Coup d’envoi du Salon international de l’agriculture au Maroc à Meknès : La capitale ismaélienne place la durabilité au cœur des enjeux agricoles
Le rendez-vous majeur du calendrier agricole accueille, du 20 au 28 avril, près de 1500 exposants issus de 70 pays La 18e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) ouvre ses portes ce lundi 20 avril à Meknès. Le Portugal est l’invité d’honneur de cette édition, placée sous le thème «Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire». Dans le prolongement des thématiques récentes, qui ont mis en avant les défis de durabilité et de résilience du secteur agricole, le SIAM 2026 a choisi de mettre en lumière «les acquis du développement des filières animales en matière de santé et de bien-être animal, de sécurité sanitaire et de performances économiques et zootechniques des élevages». Précisons que cette orientation a été indiquée dans un communiqué par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, organisateur de cet important rendez-vous. Depuis sa création en 2006 à l’initiative et sous l’impulsion Royale, le SIAM n’a cessé de s’imposer comme un rendez-vous majeur du secteur, tout en continuant de bénéficier du Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. L’événement, piloté par l’Association du Salon international de l’agriculture au Maroc (ASIAM), bénéficie cette année encore de cette haute distinction, qui reflète l’attention particulière accordée au secteur agricole et à son rôle stratégique pour le Maroc. La durée du Salon portée à neuf jours Cette année, et au regard de son grand succès aussi bien auprès des professionnels que du grand public, le Salon franchit une nouvelle étape en adoptant un format élargi avec une programmation sur 9 jours. En effet, «pour sa 18e édition, la durée du SIAM est portée cette année à neuf jours au lieu de sept», a indiqué le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts précisant que les portes seront ainsi ouvertes du 20 au 28 avril 2026 pour les professionnels, et du 22 au 28 avril 2026 pour le grand public. Plus de 1500 exposants issus de 70 pays participent à la 18e édition du Salon réparti en 12 pôles thématiques dont «Agro-alimentaire», «Agro-fourniture», «Produits du terroir»,» Elevage», «Machinisme» et «Agri-digital» et offrant une vision complète et structurée de l’écosystème agricole, mettant en valeur toute la diversité des acteurs et des filières du secteur. Selon les prévisions des organisateurs, le SIAM 2026 devrait drainer plus 1.100.000 visiteurs lors de cette édition ponctuée par une quarantaine de conférences qui réuniront experts, chercheurs et décideurs pour débattre des grands enjeux agricoles d’aujourd’hui et de demain. Les débats et échanges porteront sur divers thématiques : «Production animale et transformation des systèmes alimentaires», «Penser aujourd’hui l’élevage de demain», «Transformation digitale de l’agriculture: Le Partenariat institutionnel comme levier d’accélération», «L’élevage de précision : Parole aux éleveurs l’ayant intégré au quotidien», «Inclusion financière rurale: levier pour une agriculture souveraine, résiliente, inclusive et durable», «Emploi agricole: Enjeux des emplois des jeunes entre rareté de la main-d’œuvre et emploi» et «Connecter les startups Agritech aux interprofessions», entre autres. Selon le programme concocté, le Grand prix de la presse agricole et rurale sera remis lors d’une cérémonie de remise des prix prévue vendredi 24 avril. Le lendemain, samedi 25, une autre cérémonie sera organisée pour la remise, cette fois-ci, des prix de la 7ème édition du Concours marocain des produits du terroir. Le même jour, une table ronde scientifique rassemblera des professionnels et experts autour du thème : «Développement de la filière cameline au Maroc». A noter que la cérémonie de remise des trophées de la 16ème édition du Concours national pour la sélection de la meilleure qualité d’huile d’olive vierge extra au titre de la campagne 2025/2026 est programmée pour le lundi 27 avril en matinée, tandis que celle de remise des prix de l’élevage (Ring) se tiendra en début d’après-midi. Alain Bouithy Le SIAM en chiffres clés
Centre technique des oléagineux de Meknès : une nouvelle impulsion collective pour structurer la filière

Le projet de création du Centre technique des oléagineux de Meknès (CTOM) a été officiellement lancé ce jeudi 8 janvier à l’AGROPOLE de Meknès. Cette initiative, portée par la Fédération interprofessionnelle des oléagineux (FOLEA) en partenariat avec Agropol et Avril a pour objectif d’apporter aux producteurs de colza et de tournesol de la région de Fès-Meknès des solutions techniques et organisationnelles durables, ancrées dans l’écosystème de leur territoire. Cette dynamique s’appuie sur une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs de la filière. Acteur clé de l’aval et membre du Groupement Industriel des Oléagineux au Maroc (GIOM), qui réunit Lesieur Cristal et les Huileries Souss Belhassan, le GIOM joue un rôle central d’agrégateur de la filière. Aux côtés de ses partenaires, il contribue au suivi technique des producteurs, à la formation, à la sensibilisation et à l’appui opérationnel nécessaires à la montée en puissance de la production locale. Dans un contexte où le Royaume demeure encore fortement dépendant des importations, avec un taux de couverture national des besoins en matières premières oléagineuses limité à 2 %, l’enjeu est clair : accélérer la structuration de la production locale, renforcer la compétitivité des exploitations et consolider, dans la durée, la souveraineté alimentaire. « Le Centre Technique des Oléagineux de Meknès représente un levier essentiel pour accompagner les agriculteurs au plus près du terrain, en leur apportant un appui personnalisé et des réponses adaptées à leurs besoins. Il traduit pleinement notre ambition collective de bâtir une filière oléagineuse plus performante, plus résiliente et véritablement souveraine. » comme a souligné Mohammed EL BARAKA, Président de la FOLEA. Pensé comme un outil de terrain, le CTOM a vocation à apporter des réponses concrètes aux défis de la filière, en s’appuyant sur deux leviers complémentaires D’une part, des essais agronomiques, visant à définir des itinéraires techniques optimaux et de produire des données de référence sur le bénéfice des oléagineux en précédent cultural. D’autre part, la mise en place d’un réseau de structures relais entre le centre et les agriculteurs, pour mieux faire remonter les besoins et les difficultés rencontrées sur le terrain, diffuser les résultats de recherche et renforcer le conseil et les services de proximité. Au-delà de ces missions, le CTOM se positionne comme une véritable plateforme d’innovation et d’expérimentation au service des objectifs de développement de la filière. À ce titre, il contribuera également à renforcer la disponibilité et l’accès à des semences adaptées aux conditions climatiques marocaines, ainsi qu’à la conduite d’essais agronomiques et d’études dédiées, dont la valorisation de la paille de colza pour l’élevage. Cette trajectoire repose sur un principe simple : seule une chaîne de valeur mieux organisée, mieux outillée et mieux connectée à la réalité des exploitations permettra de sécuriser les volumes, d’améliorer les rendements et de renforcer la résilience de la filière. Augustin DAVID, président d’Agropol, a ainsi déclaré : «L’expérience française montre combien un centre technique dédié aux oléagineux peut constituer un levier structurant pour les exploitations agricoles. En produisant des références agronomiques fiables, en les connectant à un conseil de proximité réactif et adapté aux réalités locales, ces dispositifs créent de la valeur concrète pour les agriculteurs et sécurisent durablement les filières. Le CTOM s’inscrit pleinement dans cette logique de service aux territoires.» Pensé comme un temps fort de mobilisation, la journée de lancement a rassemblé environ une centaine de participants, incluant la direction régionale de l’agriculture (DRA), l’Agence de développement agricole (ADA), ONCA et l’INRA, la COMADER et autres industriels et chercheurs. La journée fut rythmée par des interventions d’acteurs institutionnels et de partenaires qui ont souligné les enjeux et confirmé l’engagement collectif pour structurer la filière oléagineuse ; suivies d’une table ronde sous le thème « Le service agricole de proximité : Défis et opportunités pour les filières ». Les échanges sur la table ronde ont porté sur les conditions de mise en place d’un service agricole de proximité efficace et durable, en croisant constats de terrain, attentes des agriculteurs et visions institutionnelles. Ils ont mis en évidence les difficultés d’accès au conseil, liées aux contraintes de moyens, de couverture territoriale et à une approche encore trop cloisonnée par filière. Fatima-Zahrae LAMNASRA, agricultrice dans la région de Meknès et membre de l’AMAC a notamment exprimé le besoin d’un accompagnement personnalisé, réactif et centré sur l’exploitation dans sa globalité. La mutualisation des compétences entre filières de grandes cultures, notamment entre céréales et oléagineuses, est apparue comme une opportunité clé pour renforcer l’efficacité du conseil. Dans ce contexte, le rôle des interprofessions et du centre technique a été identifié comme structurant pour coordonner les acteurs et renforcer durablement le service agricole de proximité. L’après-midi a été consacrée à deux ateliers de travail complémentaires, conçus pour établir une première caractérisation des structures de services et de conseil agricoles mobilisables et les leviers d’intégration dans la filière, tout en affinant la typologie des exploitations et l’identification des besoins d’appui. Ces résultats serviront de base au lancement de deux études de terrain complémentaires, qui seront menées dans les prochains mois afin d’affiner ces typologies et de mieux cibler les dispositifs d’appui à mettre en place. Comme l’ont souligné les partenaires du projet, le Centre Technique des Oléagineux de Meknès incarne une vision partagée de l’innovation au service des territoires et des producteurs. A cet effet, Stéphane YRLES, secrétaire général d’Avril, a rappelé que cette initiative s’inscrivait au cœur de l’engagement du groupe : «Chez Avril, notre raison d’être, Servir la Terre, prend tout son sens à travers des initiatives comme le CTOM. Ce centre est une réponse pragmatique aux défis de la filière oléagineuse : améliorer les rendements, sécuriser les approvisionnements et accompagner les producteurs dans une transition agricole résiliente et respectueuse de l’environnement.» L’objectif de cette journée a été atteint : en faisant de ce temps d’échange un moment utile, fédérateur et résolument opérationnel, les discussions ont permis de faire émerger des priorités claires et de poser les bases concrètes pour le déploiement du Centre Technique des Oléagineux de Meknès.
Maroc: Rencontre stratégique entre la CGEM et le Nouveau Wali de la Région Fès-Meknès

Mercredi 27, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) région Fès Meknès, a eu l’honneur d’organiser une rencontre avec M. Mouaad Jamai, nouveau Wali de la région Fès-Meknès. L’événement a rassemblé des personnalités importantes de la région, incluant le Président de la région Fès-Meknès, le Maire de la ville de Fès, le Président de la CGEM Fès-Meknès, le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services Fès-Meknès (CCIS), le directeur du CRI Fès Meknès, ainsi que les membres influents de la CGEM Fès-Meknès et d’autres institutionnels, indique un communiqué de la confédération patronale. Cette rencontre revêtait un caractère stratégique, mettant en lumière les enjeux économiques actuels et les projets d’avenir pour la région, précise la même source. Le Président de la CGEM Fès-Meknès, M. Omar Tajmouati, a souligné l’importance de cette synergie pour faire face aux défis globaux, en particulier dans un contexte où les priorités économiques du Royaume évoluent rapidement. L’intégration des entreprises locales dans des projets d’envergure, l’innovation dans les secteurs traditionnels et l’optimisation des ressources humaines et naturelles de la région ont été au cœur des discussions. La CGEM continue ainsi de jouer un rôle central en tant que catalyseur de croissance, en soutenant l’évolution des entreprises et en contribuant activement au développement des territoires.
Maroc: Théâtre Chamat présente sa nouvelle création, « Barid », avec Abdelhaq Zerouali, au Centre culturel Mohammed El Menouni à Meknès

La troupe de Théâtre Chamat dévoile sa nouvelle création Barid (Le Courrier), avec le soutien du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication (Secteur Culture). La première représentation aura lieu le samedi 9 novembre 2024 à 19h00, au Centre culturel Mohammed El Menouni à Meknès. Inspirée du roman « Courrier » de nuit de HoudaBarakat, la pièce de théâtre « Barid » est écrite, adaptée et mise en scène par BouselhamDaif. Elle réunit sur scène le talentueux Abdelhaq Zerouali aux côtés de HindBelaoula, SoufianeNaim et Amine Belmaaza. Avec Youssef Lahboub à la musique, Rida El Abdellaoui (scénographie), Oussama Boufarnou (costumes), Hassan Hmimid (photographie), Marouane El Jarfi (regie) et Khadija Benlamine (direction de production). Cette nouvelle production marque le début de la 26ème saison du Théâtre Chamat, une troupe marocaine pionnière, engagée dans la création artistique et la formation théâtrale. Sous le thème « Théâtre citoyen, théâtre pour la vie », le Théâtre Chamat s’efforce de sensibiliser le public à l’importance du théâtre dans la vie sociale et culturelle. Dans le cadre de son programme de résidence, la troupe offre un large éventail d’activités, notamment des ateliers de formation théâtrale encadrés par des diplômés de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique et d’Animation Culturelle. Parmi les événements à venir au Centre culturel Mohammed El Menouni figurent la 15ème édition du Tournoi Théâtre des Quartiers, ainsi que le Festival de Théâtre de Meknès, qui se déroulera en décembre prochain.
La petite agriculture au cœur du 15ème Forum des étudiants de l’ENA de Meknès

L’École Nationale d’Agriculture (ENA) de Meknès a abrité, samedi, la 15ème édition du Forum de ses étudiants, organisée sous le thème « L’accompagnement de la petite agriculture pour l’émergence d’une classe moyenne rurale: Enjeux et défis ».Le forum a été l’occasion pour les étudiants, les futurs ingénieurs, les institutionnels et les professionnels d’échanger et de partager leurs connaissances avec pour but le renforcement des compétences des étudiants pour une meilleure préparation à l’insertion dans la vie active. Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, à laquelle ont pris part également les représentants des différentes organisations professionnelles et des entreprises du secteur, le secrétaire général du département de l’Agriculture, Redouane Arrach a mis l’accent sur l’importance du rôle joué par l’ENA de Meknès dans la formation des ingénieurs agricoles en application de la stratégie « Generation Green 2020-2030 ». Après avoir relevé que cette stratégie accorde une importance majeure au capital humain en particulier au volet formation, M. Arrach a indiqué que les lauréats de cette institution participeront à la mise en œuvre de « Generation Green » et à l’accompagnement des entreprises agricoles d’autant plus que le monde actuel est confronté à une multiplicité de défis dont les changements climatiques et les progrès technologiques. Les futurs ingénieurs agricoles devraient faire face à plusieurs challenges liés notamment aux effets des changements climatiques sur la sécurité alimentaire et l’équilibre dans le secteur et aux nouvelles problématiques relatives aux transformations digitales, a-t-il estimé, appelant les lauréats de cette école à s’inscrire dans cette mutation numérique pour une agriculture résiliente et productive. De son côté, le directeur de l’ENA de Meknès, Said Amiri a souligné la pertinence du thème choisi pour cette 15ème édition, lequel cadre, a-t-il fait remarquer, avec les orientations de la stratégie « Generation Green 2020-2030 », lancée par SM le Roi Mohammed VI. Après avoir indiqué que ce forum est un espace d’opportunités pour les étudiants et les professionnels mais aussi d’échange autours des thématiques d’actualité pour le secteur, M. Amiri a fait savoir que l’ENA de Meknès a formé depuis sa création en 1942, plus de 3.600 lauréats dont 450 étrangers d’une trentaine de nationalités, pour la plupart d’Afrique subsaharienne. La rencontre est, selon les organisateurs, une occasion pour débattre des enjeux et défis pour un accompagnement efficient de la petite agriculture, visant la contribution à l’émergence d’une classe moyenne agricole conformément aux orientations de la stratégie Génération Green. Il s’agit aussi de faire connaitre et rapprocher les étudiants des stratégies du ministère de l’Agriculture. Au programme de ce forum, des stands et expositions encadrés par les élèves ingénieurs des différentes filières de formation et des conférences animées par des experts sur diverses thématiques, en relation avec l’entreprenariat des jeunes, la classe moyenne rurale et le foncier agricole. A rappeler que l’ENA de Meknès a joué et joue un rôle important dans la formation des ingénieurs et experts dans le domaine agricole. La nouvelle stratégie Génération Green ambitionne de former 10.000 lauréats des établissements de l’enseignement supérieur agricole à l’horizon 2030, en vue de mettre à la disposition du marché du travail des compétences capables de contribuer au développement socio-économique du pays.
Le SIAM retrouve ses marques à Meknès, après trois années d’absence

Le très attendu Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) fait son grand retour à Meknès, du 2 au 7 mai courant. Après trois années blanches, pour des considérations sanitaires liées à la pandémie du Covid-19, les professionnels du secteur agricole venant des quatre coins du pays et du monde retrouveront en premier le chemin du Salon dans le cadre des journées qui leur sont dédiées (du mardi 2 au jeudi 4 mai). Ils pourront de nouveau slalomer et s’activer à travers les différents stands, pôles, pavillons et espaces du SIAM déployé sur une superficie de 18 ha dont 11 ha couverts, avant d’être rejoints par le grand public à compter de vendredi 5 mai. Le Royaume-Uni est l’invité d’honneur à cette nouvelle édition, organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et placée sous le thème «Génération Green : Pour une souveraineté alimentaire durable».Reflétant l’excellence des relations ancestrales qui le lient au Maroc, le choix du Royaume-Uni offre aux participants une belle opportunité pour découvrir et explorer la richesse et la diversité de l’agriculture britannique, a affirmé l’Association du Salon international de l’agriculture du Maroc. Un choix qui n’a rien d’anodin. Rappelons d’emblée que la coopération entre le Maroc et le Royaume-Uni dans le secteur de l’agriculture date de plusieurs années. Ensuite, les deux pays ont signé en 2019 un accord d’association qui a permis d’assurer un flux conséquent de produits agricoles et autres et, par ricochet, de booster la coopération bilatérale entre le Maroc et leRoyaume-Uni. Comme l’a indiqué l’Ambassadeur du Royaume-Uni au Maroc, Simon Martin, lors d’une rencontre tenue récemment à Casablanca, l’on peut indiquer également que les exportations des fruits et légumes marocaines vers le Royaume-Uni ont connu une hausse de 15% au titre de l’année 2022. Le Royaume-Uniavec les honneurs En effet, grâce à la hausse des exportations de tomates dont le Maroc est désormais le premier fournisseur du Royaume-Uni, elles sont passées de 350 M£ en 2021 à 400 M£ en 2022, principalement. A propos des tomates, les statistiques montrent que le Maroc en a exportées environ 30.000 tonnes vers le Royaume-Uni au cours des deux premiers mois de 2023. Ce qui est énorme, puisque cette quantité représente près de la moitié du volume (environ 45%) des tomates importées au Royaume-Uni durant cette même période. Evoquant la participation de son pays à cette quinzième édition, le diplomate britannique a par ailleurs précisé à cette même occasion que son pays prévoit d’organiser six (6) conférences et ateliers lors de ce Salon qui verra la participation d’une forte délégation comprenant plus d’une trentaine d’entreprises représentant des secteursimportants tels que l’agro-technique, les machines, le développement durable, l’horticulture et la logistique. Plus d’une soixantaine d’experts britanniques sont également attendus. Opérant dans le secteur agricole, ces deniers «prendront part à des panels autour des thèmes se rapportant à la pénurie d’eau, à l’investissement dans l’agriculture durable, à la recherche et développement, à la biodiversité et l’agri-tech, entre autres», a déclaré Tom Hill, Consul Général du Royaume-Uni à Casablanca et directeur Pays du département du Business et du Commerce du Royaume-Uni. A préciser que cette délégation, présidée par le ministre britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires Rurales, Rt Hon Lord Richard Benyon, comprend également des représentants du gouvernement du Royaume-Uni, a confié le diplomate dans une interview accordée à la MAP. Pour lui, il ne fait aucun doute que «le SIAM vient couronner plusieurs exploits, non seulement dans le secteur agricole, mais aussi dans d’autres secteurs clés, objet de collaboration entre le Maroc et le Royaume-Uni». Rendez-vous par excellence des professionnels de l’agriculture nationale et internationale, le SIAM devrait drainer cette année quelque 900 000 visiteurs, soit 50 000 de plus que lors de la précédente édition. 1400 exposants et 65 pays participants, contre respectivement 1365 et 60, en 2019, sont également attendus à ce rendez-vous lancé en 2006 par l’Initiative et la Volonté Royales. Le SIAM 2023 s’articule autour de 10 pôles différents : «Régions du Royaume», «Sponsors et institutionnels», «International», «Produits», «Agro-fournitures», «Nature et Environnement», « Produits du terroir», «Elevage», «Machinisme» et «Conférences». Selon le programme concocté par les organisateurs de cette grand-messe de l’agriculture, l’édition 2023 va abriter près de 40 conférences traitant de différentes thématiques en lien avec le thème de cette annéeet les actualités agricoles. Ainsi que le précise le département de tutelle, plusieurs ateliers et de conférences traiteront de sujets d’actualité, notamment la souveraineté alimentaire et le changement climatique. Le ministère de l’Agriculture annonce en outre la signature de 20 contrat-programmes relatifs aux chaînes de production. Pour rappel, la dernière édition du SIAM s’est tenue en 2019. Selon les chiffres publiés par l’Association du Salon international de l’agriculture du Maroc, le SIAM avait attiré cette année-là quelque 850 000 visiteurs, 595 journalistes représentant les médias nationaux et internationaux et connu l’organisation de 35 conférences et la signature de 42 conventions. Elle avait par ailleurs accueilli la Suisse comme pays, invité d’honneur. Alain Bouithy Une édition très parlante :
Concerts: Le Chœur Philharmonique du Maroc a cappella à Meknès, Rabat et Casablanca

Après une tournée exceptionnelle en novembre dernier avec l’OPM, le Chœur Philharmonique du Maroc se produira pour la première fois A cappella. Le chœur va résonner du 9 au 12 avril 2023 à Meknès, Rabat, et Casablanca, dans un répertoire extraordinaire A cappella à travers les époques. La choriste italienne Giulia Quarta, rejoindra les rangs du Chœur Philharmonique du Maroc, sous la baguette du chef de chœur indonésien Ivan Yohan, de retour pour l’occasion. Les concerts A Cappella sont produits par le Chœur Philharmonique du Maroc, en partenariat avec l’Ambassade d’Italie au Maroc, l’Institut culturel italien de Rabat et la Fondation Ténor pour la Culture; avec le soutien du Ministère de la Culture, de la Commune de Meknès et de la région de Casablanca-Settat. Pour rappel, A Cappella se dit d’une œuvre chorale exécutée sans accompagnement instrumental. L’expression fait référence aux chants pratiqués par les chœurs dans les chapelles (alla cappella en italien), sans accompagnement musical. Cet art est sans doute l’un des plus exigeants ! La voix est l’instrument par excellence, avec une richesse infinie de sa palette, de son expression, de sa fragilité et qui ne pardonne pas la moindre approximation. DATES ET LIEUX: Meknès (Institut français) Dimanche 9 avril 2023 – 21h30 Rabat (Cathédrale saint-pierre) Mardi 11 avril 2023 – 21h30 Casablanca (Complexe culturel Mohamed Zefzaf) Mercredi 12 avril 2023 – 21h30
Agriculture: le Congo s’intéresse à l’expérience du Maroc

L’expérience du Maroc dans le domaine agricole séduit le Congo qui va prochainement lancer son plan national de développement où l’agriculture occuperait une place prépondérante. C’est ce qu’a déclaré Henri Djombo, ministre d’Etat, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche du Congo, à l’issue d’un entretien avec le ministre marocain de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch. Face à la presse marocaine, le ministre congolais a confié que les discussions avec son homologue marocain ont porté sur la coopération entre le Maroc et la République du Congo dans le domaine de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage. A ce propos, il a indiqué « nous sommes intéressés par l’expérience marocaine car nous allons démarrer notre prochain plan national de développement où l’agriculture occupe une place prépondérante ». A noter que cette rencontre s’est tenue en marge de la 13ème édition du Salon international de l’agriculture du Maroc (SIAM) qui se tient du 24 au 29 avril courant à Meknès. A propos de cet événement qu’il a dit considéré comme « une très grande réalisation » du Maroc dans le domaine agricole, Henri Djombo a affirmé que le Congo s’y intéresse à plusieurs titres. Et que ce rendez-vous «montre l’importance des chaines valeurs, ainsi que les résultats intéressants accomplis par la recherche », rapporte l’agence marocaine de presse (MAP). Au cours de ses échanges avec la presse, le ministre Djombo a insisté sur l’importance de promouvoir la recherche vétérinaire, agronomique et également la formation. Car, a-t-il soutenu, la modernisation de l’agriculture s’impose aujourd’hui à travers l’utilisation des nouvelles technologies, la mécanisation, l’irrigation des terres et bien d’autres voies, souligne la MAP. Adrien Thyg