Maroc: La masse monétaire aurait progressé de 7,1% au quatrième trimestre 2024

Maroc: La masse monétaire aurait progressé de 7,1% au quatrième trimestre 2024

Elle devrait évoluer au même rythme de croissance au premier trimestre 2025 La masse monétaire se serait accélérée au quatrième trimestre 2024, affichant un accroissement de 7,1%, en glissement annuel, après +6,7% au trimestre précédent, selon le Haut-commisssariat au planc (HCP)  qui s’attend à ce qu’elle évolue au même rythme de croissance au premier trimestre 2025. Au quatrième trimestre 2024, « le besoin de la liquidité des banques aurait enregistré un nouveau pic au dernier trimestre de 2024 et resterait toujours important, bien qu’en décélération comparativement à la même période de 2023, suite au ralentissement de la circulation fiduciaire », a indiqué l’institution dans son point de conjoncture de janvier 2025 notant que Bank Al-Maghrib aurait, ainsi, augmenté le volume de ses financements aux banques. La même source précise que « l’amnistie fiscale, instaurée au mois de décembre 2024, devrait, néanmoins, permettre de renforcer les liquidités bancaires vers la fin de l’année 2024, diminuant ainsi les besoins de refinancement à partir du début de l’année 2025 et stabilisant partiellement le marché monétaire ». Toujours selon les estimations du HCP, les avoirs officiels de réserve auraient, également, accéléré durant la même période, affichant une croissance de 3,8%, de même que les créances nettes sur l’administration centrale qui auraient poursuivi leur augmentation à un rythme soutenu, traduisant une hausse de l’endettement monétaire du Trésor de 7,7%. Au dernier trimestre de l’année écoulée, les créances sur l’économie auraient décéleré, avant de retrouver une croissance plus soutenue au premier trimestre 2025. D’après l’institution, « leur encours aurait, en effet, augmenté de 5,6%, au quatrième trimestre 2024, en glissement annuel, après +6% enregistré un trimestre plus tôt. Cette évolution aurait été principalement imputable à l’inflexion des crédits à la trésorerie des entreprises ». Bank Al-Maghrib aurait, au cours de la même période, poursuivi son cycle d’assouplissement monétaire pour le deuxième trimestre consécutif en 2024. Il avait réduit son taux de 25 points de base à 2,50% au quatrième trimestre, après une première baisse de 25 points de base au deuxième trimestre 2024. Quant aux taux d’intérêt sur le marché interbancaire, ils se seraient stabilisés au niveau du taux directeur, marquant un recul de 29 points de base de leur niveau moyen en variation annuelle; tandis qu’ils auraient en parallèle nettement décru sur le marché des adjudications des bons du Trésor, avec des baisses de 56 points, 78 points et 89 points de base respectivement pour les taux de maturité 1 an, 5 ans et 10 ans, a conclu le Haut-commissariat soulignat que le dirham se serait apprécié sur le marché de change de 3,1% et 2,3% respectivement vis-à-vis de l’euro et du dollar américain. Martin Kam

Maroc. Ralentissement de la croissance du crédit bancaire au secteur non financier

Maroc. Ralentissement de la croissance du crédit bancaire au secteur non financier

Le rythme de progression du crédit bancaire au secteur non financier (SNF) a connu un ralentissement au titre du mois d’août 2023, selon les données publiées par Bank Al-Maghrib (BAM). Après un accroissement de 3,4% enregistré en juillet 2023, la croissance du crédit bancaire au secteur non financier s’est décélérée à 2,5% en août dernier, a en effet, indiqué la Banque centrale dans son bulletin sur les statistiques monétaires du mois d’août 2023. Selon les explications contenues dans ce document, rendu public récemment, « la décélération de la progression du crédit au secteur non financier reflète la baisse des prêts aux sociétés non financières privées de 1,4% après une hausse de 0,9%, les crédits aux sociétés non financières publiques et aux ménages ayant connu une accélération de leur progression respectivement de 34,9% à 36,3% et de 2,4% à 2,7% ». D’après la même source, par objet économique, l’évolution du concours bancaire au secteur non financier traduit l’accentuation de la baisse des facilités de trésorerie de 4,8% après 0,8%, en lien avec le repli de celles allouées aux sociétés privées à 10,6% après 5,6%. Cette évolution traduit également « l’accélération des crédits à l’équipement de 5,6% à 6,1%, avec un accroissement de ceux alloués aux sociétés publiques de 13,5% après 12,7% et un léger ralentissement de ceux alloués aux sociétés privées de 4,3% à 4,1% ». Elle reflète, en outre, « la stagnation des prêts à la consommation à 1% et des crédits immobiliers à 1,7% », souligne l’organisme public dans son bulletin. En ce qui concerne les créances en souffrance, l’institution indique que leur taux de croissance est revenu de 6,4% en juillet à 6,2% en août 2023, et leur ratio au crédit s’est établi à 8,9% après 8,8%. Constitué des prêts alloués par les banques aux sociétés non financières privées, au secteur public hors administrations publiques, aux ménages et ISBLSM, le Crédit au secteur non financier inclut les crédits immobiliers, de trésorerie, d’équipement, à la consommation, les créances en souffrance, et autres crédits, rappelle Bank Al-Maghrib notant, de même, que «Ijara Montahiya bitamlik» et «Mourabaha» sont assimilés à des opérations de crédit. Toujours selon les statistiques monétaires du mois d’août dernier, la masse monétaire (agrégat de monnaie M3) a, de son côté, marqué une décélération de sa croissance en glissement annuel. D’après BAM, l’agrégat de monnaie M3 est revenu à 6,7% à fin août après s’être élevé à 7,1% en juillet dernier, en raison principalement du ralentissement de la progression du crédit bancaire au secteur non financier qui est passé de 3,4% à 2,5%, comme évoqué plus haut. Il ressort, par ailleurs que « les avoirs officiels de réserve ont connu une quasi-stagnation de leur croissance à 6,2%, tandis que les créances nettes sur l’Administration Centrale ont enregistré une hausse de 8,3% après 3,2% », selon les données de BAM. Dans son bulletin, la Banque centrale indique que la décélération du rythme de progression annuelle de l’agrégat M3 reflète principalement l’accentuation de la baisse des comptes à terme de 5,2% à 7,8% et la décélération de la croissance des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires de 26,3% à 16,9%. Ce ralentissement reflète aussi « l’accroissement de la croissance de la circulation fiduciaire de 11,6% après 11,2% et des dépôts à vue auprès des banques de 8,6% après 8,3% », explique-t-on de même source. Il est à noter que, par secteur institutionnel, l’évolution des actifs monétaires hormis la monnaie fiduciaire traduit une décélération de la progression de ceux des ménages à 5,9% après 6,4%, reflétant le ralentissement de la croissance de leurs dépôts à vue et comptes d’épargne, ainsi que l’accentuation de la baisse de leurs comptes à terme. Selon BAM, elle traduit en outre « une stagnation de la progression des actifs monétaires des sociétés non financières privées à 8,5%, reflétant l’accélération de la croissance de leurs dépôts à vue et la baisse de leurs comptes à terme après une hausse en juillet». Alain Bouithy

La croissance de la masse monétaire continue de s’accélérer à fin juillet (Maroc)

La croissance de la masse monétaire continue de s’accélérer à fin juillet (Maroc)

Le rythme de progression annuel de la masse monétaire continue de s’accélérer pour le deuxième mois consécutif, enregistrant un nouvel accroissement de son taux à fin juillet 2019. Ainsi que le montrent les chiffres publiés récemment par Bank Al-Maghrib (BAM), l’agrégat monétaire M3 s’est accru de 4,7% en glissement annuel, après une accélération de son rythme de 4,5% en juin, pour s’établir à 1.339,9 milliards de dirhams (MMDH). Cette progression reflète « une hausse de 8,5% après 7,7% de la circulation fiduciaire et de 0,4% après une baisse de 0,2% des comptes à terme », a indiqué la Banque centrale, relevant, en revanche, une décélération du rythme de progression des dépôts à vue auprès des banques de 3,8% à 3,4%. « S’agissant des titres d’OPCVM monétaires, leur baisse s’est accentuée de 2% à 3%, tandis que les placements à vue ont vu leur rythme de croissance se stabiliser à 3,6% », a fait savoir l’institution publique dans une note sur ses indicateurs clés des statistiques monétaires de juillet 2019. A en croire Bank Al-Maghrib, « l’accélération du rythme de progression de l’agrégat M3 s’explique principalement par l’accroissement de 14,1% après 10,3% des créances nettes sur l’Administration centrale et de 3,7% après 3,6% du crédit au secteur non financier ». A noter que les réserves internationales nettes se sont, quant à elle, accrues de 2,6% après 3,2% un mois auparavant, a fait remarquer la Banque centrale dans sa note. «L’analyse de la progression du crédit bancaire au secteur non financier par objet économique fait ressortir une hausse de 7,4% après 6,7% des facilités de trésorerie et de 4,7% au lieu de 4,2% des crédits à la consommation », a poursuivi BAM notant, à l’inverse, un ralentissement de la progression des prêts immobiliers et celle des concours à l’équipement respectivement de 3,3% à 3% et de 2,3% à 2,2%. Par secteur institutionnel, il ressort que le crédit au secteur privé a connu un accroissement de « 4% après 3,8%, avec une hausse de 3,1% au lieu de 2,3% des prêts aux sociétés non financières privées et un ralentissement de la croissance de ceux aux ménages de 5,6% à 5% ». Quant aux concours aux sociétés non financières publiques, ils ont poursuivi leur baisse, se creusant à 5,1% après 1,5%. Pour rappel, l’agrégat monétaire M3 a connu une progression de 4,3% au mois précédent après 3,9% en mai, reflétant une accélération de la croissance des dépôts à vue auprès des banques de 3,3% à 3,8% et une atténuation de la baisse des titres d’OPCVM monétaires de 8% à 3%. Dans sa précédente note, Bank Al-Maghrib avait noté, en revanche, une décélération du rythme de progression des placements à vue et de la circulation fiduciaire respectivement de 3,8% à 3,6% et de 8,8% à 7,7%. S’agissant des comptes à terme, la note faisait état d’un repli de 0,2% après une hausse de 0,8%. Par contrepartie, les données d’alors faisaient apparaitre une progression du crédit bancaire de 4,4% à 5,1% et des créances nettes sur l’Administration centrale de 7,3% à 10,3% , tandis que les réserves internationales nettes se renforçaient passant de 2,7% à 3,2%. En ce qui concerne la progression du crédit bancaire par objet économique, la note avait fait ressortir « un accroissement de 2,3% après 2,1% des prêts à l’équipement », soulignant, à l’inverse, un ralentissement de l’accroissement des facilités de trésorerie de 8,6% à 6,7% et de celui des prêts immobiliers de 4,2% à 3,3%. Alors que les crédits à la consommation augmentaient de 4,2% au lieu de 4,8% un mois auparavant. A noter qu’en glissement mensuel, les indicateurs clés des statistiques monétaires de juillet 2019 font ressortir une hausse de l’agrégat M3 de 0,4% pour s’établir à 1339,9 MMDH. «Cette évolution reflète l’augmentation de 2,5% de la monnaie fiduciaire, de 1,1% des comptes à terme auprès des banques et de 5% des titres d’OPCVM monétaires, les dépôts à vue auprès des banques ayant en revanche accusé un repli de 1,2% », a expliqué Bank Al-Maghrib. Par contrepartie, il apparaît que les réserves internationales nettes ont marqué une baisse de 1,3% et les créances nettes sur l’Administration centrale de 0,3%, tandis que le crédit bancaire au secteur non financier a enregistré une progression de 0,2%. Pour la Banque centrale, « cette dernière évolution traduit principalement les hausses de 0,3% des prêts à l’équipement et de 1,2% de ceux à la consommation, les crédits à l’immobilier étant, quant à eux, restés à leur niveau du mois précédent ». Alain Bouithy