Congo. Fredy MASSAMBA : une des étoiles qui illuminent la musique africaine

Congo. Fredy MASSAMBA : une des étoiles qui illuminent la musique africaine

ZOOM. A 30 ans de carrière musicale, Fredy Massamba – cet ancien adepte de la chorale grégorienne qui en 1991 intègre « Les Tambours de Brazza », avant de quitter son pays en 1997 pour l’Europe – demeure l’un des chanteurs congolais les plus impressionnants et les plus spectaculaires. Il compte parmi les grands actuels de la chanson qui s’illustrent dans la soul, le blues, le hip-hop, le funk, etc. ainsi que dans les polyphonies africaines. Actuellement aux frontières du génie, ce célébrissime chanteur congolais évoluant en Europe, a pris une part considérable dans la genèse de ce qu’on peut appeler « l’Afro-jazz » ou le « Blues-rumba » Fredy Massamba s’exprime dans son jeu comme dans son chant, d’une manière relativement policée, et plus « fini ». On peut dire de lui qu’il est parmi les premiers à réaliser cette synthèse « bues/rumba », style musical repris par quelques chanteurs-guitaristes afro. Voyageant beaucoup à travers le monde, Fredy Massamba est particulièrement apprécié par ses thèmes très rythmés, des chansons au goût du jour, etc. Sa voix magnifique, forte, nourrie d’inflexions, tendres ou rugueuses à souhait, lui permet d’aborder tous les genres. Enfin, A l’aise aussi bien aux côtés de musiciens plus « classiques » comme Ballou Canta, Rodrigo Viana ou Ray Lema, que dans des musiques expérimentales, Fredy Massamba est doué d’une personnalité sonore très particulière : un timbre encore plus acéré et une vigueur qui l’apparente aux grands du jazz classique. Stimulé par des soutiens inhabituels, l’année 2021 sera l’année du déploiement de lumineuses variations sur des thèmes délicieusement nostalgiques. En attendant, on savoure le nouveau single « NKEMBO »                    Clément Ossinondé

Rémy Sahlomon, le meilleur de la musique africaine au Carnaval de Barranquilla en Colombie

Rémy Sahlomon, le meilleur de la musique africaine au Carnaval de Barranquilla en Colombie

Sa guitare basse endiablée et ses rythmes congolais et Africains ont fait de Rémy Sahlomon l’un des artistes les plus populaires au Carnaval de Barranquilla 2018 en Colombie. Révélé il y a tout juste six ans avec sa première participation à ce carnaval, son ardeur sur scène et sa voix de rogomme ont depuis croisé la route des grands artistes du monde. Tout au cours des soirées du 10 au 13 février 2018 une place particulière a été attribuée à Rémy Sahlomon et son groupe « Flama Barranquilla ». Lyrisme, bâti sur des mélodies mélancoliques dont l’apparente simplicité s’exaltait dans les développements subtils. Chaleur et émotion étaient au rendez-vous, servies par la belle cohésion de ce groupe très expérimenté. Fougue virtuose au service de la musicalité, chez les musiciens colombiens du groupe , avec une mention particulière à Sahlomon pour son talent. Le guitariste est décidément un orfèvre qui traverse tous les langages de la musique congolaise et africaine avec une finesse confondante, faisant chanter son instrument dans tous les idiomes. Beaucoup de rumba, d’afro-beat, de makossa, du coupé décalé, des mélodies accrocheuses et sentimentales, jouées sans mièvrerie mais le cœur simple. Le public ne s’y trompait pas, qui fut conquis. Le Carnaval de Barranquilla Le Carnaval de Barranquilla est le plus important des évènements folkloriques de la Colombie. C’est également la plus ancienne des fêtes colombiennes. Il a été proclamé en novembre 2003 chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité puis inscrit, en novembre 2008, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Il englobe des manifestations culturelles de plus de cinquante villages et bourgades situés sur les rives du fleuve Magdalena. Près d’un million et demi de personnes sont attendues chaque année au cours du mois de Février. Signalons aussi des festivités pré-carnavalesques : couronnement du roi et de la reine du carnaval, défilé du carnaval des enfants… Rémy Sahlomon : Pour la petite histoire A l’âge de 12 ans, il remporte le 1er prix du concours des jeunes chanteurs à la Télévision Congolaise de Brazzaville (émission la Petite École de la Chanson) avant de devenir bassiste et faire partie de l’orchestres national de la jeunesse congolaise (UJSC). Avec ce groupe il obtient la médaille d’or au 2ème festival panafricain de la jeunesse à Tunis et prix du meilleur bassiste congolais au Festival culturel de la jeunesse à Brazzaville. Rémy Sahlomon a également prêté ses services à des nombreux orchestres du Congo, notamment Les Bantous de la capitale. Il est à juste titre considéré aujourd’hui, comme l’un des jeunes meilleurs bassistes de la musique africaine. A Paris en 2010, il est Prix du meilleur chanteur de l’année  »Fans’ Club et le Galion » (Organisé par le Rubis’ Club à Paris). Le 18 juillet 2010 Rémy Sahlomon est déclaré héritier musical de la plus grande chanteuse camerounaise Anne Marie Nzié, au cours de l’émission « Vendredi Show » (Sahlomon est né des parents camerounais et congolais) Basé en France, Rémy Sahlomon s’active depuis 2009 autour de la production musicale, la direction artistique, le Festival du Vivre Ensemble (Culture 6) et la Fondation « Flama Barranquilla » pour l’organisation chaque année de la « Semaine culturelle Afro-colombienne ». A son palmarès discographique depuis 2015, les albums : Sarah, Afrikantilles, Rama, I love you, Happy Birthday, Saturday night Fever, Mathématiques d’amour, Mystic man (si tu t’en vas)…Et plusieurs DVD. Enfin, son plus grand souhait se produire de nouveau à Brazzaville avec son groupe congolo-colombien, au cours du Fespam ou de tout autre évènement culturel national. Clément Ossinondé

Dakar abritera en novembre 2017 une conférence internationale consacrée à la musique africaine

Dakar abritera en novembre 2017 une conférence internationale consacrée à la musique africaine

La Fondation Music In Africa présente cette année la conférence annuelle ACCES (Music In Africa Conférence For Collaboration, Exchange And Show cases), une conférence internationale dédiée au secteur de la musique africaine. Dakar 2017 ACCES se tiendra chaque année dans une ville africaine différente. Cette année, elle aura lieu à Dakar, au Sénégal, les 17 et 18 novembre 2017 au Dôme, Place du souvenir Africain. L’événement fera converger les acteurs de l’industrie musicale du monde entier vers la capitale sénégalaise afin d’échanger des idées, découvrir de nouveaux talents et accélérer la formation du secteur de la musique sur le continent. Participation ACCES 2017 permettra aux participants locaux et internationaux de prendre part à des workshops, des tables rondes, des présentations, des séances de Networking, des expositions et des visites de lieux clés de l’industrie de la musique à Dakar. Le programme comprend également des show cases d’artistes locaux les plus prometteurs du moment, aux côtés d’artistes internationaux. Un concert aura lieu le 18 novembre pour clôturer la conférence. Déclaration d’ Eddie Hatitye, Directeur de Music In Africa. « Nous sommes heureux de lancer ACCES à un moment où nous sentons un réel enthousiasme des professionnels africains pour collaborer et échanger » «Il y a actuellement une forte demande à travers tout le continent pour investir dans la musique africaine, mais les plates-formes panafricaines qui nous rassemblent pour promouvoir ces échanges sont limitées. Au cours des dernières années cependant, d’autres initiatives qui vont dans ce sens ont vu le jour et il est important de poursuivre cet élan, avec une forte volonté d’améliorer le secteur et non de se concurrencer. » « Nous sommes convaincus qu’ACCES deviendra un rassemblement annuel important pour les professionnels africains de la musique et sommes impatients d’inaugurer cette première édition à Dakar en novembre. » L’orateur principal de la Conférence Cette année, le célèbre musicien sénégalais Baaba Maal prononcera le discours d’ouverture de la conférence. Baaba Maal s’adressera à un public composé de musiciens, de programmateurs de festivals, de représentants d’ONG, de maisons de disque ainsi que d’autres représentants du secteur. La liste complète des délégués venus de 15 pays sera annoncée sur musicinafrica.net courant octobre. L’objectif de Musica In Africa Depuis sa création en 2013, la Fondation Music In Africa a pour objectif de soutenir le secteur de la musique africaine grâce à son site web d’information et d’échange (musicinafrica.net) et en organisant diverses activités telles que des ateliers de réparation et de fabrication d’instruments et des concerts en Afrique et en Europe. Cette année, la fondation a également lancé le projet Music In Africa Connects (MIAConnects) en soutien aux musiciens issus des pays affectés par des conflits. L’idée de lancer une conférence panafricaine sur la musique est née en 2016, lorsque la Fondation Music In Africa a inclu une conférence dans le programme de son Assemblée générale annuelle à Addis-Abeba, en Éthiopie. Des délégués internationaux y ont pris part et l’allocution principale a été prononcée par le légendaire musicien d’Éthio-jazz, Mulatu Astatke. Pour plus d’informations, contactez la Fondation Music In Africa – Claire Métais ; claire@musicinafrica.net T: +27 (0)10 140 1317 ou visitez le site officiel ACCES 2017. Avec Music in africa

Fespam 2015 : Les intellectuels apportent leur contribution

Fespam 2015 : Les intellectuels apportent leur contribution

Le directeur régional de l’Unesco pour l’Afrique centrale, M. Loiteohin Félix Ye, a ouvert pour le compte de la 10è édition du Festival Panafricain de Musique (Fespam) qui se tient à Brazzaville du 18 au 25 juillet 2015, le symposium scientifique qui a débattu de «La dynamique des musiques africaines dans la diversité des expressions culturelles». Ouvrant les travaux, le directeur régional a dit en substance que «Ce symposium qui s’ouvre aujourd’hui va nous aider à approfondir la réflexion sur la rumba congolaise et à dégager des perspectives…sur l’élaboration du dossier de candidature pour son inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité ». les travaux ont en effet porté sur des thèmes tels : « La rumba africaine, horizon philosophique et politique de notre modernité musicale africaine » ; « La musique congolaise au cœur de la musique africaine » ; « Les dimensions dialogue et sémio pragmatique de la chanson congolaise » ; « Les musiques africaines à l’assaut des préjugés du vieux monde » ; « Ressentiment et fronde des musiques africaines contre l’Occident » ; « Les membraphones congos américains caribéens dans l’affirmation de la diversité des expressions culturelles » ; « Plaidoyer pour l’inscription de la rumba au patrimoine immatériel de l’humanité. » Sur la table des conférenciers ont défilé Émile Moselly Batamack ; Mfumu Dia Fua Di Sassa ; Bienvenue Boudimbou ; Adépo Yapo ; Simao Souidounla et Christian Ndomi. Au cours de ce symposium, les actes de l’édition de 2013 ont été rendus publics.