Martin Fayulu : La souveraineté de la RDC n’est pas négociable et l’intégration régionale n’est possible qu’entre États égaux et respectueux des frontières

ACTUALITE. « Aucun accord de prétendue intégration économique régionale ne peut être envisagé tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont bafouées », a déclaré l’opposant congolais Martin Fayulu. « Comment peut-on parler de coopération, lorsque les forces rwandaises et ougandaises occupent nos terres, exploitent nos ressources et provoquent les déplacements, la mort et la souffrance de nos concitoyens ? » a-t-il dénoncé dans une vidéo mise en ligne récemment. Dans un ton ferme, le président de la plateforme politique Lamuka a affirmé que l’accord cadre signé le samedi 15 novembre 2025 à Doha ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable. De l’avis de l’opposant, « la discussion de Doha devait se limiter à la mise en œuvre intégrale et sans complaisance de la résolution 2773 des Nations Unies et la définition des modalités du cessez-le-feu et non à la signature d’un accord d’abdication qui mettrait en péril l’avenir de nos enfants ». Quoi qu’il en soit, « notre nation n’est pas à vendre, notre souveraineté n’est pas négociable et l’intégration régionale ne peut se faire qu’entre États égaux, libres et respectueux des frontières », a-t-il rappelé expliquant en conséquence qu’aucune pression ne doit primer sur la sécurité du Congo, aucune manœuvre ne doit détourner la marche du pays vers la cohésion nationale. Dans cette perspective, Martin Fayulu en appelle au président Félix Tshisekedi et à tous les Congolais à œuvrer pour la cohésion nationale, « une cohésion véritable qui ne peut naître que d’un dialogue national inclusif ». A ce propos, et au nom du « peuple, meurtri mais toujours debout », l’opposant invite le chef de l’Etat « à convoquer sans délai le dialogue national ». Sinon, l’a-t-il prévenu l’histoire le tiendra responsable de la balkanisation du Congo avec M. Kagame et Kabila. Adrien Thyg
RD Congo : L’appel pressant de l’opposant Martin Fayulu à Félix Tshisekedi pour un dialogue national inclusif

Dans une vidéo diffusée sur son compte X (anciennement Twitter), l’opposant Martin Fayulu a interpellé directement le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, l’exhortant à ouvrir sans délai un dialogue national inclusif. S’exprimant au nom d’un « peuple meurtri mais toujours debout », le président de la plateforme politique Lamuka insiste sur l’urgence de restaurer une cohésion nationale capable de répondre à la menace qui vise l’existence même, l’identité, l’unité, la dignité et l’honneur existentielles de la RDC. Martin Fayulu invite ainsi le chef d’Etat congolais « à convoquer sans délai un dialogue national inclusif afin de dégager la Cohésion Nationale nécessaire pour faire face aux menaces existenties ». Son message, solennel et empreint de gravité, se veut avant tout un appel à la responsabilité. Il rappelle au chef de l’État que « Dieu et l’histoire » observent chacune des décisions prises en cette période jugée critique pour l’avenir du pays. Dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu, cette prise de position relance le débat sur la nécessité d’un espace de concertation élargi, capable d’apaiser les tensions et de rassembler les forces vives autour des priorités nationales. Nous y reviendrons plus en détail dans une prochaine édition.
RDC. Martin Fayulu proche de la Primature congolaise…

TRIBUNE. Pour bien saisir les ficelles complexes de la politique congolaise, il faut se mettre en tête que cette dernière fonctionne comme une PIÈCE DE THÉÂTRE dont l’action et l’intrigue obéissent à des principes “dramatiques” bien précis. Dans le cas de figure du discours de Martin Fayulu d’hier, sa bonne compréhension exige de le replacer dans une succession de 4 actes successifs. ACTE 1 : Martin Fayulu fait son speech télévisé avec ce petit bout de phrase lourd de sens, s’adressant à Félix Tshisekedi : « Je veux vous voir, non pas pour une faveur, mais pour une discussion directe, sans faux-semblants, sans compromissions mais par patriotisme, afin de trouver une issue digne à cette crise existentielle.» ACTE 2 : Réaction, le même jour, de la présidence par la bouche de Tina Salama, porte-parole du Chef de l’Etat, se disant favorable à l’initiative de Fayulu : « Le président de la République salue le patriotisme et le sens d’engagement pour la cohésion nationale affichés par Martin Fayulu et affirme sa DISPONIBILITÉ à le rencontrer pour sauver la République de la prédation qui menace nos institutions et notre intégralité territoriale » ACTE 3 : Rencontre au sommet Tshisekedi – Fayulu sanctionnée par un communiqué soulignant la convergence de vues pour une solution consensuelle de sauver le Congo de la balkanisation ACTE 4 : Lecture tard la nuit par la même Tina Salama, d’une ordonnance présidentielle annonçant la nomination de monsieur Martin Fayulu à la primature congolaise. Laquelle nomination qui est à prendre comme le dénouement de l’intrigue de la pièce de théâtre en cours. Mais rien ne nous rassure qu’elle signera le dénouement de la crise congolaise. Par Germain Nzinga
RD Congo. Martin Fayulu recadre Kabila, Tshisekedi et Nanga : 5 déclarations-choc de ce lundi 2.06.2025

L’heure est grave, très grave. Nous vivons, sans doute, les heures les plus sombres de notre histoire. La balkanisation de notre pays que l’on redoute depuis 1960, n’est plus une menace lointaine : elle est en marche, à grands pas. Nous devons l’arrêter. Et pour cela je m’adresse solennellement à trois compatriotes Corneille Nanga, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. 1.Monsieur Nanga, je vous en conjure, cessez d’être complice de massacres de nos frères et sœurs. Cessez de livrer notre sol, nos vies et nos ressources aux forces étrangères. Le sang congolais ne peut plus couler à cause de votre complicité. 2.Monsieur Kabila, aucune raison, même stratégique, ne saurait justifier une collaboration avec ceux qui déchirent notre pays. Je vous exhorte de quitter Goma – cette ville martyre- aujourd’hui occupée avec la complicité des forces ennemies. L’histoire ne pardonne pas les trahisons, encore moins celles contre la patrie. 3.Monsieur Tshisekedi, vous avez le devoir de ne pas laisser notre génération être celle qui aura vu le Congo se désintégrer. J’en appelle à un sursaut d’honneur et de responsabilité… 4.Oui, s’il faut mourir pour que le Congo renaisse, alors mourons. Mais que notre mort soit utile. Que ce combat soit celui pour la résurrection nationale. 5.Peuple congolais, face au danger de mort, le sauvetage est la seule issue. Levons-nous unis. Soyons déterminés. Refusons la fatalité. Choisissons la patrie. Le Congo nous appelle. Le Congo a besoin de chacun de nous… Par Germain Nzinga
RD Congo. Martin Fayulu appelle la SADC, l’UA et l’ONU à soutenir le processus de Kinshasa

Le président du parti de l’opposition Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDE), Martin Fayulu, a appelé, lundi 30 décembre, la SADC, l’Union africaine (UA) et l’ONU à soutenir le processus de Kinshasa pour faire avancer celui de Luanda. Il a lancé cet appel dans un communiqué dont une copie est parvenue le même lundi à Radio Okapi : « Je réitère mon appel à nos pères spirituels pour réunir, dans le cadre du processus de Kinshasa, toutes les parties prenantes autour du thème : Vérité-Réconciliation-Cohésion nationale afin d’œuvrer pour un Congo libre, fort, digne et prospère, et non pour satisfaire des ambitions personnelles ou partisanes ». Cet opposant a également plaidé pour la restauration de l’intégrité territoriale, la fin de la guerre menée par le M23 et les forces étrangères afin de libérer nos terres. Martin Fayulu a insisté pour la fin de la prédation des ressources publiques, la réduction de train de vie des institutions du pays et la mobilisation des fonds nécessaires pour renforcer les FARDC, financer des infrastructures essentielles et améliorer les conditions de vie des Congolais. Il a appelé à la construction d’un véritable État de droit, à la garantie du respect des droits humains, de la justice et de l’équité, avec la mise en liberté des prisonniers politiques et d’opinion. « J’exige la libération de Jean-Marc Kabund, Seth Kikuni, Mike Mukebayi, Jacky Ndala, du député provincial Alain Siwako, du député honoraire Jean-Paul Ngahangondi, des militants pro-démocratie Delgat Idengo, Mwamisyo Ndungo King, Fiston Isambiro, Djimy Nzialy, Zarco Sefu, de trois membres de l’ECiDé et de tous les autres prisonniers d’opinion », a déclaré Martin Fayulu. Le président de l’ECIDE a en outre demandé au régime Tshisekedi de cesser avec les actes d’intimidations et arrestations arbitraires. Il a invité les Congolais à dire non à toute initiative, visant à la révision ou au changement de la Constitution de la RDC. En cette fin d’année 2024, Martin Fayulu a par ailleurs déploré cette période « sombre » que traverse le pays, marquée par un désordre savamment orchestré depuis le hold-up électoral de 2018, suivi par le simulacre d’élections de 2023. Insécurité à travers le pays Martin Fayulu a fustigé l’inexistence de la sécurité à travers le pays notamment avec la rébellion du M23 qui, selon lui, contrôle plus de 130 localités au Nord-Kivu sans oublier les massacres que commettent les ADF à Béni, Butembo, Lubero, Irumu et Mambasa. Cette insécurité, a-t-il regretté, se poursuit sous le regard impuissant de l’État congolais: « Les groupes armés de tout bord sévissent en Ituri. Les « Mobondos » dérangent la quiétude des citoyens dans le grand Bandundu, à l’Est de Kinshasa et dans une partie du Kongo-Central. Le pays compte aujourd’hui plus de 8 millions de déplacés internes. Une telle situation devrait mobiliser l’attention de n’importe quel gouvernement avec un minimum de sérieux. Chez nous, le sujet est traité avec une légèreté déconcertante et le champagne coule à flot au sommet d’un État failli et faible ». Selon cet opposant, l’armée est abandonnée. Après six ans au pouvoir, a noté Martin Fayulu, le régime Tshisekedi n’a pas réussi à doter le pays d’une force militaire capable de défendre notre souveraineté : « Nos soldats, courageux mais sous-équipés, affrontent des forces ennemies bien armées. L’argent dilapidé à Kinshasa, à lui seul, pourrait changer le rapport de force sur le terrain ». Recul social au pays Toutes les contrées du pays sont en proie à un recul social, selon Martin Fayulu. Il a cité entre autres la situation désastreuse du Grand Kasaï, courageusement décrite par le Gouverneur du Kasaï Central, l’Archevêque de Kananga et l’évêque de Mwene-Ditu, illustrant la détresse du pays tout entier et l’absence de vision, qui conduit le pays lentement mais sûrement vers un suicide collectif. Parmi les maux ayant occasionné ce recul, le président de l’ECIDE a noté la corruption et le vol au sein des institutions du pays: « Les défis de la RDC sont multiples et requièrent une mobilisation méthodique des ressources de l’État. Hélas, des milliards de dollars sont détournés à travers des projets fictifs et des contrats léonins. Les ressources du peuple sont dilapidées et les faits de corruption sont tellement légion que beaucoup ne s’en émeuvent plus. Le banditisme d’État d’une minorité prédatrice et le train de vie surréaliste des institutions doivent interpeller chaque Congolais ». Radio Okapi
RDC. Martin Fayulu à Félix Tshisekedi : « Nous ne transigerons pas sur le délai constitutionnel »

Le président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu, piaffe d’impatience d’en découdre avec l’actuel président de la République démocratique du Congo. « Nous rappelons à M. Félix Tshisekedi que le mandat qu’il a usurpé, comme tout le monde l’a confirmé, prend fin le 23 janvier 2024 à minuit », écrit le président de cette formation congolaise d’opposition dans un récent tweet. D’un ton sévère et déterminé, l’ancien candidat de la coalition Lamuka à la présidentielle de décembre 2018 prévient: « qu’il y ait élections ou pas, il doit faire ses valises et partir à cette date là ». A moins d’un an des prochaines élections présidentielles, les propos de l’opposant sonnent comme une revanche que l’actuel président devraient prendre au sérieux d’autant plus qu’il assure : « Nous ne transigerons pas sur le délai constitutionnel ». Adrien Thyg
Martin Fayulu: « J’ai accordé le pardon à ceux qui ont volé la victoire du peuple »

HAUT ET FORT. « Je remercie le Pape François d’avoir éclairé le monde sur la situation sécuritaire, sociale et politique de la RDC », écrit Martin Fayulu sur sa page facebook. Sur un autre registre, plus politique cette fois-ci, le président de la formation Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDE), qui a pris part à la messe organisée récemment par le pape François à N’Dolo, affirme qu’il « accordé le pardon à ceux qui ont volé la victoire du peuple ». Une allusion à la présidentielle de 2018. L’opposant congolais, qui a appelé en décembre dernier les jeunes à s’enrôler massivement pour « déjouer les complots de la CENI » (selon Radiookapi), assure être « engagé pour des élections transparentes, impartiales et apaisées en 2023 ». Adrien Thyg
Martin Fayulu, opposant congolais : « La RDC doit rompre ses relations diplomatiques avec le Rwanda »

Le président du parti congolais d’opposition Ecidé dans un entretien accordé à France 24 et RFI