Lancement de la 11ème édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM)
Ce mardi 9 mars 2021 marquera le début des inscriptions de la 11ème édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient. Jusqu’au 4 juin 2021, les candidats auront la possibilité de déposer leur projet sur le site https://startup.orange.com/fr/.Depuis 2011, ce prix récompense les projets innovants de startups, fondés sur les technologies de l’information et de la communication et ayant un impact sociétal positif en Afrique et au Moyen-Orient dans des domaines comme l’éducation, la santé, le e-commerce, l’agriculture ou encore répondant aux objectifs du développement durable. Opérateur engagé, Orange souhaite à travers ce prix contribuer au développement socioéconomique de l’Afrique, soutenir l’innovation sociale et environnementale et encourager l’entreprenariat. La compétition comprend deux étapes : une phase nationale se déroule entre mars et juin dans les 17 filiales d’Orange. Les pays désignent chacun jusqu’à trois lauréats. Lors de la seconde phase, les gagnants de chaque pays sont mis en concurrence et un jury international composé de représentants de l’écosystème startup d’Orange se réunit pour désigner les lauréats internationaux du POESAM. En 2021, en plus du Grand Prix International qui récompense trois lauréats avec des prix allant de 10 000€ (3ème place) à 25 000 € (1ère place), Orange a lancé depuis 2020 le Prix Féminin International d’une valeur de 20 000€, soutenu par la Diversité et l’Inclusion du Groupe Orange. Ce prix récompensera soit une femme, soit un projet proposant une solution technologique pour améliorer les conditions de vie des femmes (autonomisation des femmes, création ou préservation des emplois, collecte de données sur le genre, inclusion numérique et inclusion financière…). Elizabeth Tchoungui, Directrice RSE, Diversité et Solidarité du Groupe Orange et Présidente déléguée de la Fondation Orange a déclaré : « Je me réjouis, pour la deuxième année consécutive, que le Prix Féminin International soutienne l’entrepreneuriat des femmes et la promotion des initiatives visant à améliorer l’émancipation des femmes. Car accompagner une femme c’est faire grandir le monde. Ce prix contribue notamment à atteindre l’Objectif de Développement Durable n°10 de l’agenda de l’ONU » inégalités réduites » sur lequel nous nous sommes engagés. » Alioune Ndiaye, CEO Orange Middle East & Africa a déclaré : “L’Afrique connaît des transformations majeures : croissance rapide de la population, urbanisation accélérée, bonds technologiques en communication mobile ou les services financiers mobiles, par exemple. Ces tendances structurantes créent d’importantes opportunités économiques qui nous poussent à innover pour y répondre et construire ainsi un continent plus prospère et plus inclusif. Et qui de mieux pour relever ces défis que les jeunes entrepreneurs du continent ? » La détection des jeunes talents est au cœur de la stratégie d’Orange. Créé en 2011, le POESAM a déjà soutenu 36 projets qui se sont répartis la somme de 555 000 € et 87 personnes ont bénéficié de 6 ou 9 mois de coaching et de mentorat proposés par Orange et ses partenaires. L’impact de l’entrepreneuriat social et technologique n’est plus à démontrer. De nombreuses avancées en termes d’éducation, de santé, d’inclusion financière et de protection environnementale notamment lui sont dues. A travers ce prix, Orange réitère son engagement en faveur des entrepreneurs qui impactent positivement l’Afrique et le Moyen-Orient. Orange est présent dans 18 pays en Afrique et au Moyen-Orient et compte 128 millions de clients au 31 Décembre 2021. Avec 5,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020, Orange MEA est la première zone de croissance du Groupe. Orange Money, son offre de transfert d’argent et de services financiers sur mobile disponible dans 17 pays compte plus de 50 millions de clients. Orange, opérateur multi services, partenaire de référence de la transformation numérique apporte son savoir-faire pour accompagner le développement de nouveaux services digitaux en Afrique et au Moyen-Orient. Par APO
Trend Micro lance sa plateforme de défense Vision OneTM
Trend Micro Incorporated, leader mondial en matière de cybersécurité, a annoncé aujourd’hui le lancement de sa nouvelle plateforme de sécurité Vision OneTM. Apportant une réponse efficace à la surcharge d’alertes de sécurité et aux contraintes de ressources, cette plateforme évolutive repose sur des capacités de détection et de remédiation étendues (XDR). Ses nouvelles fonctionnalités et sa console unifiée permettent aux équipes sécurité de bénéficier d’une visibilité optimale et de réagir plus rapidement à l’ensemble des menaces. Qu’elles disposent d’un SOC ou s’appuient sur des équipes de sécurité débordées pour gérer les fonctions du SOC, les entreprises tentent de faire face à des menaces furtives et sophistiquées avec des outils cloisonnés et des alertes disparates. Grâce au lancement en 2019 de la première solution XDR du marché, Trend Micro a permis à des centaines d’entreprises d’identifier et de réduire les risques en corrélant les alertes dans l’ensemble de l’infrastructure informatique. Aujourd’hui, avec Trend Micro Vision One, la société résout des problèmes de sécurité plus complexes grâce à une solution XDR améliorée, une nouvelle visibilité des risques, de nouvelles intégrations de tiers et une réponse simplifiée aux menaces à travers les différentes couches de sécurité. «L’année dernière, les piles informatiques sont devenues de plus en plus complexes et les environnements de toute la région se sont fortement hybridés », a déclaré le Dr Moataz bin Ali, vice-président et directeur général de Trend Micro pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.» L’XDR connecte tous les aspects de l’infrastructure, du courrier électronique et des points d’extrémité aux charges de travail et aux réseaux dans le cloud. Trend Micro Vision One rassemble ces capacités dans une vue globale de l’environnement entier, débarrassant ainsi les équipes de sécurité de la surcharge d’alertes et leur fournissant un suivi riche et contextuel qui leur permet de traquer et de contenir les menaces d’une manière plus efficace. Vision OneTM aide à renforcer l’expertise des équipes de sécurité, permettant ainsi aux entreprises d’améliorer leur efficacité. Grâce à cette nouvelle plateforme, elles sont capables d’analyser plus rapidement les incidents de sécurité, d’identifier les modèles de menaces critiques et les attaques complexes, et de mettre au point des stratégies de défense adaptées. En mesure d’évaluer de manière proactive les risques de sécurité potentiels, elles maîtrisent également mieux leur posture de sécurité. Selon Gartner, Innovation Insight for Extended Detection and Response, réalisée en mars 2020 « Deux des plus grands défis auxquels les acteurs de la sécurité doivent faire face, sont le recrutement et la fidélisation d’experts en sécurité techniquement compétents, ainsi que la mise en place d’opérations de sécurité permettant la configuration et le maintien d’une posture défensive fiable et évolutive via des capacités de détection et de remédiation rapides. Or les organisations sont bien souvent submergées par la convergence de ces deux problématiques. » La plateforme Vision OneTM propose les avantages suivants : • Visibilité et renseignements sur les menaces : grâce au modèle de détection multicouches et à la visibilité des risques de sécurité s’appuyant sur les laboratoires de recherche Trend Micro Research, les entreprises détectent les attaques complexes et les éléments de risques spécifiques qui échappent aux solutions cloisonnées. De nouvelles informations sur l’utilisation des applications SaaS, leur niveau de risque et leur évolution dans le temps sont également disponibles. • Capteurs configurés sur mesure : intégration native des capteurs logiciels avec la sécurité Trend Micro sur les couches de sécurité critiques. • Adaptation à l’infrastructure existante : mise à disposition d’API prêtes à l’emploi avec les solutions tierces existantes déjà utilisées pour compléter les workloads. • Administration simplifiée : possibilité d’ajuster les politiques de sécurité et de piloter les actions de remédiation à travers l’ensemble des couches de sécurité à partir d’une console d’administration unique. Au-delà de la sécurité en profondeur apportée par Vision OneTM, les clients peuvent facilement connecter la plateforme aux autres technologies de sécurité en place, comme les solutions tierces de protection des Endpoints, les SIEM ou les SOAR, dont notamment Fortinet, Microsoft Sentinel et Splunk. Les clients qui adoptent cette technologie vont saisir l’occasion qui se présente de l’intégrer au-delà des plates-formes SIEM et SOAR, avec des solutions telles que les pare-feu, les solutions de billetterie et la gestion des identités et des accès. Ce nouveau blog d’IDC est issu d’un briefing préalable au lancement et donne plus de détails sur la nouvelle plateforme Trend Micro.
OIVC: Nezha Hayat aux commodes du Comité des régulateurs des marchés financiers de l’Afrique et du Moyen-Orient

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) annonce l’élection de sa présente, Nezha HAYAT, à la tête du Comité régional de l’Afrique et du Moyen-Orient (AMERC) de l’Organisation internationale des commissions des valeurs (OICV). Le Comité régional de l’Afrique et du Moyen-Orient (AMERC) de l’OICV est le comité qui regroupe les régulateurs des marchés financiers de la région et dont les travaux ont pour objectifs l’examen, l’échange d’informations et la promotion des questions spécifiques au développement des marchés de capitaux, rappelle l’AMMC dans un communiqué. La même source précise que l’AMERC comprend 28 membres ordinaires et douze membres associés, tous représentant les régulateurs de la région Afrique et Moyen Orient et satisfaisant aux normes de l’Organisation internationale. Selon l’AMMC, en sa qualité de Présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux, Nezha HAYAT rejoint le Conseil d’Administration de l’Organisation internationale des commissions de valeurs pour le mandat 2020-2022.
La faim prend de l’ampleur au Proche-Orient et en Afrique du Nord

[vc_row][vc_column][vc_column_text]La propagation et l’aggravation des conflits et des crises observées depuis 2011 dans la région MENA (Proche-Orient et en Afrique du Nord) compromettent les efforts régionaux en vue de réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Tel est le constat de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui, dans son «Aperçu régional de l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition au Proche-Orient et en Afrique du Nord», relève que 52 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique dans la région. La faim dans la région Proche-Orient et Afrique du Nord (NENA) continue d’augmenter, fait observer l’agence onusienne notant également des cas de retard de croissance, d’émaciation et de sous-alimentation beaucoup plus graves dans les pays frappés par des conflits. De nombreux enfants âgés de moins de cinq ans sont affectés par un retard de croissance (21,1%); certains souffrent d’émaciation (8,7%) alors que d’autres sont en surpoids (9,1%). Selon l’organisation, «les conflits sont toujours le principal facteur de souffrances liées à la faim dans la région. Plus de deux-tiers des personnes souffrant de la faim dans la région NENA, soit près de 34 millions de personnes, vivent dans des pays affectés par des conflits, en comparaison aux autres 18 millions de personnes souffrant de la faim, qui ne vivent pas dans des pays directement affectés par un conflit». Pour le sous-directeur général et Représentant régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, Abdessalam Ould Ahmed, « les conflits et l’instabilité civile dans la région ont des effets à long terme sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des pays affectés, mais aussi des pays voisins». D’après lui, ils ont perturbé la production alimentaire et animale dans certains pays, affectant la disponibilité en nourriture dans la région. Dans son rapport, la FAO fait également état de taux d’obésité particulièrement élevés dans certains pays de la région. Ce qui compromet «la santé des populations, leurs styles de vie ainsi que l’économie et les systèmes de santé de ces pays». Lutter contre l’obésité implique de mettre en place des systèmes alimentaires capables de garantir une alimentation saine et nutritive, d’améliorer la sensibilisation du public sur les problèmes liés à l’alimentation et de les informer sur les risques associés au surpoids et à l’obésité. Outre la crise alimentaire et l’obésité galopante observées dans certains pays de la région, le rapport montre que les conflits compromettent aussi le degré de transformation rurale. D’après Abdessalam Ould Ahmed, «les pays ne connaissant pas de conflits et ayant réalisé des progrès considérables en transformant les zones rurales de manière durable et notamment en améliorant la gestion des ressources en eau ont obtenu de meilleurs résultats au niveau de la sécurité alimentaire et de la nutrition que ceux qui sont aux prises avec un conflit ou présentant des niveaux de transformation rurale plus faibles». Il souligne, par ailleurs, la manière dont le rapport insiste sur la nécessité de déployer davantage d’efforts afin de stimuler l’emploi en milieu rural, de stimuler la croissance économique en zones rurales et de réduire le fossé entre zones urbaines et rurales tout en améliorant la productivité agricole, les infrastructures et les services en milieu rural. Pour parvenir à une transformation rurale et à la réalisation de l’objectif Faim Zéro, la FAO rappelle qu’il existe au niveau régional de nombreuses façons de transformer l’agriculture de manière durable. L’une d’elles consiste à : améliorer l’accès aux marchés pour les agriculteurs, à faire la promotion des investissements dans l’agriculture et le transfert des technologies et d’autres innovations, à améliorer la gestion des ressources en eaux et à élaborer des changements politiques importants qui permettront de faciliter le passage d’une agriculture de subsistance vers des systèmes de production plus commerciaux et diversifiés. Pour Ould Ahmed, il est aussi nécessaire d’encourager les agriculteurs à produire en se basant sur l’avantage comparatif de la région. Afin de soutenir le développement et la mise en œuvre de politiques et de programmes destinés à effacer les différences entre zone rurale et urbaine, le rapport de la FAO exhorte à davantage d’efforts et d’action. Alain Bouithy[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
La gestion efficace des ressources en eau, clé de la croissance et de la stabilité dans la région MENA

La pénurie d’eau dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) peut constituer un facteur de déstabilisation ou un motif qui lie les communautés, ont estimé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque mondiale. Dans un nouveau rapport conjoint, «Gestion de l’eau dans les systèmes fragiles: renforcer la résilience aux chocs et aux crises prolongées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord», l’agence onusienne et l’institution de Bretton Woods ont affirmé qu’une gestion efficace des ressources en eau dans le monde arabe est la clé de la croissance et de la stabilité futures dans cette région. Selon le document, qui décrit les risques associés aux défis de l’eau de la région et les politiques nécessaires pour y faire face, «l’instabilité combinée à une faible gestion de l’eau peut devenir un cercle vicieux qui exacerbe davantage les tensions sociales». Le rapport estime néanmoins que «les actions nécessaires pour rompre le cycle peuvent également être des éléments essentiels pour le rétablissement et la consolidation de la stabilité», indique-t-on dans un communiqué publié sur le site Internet officiel de la FAO. Soulignons qu’en marge de la conférence de la Semaine mondiale de l’eau, qui se tient du 26 au 31 août courant à Stockholm, en Suède, un appel avait été lancé pour «abandonner les politiques actuelles axées sur l’augmentation des approvisionnements vers une gestion à long terme des ressources en eau», indique la même source. «Des politiques inefficaces ont laissé les populations et les communautés de la région exposées aux conséquences de la pénurie d’eau, devenant de plus en plus sévères en raison de la demande croissante en eau et du changement climatique », a-t-on relevé lors d’une session spéciale consacrée à la région MENA. Au cours de cette session tenue mardi 28 courant, il avait été aussi rappelé que plus de 60% de la population de la région est concentrée dans des zones affectées par un stress hydrique de surface élevé ou très élevé, par rapport à une moyenne mondiale d’environ 35%. La situation est telle que «si rien n’est fait, la pénurie d’eau liée au climat devrait entraîner des pertes économiques estimées entre 6 et 14% du produit intérieur brut d’ici 2050 ; le taux le plus élevé au monde», a-t-on prévenu. Comme l’a si bien relevé Pasquale Steduto, coordinateur du programme régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord «les pertes économiques entraînent la hausse du chômage, aggravée par l’impact de la pénurie d’eau sur les moyens de subsistance traditionnels tels que l’agriculture». Ainsi, il estime que la dégradation de la situation peut entraîner «une insécurité alimentaire et des déplacements forcés de populations, ainsi que des frustrations croissantes liées à l’incapacité des gouvernements de garantir les services de base, ce qui pourrait aussi contribuer à l’instabilité généralisée dans la région». Co-auteur principal du rapport, il reste néanmoins optimiste en soutenant que «des mesures peuvent être prises pour empêcher que la pénurie d’eau et l’instabilité ne deviennent un cercle vicieux, en mettant l’accent sur la gestion durable, efficace et équitable des ressources en eau et la prestation de services». Pour sa part, Anders Jagerskog, spécialiste principal de la gestion des ressources en eau à la Banque mondiale et co-auteur principal du rapport, estime que «la rareté de l’eau a toujours une double dimension : locale, car elle affecte directement les communautés et régionale, du fait que les ressources en eau traversent les frontières». Ainsi, soutient-il, «s’attaquer à la réduction de la pénurie d’eau est une opportunité pour donner aux communautés locales les moyens de développer leur propre consensus local sur les stratégies permettant de relever le défi. Dans le même temps, c’est une motivation pour renforcer la coopération régionale face à un problème commun». Quoi qu’il en soit, «une approche équilibrée sera nécessaire pour aborder les impacts à court terme de la pénurie d’eau tout en investissant dans des solutions à plus long terme, y compris l’adoption de nouvelles technologies, comme base d’une croissance durable», assure la FAO dans son communiqué indiquant qu’en Égypte, 10% de l’eau agricole provient d’eau de drainage recyclée et qu’il est prévu d’installer au Maroc plus de 100.000 pompes solaires pour l’irrigation d’ici 2020. Alain Bouithy
Forte demande de financements des pays de la zone MENA auprès de la Banque mondiale

Les demandes de financements émanant des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) auprès de la Banque mondiale ont atteint 6,3 milliards de dollars au 30 juin 2018. Dans un rapport rendu public récemment, l’institution de Bretton Woods a indiqué que les financements engagés au cours de son dernier exercice budgétaire provenaient de deux sources. D’un montant de 5,9 milliards de dollars, la première source de financement provenait de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) dont la mission consiste à assurer le développement dans les pays à revenu intermédiaire. Le deuxième financement de 430 millions de dollars provenait de l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres. Dans un communiqué, l’institution internationale a relevé que les services intellectuels fournis par la Banque ont notamment consisté en un soutien aux pays à revenu élevé de la région, sous forme de services de conseil remboursables. Ainsi, en plus des 6,3 milliards de dollars de nouveaux financements engagés durant l’exercice 2018, la Banque mondiale a indiqué avoir fourni un large éventail de travaux d’analyse destinés à aider les pays de la région à transformer leur économie et à poser les jalons d’une croissance inclusive et de la création d’emplois. Il ressort ainsi du rapport de la Banque mondiale qu’un montant de 55 millions de dollars a été alloué aux différentes initiatives des Etats de la région MENA, au cours du dernier exercice. «Ce programme a appuyé la diversification des économies et de promotion du développement du secteur privé tout en soutenant le développement humain à travers la réforme des services publics essentiels que sont notamment l’éducation, la santé et la protection sociale », a précisé la banque. D’après le communiqué de l’institution internationale, la BM a notamment accordé en Afrique du Nord : 500 millions de dollars à l’Égypte afin de soutenir les réformes de l’enseignement public et 200 millions de dollars au Maroc en faveur d’un projet visant à rapprocher les agriculteurs des marchés. Au Moyen-Orient, les engagements de la Banque mondiale ont notamment porté sur les financements de «225 millions de dollars en faveur d’un projet d’extension du réseau de transport public destiné à la fois aux réfugiés syriens et aux communautés d’accueil au Liban; et 400 millions de dollars supplémentaires pour un projet d’urgence visant à reconstruire les infrastructures et à rétablir les services dans les régions d’Iraq reprises au groupe Etat islamique», renseigne le communiqué. Ainsi que l’a souligné le vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Ferid Belhaj, la BM est déterminée à «aider la région à surmonter ses difficultés et à atteindre son potentiel, et nos investissements sont à la hauteur de cet engagement». La banque, a-t-il poursuivi, mettra à l’avenir l’accent sur la situation des jeunes de la région, «en nous attachant en particulier à leur donner les moyens de se saisir du pouvoir des nouvelles technologies et de créer un secteur privé dynamique et innovant susceptible de devenir une nouvelle source de croissance et d’emplois». A noter que «la stratégie de la Banque mondiale pour la région MENA a pour objectif de favoriser la paix et la stabilité en rétablissant la confiance des citoyens envers leurs gouvernements, en prônant une coopération régionale accrue, en renforçant les capacités à gérer les conséquences de l’instabilité et en soutenant dans la mesure du possible les efforts de redressement et de reconstruction», peut-on lire sur le site. Des objectifs que la BM entend poursuivre «tout en étant bien consciente que les budgets nationaux sont soumis à des pressions extrêmes et que le secteur privé doit jouer un rôle nettement plus important dans le financement d’infrastructures clés», a précisé Ferid Belhaj. Alain Bouithy
Le rebond de l’économie mondiale ouvre une fenêtre d’opportunité pour engager des réformes dans la région MOAN

Le rebond de l’économie mondiale ouvre une fenêtre d’opportunité pour engager des réformes dans les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MOAN), a affirmé le Fonds monétaire international (FMI) dans un document rendu public récemment. « Promouvoir la croissance inclusive demande des réformes audacieuses, et l’actuel regain de la croissance mondiale est la meilleure chance qui se présente pour cela depuis plusieurs années », a estimé l’organisation internationale notant que la croissance mondiale est à son plus haut depuis une dizaine d’années et qu’elle devrait progresser encore en 2018 et 2019. Dans ce document, intitulé « Opportunités pour tous. Croissance et inclusion au Moyen-Orient et en Afrique du Nord », le FMI précise que la croissance projetée de la région MOAN devrait s’accélérer à 3,5% au cours de cette même période, soulignant toutefois qu’elle resterait nettement inférieure aux 5,6 % atteints en moyenne entre 2000 et 2008. Ainsi, le Fonds monétaire exhorte les pays de la région MOAN à agir afin de profiter des vents favorables actuels, notamment en rendant l’investissement plus efficient et augmentant la productivité. Ce qui, à en croire l’organisation, « inverserait l’impact négatif sur la croissance des faibles niveaux d’emploi, d’investissement et de productivité (PTF) constatés depuis une dizaine d’années ». A cet égard, le FMI se réjouit de constater que plusieurs gouvernements de la région ont déjà engagé des réformes, plaçant la croissance inclusive et la création d’emplois au cœur de leur stratégie de développement, et note que certaines de ces nouvelles mesures ont commencé à être appliquées. A propos de ces réformes, l’organisation pense que « le défi consiste à les accélérer et à les faire monter en puissance, à passer de l’engagement en faveur de la croissance inclusive à l’action concrète, et arriver à une amélioration perceptible des perspectives d’emploi et des niveaux de vie ». Cependant, si faire avancer les réformes après des années de croissance faible, d’austérité et, dans certains pays, de conflit armé, constitue un défi pour les responsables des politiques économiques de la région MOAN, la question centrale porte sur le moyen d’accélérer leur mise en œuvre afin d’améliorer le sort et le niveau de vie des populations. Et d’y parvenir de manière soutenable. « Plus largement : comment la région peut-elle répondre aux aspirations de la jeunesse, donner foi en l’avenir et améliorer la confiance du public dans les performances et la responsabilité du gouvernement ? », s’interroge le FMI. Pour la région MOAN, le premier défi pour obtenir une croissance inclusive est de créer des emplois dans des marchés du travail de plus en plus sous pression. Pour bien comprendre l’importance de la démarche, les auteurs du document font observer que « ces cinq dernières années, la population en âge de travailler a augmenté de 50,2 millions, et 27,6 millions sont entrées dans la vie active ». Alors que le nombre d’emplois n’a, quant à lui, augmenté que de 25,4 millions. En outre, selon les projections démographiques actuelles, « dans les cinq prochaines années, quelque 5,5 millions de nouveaux travailleurs vont rejoindre la population active chaque année », poursuivent-ils. Ce qui correspond à un peu plus de 27 millions de jeunes. C’est dire que le défi majeur à moyen terme pour la région sera de fournir des emplois à cette population. Précisons que le document, signé du Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, rend compte du travail effectué depuis Amman, développé à Marrakech, par le FMI et les pays membres de la région MOAN sur l’enjeu de la croissance inclusive. En plus d’étudier les principales difficultés que rencontre la région MOAN pour promouvoir la croissance inclusive, il « passe en revue les principaux éléments qui permettent de comprendre les difficultés auxquelles sont confrontés les pays de la région pour créer davantage d’emplois, stimuler la croissance et la rendre plus inclusive », précise-t-on dans un communiqué soulignant qu’il s’intéresse aussi aux stratégies spécifiques qui pourraient aider la région MOAN à rendre la croissance plus inclusive. Alain Bouithy
La croissance dans la région MOANAP reste modérée

Les pays de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP) devraient tirer parti de l’affermissement de l’économie mondiale, a estimé le Fonds monétaire international (FMI) dans un récent rapport. Le FMI a toutefois noté que les perspectives économiques de la région restent ternes principalement en raison de la poursuite de l’ajustement au bas niveau des prix du pétrole et des conflits régionaux. L’institution de Bretton Woods en déduit ainsi que «les pays de la région doivent profiter de la reprise actuelle de la croissance mondiale pour assainir leurs finances publiques, accélérer des réformes riches en emplois et diversifier leur économie». Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jihad Azour a toutefois assuré qu’«à moyen terme, la croissance devrait s’accélérer progressivement dans la plupart des pays de la région MOANAP». Mais il a prévenu qu’«elle restera insuffisante pour s’attaquer au chômage élevé dans la région et rehausser le niveau de vie de l’ensemble de la population». Il n’y aurait donc pas de quoi se réjouir. En détail, le Fonds monétaire a indiqué que la croissance globale dans les pays exportateurs de pétrole de la région devrait atteindre son point le plus bas, 1,7%, en 2017, en raison de la baisse de la production de pétrole dans le cadre de l’accord de l’OPEP. En revanche, la croissance non pétrolière devrait remonter à environ 2,6% en 2017 tandis que le rythme de la réduction du déficit budgétaire ralentit, a-t-il souligné dans une note publiée sur son site web officiel. «En dépit des progrès déjà accomplis, le bas niveau des prix du pétrole a maintenu les déficits budgétaires à des niveaux élevés dans beaucoup de pays exportateurs de pétrole, et il est donc nécessaire de continuer de mettre l’accent sur leur réduction», a fait remarquer le FMI. S’agissant des pays importateurs de pétrole, le rapport a fait état d’une croissance plus rapide qui devrait s’élever à 4,3% cette année (contre 3,6% en 2016) et se poursuivre en 2018. A en croire le FMI, cette évolution serait liée à l’augmentation de la demande intérieure, à des réformes d’accompagnement et à l’accélération de la croissance mondiale. Les analystes de l’institution financière internationale ont également ajouté que la dette publique serait élevée parmi les pays importateurs de pétrole de la région dont « bon nombre demeurent confrontés à des recettes insuffisantes d’une part et à une hausse des dépenses courantes (y compris les masses salariales publiques) d’autre part», ont-ils souligné notant ainsi que la dette publique est passée à plus de 50% du PIB dans la plupart de ces pays. Le rapport préconise ainsi d’«accroître les recettes et de réduire les dépenses de manière ciblée, tout en protégeant les dépenses sociales et les dépenses qui sont propices à la croissance ». Quoiqu’il en soit, le FMI a estimé que tous les pays de la région MOANAP devraient profiter de l’occasion offerte par l’affermissement de la reprise mondiale pour mettre en œuvre des réformes riches en emplois. Parmi les arguments évoqués par l’institution : les réformes vont permettre de s’attaquer à leur chômage déjà élevé et absorber les 26 millions de jeunes qui devraient arriver sur le marché du travail d’ici 2022. Dans ce cas, «les pouvoirs publics peuvent jouer un rôle important dans le développement du secteur privé en améliorant le climat des affaires, en renforçant la transparence et la responsabilisation des institutions publiques, et en améliorant l’accès au crédit», a préconisé le FMI. Il recommande aussi de maintenir les dispositifs de sécurité sociale afin de protéger les groupes vulnérables de la société, d’améliorer l’éducation de manière à mieux faire correspondre les qualifications des travailleurs aux besoins du marché, ainsi que d’encourager la libre circulation de la main-d’œuvre. Enfin, le rapport exhorte les pays de la région à tirer parti du commerce international pour soutenir la croissance économique. A ce propos, le FMI a constaté que «les pays importateurs de pétrole sont déjà mieux intégrés dans les chaînes de valeur mondiales et leurs exportations sont plus diversifiées». Ce qui fait qu’ils devraient maintenant chercher en priorité à améliorer la qualité de leurs exportations. Quant aux pays exportateurs de pétrole, il leur est recommandé de «diversifier leur production afin d’exporter une gamme plus large de biens et services. La plupart des pays tireraient parti d’accords commerciaux et de nouvelles possibilités d’intégration, tels que l’initiative chinoise «Belt and Road» et le Pacte avec l’Afrique», a justifié le FMI.