Bénin: Conseil des Ministres du mercredi 12 octobre 2022

Bénin: Conseil des Ministres du mercredi 12 octobre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi, le 12 octobre 2022, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises : I- MESURES NORMATIVES. I-1. Transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, des projets de loi de finances rectificative pour la gestion 2022 et de loi de finances pour l’année 2023. La révision sollicitée de la loi de finances en cours d’exécution intervient pour tenir compte notamment des effets de la guerre en Ukraine, de la conclusion, au mois de juillet 2022, d’un nouveau programme économique et financier avec le Fonds Monétaire International ainsi que de certaines préoccupations spécifiques et structurelles recueillies auprès des populations lors de la tournée gouvernementale de mai 2022. En somme, le projet de loi de finances rectificative s’équilibre, en ressources et en charges, au montant de 2.956,661 milliards de FCFA contre 2.541,203 milliards de FCFA initialement prévus, soit une hausse de 16,3%. Cette augmentation se justifie entre autres par la prise en compte au budget de l’Etat, des mesures de sécurité et de soutien au pouvoir d’achat des ménages, l’objectif étant de renforcer les dépenses sociales au bénéfice des populations les plus vulnérables.  S’agissant du projet de loi de finances pour la gestion 2023, il s’équilibre, en ressources et en charges, à la somme de 3.033,337 milliards de FCFA. A cet effet, il y a lieu de préciser qu’en matière d’orientation, la politique budgétaire pour l’année prochaine est en parfaite cohérence avec les ambitions du Gouvernement en matière de gouvernance économique et sociale.  Ainsi, le projet de loi de finances postule un taux de croissance du PIB de 6,5% en 2023 contre 6% attendu à fin décembre 2022, un déficit budgétaire (dons compris) qui s’établirait à 4,3% du PIB, un taux d’inflation maîtrisé et un niveau d’allocation de ressources aux actions à sensibilité sociale qui atteindrait 45,6% du budget général, soit plus de 1000 milliards de FCFA. Les ministres chargés du Développement et des Finances ainsi que les autres ministres assureront les discussions sur ces documents budgétaires devant la Représentation nationale. I-2. Création de la Cellule stratégique de Développement du Secteur de l’Electricité. Les réformes structurelles mises en œuvre dans ledit secteur favorisent une amélioration continue des performances.  A cela, il faut ajouter l’installation d’opérateurs privés et la création progressive d’un cadre visant à accueillir des acteurs privés concessionnaires d’actifs de production. Il en est de même des concessionnaires de distribution dans le monde rural, y compris l’ensemble des auto-producteurs industriels ou domestiques. En raison des risques qu’engendrerait la multiplicité des acteurs faute d’une synergie des opérations dans le secteur, le Gouvernement a décidé d’approfondir les réflexions sur les rôles et responsabilités respectifs de ces derniers et de proposer les règles qui régiront leurs interactions.  Celles-ci ont abouti à la création d’une cellule chargée de s’assurer que la progression de l’ensemble des projets est compatible avec les objectifs poursuivis et, en particulier, celui de répondre à la demande d’énergie de manière efficace et compétitive. A défaut, elle proposera toutes les mesures correctives nécessaires. Elle aura notamment pour mission de : I-3. Création et approbation des statuts de l’Agence nationale de Recouvrement des Avoirs confisqués et saisis. En vue d’enrayer durablement la spirale des délits et crimes économiques, les actes du terrorisme, la piraterie en mer et les diverses formes de trafics illicites, le législateur a fait le choix du renforcement de la répression, par la prise de nouvelles mesures. Elles sont destinées à assurer l’efficacité de la sanction ainsi que de la politique pénale en vigueur.  Il s’agit notamment de la mise en place d’un établissement public chargé du recouvrement de tous avoirs, biens mobiliers corporels ou incorporels, immobiliers divis ou indivis confisqués et saisis, ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire pénale et qui nécessitent, pour leur conservation ou leur valorisation, des actes d’administration ou d’aliénation. Aussi, ces mesures coercitives intègrent-elles des actions de ciblage des produits générés par les activités illicites, en particulier les avoirs et biens qui font l’objet de confiscation et de saisie dont il y a lieu de confier le recouvrement et la gestion à une agence dédiée. Ce faisant, notre pays se conforme aux recommandations de l’évaluation mutuelle du GIABA de mai 2021 aux fins de relever davantage son niveau d’efficacité en matière d’enquêtes et de poursuites relatives au blanchiment de capitaux.  I-4. Création de l’Agence Bénin Tourisme. Le Gouvernement fait de la promotion du tourisme, l’un des piliers majeurs de l’économie nationale en pleine transformation structurelle. C’est dans ce cadre que des investissements massifs sont engagés pour étoffer l’offre de notre pays en la matière. Ainsi, en vue de prendre réellement en compte le développement des opportunités touristiques du Bénin sur le marché international et d’améliorer de manière substantielle la contribution de ce secteur au produit intérieur brut, il a été élaboré un programme pour assurer une meilleure promotion de la « Destination Bénin ».  Celui-ci s’articule autour de 70 actions majeures avec pour objectif général d’atteindre, d’ici à l’horizon 2030, le seuil de 2 millions de touristes par an et de générer plus de 700.000 emplois, avec des ressources substantielles. C’est pour conduire la mise en œuvre de ce programme que la création de l’Agence Bénin Tourisme est autorisée par le Conseil. Elle aura pour mission de coordonner toutes les actions visant à promouvoir et à renforcer le positionnement touristique du Bénin sur le marché international. A cet effet, en plus de prendre en charge les volets contrôle, formation et sensibilisation à la qualité, ses principales attributions sont :  A cet égard, l’Agence vient en appui au ministère en charge du Tourisme qui définit les normes, délivre les licences, les labels et classements. Au regard des ambitions qui lui sont assignées et de son champ d’intervention, elle est rattachée à la présidence de la République, avec un Conseil d’administration, lequel est appuyé d’un Conseil de développement touristique dont le rôle est de définir les orientations stratégiques. I-5. Conditions de mise en œuvre de l’interdiction d’exportation des noix brutes de

Congo: Conseil des ministres du mercredi 12 octobre 2022

Congo: Conseil des ministres du mercredi 12 octobre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni au Palais du Peuple, ce Mercredi 12 octobre 2022, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Sept (7) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :      I/ – Ministère de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de l’entretien routier. Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Jean-Jacques BOUYA, Ministre d’Etat, Ministre de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de l’entretien routier, a soumis à l’examen et adoption des Membres du Conseil un projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2009-161 du 20 mai 2009 portant organisation et fonctionnement de la cellule de gestion des marchés publics.  D’emblée, il a rappelé que le texte en examen avait pour objectif de renforcer l’efficacité dans la passation des marchés publics ; les innovations apportées ont notamment pour but : d’alléger le fonctionnement de la cellule et de la commission de passation des marchés publics ; d’assurer que le recrutement des personnels concernés se fasse sur des critères objectifs et de garantir que la cellule et la commission soient dotées des ressources humaines possédant les qualifications techniques de base. Les innovations proposées s’articulent autour des volets ci-après : le secrétariat permanent ; la qualité des compétences au sein de la cellule de gestion des marchés publics et la stabilité des membres ainsi que la redéfinition de la fonction de la personne responsable des marchés publics. Il s’agit en somme de faire davantage de place aux acteurs du processus, souvent placés en situation difficile face au maitre d’ouvrage ou au maitre d’ouvrage délégué. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2009-161 du 20 mai 2009 portant organisation et fonctionnement de la cellule de gestion des marchés publics.       II/ – Ministère du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs. Invité à son tour par le Président de la République à prendre la parole, M. Jean Rosaire IBARA, Ministre du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs, a soumis à l’attention des Membres du Conseil un projet de décret fixant la liste des inspections légales et autorisées, ainsi que les organes responsables auprès des entreprises du secteur privé. Ce projet vient renforcer la volonté des pouvoirs publics d’améliorer le climat des affaires au Congo. Cette volonté se manifeste par la mise en œuvre d’une cartographie officielle des inspections légales et autorisées de l’administration publique sur les entreprises privées ainsi que les structures compétentes pour effectuer lesdites inspections. L’objectif est de réduire les plaintes répétées de la communauté des affaires, de donner un cadre légal commun aux inspections. Cette mesure vise : à lister toutes les inspections légales autorisées et les structures responsables ; à interdire toutes inspections autres que celles strictement et formellement autorisées par le texte soumis ce jour à l’examen du Conseil ; à mettre en place un système centralisé pour simplifier et rationaliser les inspections ; à mettre en place un mécanisme de réponse rapide aux plaintes liées aux inspections. Compte tenu de leur complexité, ces mesures seront donc mises en œuvre de manière graduelle, ​avec pour objectif de lutter contre les comportements illégaux, grâce à la mise en place d’un cadre normatif qui répertorie l’ensemble des inspections autorisées dans notre pays. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret fixant la liste des inspections légales et autorisées, ainsi que les organes responsables auprès des entreprises du secteur privé.       III/ – Ministère des hydrocarbures. Prenant la parole après y avoir été invité par le Président de la République, M. Jean-Marc THYSTERE TCHICAYA, Ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique, a présenté un projet de décret réglementant le torchage et l’avantage de gaz dans les activités amont du secteur des hydrocarbures, en lieu et place du Ministre Bruno Jean Richard ITOUA, Ministre des hydrocarbures, en mission. Le Ministre THYSTERE TCHICAYA a précisé que le gaz est considéré comme une énergie verte de transition. Aussi, le décret soumis à l’examen du Conseil a pour objet de valoriser sa production tout en préservant l’environnement. Dans cet objectif, une réglementation efficace du torchage et de l’éventage de gaz va permettre à notre pays de se conformer aux engagements internationaux auxquels il a souscrit pour ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre. Le projet de décret offre également des opportunités aux investisseurs pour orienter leurs fonds vers les projets d’utilisation ou de transformation du gaz associé, destinée actuellement à la torche, notamment la pétrochimie, l’exploitation minière, l’agriculture par le biais des fertilisants, la production d’électricité et la transformation du gaz en carburant liquide. Le projet de décret a pour objectif de mettre en place un instrument juridique permettant de mieux administrer les procédures de torchage de gaz en République du Congo. Il s’inscrit dans le sillage de la volonté constante exprimée depuis des années par le Président de la République et actée par le code des hydrocarbures. Il s’agit donc, par l’adoption de ce décret, de concilier les nécessités de la production avec la fixation de sanctions qui doivent être effectives, et ce sans délais ni atermoiements contre les contrevenants. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret réglementant le torchage et l’avantage de gaz dans les activités amont du secteur des hydrocarbures.       IV/ – Ministère du budget, des comptes publics et du portefeuille public. Présentant deux projets de décret en lieu et place de M. Ludovic NGATSE, Ministre du budget, des comptes publics et du portefeuille public en mission, M. Jean-Marc THYSTERE TCHICAYA, Ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique, a précisé, pour le premier d’entre eux, à savoir le projet de décret fixant les modalités de détermination et de versement des dividendes des entreprises d’Etat, que celles-ci, qu’elles soient des établissements publics à caractère industriel et

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 05 octobre 2022

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 05 octobre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 octobre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. Foi AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile. Au regard de la situation sécuritaire et des défis multiples auxquels les forces de défense font face, il a été souverainement recommandé lors des Assises nationales de la Refondation de militariser la Police nationale. Le projet de loi adopté consacre la militarisation de la Police nationale et de la Protection civile. Cette militarisation permettra de déployer la Police nationale dans les zones reconquises par l’Armée afin d’y assurer la sécurité des populations et de leurs biens et empêcher le retour des forces du mal. Elle est étendue à la Protection civile qui constitue le deuxième segment du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile avec la Police Nationale pour permettre de couvrir l’arrière des forces engagées au combat en vue de préserver les acquis et sécuriser l’Administration et les populations. Sur cette base, les fonctionnaires de la Police nationale et de la Protection Civile engagés en opération, bénéficieront des mêmes avantages que les autres militaires. La militarisation de la Police nationale et de la Protection civile concourt à la réalisation des objectifs de la refondation de l’Etat. 2. Sur le rapport du Sa mise en œuvre permettra de renforcer la capacité de production nationale d’énergie et de réduire la facture pétrolière du sous-secteur de l’électricité. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive et son plan d’actions 2022-2024. ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté́ un projet de décret portant approbation de la convention de concession relative à la construction et à l’exploitation d’une centrale solaire photovoltaïque de 48 Méga Watts crêtes avec stockage dans la localité de Férékoroba/Sounsoukoro dans la Commune rurale de Ouélessébougou. La convention de concession est conclue entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Sélingué Solar PV pour un montant de 41,2 milliards de Francs CFA et une durée de 30 ans. La criminalité transnationale, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, par leur capacité à infiltrer les sphères économiques et financières à l’échelle nationale et internationale, constituent une menace pour la paix et la sécurité mondiale. La stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est élaborée pour faire face à cette situation. Son objectif est de créer un cadre permanent de renforcement et de suivi évaluation du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. La stratégie est articulée autour de six axes et sera mise en œuvre à travers des plans d’actions dont le premier couvre la période 2022-2024. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Plan d’actions 2020-2026 de la Politique nationale de Prévention et de Lutte Contre l’Extrémisme Violent et le Terrorisme. Face à la montée de l’extrémisme violent, le Gouvernement a adopté et mis en œuvre la Politique nationale de Prévention et de Lutte Contre l’Extrémisme violent et le Terrorisme et son plan d’actions 2018-2020. Cette politique vise à mettre en place un cadre inclusif de concertation et de coordination intersectoriel pour la mise en œuvre des actions du Gouvernement et de ses partenaires en matière de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. L’évaluation de la mise en œuvre du plan d’actions 2018-2020 a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Le présent plan d’action est élaboré à cet effet. Il couvre une période de cinq ans allant de 2022 à 2026. 3. Le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des ministres des résultats de la mise en œuvre des dispositions prises contre l’exploitation frauduleuse des richesses du sous-sol malien. Dans le cadre de la lutte contre l’exploitation frauduleuse des richesses du sous-sol, une mission du Ministère des Mines, de l’Energie de l’Eau, avec l’appui du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile et du Ministère des Transports et des Infrastructures, a sillonné au cours du premier semestre 2022, certaines localités des cercles de Kangaba, Kénièba Konlondieba et Yanfolila. La mission a constaté une grande affluence d’exploitants illégaux issus de plusieurs nationalités. Ces exploitants illégaux, en plus de causer d’énormes dégâts environnementaux, spolient notre pays d’une quantité importante de devises. La mission a démantelé vingt-neuf sites d’exploitation frauduleuse, interpellé et mis à la disposition de la justice 136 exploitants illégaux. D’importante quantités d’équipements ont également été saisis et remis à la justice. Afin de juguler ce fléau, le Gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer et de multiplier les missions de contrôle à travers une brigade spéciale. 4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a cependant rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 05 octobre 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Congo: Conseil des ministres du vendredi 7 octobre 2022

Congo: Conseil des ministres du vendredi 7 octobre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni au Palais du Peuple, ce Vendredi 07 octobre 2022, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Dénis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Ouvrant la séance, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Dénis SASSOU N’GUESSO, a tenu à rappeler que la réunion du Conseil des Ministres de ce jour était la première du genre depuis la prise de fonctions du Gouvernement formé le 24 septembre dernier. Félicitant les uns pour leur reconduction et les autres pour leur arrivée au sein de l’équipe exécutive, le Président de la République a d’abord noté que l’action gouvernementale qui va se déployer, s’inscrit dans un contexte international et national difficile, marqué par les crises multidimensionnelles qui touchent l’ensemble des Etats du monde. La première tâche du Gouvernement sera donc de combattre les effets de cette crise. Il a pour ardente obligation de faire face à ces crises. Les outils à sa disposition sont, tout d’abord, le projet de société du Président de la République, sanctifié par les populations lors du scrutin de 2021, mais également le Plan national de développement (PND) 2022-2026, dont l’exécution va couvrir la suite et la fin du quinquennat du Chef de l’Etat, soit une période d’un peu plus de trois ans. La loi de finances exercice 2023 est donc la première étape du travail à mettre en œuvre durant les prochaines années. Pour ce faire, le Président de la République a rappelé aux Membres du Gouvernement qu’il attend d’eux des résultats palpables de leur action ; le premier magistrat du pays étant le seul comptable devant la nation et le peuple, il attend du Gouvernement célérité, motivation et esprit d’équipe. Enfin, et tout en réitérant ses vœux de succès à chacune et chacun des Ministres dans leurs sphères respectives de compétence, le Président de la République a invité le Gouvernement à la mobilisation pour conjurer les périls du moment.Répondant à cette exhortation du Chef de l’Etat et au nom des Membres du Gouvernement, M. Anatole Collinet MAKOSSO, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a remercié le Président de la République pour avoir accordé ou renouvelé sa confiance aux Membres du nouveau Gouvernement. Il a assuré le Chef de l’Etat de la reconnaissance des Membres du Gouvernement, et lui a indiqué, au nom de tous, que toute leur énergie sera mise au service d’une action claire, proche du terrain et des préoccupations des Congolaises et des Congolais.Déroulant l’ordre du jour, qui prévoyait l’examen de trois points, à savoir deux (2) projets de loi et un (1) projet de décret au titre du Ministère du Budget, des comptes publics et du portefeuille public, le Président de la République a donné la parole à M. Ludovic NGATSE, Ministre du Budget, des comptes publics et du portefeuille public. Présentant le projet de loi de règlement, exercice 2021, le Ministre NGATSE a précisé que le projet de loi portant règlement définitif du budget de l’Etat exercice 2021 est présenté en application des dispositions de l’article 60 de la loi n° 36-2017 du 3 octobre 2017 relative aux lois de finances. A titre de rappel, la Loi N°66-2020 du 31 décembre 2020 portant loi de finances pour l’année 2021 a été modifiée par la Loi N°37-2021 du 13 août 2021 portant loi de finances rectificative pour l’année 2021, pour prendre notamment en compte  les changements induits par la mise en place de la nouvelle structure gouvernementale suite à la réélection du Président de la République en mars 2021 ainsi que la dégradation des principaux agrégats macro-budgétaires affectés par les effets de la crise sanitaire de la Covid-19. Le Ministre NGATSE a ensuite détaillé les modalités d’exécution du budget de l’Etat exercice 2021. Prévues à hauteur de 1 671,635 milliards de FCFA, les réalisations des ressources budgétaires ont été de 1 732,932 milliards de FCFA soit un taux de réalisation de 103,7%, dont : Cette très bonne performance est imputable principalement aux recettes pétrolières, douanières et forestières. Parmi les recettes budgétaires, le Ministre du Budget s’est appesanti sur les recettes pétrolières et forestières. Les premières ont été recouvrées en 2021 à hauteur de 1051 milliards 142 millions FCFA contre une prévision de 951 milliards 86 millions FCFA, soit un taux de recouvrement de 110,52%. Comparativement à l’année 2020, les recettes pétrolières recouvrées en 2021 sont supérieures de 61,42%. Prévue pour la somme de 5 milliards FCFA, la redevance forestière a été recouvrée à hauteur de 10 milliards 100 millions FCFA, soit un taux de recouvrement de 202% contre 189,67% en 2020. Globalement prévues à 1522,515 milliards de FCFA, les dépenses budgétaires ont été ordonnancées à hauteur de 1631,887 milliards de FCFA, soit une exécution à 107,2%, liés aux charges financières de la dette, aux dépenses de biens et services, et aux autres charges (encore appelées charges communes). Le Ministre NGATSE a décliné le détail des dépenses ainsi totalisées. Au 31 décembre 2021, les dépenses d’investissement prévues pour 271 milliards 625 millions de FCFA, ont été ordonnancées pour 252 milliards 614 millions de FCFA, soit un taux d’exécution de 93%, contre 69,82% en 2020. Ces dépenses ont été payées à hauteur de 215 milliards 204 millions FCFA, générant ainsi des restes à payer de 37 milliards 410 millions de FCFA. Enfin, le résultat global du budget général de l’Etat exercice 2021 a donné les résultats suivants : Recettes 1 732 932 758 937 Dépenses 1 631 787 648 566 Résultat global d’exécution (Excédent) 101 145 110 371 Soit un résultat global d’exécution excédentaire de 101.045.110.371 de FCFA, contre un excédent global prévisionnel de 149 milliards 120 millions FCFA. Le Gouvernement a pris note de la déclaration de conformité de la Cour des comptes et de discipline budgétaire, laquelle a émis un certain nombre d’encouragements et de recommandations pour améliorer la performance budgétaire. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi de règlement, exercice 2021. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption. Poursuivant son propos, le Ministre NGATSE a soumis à l’examen et approbation des Membres du Conseil des Ministres le projet de loi de finances pour l’année 2023. Il s’inscrit dans le contexte d’une nouvelle législature qui a succédé à celle dont le mandat s’est achevé au mois d’août dernier et du remaniement de l’équipe gouvernementale. A ces

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 05 octobre 2022

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 05 octobre 2022

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, ce mercredi 5 octobre 2022, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a adressé ses chaleureuses félicitations à la Oumah Islamique, à la communauté musulmane du Sénégal en particulier, à l’occasion des célébrations du Maouloud, marquant la date anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (PSL). A cet effet, le Président de la République a formulé des priéres, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix et de prospérité et a par ailleurs informé le Conseil de sa visite de courtoisie au Khalife général des Tidianes, Serigne Ababacar SY Mansour et à la famille de Seydi El hadji Malick SY prévue le jeudi 06 octobre 2022 à Tivaouane, en prélude à la célébration de la 121ème édition du Gamou (Mawlid). Le Chef de l’Etat a réitéré ses directives au Gouvernement dans le cadre des diligences à accomplir pour l’assistance habituelle aux différentes familles religieuses du Sénégal durant du Maouloud. Abordant la rentrée scolaire, le Président de la République a adressé ses encouragements et ses meilleurs vœux à toute la communauté éducative du Sénégal. Le Chef de l’Etat a rappelé les efforts exceptionnels consentis ces dernières années, par l’Etat, pour la construction et l’équipement d’écoles, de collèges, de lycées et de salles de classes, mais également pour le recrutement d’enseignants et la revalorisation notable de leurs rémunérations, améliorant ainsi leurs conditions de travail. A cet égard, le Président de la République a demandé au Premier Ministre et aux ministres concernés, de veiller au respect du quantum horaire et à la qualité du système éducatif en vue de consolider l’école de la réussite et de l’excellence. A ce titre, Le Chef de l’Etat a rappelé l’impératif de préserver un dialogue social permanent avec la communauté éducative pour asseoir un climat scolaire apaisé garantissant durant toute l’année 2022-2023, la continuité des enseignements et apprentissages. A la faveur de l’émergence du « Numérique à l’Ecole », le Président de la République a invité le Premier Ministre et les ministres impliqués à accentuer l’informatisation des établissements scolaires et à engager avec les collectivités territoriales, un vaste programme de reconstruction et de réhabilitation des écoles qui devra intégrer l’amélioration de leur cadre de vie avec pour objectif la réadaptation de l’architecture de nos écoles, collèges et lycées. Au demeurant, le Chef de l’Etat a invité les Ministres en charge de l’éducation et de la formation professionnelle, à veiller sans cesse à : (i) l’orientation scolaire et professionnelle des élèves (travailler à atteindre 30 % des élèves dans la formation professionnelle) ; (ii) l’évaluation des programmes scolaires qui doivent mettre l’accent sur l’instruction civique, l’esprit scientifique, le développement technologique et numérique, le sport ; mais également sur le renforcement des connaissances en matière d’histoire, de géographie et de culture. Le Président de la République a engagé le Gouvernement, au regard des enjeux à changer de paradigme pour « inventer l’Ecole du Futur », nos élèves, à être des citoyens exemplaires. Abordant la vision de la nouvelle protection civile, le Chef de l’Etat a exprimé sa volonté de donner un nouvel élan à la politique de protection civile, dont la mise en œuvre doit s’adosser à une stratégie résiliente et consensuelle, à un cadre juridique et institutionnel rénové et renforcé, à des ressources humaines bien formées, motivées et prêtes à servir et à agir avec anticipation et efficacité, sur l’ensemble du territoire national. A ce titre, Le Président de la République a demandé au Ministre de l’Intérieur et au Ministre chargé de la Sécurité de Proximité et de la Protection civile, de finaliser, dans les meilleurs délais, la Stratégie nationale de Protection civile, intégrant la transformation de la Direction de la Protection civile, afin d’assurer la prise en charge adéquate des risques et catastrophes signalés. A cet effet, le Chef de l’Etat a rappelé l’urgence d’actualiser, à travers un diagnostic exhaustif des risques impliquant toutes les parties prenantes, le recensement systématique, dans chaque région, département, commune et village, des habitations, sites et infrastructures à risques. Le Président de la République a invité le Gouvernement à élaborer une cartographie nationale des risques de catastrophes et à disposer des plans de protection subséquents à mettre en œuvre. Le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de préparer la tenue d’un Conseil interministériel de validation technique de la Stratégie nationale de Protection civile avant fin novembre 2022. Abordant le climat social et le suivi des affaires intérieures : Le Président de la République a aussi engagé le Ministre en charge des Transports terrestres à accélérer la finalisation des travaux relatifs à la mise en service prochaine du projet BRT (Bus Rapid Transit). Sur son agenda diplomatique, le Président de la République a informé le Conseil de l’audience qu’il a accordée, le lundi 03 octobre, au Ministre ukrainien des affaires étrangères. Revenant sur le projet de loi de finances pour l’année 2023, le Chef de l’Etat s’est félicité de l’évolution favorable du budget de l’Etat dont la projection pour l’année à venir est arrêtée à plus de 6400 milliards de francs CFA. Cette amélioration budgétaire est portée par une croissance projetée à 10,1% à la faveur du début d’exploitation des hydrocarbures à travers les projets GrandeTortue-Ahmeyin (GTA) et Sangomar. Le Président de la République a rappelé au Gouvernement ses orientations pour « un budget de solutions », compte tenu du contexte particulier marqué par l’inflation, l’appréciation du dollar et le renchérissement du coût de la vie. Le Chef de l’Etat a notamment relevé la consolidation de notre souveraineté budgétaire avec un taux de couverture des dépenses publiques sur ressources interne de l’ordre de 83%, permettant le renforcement de la solidarité nationale et des politiques d’inclusion sociale. Dans cet esprit, le Président de la République a indiqué la nécessité d’assurer la protection des consommateurs et des ménages et la poursuite des projets majeurs du Plan Sénégal émergent dans le cadre de la loi de finances 2023. A la suite