à 21,4 MMDH contre 6,9 MMDH, un an auparavant. Quant aux importations des produits alimentaires, les chiffres montrent qu’elles ont connu un accroissement de 44,9%, équivalant à plus de 26,9 MMDH, après la hausse des approvisionnements en blé qui ont presque doublé sous l’effet prix en hausse de 40,8%. Au même moment, les quantités importées ont grimpé de 28,7% ; tandis que les achats de l’orge ont affiché également une hausse de +2,5 MMDH (3,2 MMDH au terme de l’année 2022 contre 743MDH une année auparavant). Il est à noter que les importations des produits bruts ont augmenté de 49,9%, suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont atteint plus de 8 MMDH. En ce qui concerne les exportations de biens, l’Office des changes souligant que celles-ci ont bondi de 29,4% (+96.696MDH) atteignant 426,1 MMDH contre 329,4 MMDH un an auparavant. Et de préciser que « cet accroissement concerne les exportations de la totalité des secteurs, à leur tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire ». A propos de phosphates et dérivés, les indicateurs suggèrent que les ventes de ceux-ci se sont accrues de 43,9% pour s’établir à 115,5 MMDH à fin 2022 contre 80,3 MMDH à fin 2021. Il est à préciser que « cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+27.8 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 74,4% (8.326DH/T à fin 2022 contre 4.775DH/T à fin 2021) », selon les explications de l’organisme public qui fait état, en revanche, d’une baisse des quantités exportées de 11,8%. Au titre de l’année 2022, il ressort en outre que les ventes du secteur automobile ont affiché un accroissement de 33% (+27,6 MMDH) s’élevant à 111.289MDH. D’après l’Office des changes, cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+40%), celles du segment du câblage (+28,9%) et dans une moindre mesure celles du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+3,7%), a-t-elle relevé ajoutant que le secteur automobile s’est positionné en tant que deuxième meilleur secteur exportateur derrière les phosphates et dérivés au terme de l’année écoulée. Analysant l’évolution des exportations du secteur agricole et agroalimentaire, l’Office constate qu’elles se sont chiffrées à 81,2 MMDH en 2022 contre 69,9 MMDH au cours de l’année précédente, ce qui représente une hausse de 16,2% (+11,3 MMDH). La hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+19,9% ou +7.266MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+11,4% ou +3.579MDH), expliquent cette évolution. Selon les indicateurs des échanges extérieurs au titre de 2022, sur l’ensemble de l’année 2022, les exportations du textile et cuir ont affiché une croissance de 20,7% (+7,5 MMDH) due, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+21,9% ou +4.9 MMDH), des articles de bonneterie (+12,5% ou +944MDH) et des chaussures (+32% ou +857MDH). Alain Bouithy