Les envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord continuent de chuter

Les remises migratoires vers les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord continuent de baisser, a annoncé récemment la Banque mondiale. L’analyse de l’évolution des données suggère un recul d’environ 5,3%, selon les estimations de la dernière note d’information sur les migrations et le développement publiée par l’institution financière internationale. En effet, d’après l’institution de Bretton Woods, « les envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord poursuivent leur tendance à la baisse et devraient s’établir à 61 milliards de dollars en 2023 ». La baisse des remises migratoires « est imputable principalement à une chute des flux vers l’Égypte, où un écart important entre le taux de change officiel et le marché parallèle s’est probablement traduit par la non-comptabilisation d’une grande partie des transferts d’argent », a-t-elle expliqué. L’organisation basée à Washington affirme cependant que «la hausse des envois de fonds vers les pays du Maghreb a en partie compensé cette baisse», précisant que les frais d’envoi pour un montant de 200 dollars s’élevaient à 5,9% en moyenne au deuxième trimestre de 2023. Elle assure par ailleurs que « les remises migratoires vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord devraient renouer avec une croissance de 2,1% en 2024, à la faveur du redressement anticipé des flux vers l’Égypte». A l’échelle internationale, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire auraient augmenté de 3,8% en 2023. Ils marquent ainsi le pas par rapport aux fortes hausses enregistrées ces deux dernières années, a fait remarquer la Banque mondiale dans sa note alertant sur le risque d’une baisse des revenus réels des migrants en 2024 dans un contexte mondial marqué par l’inflation et de faibles perspectives de croissance économique. La résilience des marchés du travail dans les économies avancées et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ayant préservé la capacité des migrants à envoyer des fonds dans leur pays d’origine, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire auraient alors atteint 669 milliards de dollars en 2023, selon l’institution. Poursuivant son analyse de l’évolution des envois de fonds au niveau des régions de destination, la Banque mondiale rapporte « une hausse des remises migratoires vers l’Amérique latine et les Caraïbes (8 %), l’Asie du Sud (7,2 %), l’Asie de l’Est et le Pacifique (3 %), et l’Afrique subsaharienne (1,9 %) ». Les transferts d’argent vers l’Europe et Asie centrale ont de leur côté fléchi de 1,4%, alors qu’elles avaient connu un boom de plus de 18 % en 2022, a-t-elle noté. Selon la note d’information de l’institution, les Etats-Unis restent la principale source d’envois de fonds des migrants citant comme principaux pays bénéficiaires cette année : l’Inde (125 milliards de dollars), le Mexique (67 milliards de dollars), la Chine (50 milliards de dollars), les Philippines (40 milliards de dollars) et l’Égypte (24 milliards de dollars). La même source ajoute que « les pays dans lesquels le poids des remises migratoires en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) est particulièrement élevé – signe de l’importance de la contribution de ces fonds au financement des déficits du compte courant et des finances publiques – sont le Tadjikistan (48% du PIB), les Tonga (41%), le Samoa (32%), le Liban (28%) et le Nicaragua (27%). Enfin, tenant compte des tendances à la baisse de l’activité économique mondiale, la Banque mondiale s’attend à ce que la croissance des transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire ralentisse encore en 2024. Selon les projections de l’organisation, elle devrait s’établir à 3,1% en raison du ralentissement de la croissance économique et de l’essoufflement des marchés de l’emploi dans plusieurs pays à revenu élevé. A en croire l’institution, « la volatilité des prix du pétrole et des taux de change, ainsi qu’un coup de frein plus marqué que prévu dans les économies à revenu élevé sont autant de risques susceptibles de dégrader ces prévisions ». Alain Bouithy
Peut-on rêver de paix au Moyen-Orient et comment ?

TRUBUNE. Imaginez qu’en 1948, les Juifs qui ont survécu au terrible génocide perpétré par les nazis n’aient pas créé la nation séparée d’Israël, mais soient simplement allés en Palestine pour s’installer pacifiquement parmi la population locale. Quel monde différent nous aurions aujourd’hui ! À l’époque, le monde entier était très sympathique et plein de compassion envers le peuple juif en raison de ce qu’il avait enduré. Le monde était en fait « prosémite » à l’époque, y compris le peuple arabe, qui est le frère direct des Juifs puisque les deux groupes sont des peuples sémitiques. (Voir http://en.wikipedia.org/wiki/Semitic). Sachant cela, nous pouvons comprendre qu’aucun Arabe ne peut être antisémite, en dépit des mensonges médiatiques affirmant le contraire. Sans aucun doute, avant la création d’Israël, le peuple palestinien aurait été prêt à accueillir tous les survivants juifs dans son pays, où les Juifs représentaient déjà 3 % de la population et vivaient heureux parmi le peuple arabe depuis des siècles. Cette minorité juive était très respectée et parfaitement intégrée à la société musulmane. Ce qui s’est passé après la Seconde Guerre mondiale était à la fois tragique et inutile. Au début, de nombreux Juifs y émigrèrent pacifiquement depuis l’Europe. Ensuite, certains sionistes fanatiques ont initié la création d’un État purement juif qui a volé les terres et les maisons du peuple arabe, forçant plus d’un million d’entre eux à l’exil dans un monstrueux épisode de nettoyage ethnique. Imaginez que ce crime terrible n’ait jamais été commis. Les Palestiniens auraient accueilli les Juifs du monde entier puisque les musulmans ont un grand respect pour les Juifs, décrits dans le Coran comme le Peuple du Livre (en référence à la Bible). Les survivants de la Shoa [Holocauste] auraient apporté avec eux en Palestine leurs énormes connaissances scientifiques et intellectuelles, et aujourd’hui nous aurions un pays riche appelé Palestine qui serait à environ 30 pour cent juif. Ces Juifs feraient désormais partie d’un gouvernement démocratiquement élu, et il n’y aurait pas de guerre là-bas, ni de réfugiés – ni de camps de concentration comme Gaza. Le 11 septembre n’aurait pas eu lieu et nous n’aurions pas eu de « guerre contre le terrorisme ». Imagine seulement… Considérez ensuite la réalité : Israël d’aujourd’hui est très similaire – et même pire – à l’Afrique du Sud de l’époque de l’apartheid. C’est un État raciste qui n’accepte que les immigrants juifs, refuse l’égalité des droits aux non-juifs qui y vivent et interdit aux membres d’autres religions de tenter de convertir ses juifs. Ses Juifs orthodoxes fanatiques considèrent même tous les non-Juifs comme des êtres humains inférieurs appelés « gentils », qui, selon les livres religieux orthodoxes, sont juste assez bons pour être des esclaves. Suivant le formidable exemple donné par le Mahatma Gandhi, j’ai récemment lancé une initiative intitulée « Soyez un Gandhi juif », qui promeut l’adoption d’orphelins palestiniens par des couples israéliens, qui accepteraient d’élever les enfants adoptés comme musulmans. Mais il semble que la loi israélienne interdise aux Juifs d’adopter des enfants non juifs ! Pouvons-nous imaginer quelque chose de plus raciste ? Il n’est pas trop tard pour instaurer la paix entre ces frères sémites, mais chaque nouveau crime de guerre comme le massacre de Gaza rend les choses plus difficiles. La solution est très simple : comme d’habitude, seul l’amour – et non la guerre – peut sauver l’humanité. Une solution à deux États n’est pas la solution, car elle perpétue un terrible apartheid. Ceux qui ont perdu leurs terres, leurs maisons et leurs enfants ne pourront jamais pardonner et vivre aux côtés de leurs bourreaux. La haine dans cette région ne cessera jamais à moins que quelque chose de radical ne se produise, car la seule solution serait une réconciliation véritablement profonde et sincère. Une telle réconciliation ne peut être accomplie que si les victimes sont d’abord reconnues comme victimes, puis intégrées dans une nouvelle entité – et avec une énorme compensation monétaire pour leurs souffrances. Cela signifie la création d’un nouvel État de Palestine unique, dans lequel, comme en Afrique du Sud, deux groupes de personnes – en l’occurrence les Palestiniens et les Juifs – pourraient vivre côte à côte en paix et partager leurs ressources financières et humaines combinées. Cette immense nouvelle nation palestinienne pourrait devenir très riche puisque tant d’argent est désormais gaspillé en dépenses militaires non productives. Bien sûr, créer cette nouvelle nation impliquerait de restituer aux Palestiniens chaque parcelle de terre et chaque maison qui leur a été volée – ou l’équivalent en compensation monétaire si ces biens ont été détruits – plus une compensation financière supplémentaire pour chaque personne tuée et tuée. pour les années d’exil. Et bien sûr, il faudrait garantir que tous les Palestiniens exilés puissent rentrer chez eux en toute sécurité. Alors, sûrement, les Palestiniens sémites pardonneraient à leurs frères juifs et vivraient en paix avec eux pour toujours. Il y a suffisamment de terres en Palestine pour créer de la place pour tout le monde, mais seuls le pardon et la compassion peuvent rendre cela possible. Les Israéliens refusent le retour des réfugiés palestiniens, principalement parce qu’ils ont peur de devenir une minorité. Mais seuls ceux qui ne font pas confiance à la majorité ont peur d’être une minorité, comme l’ont été pendant si longtemps les suprémacistes blancs pro-apartheid en Afrique du Sud. L’Afrique du Sud d’aujourd’hui est la preuve que la coexistence pacifique fonctionne. La réconciliation nationale dans ce pays, opérée par de grands êtres humains comme Nelson Mandela, a été un succès. Tout comme les Blancs d’Afrique du Sud ne se sentent plus menacés de vivre au sein d’une majorité noire, les Juifs n’ont aucune raison d’avoir peur de vivre au sein d’une majorité arabe dans un pays paisible où chacun jouirait des mêmes droits égaux. Après tout, ce serait une situation bien moins dangereuse que d’être entouré par des centaines de millions d’Arabes hostiles ! Rael La communauté internationale, les Nations Unies et toutes les superpuissances devraient forcer Israël à accepter cette solution – si nécessaire, en
Les super-riches du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont presque doublé leur fortune en trois ans

La pandémie de COVID-19 et la crise du coût de la vie ont été une aubaine pour les ultra-riches du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), qui ont vu leur richesse presque doubler entre 2019 et 2022, révèle un rapport d’Oxfam publié avant les réunions annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Marrakech. Les 0,05 % les plus riches – 106080 personnes – disposant d’une fortune supérieure à 5 millions de dollars ont vu leur richesse bondir de 75 %, passant de 1 600 milliards de dollars en 2019 à 3 000 milliards de dollars à la fin de l’année 2022. En outre, les 23 milliardaires de la région ont accumulé plus de richesses au cours des trois dernières années que durant la décennie qui les a précédés. Cette explosion de l’ultra-richesse intervient alors que tous les pays de la région MENA s’enfoncent dans l’endettement. En Tunisie, la dette publique est passée de 43 % du PIB en 2010 à 80 % en 2021, en Égypte de 70 % à 90 % et au Maroc de 45 % à 69 %. Le Liban a vu sa dette augmenter jusqu’à un niveau ahurissant de 151 % en 2020, lorsque le pays a été contraint de se mettre en défaut de paiement. Le FMI fournit une assistance financière à trois pays de la région, et au moins deux autres sont en train de négocier des prêts. Au cours de la dernière décennie, le FMI a promu des politiques d’austérité néfastes dans ses programmes de prêts, ce qui a contribué au sous-financement de services publics essentiels pour lutter contre les inégalités, tels que les soins de santé et l’éducation. « Ces dernières années ont été surprenantes pour les riches. Ils ont prospéré alors que la pandémie et l’inflation ont restreint les finances des familles et contraint des millions de personnes à la pauvreté », a déclaré l’auteur du rapport et conseiller politique principal d’Oxfam International, Nabil Abdo. « Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse aux défis du Moyen-Orient – elles ne servent qu’à protéger les personnes les plus riches de la société pour qu’elles n’aient pas à supporter le poids des réformes économiques, tout en renforçant les inégalités et la pauvreté », a déclaré M. Abdo. Même avant la pandémie, la région MENA était l’une des plus inégales au monde, les pays étant confrontés à des défis complexes tels que les conflits, le changement climatique, la hausse du chômage et des services publics largement sous-financés. Oxfam appelle les gouvernements à récupérer ces richesses extrêmes pour servir l’intérêt public. Un impôt de 5 % sur les fortunes supérieures à 5 millions de dollars au Liban, en Égypte, au Maroc et en Jordanie pourrait générer 10 milliards de dollars de recettes. Cette somme pourrait être utilisée pour investir dans des services publics de qualité, dans la paix et la sécurité et dans la lutte contre le changement climatique. Un tel impôt sur la fortune permettrait à l’Égypte de doubler ses dépenses en matière de soins de santé, à la Jordanie de doubler son budget de l’éducation et au Liban de multiplier par sept ses dépenses en matière de soins de santé et d’éducation. À lui seul, le Maroc pourrait récolter 1,22 milliard de dollars, alors qu’il doit faire face à une facture de 11,7 milliards de dollars de reconstruction à la suite du récent tremblement de terre dévastateur qui l’a frappé. « Les gouvernements de la région doivent rejeter l’austérité et les conséquences dévastatrices qu’elle entraîne, et s’efforcer au contraire de répondre aux aspirations de leurs populations. Le FMI doit permettre aux gouvernements de mener des politiques économiques qui redistribuent les revenus et les richesses et qui investissent dans les services publics. Il est temps de taxer la richesse et de commencer à combler l’énorme fossé qui sépare les riches du reste de la population », a déclaré M. Abdo.
Banque mondiale: recul des envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord

Les envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord ont diminué de 3,8 % en 2022, a annoncé mardi 13 juin la Banque mondiale. Dans sa dernière note d’information sur les migrations et le développement, l’institution financière internationale indique qu’ils se sont établis à 64 milliards de dollars l’année dernière alors qu’ils avaient affiché une augmentation de 12,2 % en 2021. D’après les données publiées par la Banque mondiale, « certaines économies de la région, parmi lesquelles plusieurs pays du Maghreb, ont cependant enregistré des hausses légères ». Selon les pronostics de l’institution de Bretton Woods, « cette année »en 2023, les remises migratoires devraient augmenter de 1,7 %, avec des projections qui diffèrent selon les sous-groupes de la région, en fonction de leurs principaux pays d’accueil et de leur degré d’exposition à l’inflation et à la volatilité financière ». La note de la Banque indique par ailleurs que « le coût d’un transfert de 200 dollars vers la région était, en moyenne, de 6,2 % au quatrième trimestre de 2022, contre 6,4 % un an auparavant ». Martin Kam
Moscou prône des transactions en monnaies nationales avec l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient
L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient sont des régions prioritaires pour Moscou en matière de commerce extérieur. Les échanges avec les pays de cette zone ont augmenté de 83% en cinq ans, d’après le ministre russe du Développement économique. La Russie veut également des transactions en monnaies nationales avec cette région. Les échanges commerciaux entre la Russie et la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient) se sont accrus de 83% en cinq ans, en atteignant 94,9 milliards de dollars, a déclaré lundi Maxime Rechetnikov, ministre russe du Développement économique. Il intervenait lors de la Réunion Annuelle sur l’Investissement (AIM), qui se déroule du 8 au 10 mai à Abou Dhabi. « La Russie est prête à développer des relations de partenariat tant bilatérales que dans le cadre de l’Organisation de la coopération islamique. D’autant que la base pour une croissance performante de différentes formes de partenariat est déjà créée », a-t-il indiqué. Une destination prioritaire. Lire la suite sur Sputniknews
Le passage à une économie plus numérique aurait d’immenses retombées positives pour la région MENA

L’économie numérique pourrait avoir d’immenses retombées positives dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), souligne la Banque mondiale dans un nouveau rapport sur « Les avantages du numérique pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : L’adoption des technologies numériques peut accélérer la croissance et créer des emplois ». Selon le document rendu public récemment, l’adoption universelle des technologies numériques dans les pays de la région MENA pourrait procurer d’immenses bénéfices socioéconomiques, avec à la clé plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année et la création de nombreux emplois qui font aujourd’hui défaut. «Les bénéfices du passage à une économie plus numérique sont exponentiels », affirme Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord qui appelle ainsi les gouvernements à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éliminer les obstacles qui freinent cette transition. Et d’ajouter : « Les gains seront d’autant plus importants que la transition est rapide ». Comme le soutiennent les auteurs dudit rapport, l’utilisation généralisée de services numériques tels que l’argent mobile et les paiements dématérialisés est susceptible de stimuler fortement la croissance économique. D’après les explications de la Banque mondiale, cet effet d’expansion est dû principalement au fait que « les technologies numériques réduisent les coûts d’information qui entravent les transactions économiques ». Comme le fait remarquer l’institution de Bretton Woods dans un communiqué, « ces coûts sont d’autant plus faibles que les utilisateurs sont nombreux ». D’après les projections des auteurs du rapport, la numérisation complète de l’économie pourrait entraîner une augmentation du PIB par habitant d’au moins 46% sur 30 ans. Ce qui, soutiennent-ils, représenterait à long terme un gain estimé à au moins 1.600 milliards de dollars pour la région. Il ressort ainsi de ces projections que le gain de PIB par habitant s’élèverait à près de 300 milliards de dollars dès la première année, selon la Banque mondiale. L’institution financière internationale précise que « les gains de croissance seraient plus marqués dans les pays à faible revenu, où ils atteindraient au moins 71%, sachant qu’ils découlent de la réduction de la fracture numérique et que celle-ci est moins prononcée dans les pays à revenu élevé ». La Banque mondiale indique en outre que l’adoption universelle des technologies numériques permettrait de doubler le taux d’activité des femmes, avec une hausse d’environ 20 points de pourcentage sur une période de 30 ans. Ce qui devrait se traduire par une progression du nombre de femmes actives de 40 à 80 millions. L’autre bénéfice du passage à une économie plus numérique est qu’«une transformation numérique créerait des emplois dans une région où le taux de chômage atteint un niveau inacceptable, en particulier chez les jeunes et les femmes », selon Ferid Belhaj. Le rapport note à ce propos que l’emploi dans le secteur manufacturier augmenterait d’au moins 5% sur 30 ans, avec à la clé 1,5 million d’emplois supplémentaires sur cette période, soit une moyenne de 50.000 nouveaux emplois chaque année. Selon les projections, le chômage frictionnel, ou chômage «naturel», pourrait passer de 10 à 7% sur une période de six ans (ce qui correspond à une diminution du nombre de chômeurs de 12 à environ 8 millions), et disparaître dans 16 ans. La Banque mondiale estime que « le temps requis pour concilier les offres et les demandeurs d’emploi est considérablement réduit par l’utilisation des technologies comme le courrier électronique, les plateformes de recherche d’emploi ou de réseau professionnel, qui facilitent la recherche d’emploi et le processus de candidature ». Abordant la question de la réticence envers le recours aux technologies numériques pour les transactions financières observée dans la région, la Banque mondiale soutient que cela « est probablement imputable au manque de confiance de la société à l’égard de l’administration publique et des sociétés commerciales » et aux réglementations qui compliquent la transformation numérique. Pour accroître l’offre et l’utilisation de l’argent mobile et des paiements numériques, à titre d’exemple, l’organisme international préconise notamment d’ouvrir davantage le marché des télécommunications à la concurrence ». Ce qui aurait l’avantage d’améliorer l’inclusion financière en élargissant l’accès aux comptes courants. Autre mesure suggérée : « Mettre en place un cadre réglementaire plus solide et propice au développement de l’e-commerce, notamment en ce qui concerne les systèmes de signature électronique, la protection de la confidentialité des données et la cybersécurité ». Enfin, plus généralement, la Banque mondiale estime qu’il « est essentiel de prioriser les réformes indispensables à la généralisation des paiements dématérialisés pour accélérer la transformation digitale de l’économie dans la région MENA ». Alain Bouithy
ESET Research découvre des attaques dites de « point d’eau » sur des sites web du Moyen-Orient, en lien avec Candiru
ESET révèle l’étude d’une campagne visant à compromettre les sites web de médias, de gouvernements, de fournisseurs d’accès Internet et d’entreprises de technologie aérospatiale/militaire, ayant des liens avec le Moyen-Orient et en particulier sur le Yémen et le conflit qui l’entoure. • Les cibles situées au Moyen-Orient : Iran, Arabie Saoudite, Syrie, Yémen. En Europe : Italie, Royaume-Uni. Et en Afrique du Sud. Les attaquants ont également créé un site web imitant un salon professionnel dans le domaine médical en Allemagne.• La campagne est étroitement liée à Candiru, une société israélienne qui vend des services et des logiciels offensifs à des agences gouvernementales, récemment inscrite sur la liste noire du ministère américain du commerce. Les chercheurs d’ESET, 1er éditeur Européen de solutions de sécurité, ont découvert des attaques dites de « point d’eau » contre des sites web de premier plan au Moyen-Orient, et plus particulièrement le Yémen. Ces attaques sont liées à Candiru, une société qui vend des services et des outils logiciels offensifs de pointe à des agences gouvernementales. Les sites web visés appartiennent à des médias du Royaume-Uni, du Yémen et d’Arabie saoudite, ainsi qu’au Hezbollah, à des institutions gouvernementales d’Iran (ministère des Affaires étrangères), de Syrie (y compris le ministère de l’Électricité) et du Yémen (y compris les ministères de l’Intérieur et des Finances), à des fournisseurs d’accès Internet du Yémen et de Syrie, et à des entreprises de technologie aérospatiale/militaire d’Italie et d’Afrique du Sud. Les agresseurs ont également créé un site web imitant un salon professionnel dans le domaine médical en Allemagne. Une attaque dite de « point d’eau » compromet les sites web susceptibles d’être consultés par des cibles d’intérêt, afin d’infecter les machines des visiteurs des sites web. Dans cette campagne, des visiteurs spécifiques de ces sites web ont probablement été attaqués via l’exploitation d’une vulnérabilité d’un navigateur. Les chercheurs d’ESET n’ont cependant pas pu déterminer la vulnérabilité ni obtenir le malware final. Cela montre que les criminels ont choisi de restreindre la portée de leurs activités afin de ne pas risquer la découverte de la vulnérabilité « zero-day », et que cette campagne est hautement ciblée. Les sites web compromis ne sont que les points de départ pour atteindre les cibles finales. « En 2018, nous avons développé un système interne personnalisé pour découvrir des points d’eau sur des sites web très connus. Le 11 juillet 2020, notre système nous a signalé que le site web de l’ambassade d’Iran à Abu Dhabi avait été infecté par un code JavaScript malveillant. Notre curiosité a été éveillée par la nature du site web visé, et dans les semaines qui ont suivi, nous avons remarqué que d’autres sites web ayant des liens avec le Moyen-Orient ont également été visés, » explique Matthieu Faou, le chercheur d’ESET qui a découvert les campagnes. « Le groupe de pirates s’est tu jusqu’en janvier 2021, lorsque nous avons observé une nouvelle vague d’infections. Cette seconde vague a duré jusqu’en août 2021, date à laquelle tous les sites web ont été nettoyés comme en 2020 ; probablement par les auteurs eux-mêmes, » ajoute-t-il. « Les pirates ont également imité un site web appartenant au salon professionnel MEDICA du Forum mondial de la médecine, qui se tient à Düsseldorf en Allemagne. Les opérateurs ont cloné le site web d’origine et ont ajouté un petit bout de code JavaScript. Il est probable qu’ils n’aient pas réussi à compromettre le site web légitime, et qu’ils ont dû en créer un faux afin d’injecter leur code malveillant, » poursuit M. Faou. Pendant la campagne de 2020, le malware a vérifié le système d’exploitation et le navigateur web. Le processus de sélection s’intéressait à des logiciels sur des postes ; la campagne ne visait pas les appareils mobiles. Dans la seconde vague, afin d’être un peu plus furtifs, les pirates ont commencé à modifier les scripts qui se trouvaient déjà sur les sites web compromis. Dans un article sur Candiru publié par le Citizen Lab de l’Université de Toronto, la section intitulée « Un groupe lié à l’Arabie saoudite ? » » mentionne un document d’hameçonnage transmis à VirusTotal et plusieurs domaines exploités par les pirates. Les noms de domaine sont des variantes de raccourcisseurs d’URL authentiques et de sites web d’analytique, ce qui est la même technique que celle utilisée pour les domaines observés dans ces attaques de point d’eau, » explique M. Faou, qui établit un lien entre celles-ci et Candiru. Il est donc fortement possible que les opérateurs des campagnes de point d’eau soient des clients de Candiru. Les créateurs du document et les exploitants des points d’eau sont également potentiellement les mêmes. Candiru est une société privée israélienne spécialisée dans les logiciels espions, qui a récemment été ajoutée à la liste des entités du ministère américain du commerce. Cela peut empêcher toute entreprise basée aux États-Unis de faire des affaires avec Candiru sans avoir obtenu au préalable une licence auprès du ministère du commerce. ESET n’a plus détecté d’activité de cette campagne à la fin du mois de juillet 2021, peu après la publication d’articles du Citizen Lab, de Google et de Microsoft détaillant les activités de Candiru. Les opérateurs semblent faire une pause, probablement pour modifier leurs outils et rendre leur campagne plus furtive. ESET Research s’attend à ce qu’ils réapparaissent dans les mois à venir.
Emerson met en œuvre un grand projet d’énergie verte au Moyen-Orient avec SirajPower
Emerson s’est associé à SirajPower pour mettre en place une centrale solaire sur le toit de son siège social pour le Moyen-Orient et l’Afrique à Dubaï, ce qui en fait la plus grande centrale solaire sur le toit d’un seul site à Jebel Ali. Cet important projet de durabilité soutient l’engagement à long terme d’Emerson et ses objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) visant à promouvoir les efforts de décarbonisation, à minimiser les émissions et à améliorer l’efficacité des ressources. Outre SirajPower, Emerson a également désigné Clenergize Solar Consultants en tant que conseiller global pour couvrir les spécifications, les appels d’offres, la gestion des contrats, les examens de conception et la gestion de projet. La cérémonie officielle de signature s’est tenue le 26 juillet dans les locaux d’Emerson à JAFZA, en présence de Vidya Ramnath, présidente d’Emerson pour le Moyen-Orient et l’Afrique, et de Laurent Longuet, PDG de SirajPower, marquant le lancement de l’installation et de la mise en service du projet de toiture solaire, qui devrait être opérationnel avant la fin de l’année. Le toit solaire, qui sera financé, conçu, construit et exploité par SirajPower, est composé de 5 489 panneaux solaires couvrant une surface de 19 340 m² sur quatre entrepôts et bureaux d’Emerson à Jebel Ali Sud. Le système solaire a une capacité de 2,6 MWp et produira 3,923 GWh d’énergie propre par an. Ce projet réduira les émissions de carbone d’Emerson de 2 891 tonnes métriques par an. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Shams Dubai de l’Autorité de l’eau et de l’électricité de Dubaï (DEWA), une initiative majeure visant à faire de Dubaï la ville la plus intelligente du monde en soutenant la diversification du bouquet énergétique et en encourageant l’utilisation de sources d’énergie propres et renouvelables. « Emerson transforme sa culture, ses pratiques commerciales et son infrastructure pour soutenir une planète plus inclusive et durable », a déclaré Vidya Ramnath. « Ce projet d’installation de panneaux solaires est un excellent exemple de notre engagement en faveur de la durabilité à Dubaï et s’inscrit dans notre cadre global de durabilité, le « Greening Of, Greening By, and Greening With Emerson », qui traite de la manière dont nous, en tant qu’entreprise, abordons la durabilité à travers la façon dont nous faisons des affaires, dont nous soutenons nos clients et dont nous collaborons avec les parties prenantes. » « Nous sommes ravis qu’une entreprise mondiale aussi importante qu’Emerson se joigne à notre voyage vers une économie plus verte. Les défis liés au changement climatique et au réchauffement de la planète prenant de plus en plus d’importance, de plus en plus d’entreprises commencent à donner la priorité à la durabilité dans le cadre de leurs objectifs pour un avenir durable. L’énergie propre étant au cœur même de la vision de durabilité des EAU pour les 50 prochaines années, nous sommes honorés de pouvoir aider le pays à atteindre ses objectifs », a déclaré Laurent Longuet, PDG de SirajPower. Emerson est conscient du rôle important qu’il joue dans l’avancement des technologies et des solutions qui contribuent à améliorer la durabilité environnementale de ses activités, de ses clients et des industries dans lesquelles il opère. Avec ce projet, Emerson s’engage en faveur de l’environnement en réduisant les émissions, en améliorant l’efficacité énergétique et des ressources, et en diminuant les déchets dans l’ensemble de l’entreprise. Des informations supplémentaires sur les initiatives ESG d’Emerson sont disponibles dans le rapport ESG d’Emerson sur Emerson.com/ESG.