
L’heure est grave, très grave. Nous vivons, sans doute, les heures les plus sombres de notre histoire. La balkanisation de notre pays que l’on redoute depuis 1960, n’est plus une menace lointaine : elle est en marche, à grands pas. Nous devons l’arrêter. Et pour cela je m’adresse solennellement à trois compatriotes Corneille Nanga, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi.
1.Monsieur Nanga, je vous en conjure, cessez d’être complice de massacres de nos frères et sœurs. Cessez de livrer notre sol, nos vies et nos ressources aux forces étrangères. Le sang congolais ne peut plus couler à cause de votre complicité.
2.Monsieur Kabila, aucune raison, même stratégique, ne saurait justifier une collaboration avec ceux qui déchirent notre pays. Je vous exhorte de quitter Goma – cette ville martyre- aujourd’hui occupée avec la complicité des forces ennemies. L’histoire ne pardonne pas les trahisons, encore moins celles contre la patrie.
3.Monsieur Tshisekedi, vous avez le devoir de ne pas laisser notre génération être celle qui aura vu le Congo se désintégrer. J’en appelle à un sursaut d’honneur et de responsabilité…
4.Oui, s’il faut mourir pour que le Congo renaisse, alors mourons. Mais que notre mort soit utile. Que ce combat soit celui pour la résurrection nationale.
5.Peuple congolais, face au danger de mort, le sauvetage est la seule issue. Levons-nous unis. Soyons déterminés. Refusons la fatalité. Choisissons la patrie. Le Congo nous appelle. Le Congo a besoin de chacun de nous…
Par Germain Nzinga