Niger : l’autorisation d’exploitation de l’hôtel SOLUXE de Niamey définitivement retirée

Niger : l’autorisation d’exploitation de l’hôtel SOLUXE de Niamey définitivement retirée

La Ministre de l’artisanat et du tourisme, Mme Soufiane Agaichata Guichene a, par arrêté pris le 13 mars 2025, retiré l’autorisation d’exploitation accordée à « SOLUXE international hôtel ». Selon l’arrêté, il est reproché à l’hôtel des pratiques discriminatoires et interdiction abusive à d’autres nationalités, d’avoir entrepris des travaux d’extension sans aviser le Ministère du tourisme et enfin une déclaration erronée des données sur les nuitées de la taxe du fonds de développement du tourisme. Le SOLUXE International Hôtel de Niamey est une structure chinoise implantée au Niger et héberge plusieurs sociétés chinoises opérant dans le pays. Elle a obtenu son autorisation d’exploitation en 2015. AS/ANP

L’équipe médicale chinoise réalise le premier transport osseux en Afrique de l’Ouest : un enfant atteint d’une déformation des membres inférieurs retrouve une nouvelle vie

L’équipe médicale chinoise réalise le premier transport osseux en Afrique de l’Ouest : un enfant atteint d’une déformation des membres inférieurs retrouve une nouvelle vie

SANTE. Récemment, Nong Jianbu, chef adjoint de la 24e équipe médicale chinoise au Niger et expert en traumatologie orthopédique, a dirigé l’équipe sino-nigérienne d’orthopédie et a réussi à soigner un enfant atteint d’une grave déformation des membres inférieurs à la suite d’une fracture, en utilisant la technique de transport osseux(technique d’Ilizarov). Il s’agit de la première application réussie de cette technique en Afrique de l’Ouest. Un garçon de 5 ans au Niger a souffert d’une fracture de la partie inférieure du fémur gauche à la suite d’un accident. Malgré neuf interventions chirurgicales, la consolidation osseuse n’a pas eu lieu. La zone fracturée a été le siège d’infections répétées, entraînant une pseudarthrose, une déformation sévère avec un raccourcissement du membre atteint de près de 10 centimètres, une perte fonctionnelle du membre et une incapacité à se tenir debout ou à marcher. «L’état de l’enfant nous a brisé le cœur et a renforcé notre détermination à accomplir un miracle», a déclaré Nong Jianbu. Face à la complexité du cas, il a procédé à plusieurs examens physiques détaillés de l’enfant et a organisé de nombreuses discussions avec l’équipe médicale sino-nigérienne. Finalement, il a proposé d’introduire une technique avancée de transport osseux pour le traitement. Cependant, ce traitement, qui exige une précision au millimètre près, représentait une lacune technologique en Afrique de l’Ouest. Une fois le plan chirurgical établi, les véritables défis ont commencé. Le premier obstacle auquel les médecins ont été confrontés était le manque de matériel médical et de consommables. L’équipe médicale chinoise a immédiatement activé un « corridor de vie transnational» et, après de multiples démarches, est parvenue à obtenir un fixateur externe indispensable à la chirurgie de transport osseux, gracieusement offert par la Chine. Surmontant d’innombrables obstacles, elle a réussi à acheminer les équipements et consommables médicaux depuis la Chine, à des milliers de kilomètres, jusqu’à Niamey. Sur la table d’opération, l’équipe médicale sino-nigérienne a relevé un défi considérable. Face à une grave contracture et déformation du membre, des adhérences cicatricielles des tissus mous et une sclérose sévère de l’extrémité fracturée, les médecins des deux pays ont collaboré étroitement. Grâce à leur vaste expérience clinique et à leur expertise chirurgicale, ils ont réalisé une intervention minutieuse et méthodique, parvenant à effectuer la réduction et fixer la fracture avant d’installer avec succès le fixateur externe pour le transport osseux. Après l’opération, les experts de l’équipe médicale chinoise ont effectué des visites quotidiennes auprès du patient, guidant le personnel médical local dans les soins postopératoires et l’ajustement du fixateur externe. Après plus de 100 jours de suivi attentif et de traitement minutieux, la fracture de l’enfant s’est complètement consolidée, la déformation du membre inférieur a été entièrement corrigée et la longueur des deux jambes rétablie de façon symétrique. Actuellement, l’enfant peut se tenir debout normalement et suit un programme de rééducation approfondi. «Ce sont les médecins chinois qui ont donné une seconde vie à notre enfant» , a déclaré la famille du patient, très satisfaite des résultats du traitement, remerciant à plusieurs reprises l’équipe médicale chinoise. La technique de transport osseux est une méthode thérapeutique permettant d’allonger progressivement l’os à l’aide d’un fixateur externe. Elle est indiquée dans le traitement des fractures complexes, des pseudarthroses et des déformations des membres. Bien que largement répandue à travers le monde, elle n’avait encore jamais été appliquée en Afrique de l’Ouest. Le succès de cette intervention comble un vide technologique dans la région et constitue une avancée majeure, offrant une précieuse référence pour la prise en charge de cas similaires à l’avenir. Amb de Chine à Niamey

Niger. L’ambassade de Chine présente l’Avant-première du film ‘’Xinjiang terre de merveilles’’

Niger. L’ambassade de Chine présente l’Avant-première du film ‘’Xinjiang terre de merveilles’’

L’ambassadeur de la Chine au Niger M. Jiang Feng a présidé la cérémonie de présentation de l’Avant-première du film intitulé ‘’72 heures en Chine : Xinjiang terres de merveilles’’ du jeune réalisateur nigérien Lawaly Gazaly. Le Xinjiang est une terre de merveilles marquée par les paysages les plus variés de la Chine. La région a été intégrée au territoire chinois dès 60 ans avant Jésus Christ. Le Xinjiang a toujours été un carrefour de civilisations entre l’Orient et l’Occident. Cette région offre un désert immense, des montagnes majestueuses, des rivières sinueuses, des lacs  paisibles, des prairies infinies et des troupeaux de moutons et de vaches dispersés sur les collines. Grâce à la camera de M. Lawaly Gazaly,  jeune réalisateur nigérien, les participants à cette cérémonie ont découvert le Xinjiang, une région autonome de Chine, une région aussi vaste que fascinante, riche de sa culture, de son histoire et de ses inspirations dans le domaine de gouvernance sociale. Cette avant-première ‘’nous ouvre une fenêtre pour découvrir le Xinjiang à travers le septième art, notamment grâce à l’utilisation du Haoussa. Ce choix linguistique symbolise l’approfondissement des échanges entre nos deux civilisations’’ a annoncé le diplomate chinois lors de son allocution. Selon lui, ‘’ le Xinjiang et Niger partagent de nombreuses similitudes : une superficie comparable, un nombre de population similaire, ainsi que des paysages désertiques spectaculaires’’. Le réalisateur a fait preuve d’une compréhension complète sur le développement du Xinjiang et de son amour vers cette terre et les habitants. Il se distingue aussi d’une maîtrise technique remarquable et d’une  vision artistique. Ce film constitue un résultat important des échanges culturels et de la coopération médiatique entre la Chine et le Niger. Présentant le fruit de son travail, le jeune réalisateur Lawaly Gazaly a indiqué que ‘’72 Heures en Chine, Xinjiang terre des merveilles’’ est bien plus qu’un simple film, ‘’c’est une immersion, un pont entre nos deux peuple et une invitation à la découverte’’. ‘’Mon film se présente comme une modeste contribution qui s’ajoute aux nombreuses autres initiatives concluantes entrant dans ce cadre et qui impactent durablement la vie des bénéficiaires’’ a-t-il ajouté. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Secrétaire général du ministère des Affaires Etrangères, des responsables du ministère de la Communication, les collaborateurs et partenaires de l’ambassade de Chine au Niger. ANP

Niger/50è édition de la coupe nationale : L’AS FAN élimine L’AS GNN après une séance des tirs au but par un score de 3 à 0

Niger/50è édition de la coupe nationale : L’AS FAN élimine L’AS GNN après une séance des tirs au but par un score de 3 à 0

Dans le cadre de la 16ème de finale de la coupe nationale du Niger édition 2025, l’Association Sportive des forces Armées Nigériennes AS FAN a battu, ce samedi 22 février 2025, l’Association Sportive de la Garde Nationale du Niger AS GNN au stade Général Seyni Kountché de Niamey après une séance des tirs au but (3-0).  C’est d’ans une rencontre palpitante et beaucoup d’engagement entre l’AS FAN et l’AS GNN, que l’AS FAN qui a eu à mobiliser un nombre important des supporters a battu l’AS GNN. A l’issue de ce match intense, Elvis Bernard Addae a inscrit pour les forces armées nigériennes un joli but juste à la 4ème minute de jeu et le score reste inchangé jusqu’à la pause. Au retour des vestiaires, Godgive Oscar de l’AS GNN a égalisé le score à travers un coup de tête qui a surpris le gardien de but de l’AS FAN Tanja Mahamadou. Cette rencontre s’est terminée sur un score de 1but partout, et c’est après une séance des tirs au but que l’association sportive des forces armées nigériennes a battu l’Association Sportive de la Garde Nationale par un score de 3 buts à 0. L’AS GNN éliminée de la course à la quête de la dame coupe et l’AS FAN passe en vitesse pour le 8ème de finale exactement comme l’édition précédente. ANP

Niger : Deux nouveaux permis d’exploitation minière octroyés à deux sociétés de droit nigérien

Niger : Deux nouveaux permis d’exploitation minière octroyés à deux sociétés de droit nigérien

Le gouvernement du Niger, réuni ce samedi 22 février 2025, en conseil des ministres sous la présidence du Chef de l’Etat, le général de brigade Abdourahamane Tiani, a attribué des nouveaux permis pour exploitation minière à la compagnie Minière de l’Aïr (COMINAIR SA) et la Compagnie Minière de Recherche et d’Exploitation (COMIREX SA), toutes les deux de droit nigérien. Ainsi, le gouvernement a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis pour petite exploitation minière de cuivre dénommé  »OUNWAJO », situé dans les communes rurales de Tabelot et de Dabaga, département de Tchirozérine, Région d’Agadez à la Compagnie Minière de l’Aïr (COMINAIR SA). La réunion a par la suite adopté le projet de décret portant attribution d’un permis pour petite exploitation minière d’uranium dénommé  »MORADI », situé dans la commune rurale de Dannet, département d’Arlit, Région d’Agadez à la Compagnie Minière de Recherche et d’Exploitation (COMIREX SA). Le communiqué du gouvernement indique que « ces deux (2) projets de décrets sont pris en application de la loi du 05 juillet 2022, portant loi minière. Dans leur forme, ces projets consacrent la transformation des autorisations d’exploitation minière sémi-mécanisée déjà détenues par ces Compagnies minières en permis pour petite exploitation minière ». En effet, les travaux de sondage et d’analyse des échantillons réalisés par ces compagnies ont abouti à la mise en évidence d’un gisement important de cuivre et d’uranium dans le périmètre de leurs autorisations d’exploitation minière sémi-mécanisée. « Avec le début de l’exploitation du cuivre, le Niger poursuit son programme de diversification de la production minière et marque son entrée dans le cercle restreint des pays producteurs de ce minerai stratégique », souligne la source. Le gouvernement de préciser que les compagnies titulaires de ces permis « sont des sociétés de droit nigérien appartenant à des nationaux et dans lesquelles l’Etat a un niveau de participation dans le capital social de l’ordre de 25% pour la Compagnie Minière de l’Aïr (COMINAIR SA) et de 40% pour la Compagnie Minière de Recherche et d’Exploitation (COMIREX SA) ». Le gouvernement révèle qu’ il est attendu de l’exploitation du cuivre par la Compagnie Minière de l’Aïr (COMINAIR SA) notamment  une production moyenne annuelle de 2700 tonnes de cuivre métal sur une durée de 10 ans ; la création de 300 emplois directs au profit des jeunes nigériens; une redevance minière sur les 10 premières années de vente de la production de cuivre de plus de quatre milliards (4000 000 000) de Francs CFA et une redevance superficiaire de cinq cent soixante-quinze millions (575 000 000) de Francs CFA . S’agissant  de l’exploitation de l’uranium par la Compagnie Minière de Recherche et d’Exploitation (COMIREX SA) , il est attendu entre autres , une production moyenne annuelle de 300 tonnes d’uranium métal sur une durée de cinq (05) ans, renouvelable ; la création de quatre-vingt-quatorze (94) emplois au profit des jeunes nigériens; une redevance minière sur la vente de la production d’uranium de plus de trois milliards six cent trente-quatre millions deux cent soixante-sept mille (3.634 267 000) de francs CFA et une redevance superficiaire de cent quatorze millions (114 000 000) de francs CFA, durant la vie du projet. Le document souligne par ailleurs qu’en respect aux dispositions de la loi minière et de l’ordonnance du 02 août 2024, relative au contenu local dans les secteurs des mines et des hydrocarbures, ces deux (2) sociétés devront donner la priorité aux entreprises locales dans la fourniture des biens et services liés à leur exploitation. En outre, elles sont tenues de contribuer, notamment au financement de la formation continue du personnel du Ministère en charge des Mines ; au financement des infrastructures collectives dans leur zone d’exploitation ; à la protection de l’environnement et au respect des principes de gestion durable. « Ces deux (2) projets de décrets viennent ainsi conforter la volonté du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie et du Gouvernement d’exercer notre souveraineté pleine et entière sur nos ressources naturelles au profit de nos populations », rappelle la source. ANP

Niger : Le général Abdourahamane Tiani s’engage à mettre en œuvre les recommandations et résolutions issues des assises nationales

Niger :  Le général Abdourahamane Tiani s’engage à mettre en œuvre les recommandations et résolutions issues des assises nationales

Le président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), chef de l’Etat, le général de Brigade Abdourahamane Tiani, en clôturant les travaux des assises nationales, ce jeudi 20 février 2025, s’est engagé à concrétiser toutes les recommandations et résolutions formulées à l’occasion. Dans son intervention, le chef de l’Etat Nigérien a rappelé que les assises qui s’achèvent aujourd’hui ont permis de passer en revue tous les sujets d’intérêt national, qu’ils s’agissent de l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol ; de l’environnement ; des maux qui minent la société et la cohésion sociale ; des défis sécuritaires, de la gouvernance du pays ; de la santé de la population, de l’éducation et de la relation avec les autres Etats de la communauté internationale. Général Tiani de souligner également que ces assises ont permis d’élaborer un projet de charte de la transition et de dégager les principes fondamentaux qui devront désormais régir la gouvernance de notre pays, l’exploitation de nos ressources et notre conduite dans les relations internationales entre autres. « Vous avez aussi échangé de tous les sujets sans restriction et sans ingérence aucune du pouvoir public de la transition et fait des propositions pour la refondation de notre Etat », a-t-il relevé tout en mentionnant que « les résultats auxquels vous êtes parvenus sont donc le fruit d’un travail effectué en toute liberté avec la claire conscience de vos responsabilités devant Dieu, devant le peuple nigérien et devant l’histoire ». Aussi, le chef de l’Etat d’ajouter que ces résultats sont aussi le fruit d’un travail collectif de l’ensemble des forces vives de la nation. « Donc nous avons toutes les raisons de penser qu’ils ont acquis l’adhésion de notre peuple souverain et ont exprimé sa volonté et ses attentes à travers les différents niveaux de consultations » ; a mentionné le général Tiani. Après avoir noté que ces résultats peuvent encore être enrichis car des analyses complémentaires viendront, le chef de l’Etat d’appeler tous les nigériens qui n’ont pas pu apporter leurs contributions durant ces assises de ne pas hésiter à le faire dans les semaines à venir. Le chef de l’Etat Nigérien de constater qu’il s’agit d’un procédé inédit porteur d’un espoir raisonnable pour un nouveau départ qui s’offre à notre pays. « Je m’engage solennellement à concrétiser cet espoir dans le bonheur nigérien en prenant toutes les mesures pour le faire, cela dans l’intérêt supérieur de notre pays », a-t-il annoncé. Rappelons que ces assises Nationales de refondation ont regroupé du 15 au 20 février 2025 quelque 700 participants. ANP

Le dialogue national inclusif s’ouvre à Niamey, une étape cruciale pour la réussite de la transition

Le dialogue national inclusif s’ouvre à Niamey, une étape cruciale pour la réussite de la transition

Les assises nationales, point d’orgue du « dialogue national inclusif » annoncé par le général Abdourahamane Tiani en août 2023, se tiendront du 15 au 19 février 2025 à Niamey. Cette initiative, fruit de consultations menées dans les huit régions du pays au début de l’année 2024, vise à définir les « axes prioritaires » de la gouvernance future et à déterminer la durée de la transition. Une commission nationale, présidée par le chef traditionnel Dr Mamoudou Harouna Djingareye et composée de personnalités diverses (anciens ministres, universitaires, juristes, militaires, conseillers du général Tiani, chefs religieux et figures de la société civile), a été spécialement créée pour préparer et conduire ces assises. Pas moins de 674 participants, représentant un large éventail de la société nigérienne (présidents, ministres, organisations de la société civile, chefs traditionnels, forces de défense et de sécurité, etc.), sont attendus pour prendre part à ces discussions cruciales. Les travaux de ces assises s’articuleront autour de cinq sous-commissions thématiques : • Paix, sécurité, réconciliation nationale et cohésion sociale • Refondation politique et institutionnelle • Justice et droits de l’Homme • Développement économique et social • Questions transversales Le « rapport final » de cette commission devra être remis au général Tiani début mars, marquant une étape décisive dans le processus de transition au Niger. Souhaitons plein succès à ces assises nationales, qui constituent une opportunité unique pour le Niger de construire un avenir de paix, de stabilité et de prospérité pour tous ses citoyens. AES INFO

Le Sahel : un enjeu de communication aussi crucial que celui de la sécurité

Le Sahel : un enjeu de communication aussi crucial que celui de la sécurité

TRIBUNE. La cabale médiatique, le lynchage verbal et la diabolisation dont sont victimes les leaders de la Confédération des États du Sahel révèlent trois grandes leçons. 1. Une guerre de l’information implacable Il existe bel et bien une guerre de l’information, parfois plus féroce et immorale que la guerre militaire. Elle repose sur la manipulation du langage, visant à discréditer les dirigeants sahéliens en les qualifiant de putschistes, juntes, marionnettes de Poutine ou encore nouveaux valets. Cette guerre de communication se traduit également par une couverture médiatique biaisée : soit en omettant délibérément certaines vérités, soit en véhiculant des contre-vérités. Par exemple, la récente déclaration du Premier ministre burkinabé sur la reconquête du territoire n’a pas eu d’écho significatif dans la presse internationale. Pourtant, le Burkina Faso, qui était au bord d’une prise de contrôle par les groupes terroristes, a restauré sa souveraineté sur plus de 70 % de son territoire. Ce succès aurait dû être un événement médiatique majeur, salué comme une victoire contre le terrorisme. Mais au lieu de cela, le silence domine. 2. Une hostilité systématique envers les nationalistes africains La deuxième leçon est l’hostilité presque instinctive envers les dirigeants nationalistes africains. L’histoire l’a déjà montré : avant d’être physiquement éliminés, Patrice Lumumba et Thomas Sankara ont d’abord été attaqués médiatiquement. Présentés comme des communistes ou des extrémistes, ils ont été accusés de tous les maux et livrés à la vindicte populaire. Aujourd’hui, l’histoire se répète. Lorsque le général Assimi Goïta, au Mali, décide de renégocier les contrats miniers, notamment ceux liés à l’or, aucun média occidental ne salue cette initiative comme une démarche de justice sociale ou de souveraineté économique. De la même manière, au Niger, les nationalisations d’industries sont perçues non pas comme une volonté de préserver les intérêts nationaux, mais comme une menace pour l’ordre établi. 3. L’impératif de renforcer la puissance des médias africains Enfin, la troisième leçon est l’urgence pour nos États de bâtir des médias puissants et influents. Il ne s’agit pas de propagande, mais d’un équilibre dans la transmission de la vérité. Il faut développer des médias capables de contrer les désinformations, de porter une voix crédible sur la scène internationale et d’offrir un regard alternatif sur les réalités africaines. Sans ce renforcement médiatique, nos nations resteront vulnérables dans cette guerre informationnelle. L’enjeu est clair : si nous voulons rétablir un équilibre des forces, nous devons investir massivement dans la communication et la souveraineté médiatique. Teddy Patou Journaliste et animateur radio.