Médias: l’Afrique dans la presse internationale (Revue de presse de la semaine du 14 au 20 juillet 2025)

Samedi 19/07. France 24 : RD Congo : Kinshasa et le M23 signent un accord de cessez-le-feu au Qatar Le groupe armé M23 et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RD Congo) ont signé, samedi, un accord de cessez-le-feu permanent dans l’est du Congo. Des négociations formelles en vue d’un accord de paix global sont prévues à la suite de cette signature. Une « avancée significative » saluée par l’Union africaine. Vendredi 18/07. RFI: Côte d’Ivoire: le chanteur Molare incarcéré suite à son implication dans un accident de la route mortel En Côte d’Ivoire, le chanteur Molare est actuellement incarcéré au pôle pénitentiaire d’Abidjan. Un mandat de dépôt lui a été décerné jeudi 17 juillet, selon plusieurs médias ivoiriens. Début juillet, Molare avait perdu le contrôle de son véhicule et blessé mortellement une passante alors qu’il roulait dans les rues d’Abidjan. RT France : Alger dénonce une procédure d’arbitrage «unilatérale» de l’UE L’Algérie a fermement réagi à l’ouverture, par la Commission européenne, d’une procédure d’arbitrage dans le cadre de l’Accord d’association liant les deux parties. Dans un communiqué publié le 17 juillet, le ministère algérien des Affaires étrangères dénonce une initiative précipitée, contraire à l’esprit de dialogue censé prévaloir. RFI : Tchad: les avocats de l’opposant Succès Masra dénoncent «une machination politique» Selon les avocats de l’ancien Premier ministre, l’information judiciaire est close depuis mardi 15 juillet et le dossier a été transmis au parquet général pour un éventuel jugement. Le président du parti les Transformateurs est donc maintenu en détention préventive, depuis plus de deux mois. Dans une conférence de presse organisée le jeudi 17 juillet au QG du parti, son collectif d’avocats dénonce « une machination politique » et une procédure judiciaire entachées d’irrégularités. RFI : En 2025, la Chine a investi 39 milliards de dollars en Afrique, dont 21 au Nigeria Selon un rapport publié, jeudi 17 juillet, par l’université australienne de Griffith, le continent africain est en 2025 le premier bénéficiaire des « nouvelles routes de la soie » lancées il y a plus de dix ans. Cependant, l’Empire du Milieu a totalement revu ses priorités. RFI : RDC: Jacques Kyabula, le gouverneur du Haut-Katanga, introuvable depuis près d’une semaine Depuis bientôt une semaine, Jacques Kyabula, le gouverneur du Haut-Katanga, est introuvable. Après un discours prononcé au début du mois, l’ancien proche de Joseph Kabila, rallié depuis à Félix Tshisekedi, n’a pas répondu à une convocation du vice-Premier ministre de l’Intérieur. Jeudi 17/07 XINHUA : Fin de la présence militaire permanente française au Sénégal La France a remis jeudi aux autorités sénégalaises ses deux dernières installations militaires dans le pays, marquant ainsi la fin de sa présence militaire permanente au Sénégal. Le camp Geille, le plus grand site militaire français à Dakar, capitale sénégalaise, ainsi que l’escale aéronautique française à l’aéroport international de Dakar, ont été officiellement transférés à l’Etat sénégalais lors d’une cérémonie en présence du général Mbaye Cissé, chef d’état-major général des armées sénégalaises, et du général Pascal Ianni, commandant des forces françaises en Afrique, a-t-on constaté sur place. DW : RDC : Thomas Lubanga conteste un rapport de l’ONU Thomas Lubanga, ancien chef de milice et ex-détenu de la CPI, conteste un rapport de l’ONU sur le soutien que lui apporterait l’Ouganda. Thomas Lubanga explique son exil par ce qu’il qualifie de « persécution » dont lui et ses compagnons seraient victimes. « Persécution consécutive aux dénonciations de l’affairisme et de l’incapacité des gouvernements provincial et central. Comme on le sait, la République d’Ouganda a une tradition avérée d’accueil des exilés et des réfugiés politiques vis-à-vis de tous les pays de la région », explique-t-il. RT France : Hôtel particulier saisi à Paris : La CIJ examine la plainte de la Guinée équatoriale Opposée à la France dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis », la Guinée équatoriale a saisi la Cour internationale de justice (CIJ) pour contester la saisie et la gestion de l’hôtel particulier parisien. Le différend, à la fois juridique et diplomatique, s’est cristallisé lors d’une audience qui s’est tenue le 15 juillet à La Haye. XINHUA : Congo : une Task force créée pour réhabiliter les infrastructures des Jeux africains de 2015 Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a ordonné la création immédiate d’une Task force chargée de la réhabilitation des infrastructures construites à l’occasion des 50 ans des Jeux africains organisés en 2015, selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu le 16 juillet. Placée sous l’autorité du Premier ministre, cette Task force sera pilotée par le ministre d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux. DW : Le Burkina dissout la Céni qualifiée de budgétivore D’après les militaires, la décision viserait à refonder l’Etat. Pour des observateurs, c’est la suite logique de la liquidation des acquis démocratiques. Alors qu’il recevait le 23 février 2024, un rapport de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), des mains de son président, Elysée Ouédraogo, le président de la transition du burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, avait assuré pourtant vouloir accompagner la Céni pour la réussite des élections à venir. LEPOINT : La justice gabonaise à l’épreuve du clan Bongo Ali, Sylvia et Noureddin Bongo rompent le silence. Leurs révélations à Paris relancent les doutes sur l’indépendance de la justice gabonaise et la promesse d’un procès équitable. Le président renversé Ali Bongo, son épouse Sylvia et son fils Noureddin sont sortis du silence devant la justice française. Vidéo et audio à l’appui, ils réaffirment leurs accusations de « tortures et actes de barbarie », « enlèvement » et « séquestration en bande organisée ». XINHUA : Cameroun/présidentielle : le président Paul Biya dépose officiellement sa candidature La candidature du président camerounais Paul Biya à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre a été officiellement déposée ce jeudi au siège d’Élections Cameroon (Elecam) à Yaoundé, a annoncé l’organe en charge de l’organisation des scrutins. Le dossier a été remis par Jean Nkuété, secrétaire général du Comité central du Rassemblement Démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, accompagné de Samuel Mvondo Ayolo, ministre directeur du Cabinet civil de la présidence. Mercredi 16/07. SPUTNIK : Le Burkina Faso et le Tchad unissent leurs forces
Médias: l’Afrique vue d’ailleurs (Revue de presse du mercredi 14 mai)

Mercredi 14 Mai. LE MONDE AFRIQUE : La cour d’appel de Paris a refusé mercredi 14 mai d’extrader un opposant et haut responsable du Mouvement d’autodétermination de la Kabylie (MAK), Aksel Bellabbaci, réclamé par l’Algérie, qui l’accuse d’« actes terroristes ». La demande d’extradition des autorités algériennes est « sans objet », a annoncé le président de la chambre des extraditions en annonçant la décision de la cour. –LA NOUVELLE TRIBUNE : La ville de Grand-Popoaccueille depuis ce mercredi 14 mai 2025 un séminaire de formation crucial pour les professionnels des médias sur le fact-checking. Initié par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), cet atelier de deux jours vise à renforcer les compétences des acteurs de l’information en ligne, venus de tout le Bénin, face à la prolifération des fausses informations. -RFI: Un tribunal de Nouakchott a condamné mercredi en appel à 15 ans de prison ferme l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, jugé depuis novembre 2024 pour avoir abusé de son pouvoir afin d’amasser une immense fortune. M. Aziz avait été à la tête du pays de 2008 à 2019 et avait été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme. -DW : Dans les zones passées sous son contrôle, le groupe armé M23 a instauré sa propre administration et perçoit des taxes notamment sur l’exploitation minière au détriment du Trésor public congolais. Le joyau de cette emprise est la mine de Rubaya, située dans le Nord-Kivu. –LEMONDE AFRIQUE : Les autorités guinéennes ont commencé à indemniser les victimes d’un massacre qui avait fait au moins 156 morts et des centaines de blessés dans un stade de Conakry, le 28 septembre 2009, sous l’ancien dictateur Dadis Camara (2008-2010). -RFI : Arrêté en janvier dernier au Cameroun alors qu’il s’apprêtait à voyager en France, Armel Sayo a finalement été transféré à Bangui après quatre mois de détention à Yaoundé. L’ancien ministre de la Jeunesse est poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État, rébellion et crimes contre l’humanité. -DW : Pour certains Tchadiens, la condamnation d’Idriss Youssouf Boy, ancien directeur de cabinet du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, et d’About Hachim, homme d’affaires et ex-maire d’Amdjarass, est un signal fort lancé à tous ceux qui s’adonnent à la corruption au sein de l’administration publique. Cependant, d’autres restent dubitatifs. Martin Kam
Médias : Revue de presse du 17 au 22 février (Gabon)

Vendredi 21 Fév. JEUNE AFRIQUE : À l’initiative du ministère des Transports et de la Marine marchande, le conseil des ministres de ce 20 février vient d’entériner la débaptisation de l’aéroport international Ali Bongo Ondimba de Port-Gentil. TV5MONDE : Selon le projet de décret publié vendredi après son adoption en conseil des ministres, l’aéroport « sera désormais officiellement désigné sous le nom d’Aéroport International Joseph Rendjambe Issani » en hommage à cet homme politique assassiné en mai 1990 dans des circonstances non élucidées, à l’époque où Omar Bongo, le père d’Ali, était au pouvoir. LE CLUB DE MEDIAPART : Les élections présidentielles prévues pour avril 2025 représentent un moment important pour le Gabon. Toutefois, les conditions dans lesquelles elles se dérouleront suscitent de vives inquiétudes. Jean-Rémy Yama souligne avec acuité les risques de manipulation et de fraude électorale. Jeudi 20 Fév. AGENCE ECOFIN : Le gouvernement a officialisé, jeudi 20 février, le « lancement immédiat » de la construction de la centrale hydroélectrique de Ngoulmendjim et de la centrale thermique à gaz d’Owendo. L’initiative démarre en vertu d’un accord signé le même jour entre l’État et la Gabon Power Company (GPC). Mercredi 19 Fév. LE POINT : Recluse à Londres depuis le coup d’État du 30 août 2023, la belle-fille du président déchu Ali Bongo, Léa Bongo, née Valentin, mène un combat sans relâche : celui de libérer son époux Noureddin, 32 ans, et sa belle-mère, Sylvia, 61 ans, enfermés arbitrairement depuis près d’un an et demi. Lundi 17 Fév. VOA AFRIQUE : Selon, Mathias Otounga Ossibadjouo, président du Mouvement REDGARD, « Si à quelques semaines de la fin de la transition nous continuons d’applaudir les anti-valeurs, ça veut dire que la transition n’a servi à rien. Ça veut dire que pour beaucoup d’entre-nous le coût de liberté n’a servi à rien », martèle-t-il, ajoutant que l’incident de Mitzic est à combattre et relève de l’ordre. Adrien Thyg
Médias : Revue de presse de la semaine (France)

Vendredi 7. RFI : Paris, Alger et Doualemn « L’influenceur algérien Doualemn, au cœur d’un bras de fer entre Alger et Paris, a obtenu gain de cause jeudi auprès du tribunal administratif de Melun, qui a annulé l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai dont il faisait l’objet ». LE POINT : Alain Delon et testament « Alain Delon avait désigné sa fille comme « exécutrice testamentaire ». Or, elle est toujours en procès contre ses frères qu’elle poursuit pour atteinte à la vie privée, à la suite de la fameuse diffusion de l’enregistrement entre elle et son père en janvier 2024. Elle leur réclame 120 000 euros de préjudice ». LA TRIBUNE : Balance commerciale, énergie et 2024 « À l’image de 2023, la balance commerciale a bénéficié en 2024 d’un recul des importations d’énergie dans la foulée de la baisse des prix des hydrocarbures. La baisse de la facture énergétique atteint 13,3 milliards d’euros ». Samedi 8. LE MONDE : Nicolas Sarkozy, corruption et trafic d’influence « Dans l’affaire des écoutes, l’ex-chef de l’Etat a été définitivement condamné à un an d’emprisonnement ferme aménagé sous bracelet électronique, pour corruption et trafic d’influence. Un agent de surveillance électronique de l’administration pénitentiaire est venu vendredi à son domicile pour poser le bracelet à sa cheville, et paramétrer le dispositif ». France 24 : Agression sexuelle, Abbé Pierre et indemnisation « Une première victime d’agression sexuelle de l’abbé Pierre a fait une demande d’indemnisation auprès de l’Inirr, l’une des instances chargées des réparations face aux violences sexuelles au sein de l’Église, selon un communiqué publié samedi 8 février ». Dimanche 9. L’EXPRESS : France médias monde et audience en Afrique « Le Groupe FMM, regroupant RFI, France 24 et la radio Monte Carlo Doualiya (MCD), a perdu 7 millions d’auditeurs et de téléspectateurs en Afrique entre 2019 et 2023. Le chiffre représente un peu plus de 3 % de l’audience mondiale du groupe médiatique français en 2019. La perte d’audience est la conséquence des coupures de RFI et France 24 dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ». LE FIGARO : Législative partielle, Boulogne-Billancourt et Les Républicains « Huit ans après la vague macroniste de 2017, qui avait fait basculer la 9e circonscription du département francilien dans le giron de la macronie depuis, Les Républicains (LR) ont regagné dimanche soir ce qui fut l’un de leurs bastions historiques. » Patricia Engali
Médias : la Tunisie vu d’ailleurs (Revue de presse du lundi 3 au samedi 8 février)

RFI : En Tunisie, le mausolée de Saïda Manoubia, une sainte ayant vécu à Tunis au XIIᵉ siècle, attire de nombreux Tunisiens. Sa proximité avec l’hôpital Razi, un hôpital psychiatrique, en fait un lieu d’accueil et un refuge pour tous. MONDAFRIQUE : Les rapports accablants et les témoignages se multiplient, pointant du doigt le recours excessif à la violence, les expulsions forcées, les agressions physiques et sexuelles, le tout exacerbé par le discours ouvertement raciste du président Kaïs Saïed. LE MONDE : Des journalistes et plusieurs personnalités politiques tunisiennes, dont le plus célèbre des opposants au président Kaïs Saïed, Rached Ghannouchi, ont été condamnées mercredi 5 février à de lourdes peines de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Le verdict a aussitôt été critiqué par des proches d’accusés et par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), qui l’ont qualifié de « politique » et d’« injuste ». RFI : Le leader du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi, vient d’être condamné ce mercredi à 22 ans de prison par le tribunal de première instance de Tunis. Cette condamnation dans le cadre d’une affaire baptisée « Instalingo » qui implique, selon les autorités tunisiennes, plusieurs hommes d’affaires, journalistes et donc le leader du parti islamo-conservateur Ennahdha. XINHUA : Le président tunisien Kaïs Saïed a réitéré jeudi la ferme « position de principe » de son pays qui rejette catégoriquement tout projet de délogement et de transfert des Palestiniens, d’après un communiqué du palais présidentiel à Carthage. JEUNE AFRIQUE : L’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, et Adel Grar, ex-directeur de Karama Holding, en charge de la gestion de biens spoliés, et surtout l’ancien chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, comparaîtront bientôt devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. ALGERIE FOOT : La Fédération Tunisienne de Football (FTF) a annoncé que l’équipe nationale des moins de 17 ans participera à la Coupe d’Afrique des Nations U17 en 2025 au Maroc, grâce à une invitation spéciale de la Confédération Africaine de Football (CAF). Cette décision intervient malgré l’échec des Aiglons à se qualifier lors des éliminatoires de novembre dernier. LE MONDE. Depuis plusieurs jours, un élu républicain américain connaît une improbable notoriété en Tunisie en raison de ses virulentes critiques contre le président Kaïs Saïed. Joe Wilson, un partisan du nouveau président, Donald Trump, qui représente la Caroline du Sud au Congrès des Etats-Unis, a pris pour cible le chef de l’Etat tunisien, le qualifiant de « dictateur ». Adrien Thyg
Médias : des journalistes ivoiriens formés sur le rôle crucial des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé

À Abidjan, en Côte d’Ivoire, un atelier de formation a réuni une trentaine de journalistes du 30 janvier au 1er février derniers, traitant du thème « le rôle des médias dans la recherche-développement et l’innovation en santé ». Cet atelier, organisé par Speak Up Africa en collaboration avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), visait à doter les journalistes des outils essentiels pour appréhender l’importance de la recherche, développement et de l’innovation dans l’optimisation des systèmes de santé en Afrique. Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables. Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé. Le rôle clé des médias dans la sensibilisation Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. » Un engagement durable pour la santé en Afrique Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent. Notons qu’une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires. Au terme dudit atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Wilfrid Lawilla D.
Santé/SP : Dr Sennen Hounton: sans les médias ni la communication, nous ne pouvons pas atteindre les résultats escomptés en matière de sensibilisation à la contraception

En lien avec la célébration, le 26 septembre 2024, par l’humanité de la journée internationale de la contraception, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’Environnement (REMAPSEN) que dirige Youssouf BAMBA a organisé, le 25 septembre dernier, un webinaire sur le thème : « Élargir l’accès et le choix : Renforcer la planification familiale en Afrique de l’ouest et du centre », animés par le Dr Sennen HOUNTON, directeur régional du Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP). Au nombre des panelistes figuraient le Dr Martin Migombano, Directeur Général du Hub régional pour l’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre ainsi que d’autres intervenants qui ont échangé avec les journalistes membres dudit réseau sur des questions relatives à la planification familiale. Ces échanges ont permis au Directeur du Bureau Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Sennen Hounton, de préciser que son agence ne pourra pas réaliser ses trois objectifs transformateurs sans le soutien des femmes et des hommes travaillant dans les médias. « Quand nous disons qu’aucune femme ne doit mourir en donnant la vie, que les grossesses doivent être un choix et non un hasard et qu’il n’y ait pas de violences faites aux femmes, ces résultats ne peuvent pas être atteints sans les médias, sans la communication ». Le Dr Sennen Hounton a déclaré : « Nous sommes à la 17ème édition de la Journée Mondiale de la Contraception. C’est une occasion importante pour sensibiliser sur l’importance cruciale des questions de planification familiale, l’accès à la contraception dans la réalisation du droit d’accès à la santé reproductive. C’est aussi une occasion importante de pouvoir accéder à la contraception et de permettre un développement socio-économique de la population ». A noter que le thème de cette journée, pense-t-il, met en lumière l’importance du droit de chaque individu à une prise de décision éclairée sur sa santé reproductive et son bien-être. « Si nous regardons les 10 dernières années, nous pouvons dire que nous avons fait beaucoup de progrès. En effet, la moyenne dans notre sous-région est de 13% en 2015 à 18% en 2024, mais quand nous regardons les pays, certains ont fait des bonds extraordinaires, d’autres n’ont pas fait beaucoup de progrès. S’agissant des besoins non satisfaits des femmes en âge de procréer, c’est-à-dire 15 à 49 ans, il y a eu une diminution de 24% à 17%. Nous sommes toujours confrontés à des défis qui doivent être relevés. Nous évoluons dans un monde où il y a beaucoup de crises humanitaires. Nous avons à peu près 36 millions de personnes qui ont besoins d’une assistance de protection. Nous avons des déplacements forcés dans notre sous-région. Nous avons une pauvreté qui s’en est accrue. Nous avons des pays où les dettes sont à des points critiques. Nous sommes dans des contextes de crises qui font que des Etats n’arrivent pas à combler leurs engagements », a précisé Dr Sennen. Selon lui, certes des efforts sont déployés par les gouvernements, mais il y a encore du chemin à faire. A ses dires, l’UNFPA comble les besoins de 20 millions de femmes. Dr Sennen Hounton a fait comprendre que 20 sur 23 pays de notre sous-région mettent, de plus en plus, l’argent de leurs budgets pour acheter des produits contraceptifs. Il a souligné que plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont mis en place des politiques pour promouvoir ou fournir des services de planification familiale gratuits, comme le Burkina, le Ghana, le Mali, le Niger, la République Centrafricaine, entre autres. Family Planning 2030 (FP2030), un partenariat mondial exclusivement basé sur la planification familiale De sa part, le Dr Martin Migombano, Directeur Général du HUB Régional pour l’Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre, a mentionné que Family Planning 2030 (FP2030) est un partenariat mondial exclusivement basé sur la planification familiale qui a été créé depuis 2012 à la suite d’une Conférence tenue à Londres. « Le rôle du FP2030 est de s’assurer que les différents partenaires convergent leurs efforts afin de permettre un accès libre à la contraception pour toutes les femmes en âge de procréer en couple ou non ». Wilfrid Lawilla D.
Maroc. Les représentations du handicap dans les médias sont stéréotypées, simplistes voire sensationnalistes

Les médias jouent un rôle primordial dans la perception du handicap par le grand public, influençant ainsi les attitudes et les comportements de la société dans son ensemble. Cependant, trop souvent, les représentations du handicap dans les médias sont stéréotypées, simplistes voire sensationnalistes, présentant les Personnes en situation de handicap (PSH) comme des « victimes », des « pauvres », des « indigents » ou des « héros », portant atteinte à la perception juste et respectueuse de ces personnes et contribuant à leur stigmatisation et exclusion de la société. Pour traiter cette problématique, le Comité Parité et Diversité de 2M a organisé jeudi 16 mai une conférence-débat sur « la représentation du handicap dans les contenus médiatiques ». Cette rencontre visait à analyser de manière critique la représentation du handicap dans les médias au Maroc et à identifier les voies et bonnes pratiques pour unereprésentation plus juste des PSH dans les médias. Cette rencontre a connu la participation d’Abderrahmane El Moudni, activiste associatif dans le domaine des droits des PSH et le développement inclusif ; Selma Benhamza, directrice du pôle autonomie au sein de l’Amicale des Handicapés ; Bouchra Amraoui, cheffe de division protection des droits des PSH et lutte contre les discriminations au CNDH et Idir Ouguindi, acteur associatif et militant en faveur des droits des PSH. Dans son intervention, Abderrahmane El Moudni a indiqué que « la présence des PSH dans les médias au Maroc est encore presque inexistante. Toutefois, cette année, nous avons pu voir, durant Ramadan, une PSH, l’acteur Zizou, dans un vrai rôle dans la série télévisée Bnat Lahdid ». Selma Benhamza a déclaré pour sa part que la représentation médiatique du handicap affecte les PSH, mais aussi la société entière. « Nous sommes souvent confrontés à des PSH qui s’identifient au stéréotype de la victime et viennent nous voir pour de l’assistanat, même lorsque nous avons une proposition d’emploi pour elles, de même qu’à des entreprises qui, à cause des stéréotypes, refusent de recruter des PSH », a t-elle confié. Intervenant sur les défis auxquels sont confrontées les PSH dans l’accès aux médias et leur intégration dans les contenus médiatiques, Bouchra Amraoui a souligné que « les PSH sont des citoyens marocains à part entière avec des droits et des obligations. Toutefois, le problème se situe au niveau de l’effectivité des lois visant leur inclusion dans la société ». Idir Ouguindi a enfin relevé qu’une famille sur 4 est concernée par le handicap au Maroc et a appelé les médias « à éviter une image extraordinaire ou misérabiliste des PSH dans leurs contenus, mais à présenter ces personnes en tant que citoyens à part entière ». Cette conférence s’inscrit dans le cadre des « Débats du Jeudi », un cycle de conférences-débats organisés dans le cadre des actions du Comité Parité et Diversité de 2M en faveur de la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité femme-homme dans les médias. À propos du Comité Parité et Diversité 2MCréé en 2013 à l’initiative de la Direction Générale de 2M, le Comité Parité – devenu Comité Parité et Diversité – a pour mission d’œuvrer pour la parité et l’égalité femmes-hommes, de promouvoir la diversité et le respect de la dignité de la personne, ainsi que de lutter contre toute forme de discrimination. Après avoir réalisé un état des lieux de l’image de la femme dans les médias, il a présenté, le 8 mars 2014, la Charte 2M pour la valorisation de l’image de la femme. En 2020, il a présenté la Charte 2M pour le handicap et publié en 2022, le Manuel pratique de lutte contre les discriminations dans les médias.