Niger: Clémence Aïssatou Habi, veuve de l’ex-Président Ibrahim Baré, nommée Ambassadrice aux Etats-Unis

DIPLOMATIE. Mme Clémence Aïssatou Habi, veuve de l’ancien Président Ibrahim Baré Mainassara, a été nommée Ambassadrice de la République du Niger auprès des Etats-Unis d’Amérique, rapporte l’agence de presse du Niger(APN). Médecin, spécialiste en parasitologie et dans les traitements du VIH/SIDA, Mme Clémence Aïssatou Baré était, jusqu’à la mort de son mari, médecin-chef de la Clinique médicale privée Pasteur. Elle enseignait également en tant que chargée de cours à la Faculté de médecine de Niamey. Arrivé au pouvoir le 27 janvier 1996 à la suite d’un coup d’Etat militaire contre le régime de l’Alliance des Forces du Changement (AFC), l’ancien Président Ibrahim Baré Mainassar fut assassiné le 9 avril 1999 lors d’un putsh mené « par des éléments de sa garde personnelle à la tête de laquelle se trouvait le Commandant Daouda Mallam Wanké », rappelle la même source. Patricia Engali
Prix Cultura Afrique Francophone 2025 : Le Journaliste culturel nigérien Souley MOUTARI de l’ONEP lauréat du Grand Prix

Le Journaliste culturel nigérien Souley MOUTARI de l’Office National d’Edition et de Presse (ONEP, Gouvernemental) a remporté, le 23 Août 2025 à Ouidah au Bénin, le Grand Prix de la 4ème édition du Prix Cultura Afrique Francophone, avec son œuvre qui porte sur les défis de la gestion et de la conservation du Centre historique d’Agadez, patrimoine mondial de l’UNESCO. C’était lors de la soirée des récompenses à la Maison de la Culture de Ouidah que le journaliste Souley MOUTARI, déjà lauréat de la catégorie presse écrite, a été sacré vainqueur de ce Grand Prix tant convoité devant plusieurs autres finalistes dont Faskoye Diahara du Mali, Bérénice Gainsi du Bénin et Fabrice N’De de la Côte d’Ivoire. C’est le Maire de la Ville de Ouidah, M. Christian Mawugnon Houetchenou qui a fait l’annonce devant un public venu nombreux parmi lequel de nombreuses personnalités attachées à la défense et à la promotion de la culture. Le lauréat n’a pas caché sa joie et son émotion sous les acclamations du public. En lui remettant le trophée, le Maire de Ouidah, également très attaché à la culture, a félicité le lauréat pour cette consécration, se réjouissant de l’honneur pour le Niger qui remporte le premier prix catégorie presse écrite et le Grand Prix Cultura Afrique Francophone dans la compétition qui a regroupé huit pays francophones ouest-africains. Le lauréat a ensuite été félicité par la présidente du jury Nadine Priam Plesnage et ses collègues, le commissaire général de l’événement, M. Tanguy BLAIS et ses partenaires, les confrères finalistes, mais aussi beaucoup de personnes parmi l’assistance. Réagissant à chaud, le lauréat a rendu grâce « à Allah (SWT) pour cette double distinction qui honore mon pays, le Niger, et qui représente pour moi une consécration de toutes ces années de travail, de contribution au service de la Culture, ce qui, d’une manière ou d’une autre, nous concerne tous, car étant pour nous un identifiant, un déterminant…». Il a aussi tenu à encourager les autres finalistes Faskoye Diahara du Mali, Bérénice Gainsi du Bénin et Fabrice N’De de la Côte d’Ivoire pour avoir choisi d’œuvrer dans le journalisme culturel, espérant que l’initiative du Prix Cultura Afrique Francophone suscite l’émulation chez les journalistes. On rappelle que Souley Moutari a été récompensé pour son œuvre qui porte sur les défis de la gestion et de la conservation du Centre historique d’Agadez, patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Commissariat général y a notamment salué « la qualité, l’originalité et l’engagement » de son travail. Son œuvre a ainsi été sélectionnée parmi les 34 productions originales retenues sur les 45 candidatures enregistrées et qui proviennent du Burkina Faso, du Benin, de la Cote d’Ivoire, de la Guinée (Conakry), du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. La soirée, note-t-on, a été très animée avec les prestations époustouflantes des chanteurs et groupes artistiques invités pour la circonstance. Porté par Sion Médias Group, le Réseau des Journalistes Culturels Francophones d’Afrique de l’Ouest (RJCFAO) et Nord-Ouest Cultures, avec le soutien d’institutions culturelles sous régionales, le Prix Cultura Afrique Francophone vise à promouvoir l’excellence dans le journalisme culturel. Avant le Grand Prix, quatre lauréats sont désignés dans chacune des catégories de médias que sont la Presse écrite, la Presse numérique, la Radio et la Télévision. Avant cette édition de Ouidah (Bénin), note-t-on, les trois (3) premières éditions ont eu lieu à Abidjan en Côte d’Ivoire. Le thème de l’édition 2025 est « Culture, héritage et patrimoine ». ANP
L’Algérie se hisse en quarts du CHAN 2024 après un nul tendu face au Niger

L’Algérie a validé son billet pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies (CHAN) PAMOJA 2024 après un match nul et vierge (0-0) contre le Niger à Nairobi — un résultat suffisant pour permettre aux Fennecs de rejoindre l’Ouganda en tête du groupe C, lundi soir. Vice-champions en 2022, les hommes de Madjid Bougherra savaient qu’un seul point leur suffirait pour se qualifier. Malgré leurs difficultés à percer une défense nigérienne bien organisée, ils ont assuré l’essentiel pour poursuivre leur aventure dans le tournoi. Pendant ce temps, l’Ouganda, auteur d’un spectaculaire match nul 3-3 contre l’Afrique du Sud, terminait en tête du groupe avec sept points. L’Algérie prend la deuxième place avec six points, devant l’Afrique du Sud, également à six points mais pénalisée par une moins bonne différence de buts. L’Algérie assure l’essentiel Malgré le score nul, la rencontre au stade Nyayo n’a pas manqué d’intensité. L’Algérie a dominé les premières minutes, avec Soufiane Bayazid et Mehdi Merghem qui ont chacun sollicité le gardien Nigérien Mahamadou Tanja. Déjà éliminé avant le coup d’envoi, le Niger a pourtant montré un bel état d’esprit. Ibrahim Djingarey a tiré au-dessus sur coup franc avant d’être expulsé à la 77e minute après un second carton jaune. Même en supériorité numérique, l’Algérie a eu du mal à imposer son jeu. Ses meilleures occasions sont venues en première période : Bayazid a obligé Tanja à une belle parade, et Merghem a manqué le cadre de la tête à bout portant. En fin de match, c’est même le Niger qui a failli créer la surprise : Abdoul-Latif Goumey s’est offert deux belles opportunités, dont une frappe dans le temps additionnel qui est passée de peu au-dessus. Mais le score est resté inchangé. Suspense total dans le groupe C Alors que l’Algérie souffrait à Nairobi, un véritable feu d’artifice se jouait à Kampala entre l’Ouganda et l’Afrique du Sud — un match nul 3-3 haletant, considéré comme l’un des plus spectaculaires du tournoi. L’Ouganda termine premier du groupe avec sept points, l’Algérie deuxième avec six, grâce à une meilleure différence de buts que l’Afrique du Sud, éliminée malgré ses six points. La Guinée (quatre points) prend la quatrième place, tandis que le Niger, sans but inscrit, termine dernier avec deux unités. Le Niger quitte la compétition sans marquer Le parcours du Niger s’achève sans la moindre réalisation. Déjà éliminés avant leur dernier match, les Ménas n’ont une nouvelle fois pas trouvé le chemin des filets et quittent le CHAN 2024 sans but inscrit. Malgré cela, leur prestation a été saluée. Le gardien Tanja s’est encore illustré, tandis que Goumey et Djingarey ont régulièrement menacé en contre. L’équipe d’Harouna Doula a manqué de tranchant offensif mais a quitté la scène avec honneur. Les quarts de finale en ligne de mire Au terme de cette dernière journée, l’Ouganda et l’Algérie filent en quarts de finale. L’Ouganda y arrive fort de sa prestation flamboyante contre l’Afrique du Sud, tandis que l’Algérie, moins impressionnante offensivement, pourra s’appuyer sur sa solidité défensive et son expérience en phase à élimination directe. L’Afrique du Sud échoue à un souffle, tandis que la Guinée repart avec une victoire mais sans réel impact. Pour le Niger, il faudra repartir de zéro après une nouvelle élimination précoce. Place désormais aux matchs à élimination directe, où l’Algérie devra retrouver son efficacité offensive pour espérer rééditer, voire améliorer, son parcours de 2022. CAF
Niamey : La Russie et le Niger signent un mémorandum en matière du nucléaire civil et d’exploitation de l’uranium

L’annonce a été faite au terme d’une audience qu’a accordée le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ce lundi 28 juillet 2025, à une forte délégation russe conduite par le Ministre de l’Énergie, M. Serguei Tsivilev, également Président de la commission intergouvernementale mixte de la partie russe, avec les pays de l’AES. La Coopération entre la Fédération de Russie et le Niger était au centre de l’entretien. À l’issue de l’audience, le Ministre Russe a tenu à remercier le Président et le peuple nigérien pour l’accueil avant d’indiquer qu’en tant que président de la commission, il a pris la décision d’effectuer sa première visite au Niger . « Nous avons eu des entretiens assez dynamiques avec mes collègues ministres nigériens », a-t-il ajouté, rappelant qu’il est accompagné d’une forte délégation qui comprend beaucoup de représentants des sociétés russes. « Nous avons vu beaucoup de présentations sur les possibilités qui sont présentes au Niger et en ce moment nos équipes discutent de comment nous pouvons mettre en œuvre ce potentiel qui existe ici au Niger », a fait savoir le Ministre Russe de l’énergie. « Le Président nous a aussi informé qu’il va choisir dans le plus bref délai, le coprésident de la commission intergouvernementale mixte, afin de rendre notre travail systémique et régulier et travailler avec nos frères nigériens en coopération étroite », a-t-il précisé. Pour le Président de la Commission intergouvernementale mixte de la partie Russe, « Nous devons travailler sur la base de la confiance mutuelle, du respect mutuel et davantage mutuel ». « Notre objectif principal c’est d’accroître le bien-être de la population du Niger et de la population de la Russie », a déclaré M.Serguei, avant d’annoncer qu’ils ont signé un mémorandum en matière du nucléaire civil dans le but d’exploiter l’uranium et de créer un système entier d’exploitation d’uranium. « Nous avons convenu de former les cadres nationaux qui seront capables de travailler dans nos domaines d’interventions tel que (l’énergie, l’agriculture, la santé, l’éducation), et nous allons aussi préparer les ingénieurs depuis leurs études à l’école, pour qu’ils puissent continuer leurs études aux universités situées en Fédération de Russie », a-t-il ajouté. « C’est ma première visite au Niger, mais j’ai un sentiment que j’ai beaucoup d’amis ici », a-t-il conclu. Notons que l’audience s’est déroulée en présence du Ministre d’État, Ministre de la Défense Nationale, du Ministre des Mines, du Ministre des Affaires Étrangères par Intérim, de la Ministre de l’Énergie, du Ministre Directeur de Cabinet du Président, de la Présidente de la HANEA et du Conseiller Mines et Énergie du Président de la République. ANP
1ers jeux de l’AES : Le Niger s’impose au tir à l’arc

La compétition de tir à l’arc des 1ers jeux de l’AES s’est déroulée le 26 juin 2025 sur le terrain… La compétition de tir à l’arc des 1ers jeux de l’AES s’est déroulée le 26 juin 2025 sur le terrain annexe du stade du 26 mars. A l’arrivée, les archers nigériens sont sortis vainqueurs dans toutes les catégories. En équipe Hommes, le Niger s’est adjugé la médaille d’or avec 111 points, suivi du Burkina Faso, qui s’est contenté de la médaille d’argent avec 59 points et du Mali, la médaille de bronze, avec 45 points. Dans la compétition en équipe mixte (homme-femme), l’équipe nigérienne a également pris le dessus sur les équipes burkinabé et malienne classées respectivement 2ème et 3ème. La nigérienne Asmaou Issoufou a décroché la médaille d’or en « Inviduelle dames ». Deux burkinabés, Kiema Wendyam et Nikiema Guemilatou ont respectivement obtenu les médailles d’argent et de bronze. En « Indivuelle Hommes », le Niger a raflé tous les 3 médailles en jeu. L’or est revenu à Adamou Saley qui s’est imposé avec 57 points, suivi de près par son compatriote Ridouane Saidou (56 points, argent). Abdoul Aziz Yachaou pour sa part avec 49 points et classé 3ème, a obtenu la médaille de bronze. L’ensemble de la compétition qui s’est achevée par une cérémonie de remise de médailles aux archers , s’est déroulée dans un esprit fraternel et de fair-play conforme à la vision des jeux de l’AES, sous la supervision des juges et arbitres venus des 3 pays. Mohamed Kenouvi/Journaldumali
AES : Le Président de la Confédération reçoit les ministres de la Défense des États membres

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a accordé, ce vendredi 20 juin 2025, une audience aux ministres en charge de la Défense des pays membres de la Confédération, réunis à Bamako dans le cadre d’une concertation stratégique de haut niveau. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la coopération sécuritaire et de défense entre les États membres de l’AES, en réponse aux défis communs de sécurité, de souveraineté et de stabilité dans l’espace sahélien. À l’issue de l’audience, le Général de corps d’armée Sadio CAMARA, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants de la République du Mali, a déclaré : « Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et Président en exercice de la Confédération AES, a bien voulu recevoir les ministres de la Défense des pays membres réunis à Bamako. Cette audience a été l’occasion de faire le point sur le niveau d’exécution de la vision stratégique commune arrêtée par les Chefs d’État de la Confédération. Cette vision vise à assurer la sécurisation de l’espace sahélien, à affirmer notre souveraineté et à défendre les intérêts vitaux de nos peuples ». Le ministre CAMARA a également salué le travail des experts et mis en lumière « les efforts remarquables consentis par les forces de défense et de sécurité des trois États, qui, dans un esprit de solidarité et de coordination, parviennent à contenir les menaces et à affermir les bases d’une paix durable ». Le Président de la Confédération a profité de l’occasion pour féliciter les Ministres et transmettre ses orientations stratégiques, en insistant sur la nécessité de consolider les actions conjointes, de renforcer les capacités opérationnelles des forces et de maintenir une synergie dans la conduite des opérations.
Banque mondiale: L’économie nigérienne enregistre une forte croissance en 2024

Selon la Banque mondiale, l’économie nigérienne a enregistré une forte croissance au titre de l’année 2024. Cette performance est portée par les exportations pétrolières à grande échelle, a expliqué l’institution dans sa dernière Note économique pour le Niger L »institution de Bretton Woods estime cependant que les sources de croissance à court terme restent limitées et exposées à des risques baissiers. Comme l’a relevé Han Fraeters, représentant résident de la Banque mondiale pour le Niger, « la croissance économique devrait rester relativement élevée à court terme ». Dans un récent rapport, la Banque mondiale précise que l’économie nigérienne a progressé à un taux de 8,4 % en 2024, au lieu de 2 % en 2023, grâce principalement au démarrage des exportations pétrolières à grande échelle et à une forte production agricole, favorisée par des conditions climatiques favorables. En dépit d’une inflation élevée, l’organisation internationale note que « cette croissance soutenue a contribué à la réduction de l’extrême pauvreté ». Quant aux recettes publiques, l’organisation indique qu’elles ont baissé au cours de l’année écoulée en raison d’une baisse des recettes fiscales, notamment celles liées au commerce, entraînant une réduction des dépenses d’investissement. Il est important de souligner que « ce déficit important, combiné à une accumulation rapide des arriérés de dette, a conduit le FMI et la Banque mondiale à abaisser conjointement la note de viabilité de la dette du Niger, la faisant passer de modérée à élevée », a-t-on indiqué dans son rapport. Han Fraeters attire l’attention sur le fait que « les sources de croissance du Niger, le pétrole et l’agriculture pluviale, sont limitées et exposées à des chocs et à la volatilité ». Qu’à cela ne tienne, pour Danon Gnezale, économiste à la Banque mondiale et co-auteur du rapport, « si les risques sécuritaires sont maîtrisés et les efforts d’expansion de l’irrigation aboutissent, la croissance pourrait être plus élevée ». Par ailleurs, explique-t-il, « plusieurs options existent pour renforcer le système agroalimentaire, notamment le renforcement des chaînes de valeur et des organisations de producteurs, l’investissement dans des technologies agricoles intelligentes face au climat, l’adoption de meilleures réglementations et l’amélioration des infrastructures. » A signaler que, selon les projections de l’institution, la croissance économique devrait ralentir en 2025 en raison d’un effet de base élevé en 2024, mais rester supérieure à 6 %, soutenue par la poursuite de l’expansion du secteur pétrolier. De son côté, l’inflation pourrait diminuer grâce à une bonne saison agricole en 2024, tandis que le taux d’extrême pauvreté devrait reculer entre 2025 et 2027 si la production agricole reste solide. Toutefois, l’insécurité alimentaire restera un défi. Martin Kam
La Banque mondiale soutient l’investissement dans les infrastructures du sud du Niger

La Banque mondiale a approuvé (19 mai, DNR) un financement de 400 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), comprenant un crédit de 380 millions de dollars et une subvention de 20 millions de dollars, pour un nouveau projet visant à améliorer la résilience des infrastructures routières et à libérer le potentiel économique grâce à une meilleure logistique dans le sud du Niger. Le Projet d’intégration et de connectivité du sud du Niger financera la réhabilitation du tronçon Maradi-Zinder de la route nationale 1 (RN1) et la modernisation de 525 km de routes de desserte et de routes rurales pour les rendre conformes aux normes de résilience au climat. Ces investissements faciliteront la connectivité en toute saison et amélioreront l’accès aux marchés, aux centres de santé, aux écoles et aux opportunités d’emploi. Parallèlement, le projet appuiera des réformes visant à garantir la durabilité du réseau routier, en améliorant la gestion des actifs routiers et la planification de l’entretien pluriannuel. Dans le cadre de la vision à long terme du Niger pour renforcer la connectivité et améliorer l’accès aux services et à l’emploi, le projet financera également des études en vue de futurs investissements en infrastructures et en chaînes de valeur dans le bassin de la RN1.. « La RN1 entre Maradi et Zinder constitue le moteur économique du pays. Grâce à son réseau de routes secondaires, elle dessert plus de 16 millions de personnes au Niger et au Nigéria », souligne Han Fraeters, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Niger. « Avec cet investissement, le Niger met en place les fondations nécessaires à la création d’emplois à grande échelle. Il stimulera la circulation des produits agricoles et la création de nouvelles entreprises dans un pays qui compte la population la plus jeune du monde. » Le Niger accueille environ un million de personnes déplacées de force, dont 10 % se trouvent dans le bassin de la RN1 de la région de Maradi. Les populations déplacées présentent des taux de pauvreté plus élevés, et comptent environ 75 % de femmes et d’enfants. C’est pourquoi le projet mettra un accent particulier sur ces populations vulnérables et leurs communautés d’accueil. « À travers la réduction de l’insécurité alimentaire, l’amélioration de l’accès aux services essentiels et la création d’opportunités d’emploi, le projet améliorera considérablement leurs conditions de vie », souligne Guillermo Diaz-Fanas, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale. « Les habitants de cette région ont le potentiel de devenir un moteur de développement pour le bassin de la RN1. » La durée prévue du projet est de six ans. Dix pour cent des fonds sont mobilisés par le biais du guichet pour les réfugiés et les communautés d’accueil de l’IDA. BM