ONU : la candidature fantôme de Macky Sall, propulsée en catimini par Évariste Ndayishimiye, fracasse l’Union africaine

ONU : la candidature fantôme de Macky Sall, propulsée en catimini par Évariste Ndayishimiye, fracasse l’Union africaine

Dans les couloirs feutrés de la diplomatie internationale, où l’on murmure plus qu’on ne parle, une farce aux relents de tragédie se joue à ciel ouvert : celle d’un ancien monarque républicain, Macky Sall, bien décidé à s’offrir un ultime trône, celui de Secrétaire général de l’ONU, quitte à transformer l’Union africaine en théâtre d’ombres et de manœuvres de coulisses. Car enfin, quelle épopée grotesque que cette candidature surgie des limbes, parachutée sans concertation, comme un décret nocturne griffonné à la hâte ! Une ambition emballée dans les habits trop larges d’un consensus africain… qui n’existe que dans l’imaginaire de ses promoteurs. À défaut de soutien continental, voilà que le lobby s’active, fébrile, bricolant une légitimité de fortune, avec pour seul pilier visible l’ombre portée de Évariste Ndayishimiye, devenu pour l’occasion chef d’orchestre d’une symphonie dissonante. Mais la partition a vite viré à la cacophonie. Depuis Kigali, la voix tranchante du ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, a claqué comme un coup de fouet diplomatique, dénonçant une dérive inquiétante : un président de l’UA, en poste depuis à peine deux mois, qui se permet de court-circuiter les règles, d’ignorer ses pairs, et de travestir les procédures en instruments de passage en force. Une Union africaine transformée, le temps d’un caprice politique, en machine à valider des ambitions personnelles. Et que dire de cette “procédure de silence”, ce bijou d’ingénierie bureaucratique détourné en outil de pression ? Vingt-quatre heures pour avaliser une décision aussi lourde, ou se taire à jamais : voilà donc la nouvelle définition du consensus africain selon Gitega. Une diplomatie du chantage feutré, où le silence vaut consentement et où la précipitation tient lieu de légitimité. Mais cette fois, le silence s’est brisé. Une vingtaine d’États africains ont refusé de jouer les figurants dans cette pièce mal écrite. Ils ont rompu le mutisme imposé, opposé un veto cinglant à cette mascarade procédurale, et rappelé, fait rare, que même dans les arènes diplomatiques africaines, l’État de droit n’est pas une option décorative. Une gifle institutionnelle qui résonne encore dans les couloirs d’Addis-Abeba. Pendant ce temps, à Dakar, le soutien se fait aussi discret qu’un secret honteux. Le pays même de Macky Sall observe, distant, presque gêné. Pas d’embrasement patriotique, pas de levée de boucliers, juste un silence lourd de sens, celui d’une nation qui refuse d’endosser une ambition qu’elle n’a ni portée, ni validée. Et comme un clou supplémentaire dans le cercueil de cette candidature chancelante, Seydi Gassama est venu rappeler, avec la sobriété des convictions solides, que les postes internationaux ne sont pas des refuges pour héritages politiques en quête de recyclage. Que la paix, la démocratie et les droits humains ne sauraient être les accessoires d’une carrière prolongée. Au final, cette tentative ressemble moins à une candidature qu’à une fuite en avant. Une course solitaire, menée tambour battant par un lobby essoufflé, qui confond vitesse et précipitation, influence et isolement. Dans cette tragédie burlesque, une vérité s’impose : on ne devient pas Secrétaire général des Nations Unies à coups de lettres surprises et de silences forcés. Et surtout, on ne parle pas au nom de l’Afrique quand l’Afrique, elle, vous tourne ostensiblement le dos. Par Malick BA

Sénégal. Yoro Dia, le gardien autoproclamé de Macky sall qui refuse de quitter la scène

Sénégal. Yoro Dia, le gardien autoproclamé de Macky sall qui refuse de quitter la scène

PARLONS-EN. Après la chute de son mentor, l’ex-président Macky Sall, dont il fut le zélé ministre conseiller chargé de la communication, Yoro Dia refuse obstinément de quitter la scène. Le rideau est tombé sur le régime du « gouffreur » économique depuis belle lurette, mais l’homme, lui, campe toujours sous les projecteurs. À intervalles réguliers, avec une ponctualité de métronome, il surgit sur X pour décocher ses flèches contre Ousmane Sonko et son gouvernement. Yoro Dia, ancien locataire des couloirs dorés du pouvoir, s’est reconverti en vigile numérique de la vertu publique. Depuis son perchoir virtuel, il distribue bons et mauvais points avec la gravité appliquée d’un professeur surveillant une classe… qu’il a lui-même contribué à mettre sens dessus dessous. Le voilà donc qui s’étrangle dans les colonnes du journal Vox Populi, affublant Sonko du titre de « gardien des illusions ». Rien que ça. D’un revers de tweet, il dégaine aussi le spectre commode de « l’anachronisme politique » cette bouée rhétorique toujours bien utile quand il s’agit d’expliquer le présent sans trop fouiller le passé. Mais permettez qu’on s’étonne. Car enfin, qui tenait la barre pendant que le navire économique prenait l’eau ? Qui était aux premières loges quand la dette enflait comme un soufflé oublié au four, quand les promesses de prospérité se muaient en additions salées pour le contribuable ? Aujourd’hui, l’ancien architecte du système découvre soudain les vertus de la lucidité économique. Une illumination tardive, presque mystique. Dr Yoro Dia nous explique désormais, d’un ton professoral, que le Sénégal aurait besoin d’une révolution économique « à la Franklin D. Roosevelt ou à la Lee Kuan Yew ». Rien que ça. Le New Deal sur la corniche, Singapour version Sandaga le tout servi clé en main. On croirait entendre un consultant fraîchement débarqué d’un colloque. Puis vient le grand numéro dramatique : la mise en garde contre les « gardiens de la révolution » façon Joseph Stalin, Adolf Hitler ou Maximilien Robespierre. L’argument massue, le point Godwin version tropicale. Quand les munitions politiques se raréfient, on sort l’artillerie historique, effet garanti, nuance facultative. Sauf qu’à force de caricaturer, on finit par manquer la question essentielle : pourquoi, au juste, certains qualifient-ils Sonko de « gardien de la révolution » ? La réponse tient moins du slogan que d’un parcours. Depuis le début, l’homme incarne, aux yeux de ses partisans, le combat, la constance et une détermination rarement prise en défaut. Il a porté un discours de rupture, dénoncé ce qu’il présente comme des injustices systémiques et, surtout, mobilisé une jeunesse longtemps en quête de débouché politique. C’est dans ce terreau que Sonko a su conquérir des cœurs et insuffler, qu’on le conteste ou non, un véritable imaginaire de rupture dans le pays. Pas forcément une révolution au sens historique du terme mais suffisamment d’élan pour bousculer les lignes établies. Nuance que les procès d’intention digèrent mal. Sur le terrain, en tout cas, la musique est différente. Pendant que certains recyclent des métaphores poussiéreuses, une frange bruyante, déterminée et parfaitement éveillée de la jeunesse sénégalaise voit en Sonko non pas un « gardien d’illusion », mais le vigile d’un espoir longtemps confisqué. Appelez-ça naïveté si vous voulez. Eux appellent ça respiration. Et puis cette phrase finale, presque prophétique : « Le temps ne chôme pas. » Sur ce point, au moins, tout le monde tombera d’accord. Le temps travaille méthodiquement. Il classe les bilans, trie les héritages et expose les responsabilités comme on étale du linge au soleil. Alors oui, le temps ne chôme pas. Et c’est peut-être bien cela qui inquiète le plus ceux qui, hier encore, tenaient la montre. Par Malick BA Journaliste

Sénégal. Quand Macky Sall rêve de l’ONU

Sénégal. Quand Macky Sall rêve de l’ONU

LIBRES PROPOS. Il veut conquérir le monde pendant que son pays a enterré ses enfants. Macky Sall vise désormais le trône suprême de la diplomatie mondiale le Secrétariat général de l’Organisation des Nations unies. Rien que ça. Après avoir régné sans partage sur Dakar, le voilà qui se prend pour le messie planétaire, le gourou de la paix universelle, le pape autoproclamé des droits humains. Depuis des mois, l’ancien président parade dans les capitales comme un démarcheur de conscience mondiale. Il distribue des poignées de main comme des prospectus, aligne les sourires, collectionne les selfies diplomatiques. Le costume est impeccable, la cravate bien serrée, le storytelling bien huilé. Macky Sall vend de la stabilité en kit pendant que le Sénégal a compté ses morts. Car pendant que monsieur fait le beau dans les salons climatisés, la réalité, elle, pue le sang et la poudre au Sénégal. Plus de quatre-vingts morts. Des jeunes abattus. Des amputés. Des familles broyées. Une génération traumatisée entre 2021 et 2024. On peut repeindre son image en bleu ONU, mais on ne lave pas le sang avec de la diplomatie . Et pourtant, au Sénégal, c’est la foire au fantasme. Médias excités, chroniqueurs en transe, réseaux sociaux en délire. On parle d’une candidature “adoubée” par l’Union africaine. Pure hallucination collective. Delirium tremens politique. Dans les agendas officiels africains ? Zéro Macky. Nada. Pendant que certains dissertaient sur le sexe des anges, le pays sombrait dans l’homosexualité l’obsession de l’argent facile, l’insalubrité chronique et la foi transformée en gadget politique. Avant de rêver à New York, il faudrait déjà balayer devant nos portes. Soyons cash sans soutien officiel de l’État sénégalais, cette candidature est un ballon d’air chaud. Une ambition suspendue dans le vide. Mais même avec une signature, reste la question qui tue la morale. Comment devenir champion des droits humains avec un passif de cimetières politiques ? Comment prétendre arbitrer les guerres du monde quand on a laissé sa jeunesse se faire massacrer ? La crédibilité internationale ne s’achète pas à coups de voyages diplomatiques. Elle se gagne. Elle se paie. Pendant que Dakar fabrique des mirages, la vraie course avance ailleurs. Les profils sérieux sont déjà dans la place Rafael Mariano Grossi (Argentine) Michelle Bachelet (Chili), Rebeca Grynspan (Costa Rica), sans oublier Amina Mohammed, Jacinda Ardern, María Fernanda Espinosa, Kristalina Georgieva ou David Choquehuanca. Et cerise sur le cercueil politique une pression énorme pousse pour que la prochaine Secrétaire générale soit une femme. Pendant ce temps, Macky Sall joue à cache cache avec la réalité. Le processus est béton dialogues publics, votes secrets au Conseil de sécurité, validation finale à l’Assemblée générale. Pas de raccourci. Pas de piston africain. Pas de folklore made in Dakar. Comme si le feuilleton n’était pas assez grotesque, voilà Madiambal Diagne qui rajoute sa couche sur X, annonçant que la candidature coince, que Ousmane Sonko n’aurait reçu aucune instruction à l’UA pendant que Bassirou Diomaye Faye aurait savamment organisé son injoignabilité. Et le pompon Macky Sall aurait conditionné sa candidature au soutien officiel du Sénégal. Traduction il rêve d’ONU, mais attend encore le tampon de Dakar. Voilà où on en est. Un ancien président qui veut parler au monde pendant que son peuple hurle. Qui cherche la bénédiction des chancelleries pendant que les mères sénégalaises cherchent justice. Son projet onusien ressemble moins à une vocation qu’à une tentative de lessivage politique en eaux internationales. Comme si l’ONU était devenue un pressing pour bilans sanglants. On ne devient pas gardien de la paix mondiale quand on laisse derrière soi des tombes anonymes. On ne s’autoproclame pas conscience universelle quand sa propre jeunesse porte encore les cicatrices du plomb. Pour l’instant, Macky à l’ONU, ce n’est pas demain la veille. C’est surtout un sommet du déni. Et pendant qu’il court après les couloirs feutrés du monde, le Sénégal, lui, attend toujours vérité, dignité… et réparation. Par Malick BA Journaliste

Addis-Abeba ou le théâtre des ambitions : Sonko en Grand Sherpa, Macky en fantôme diplomatique

Addis-Abeba ou le théâtre des ambitions : Sonko en Grand Sherpa, Macky en fantôme diplomatique

TRIBUNE. À Addis-Abeba, au cœur du 39ᵉ sommet de l’Union africaine, la diplomatie africaine a pris des airs de farce tragique. Entre tapis rouges, sourires protocolaires et poignées de main calibrées, la scène ressemblait à un opéra politique où chacun chantait sa partition, faux parfois, fort souvent. La participation du Premier ministre Ousmane Sonko n’avait rien d’une simple promenade diplomatique. C’était un baptême du feu. Un crash-test grandeur continentale. Trente chefs d’État, des regards en coin, des ego surdimensionnés et Sonko, costume bien repassé, posture de Grand Sherpa, prêt à gravir l’Himalaya géopolitique africain. Sur le tarmac de l’aéroport international Bolé, les honneurs tombent comme une pluie tropicale. À peine débarqué à Addis-Abeba, Sonko prend du coffre. Il parle fort, il parle souveraineté, il parle rupture. Il distribue des slogans comme d’autres distribuent des cartes de visite. Le message est clair : le Sénégal nouveau est arrivé, et il ne vient pas demander la permission. Représentant le président Bassirou Diomaye Faye, Sonko déroule sa doctrine comme un manifeste : autonomie économique, indépendance politique, repositionnement géopolitique. Trois piliers. Trois coups de marteau sur la table africaine. Autonomie économique : on promet de se sevrer des bailleurs internationaux. Financement endogène, ressources fiscales, mines, agriculture tout y passe. Une Afrique qui se finance elle-même, dit-il. Une croissance autocentrée. Le rêve est beau. La réalité, elle, est têtue. Indépendance politique : fini les injonctions extérieures, fini les télécommandes sécuritaires, fini les modèles institutionnels importés sous cellophane. L’Afrique doit écrire sa propre trajectoire, même si le stylo tremble encore. Repositionnement géopolitique enfin : climat,assainissement, eau, commerce, gouvernance numérique, Sonko veut une Afrique qui pèse, qui négocie, qui impose. Une Afrique adulte, pas une Afrique assistée. Cette rhétorique souverainiste, inspirée des vieux mythes panafricanistes remis au goût du jour, fait vibrer la jeunesse du continent. Elle sent la poudre, la rupture, la revanche historique. Mais derrière les slogans musclés se cache une question gênante : comment bâtir une autonomie quand les économies africaines respirent encore sous perfusion mondiale ? Pendant que Sonko joue au bâtisseur de continent, un autre fantôme hante les couloirs du sommet : Macky Sall. Son nom circule à voix basse, entre deux cafés diplomatiques. Sa probable candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies fait bruisser les salons feutrés. L’ancien président sénégalais pousse ses pions à distance, loin du Centre de conférences, espérant un miracle diplomatique. Au Sénégal, on ricane. Pour les uns, cette ambition onusienne ressemble à une tentative de blanchisserie politique à l’eau internationale. Pour les autres, c’est l’occasion rêvée de hisser un Africain au sommet de la gouvernance mondiale. Deux lectures. Un même malaise.Car le contraste est brutal. D’un côté, Sonko, héraut d’une Afrique debout, qui veut rompre avec les chaînes invisibles de l’ère postcoloniale. De l’autre, Macky Sall, symbole d’une quête de reconnaissance globale, à coups de lobbying feutré et de poignées de main stratégiques. Deux visions. Deux trajectoires. Deux Afriques qui se regardent sans vraiment se comprendre. Le sommet d’Addis-Abeba met à nu cette schizophrénie continentale : on crie souveraineté le matin, on quémande de l’influence l’après-midi. On rêve d’autonomie, mais on court après les postes internationaux. On veut être libre, tout en cherchant l’approbation des grandes capitales. La vérité est cruelle : l’Afrique aime les grands discours, mais trébuche souvent sur leur mise en œuvre. Oui, l’autonomie économique peut cohabiter avec une présence forte dans les institutions mondiales. Oui, la souveraineté politique n’exclut pas la diplomatie. Mais encore faut-il une cohérence, une stratégie, une colonne vertébrale. À Addis-Abeba, Sonko a montré les muscles. Macky Sall agite les réseaux. Le continent, lui, attend toujours des résultats concrets. Reste la question, brutale, presque obscène : l’Afrique saura-t-elle enfin transformer ses sommets en leviers, ses slogans en politiques publiques, ses ambitions en réalités mesurables ? Ou continuera-t-elle à tourner en rond dans ses propres conférences, prisonnière de ses contradictions, pendant que le reste du monde avance ? À ce rythme, Addis-Abeba risque de rester ce qu’elle est trop souvent : un grand théâtre où l’on joue à la puissance, pendant que les peuples, eux, attendent encore le premier acte du vrai changement. Par Malick BA Journaliste

Sénégal: Bassirou Diomaye Faye a mis l’avion présidentiel à la disposition de Macky Sall

Juste après la cérémonie de passation de service, le Président sortant a rapidement quitté le sol sénégalais. Il s’est d’abord rendu à Bissau puis à La Mecque pour accomplir son petit pèlerinage, l’oumra. Il est monté pour cela à bord de l’aéronef présidentiel que le nouveau chef d’État lui a prêté pour quelques jours, relatent les médias locaux. Après son déplacement à La Mecque, Macky Sall devrait se rendre en France ou au Maroc, pays dans lequel sa famille a déménagé. En novembre 2023, il a été nommé envoyé spécial et président du comité de suivi du Pacte de Paris pour la planète et les peuples (4P) par le Président français Emmanuel Macron. Ce geste de solidarité de Bassirou Diomaye Faye n’est cependant pas nouveau. En 2012, Macky Sall avait lui-même rendu un tel service à son prédécesseur, Abdoulaye Wade. Ce dernier s’était alors rendu à Paris, à La Mecque et dans le Golfe. Retrouvez cet article sur Sputniknews

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye a prêté serment et devient le cinquième président du Sénégal

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye a prêté serment et devient le cinquième président du Sénégal

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a prêté serment ce mardi 2 avril 2024 au Centre des Expositions de Diamniadio. La cérémonie s’est déroulée en présence de sommités et de personnalités nationales et internationales. La présence de Chefs d’Etat et gouvernement à cette cérémonie d’investiture s’inscrit dans la logique des excellentes relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et les autres pays africains. Durant cette premiere allocution, le Chef de l’Etat a tenu à promettre la stabilité et la promotion de l’intégration africaine ; mais aussi plus de solidarité. Selon le Président Faye « L’ampleur des défis sécuritaires nous oblige à plus de solidarité. Aux côtés de mes pairs africains, je réaffirme l’engagement du Sénégal à renforcer les efforts déployés pour la paix, la sécurité, la stabilité et l’intégration africaine. »  Le tout nouveau président s’est adressé à ses partenaires étrangers. Une nouvelle fois, il s’est dit prêt à des échanges « respectueux de la souveraineté du Sénégal dans un partenariat mutuellement gagnant ». « Devant Dieu et devant la Nation sénégalaise, je jure de remplir fidèlement la charge de président de la République du Sénégal, d’observer comme de faire observer scrupuleusement les dispositions de la Constitution et des lois », a-t-il déclaré, la main droite levée avant de se diriger vers le palais présidentiel pour la cérémonie d’investiture et de passation de pouvoir. Tout au long des allées menant au Boulevard de la République, la garde présidentielle ainsi que les citoyens sénégalais se sont rassemblés pour rendre un hommage chaleureux au Chef suprême des armées. Au bureau du Palais de la République, le Président sortant, Monsieur Macky SALL lui a remis les clés du palais de la république. Le Chef de l’État Bassirou Diomaye Diakhar Faye a, par la suite, accompagné le Président sortant jusqu’à la porte de la résidence présidentielle, marquant ainsi un geste de respect et de transition symbolique.

Sénégal: Conseil des ministres du 27 mars 2024

Sénégal: Conseil des ministres du 27 mars 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 27 mars 2024 au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL A l’entame de sa communication, le Président de la République a salué le bon déroulement de l’élection présidentielle du 24 mars 2024, en félicitant le Ministre de l’Intérieur, l’administration territoriale, l’administration électorale, la CENA, ainsi que les forces de défense et de sécurité dont l’engagement et le travail de qualité ont permis la tenue du scrutin dans le calme et la sérénité. Le Chef de l’Etat s’est aussi félicité de la forte mobilisation des électeurs sur l’étendue du territoire national et à l’étranger, ainsi que de la transparence du scrutin qui confirment que le Sénégal demeure un Etat de droit. Le Président de la République est aussi revenu sur l’audience qu’il a accordée aux missions d’observateurs, au nombre de 2462, et qui ont porté une appréciation positive sur l’organisation du scrutin, confirmant ainsi la maturité et l’ancrage républicain de la démocratie sénégalaise, qui va connaître, depuis 2000, en 24 ans, trois (3) alternances au pouvoir qui se sont déroulées dans la paix et la stabilité. Le Chef de l’Etat a également réitéré ses félicitations au candidat Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, élu au premier tour Président de la République du Sénégal, le 5ème du Sénégal indépendant. En vue de l’installation dans les meilleures conditions du nouveau Président de la République élu, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement, au Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République et au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement de faire prendre toutes les dispositions requises pour assurer, notamment, la préparation des dossiers de passation de pouvoirs. Poursuivant sa communication sur la fin de mission du Gouvernement et sa satisfaction du travail accompli avec la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent, le Chef de l’Etat a saisi l’occasion de ce dernier Conseil des Ministres de son magistère, pour remercier le peuple sénégalais qui lui a fait confiance durant douze années, à la plus haute fonction de la République. Le Président de la République a, en outre, remercié et félicité les pays amis, les partenaires techniques et financiers, l’ensemble des Gouvernements, son Cabinet, le Secrétariat général de la Présidence de la République et toutes les personnes civiles et militaires qui l’ont accompagné, depuis 2012, dans son action au quotidien au service des sénégalaises et des sénégalais. Le Chef de l’Etat a rappelé sa satisfaction quant au bilan remarquable de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) avec des réalisations fondamentales dans tous les secteurs de la vie économique, sociale, culturelle et environnementale. Ce qui constitue un legs notable aux générations actuelles et futures. Le Président de la République a, enfin, rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité, à l’administration sénégalaise dans toutes ses composantes, au secteur privé, aux notabilités religieuses et coutumières, aux jeunes, aux femmes et à toutes les forces vives de la Nation qui doivent continuer à travailler ensemble pour un Sénégal apaisé, réconcilié, résilient, prospère et solidaire. Revenant sur la célébration de la Pâques, le Chef de l’Etat a adressé ses chaleureuses félicitations et sa solidarité à la communauté chrétienne, à l’occasion de la Semaine sainte, et de la célébration de la Pâques. Sur le climat social, le suivi et la gestion des affaires intérieures, le Président de la République a évoqué la célébration de la fête nationale du 4 avril, en demandant au Ministre des Forces armées, de prendre toutes les dispositions avec les acteurs institutionnels concernés, pour la bonne organisation de la levée des couleurs au palais de la République et les célébrations sur l’étendue du territoire national. Dans sa communication, le Premier Ministre a rendu un hommage appuyé et formulé ses remerciements sincères à l’endroit du Chef de l’Etat et à l’ensemble des membres du gouvernement qui, avec loyauté, force et détermination, se sont évertués, sans relâche, à la mise en œuvre des orientations du Président de la République. Le Premier Ministre est aussi revenu sur le bilan élogieux du Chef de l’Etat à la tête du Sénégal, fait de progrès incontestables et de réalisations majeures au grand bénéfice des populations. AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES • le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale et le bilan de l’action diplomatique du Président de la République ces douze dernières années ;• le Ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté alimentaire a fait une communication sur le suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide 2023/2024, la campagne de contre saison froide 2023/2024, les exportations de produits horticoles et lematériel agricole. AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil a examiné et adopté :• le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Office des forages ruraux (OFOR) ;• le projet de décret portant composition et fonctionnement du Conseil consultatif des Arts, des Lettres et de la Culture ;• le projet de décret portant dénomination du Lycée scientifique d’excellence de Diourbel, « Lycée scientifique d’excellence Abdoul Aziz Wane de Diourbel »;• le projet de décret portant dénomination du Lycée d’intégration nationale pour l’équité et la qualité (LINEQ) de Sédhiou « Lycée d’intégration nationale pour l’équité et la qualité Moctar Kébé de Sédhiou » ;• le projet de décret portant dénomination du Lycée d’intégration nationale pour l’équité et la qualité (LINEQ) de Kaffrine « Lycée d’intégration nationale pour l’équité et la qualité Momar Talla Cissé de Kaffrine » ;• le projet de décret portant dénomination du Lycée d’intégration nationale pour l’équité et la qualité (LINEQ) de Ndioum « Lycée d’intégration nationale pour l’équité et la qualité Ibra Mamadou Wone de Ndioum » ;• le projet de décret portant dénomination du Lycée de Coki « Lycée Sacoki Ndiaye de Coki » ;• le projet de décret portant dénomination du Lycée d’enseignement général de Kolda sis au quartier Bouna Kane à Kolda « Lycée Alassane Oumar Baldé de Kolda

Sénégal. Vous voulez mon départ ? Alors je laisserai le chaos ! : Macky Sall joue un jeu sournois

Le président sénégalais Macky Sall, face à la pression populaire pour qu’il respecte la Constitution et quitte ses fonctions à la fin de son mandat, semble avoir trouvé un stratagème : laisser le pays dans un vide institutionnel. Après avoir proposé un dialogue national pour fixer la date de la prochaine élection présidentielle, Sall a déclaré qu’il quitterait ses fonctions le 2 avril, comme prévu, sans organiser l’élection de son successeur. Dans un tweet sibyllin, il a déclaré : « Le Dialogue national a proposé le 2 juin 2024 comme nouvelle date des élections présidentielles au Sénégal. Je remercie les forces vives pour ces assises. Toutefois je tiens à préciser que je quitterai mes fonctions au terme de mon mandat le 2 avril, comme je l’ai déjà indiqué. La date de mon départ reste absolument ferme. »