SOS pour Armando Brazzos gravement malade à Kinshasa

C’est avec le cœur lourd que nous écrivons cet article. Le légendaire guitariste congolais Armando Brazzos (84 ans), un des deux derniers survivants de la chanson « Indépendance « cha cha » en 1960 avec l’African Jazz, se bat contre la maladie depuis plusieurs années. Ces derniers jours et selon la source de l’Association kinoise « Asbl Artistes en danger », l’état de santé de Brazzos s’est lourdement aggravé. On en appelle donc à la générosité de toute personne de bonne volonté, les artistes et les mélomanes. Objectif avoué: récolter suffisamment de fonds pour l’organisation médicale afin de de sauver la vie de ce grand artiste. Armando Brazzos est considéré comme un des meilleurs guitaristes rythmiques de l’histoire de la musique congolaise. Un monument de la rumba moderne. un artiste confirmé, un guitariste phénoménal qui a maîtrisé à la fois les classiques de la véritable rumba et a innové pour donner une nouvelle dynamique à ce genre musical. Tout comme il s’est montré absolument perspicace dans la pratique de la guitare basse. De son vrai nom Armando Mwango Fwadi-Maya, « Brazzos » est né à Léopoldville (Kinshasa) le 21 avril 1935. Cumulativement avec ses études à l’Ecole de l’Armée du Salut et à l’Institut St Joseph de la paroisse Ste Anne, il embrasse l’apprentissage de la guitare auprès des musiciens angolais de San Salvador ; Freitas, D’Oliveiraet Georges Edouard. Ces derniers répétaient dans la parcelle où habitait Brazzos (90 rue Nyanza, commune de Kinshasa). Plus tard et en 1950 il se lie d’amitié avec les guitaristes Mwamba « Dechaud », Tino Baroza et Nico Kasanda, proches des éditions Opika. Une collaboration de travail suivra, mais pas pour longtemps, car en 1951 Brazzos se fait embaucher à la Société de Transport Automobile de l’Etat ( STA) , préférant exercer sa passion musicale en amateur et cette fois-ci avec le guitariste Georges Dula, auprès de qui, il a approfondi ses connaissances rythmiques. En 1952, Brazzos intègre les éditions CEFA (Compagnie d’Enregistrement du Folklore Africain) du célèbre guitariste belge Bill Alexandre (le premier à introduire la guitare électrique en 1953 au Congo) Ce dernier parfait sa formation avant de le surnommer « Brazzos », qui signifie « L’homme aux bras des os ». Brazzos débute sa carrière à la Firme CEFA comme guitariste accompagnateur aux côtés de Roger Izeidi , Roitelet Moniania, Vicky Longomba, Guy Léon Fylla et bien d’autres. Entre 1952 et 1955, Brazzos accompagne des nombreux artistes de l’écurie et contribue à la réussite de plusieurs œuvres à succès. En 1956 et après la fermeture des éditions CEFA, Brazzos intègre les éditions Loningisa où il évolue comme musicien de studio. A la fin de l’année 1956, et à l’occasion du départ massif de l’OK jazz et des éditions Loningisa des musiciens Essous, Lando Rossignol, Pandi, Moniania Roitelet et autres pour les éditions Esengo (Rock-A-Mambo), Brazzos intègre l’OK Jazz en même temps que Ganga Edo, Célestin Kouka et Nino Malapet. IL y reste jusqu’à 1959, lorsqu’il est contacté par Joseph Kabaselle pour faire partie de l’orchestre African Jazz qui a agrémenté en 1960 la Conférence sur l’Indépendance du Congo à Bruxelles. Il figure comme bassiste à l’enregistrement de la célèbre chanson « Indépendance cha cha ». Mais auparavant Brazzos a fait partie de la formation de l’orchestre Bantous en création à Kinshasa. Il rétracte après plusieurs séances de répétitions à Kinsuka dans la banlieue de Léopoldville (alors membre de l’Ok Jazz). Pour la suite on peut noter : 1962 – à la suite d’une grande réconciliation, Brazzos, Vicky Longomba réintègre l’Ok Jazz et par ricochet, Edo Ganga et Loubelo « De la lune ». 1967 – Brazzos fait partie des dissidents de l’OK Jazz qui ont mis en place l’orchestre « Révolution » avec Kwami, Mujos, Boyibanda et autres. 1969 à 1976 – Brazzos retrouve à nouveau le TP OK Jazz. Puis pour la énième fois, il abandonne la musique pour travailler jusqu’en 2004 comme bureaucrate dans une société privée de Kinshasa. Admis à la retraite, Il évolue désormais à ses heures de loisirs dans le groupe des anciennes gloires « African Ambiance », jusqu’à ce qu’il tombe malade ces dernières années. A son palmarès, des œuvres à grand succès et particulièrement dans l’OK Jazz : « Bilia ki yo bikoki », « Cha cha cha del zombo », « Nabanzaki Anzelu », « Fifi nabanzi yo », « Bozongisa motema », « Ata okei », « Como baila to », « Bolingo na ngai mwana mama », « Bailamos negro, « Sukola motema olinga », « Yaka nakoki te « , etc… Clément Ossinondé
«Pourquoi pas moi?»: Des jeunes de Kinshasa se lancent dans la création d’entreprises

REPORTAGE. Régine Kahindo Lukwangi n’avait pas, au départ, le profil d’une future cheffe d’entreprise. Issue d’une famille de 5 enfants, elle n’avait pas forcément les facilités qui lui auraient permis de se lancer dans l’entrepreneuriat. Elle effectue donc d’abord des études d’infirmière à l’Institut supérieur des technique médicales de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), la destinant à une carrière classique dans un centre de santé. Pourtant, dès le départ, la jeune femme comprend qu’elle est faite pour le milieu des affaires. «Mes parents étaient commerçants. La vente et l’achat, c’était notre quotidien à la maison. Alors, pendant mes études, je n’ai pu résister à me lancer dans l’entrepreneuriat.» Elle commence par une toute petite activité de vente des yaourts à l’université. L’idée est toute simple mais elle connaît vite un certain succès parmi les étudiantes et étudiants. Ses amies s’étonnent de la voir développer ce petit commerce. «Je leur ai répondu: si les autres peuvent le faire, pourquoi pas moi?», se souvient-elle. Bien vite, la jeune congolaise développe son activité. Elle met de côté les yaourts et se lance dans la commercialisation de produits agro-alimentaires à grande échelle à Kinshasa: la viande de porc, puis de bœuf, du poisson fumé, de la semoule, des cailles et des œufs de caille. Elle se lance aussi dans la transformation de légumes feuilles en légumes séchés pour une consommation locale puis à l’exportation. Apprendre à gérer et développer Toutefois, la cheffe d’entreprise se retrouve vite bloquée par son manque de connaissance en matière de gestion d’entreprise. Un ami lui parle alors d’une formation mise en place par l’Organisation internationale du Travail (OIT) visant à guider des jeunes venant de milieux modestes en les dotant d’outils nécessaires pour la création et le développement d’une entreprise. «Cette formation a été très utile pour moi dans le sens où elle était particulièrement adaptée à la réalité du monde des affaires en RDC. J’ai appris à rédiger un plan d’affaires, j’ai appris comment et quand entreprendre et j’ai approfondi mes connaissances sur comment développer un marché», souligne Régine Kahindo Lukwangi. De son côté, Mme Aminata Maiga, Directrice du Bureau de l’OIT à Kinshasa, explique la démarche: «Les jeunes entrepreneurs que nous avons formés proviennent généralement de milieux défavorisés et nous ont été recommandés par nos partenaires locaux (confessions religieuses et structures d’encadrement des jeunes). Ils ont suivi la méthodologie du programme GERME (Créez et gérer mieux votre entreprise ) de l’OIT, avec à la clé, la formulation d’un plan d’affaires.» «Ils ont été encadrés par quatre formateurs certifiés du réseau GERME RDC ASBL, venus spécialement de Lubumbashi. Puis, certains d’entre eux ont bénéficié de coaching pour les aider dans le démarrage de leur activité et en les sortant de leur isolement pour leur faire rencontrer des acteurs économiques», poursuit-elle. Répondre au chômage des jeunes En tout, le projet de l’OIT a permis à une centaine de jeunes de recevoir une formation de base en entrepreneuriat. Au moins 25 d’entre-eux ont finalisé un plan d’affaires leur permettant de lancer leur propre affaire. «L’accès des jeunes à un emploi décent constitue une priorité pour la RDC. L’intérêt du jeune pour l’entreprenariat et sa volonté de réussir dans ce domaine a été l’un des critères pris en compte pour identifier les participants à la formation. Il s’agit donc d’aider ces jeunes à développer leur potentiel et à bien démarrer leur projet, notamment en matière de gestion financière, en insistant sur la rentabilité. Nous les avons aussi introduits au guichet unique de création d’entreprise, qui permet aux entrepreneurs de la RDC de formaliser leurs entreprises», poursuit Mme Maiga. Contribuer à la mise en œuvre de la priorité de l’OIT en matière d’opportunités d’emplois décents pour les jeunes comme contribution à la paix sociale et à l’équité, fut la motivation qui a conduit le Bureau pays de l’OIT – Kinshasa à organiser cette formation des jeunes, rappelle encore la directrice. De vendeuse de yaourt à dirigeante d’entreprise Depuis, Régine Kahindo Lukwangi est devenue PDG de Maximum group SASU, une entreprise sociale qui travaille dans le domaine de l’agro-business et dans la commercialisation de produits d’hygiènes menstruelles. Son entreprise emploie pour un salaire minimum de 200 dollars américains, 14 jeunes. Forte de l’expérience acquise, la jeune cheffe d’entreprise a décidé de mettre à son tour ses compétences au service d’autres jeunes congolaises et congolais souhaitant se lancer dans l’entreprenariat. «Je suis en train de mettre en place un espace d’exposition permanent pour les jeunes entrepreneurs visant à valoriser l’industrie locale congolaise et ainsi permettre aux jeunes entrepreneurs de développer leur marché, de rencontrer des consommateurs et des investisseurs, d’améliorer la qualité de leurs produits grâce à un système d’évaluation directe pour le consommateur et augmenter ainsi la productivité», conclut-t-elle avec enthousiasme.
RD Congo: Le Make-up séduit de plus en plus les femmes à Kinshasa

Le make-up a connu ces dix dernières années des avancées fulgurantes chez les Congolaises, à tel point que sortir de chez soi sans un coup de pinceau sur son visage est devenu une pilule difficile à avaler pour la plupart des filles à Kinshasa, a observé B-One TV. Pour bien comprendre ce phénomène, nous vous proposons de suivre ci-dessous le grand format sur la perfection du make-up dans la capitale congolaise diffusé sur la chaîne généraliste de la République démocratique du Congo.
Grève des taximen à Kinshasa: Les chauffeurs des taxis et taxi bus mettent à exécution leur ménace

Les chauffeurs de taxis et minibus de Kinshasa ont finalement mis à exécution la menace qu’ils faisaient planer depuis la semaine dernière. En effet, depuis ce lundi, plusieurs chauffeurs de taxis et taxi bus ont décidé de passer à l’acte au grand désarrois des populations. Ils étaient absents sur les grandes artères de la ville, pendant ce temps de milliers des kinois traînaient dans les arrêts de bus avant que certains ne décident de faire le pied jusqu’à leurs destinations, a constaté Radiookapi. « Depuis la semaine dernière, plusieurs chauffeurs des taxis et minibus annonçaient aux usagers de transport en commun qu’ils allaient observer un mouvement de grève de deux jours à partir de ce lundi pour protester notamment contre la révision à la baisse par la ville de Kinshasa des prix du transport en commun alors que le prix du carburant reste en hausse à la pompe », rappelle la radio d’informations indépendante. Adrien Thyg
Kinshasa, théâtre d’une vague de violences

Plusieurs quartiers de Kinshasa et les environs de la prison centrale ont été ce lundi matin le théâtre d’une vague de violences imputées aux « Bundu dia Mayala », du nom de la branche politique du mouvement sectaire Bundu dia Kongo. Des coups de feu ont été entendus dans les quartiers populaires de Matete (centre est) et de Ndjili vers l’aéroport et autour de la prison de Makala avait annoncé l’AFP, citant des témoignages d’habitants. Aux dernières nouvelles, ces attaques auraient coûté la vie à plusieurs personnes dont un major et un capitaine de la police nationale, ont indiqué un peu plus tard les autorités congolaises. Selon le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu Empung, porte-parole de la police nationale congolaise, elles auraient fait une douzaine de victimes par des balles perdues. Pour les autorités de la RDC, il ne fait aucun doute que ces violences sont l’œuvre « Bundu dia Mayala ». A ce propos, RFI rappelle que dans une vidéo postée le 26 juin sur les réseaux sociaux, Muanda Nsemi, le leader de cette secte politico-religieuse était apparu dans son traditionnel habit jaune, rouge et bleu pour lancer un ultimatum « à tous les Rwandais présents sur le territoire congolais », invitant ces derniers à rentrer « dans leur pays avant le 7 aout 2017 ». De son côté, l’AFP rappelle aussi que les commissariats de police de Limete, Matete et Kalamu ainsi que le marché central de Kinshasa ont été aussi attaqués ces dernières semaines.
Martin Madidi FAYULU: la RDC présente un visage chaotique

« Le refus par Monsieur Kabila de respecter la Constitution de la République d’une part, et d’appliquer l’Accord de la Saint Sylvestre d’autre part, a conduit notre pays dans une situation atypique où toutes les institutions à mandat électif sont aujourd’hui illégitimes », a déploré Martin Madidi FAYULU. Dans une récente tribune, le leader politique a critiqué les propos du président congolais qui, a-t-il déclaré, a dévoilé un pan de son projet en l’enveloppant d’un tissu de contre-vérités et de langue de bois pour dérider ses interlocuteurs. « Monsieur Kabila se présente comme une personne d’action plutôt qu’un bavard pour dresser, à sa manière, le bilan de ses 16 ans au pouvoir. Pourtant, la réalité est totalement à l’opposé de ce que Monsieur Kabila soutient », a-t-il d’emblée lancé. En effet, Martin FAYULU a soutenu que la RDC présente un visage chaotique qui se caractérise par une corruption à grande échelle, une pauvreté sans commune mesure, une insécurité généralisée, une situation économique et sociale très sombre ainsi que des institutions étatiques illégitimes. Pour s’en convaincre, il a cité le rapport 2015 de Transparency International publié en janvier 2016 et qui indique que la RDC se classe 147e sur 168 pays dans le classement sur la corruption dans le monde. « Cette corruption se manifeste au travers du détournement des fonds publics, de l’enrichissement illicite soutenu par un comportement prédateur des dirigeants (voir le scandale des passeports, panama papers, la rocambolesque affaire de Congo Airways », a-t-il commenté. Autre rapport, celui du FMI qui indique que 8 habitants sur 10 en RDC vivent sous le seuil de pauvreté absolue (1,25 dollar par jour et par personne), l’un des taux de pauvreté parmi les plus élevés au monde. En conséquence, a-t-il soutenu, « les Congolais se retrouvent exposés notamment à l’exode rural, à la malnutrition, à toute sorte de maladies, à la prostitution et au chômage dans un pays immensément riche en ressources naturelles ». Martin FAYULU en est persuadé : avec Monsieur Kabila à la tête du pays, la RDC est restée inlassablement engluée dans une insécurité généralisée. Mieux, dans une guerre à huit-clos où les Mai-Mai et les Bakata Katanga ont fait la loi au Katanga; au Nord et au Sud Kivu, des forces négatives tant nationales qu’étrangères continuent de piller les minerais et les plantations, de violer les filles et de massacrer les populations (plus de 3000 personnes tuées à Beni); les rebelles des FDRL, refusent toujours de quitter le Nord et le Sud Kivu et se livrent aux attaques, pillages, et kidnapping dans plusieurs localités de ces provinces ainsi qu’au Katanga où ils continuent de s’illustrer par plusieurs exactions. Il a aussi rappelé que dans les districts du Haut-Uélé et Bas-Uélé, les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) poursuivent sans désemparer leurs activités négatives et les ADF-Nalu sèment la terreur à Béni; les frontières du pays sont poreuses; près de 3000 personnes ont récemment été tuées dans le Kasai et le Kasai Central à la suite du phénomène Kamwina Nsapu, y compris des chefs coutumiers, et le pays compte aujourd’hui près de 3 million de déplacés internes, chiffre le plus élevé du monde du fait de la présence sur le territoire de différents groupes rebelles et pour plusieurs autres raisons. Poursuivant ses observations, le leader politique a également noté que la capitale du pays, Kinshasa, est devenue un nouveau « Far West ». Il s’en explique : « sans compter la montée en puissance des « Kuluna », des bandits armés frappent quand ils veulent et où ils veulent. Ils assassinent des cambistes ici et là, volent, violent (terrorisme sexuel) et s’illustrent dans des braquages et autres formes de violences, à telle enseigne que vivre dans la capitale est devenu un calvaire pour ses habitants. La situation devient encore plus inquiétante du fait de l’évasion extraordinaire des milliers de détenus de la prison de Makala, de Kasangulu et autres ». L’insécurité est telle que tous les rapports des Nations unies et des organisations régionales épinglent désormais la situation de la RDC comme une menace pour la paix et la sécurité internationale dans la région. En ce qui concerne l’économie du pays, il a fustigé une situation économique et sociale très sombre notant que tous les indicateurs congolais annoncent l’effondrement. « Selon le FMI, la RDC qui, à la prise de pouvoir par l’AFDL en 1997, avait un produit intérieur brut par habitant de près de 600 dollars (dollar courant) se retrouve aujourd’hui avec un PIB par habitant de moins de 500 dollars », a-t-il relevé. En plus du fait que le pays ne dispose plus des réserves de change, il a fait observer que le franc congolais, en moins d’un an, a perdu plus de 55 % de sa valeur face au dollar. Il y a une forte hausse des prix des produits de première nécessité, le délabrement très avancé des infrastructures routières, sanitaires et scolaires. « Aujourd’hui, 26 % seulement de la population congolaise a accès à l’eau potable, alors que, selon les statistiques de la Régideso, le taux de desserte était de plus de 70 % dans les milieux urbains. Seulement 15% de la population congolaise a accès à l’électricité, avec délestage, alors que la moyenne africaine est de 43 % », a décrié Martin M. FAYULU.
Le succès fulgurant de « Leader Espoir », le petit prince kinois de la chanson

De l’enfant de la rue « Swege » à Kinshasa au grand succès national et international, l’écart n’est que de quelques mois. C’est la démonstration de l’accélération vertigineuse des processus, de l’émergence à la consécration d’un adolescent, dans le domaine de la chanson. L’histoire de « Leader Espoir » de son vrai nom Johnny Kiudila Ngoma commence donc à sa naissance le 17 mars 2008 à Kinshasa, de l’union de Mr Joseph Kiudila Ngoma et de Mme Rosette Lusevakweno Kula qui malheureusement divorcent, alors que Johnny l’enfant unique n’a que six ans. Il sera la vraie victime du divorce de ses parents, car ni l’un ni l’autre ne sera en mesure d’assurer le soutien de l’enfant. Ici commence la vie de la rue de « Leader Espoir » à Kinshasa, bien loin de ses parents dans le Bas-Congo. Dans la rue le jeune talent fait de la chanson et sa voix laisse pontois tous ceux qui l’écoute. Partout où il doit chanter pour les kinois ou pour les touristes étrangers, il obtient en récompense des aides pour lui permettre de survivre. La découverte de « Leader Espoir » a lieu au cours de l’émission de Marco Prince « Musique explorer ». il est venu de France pour repérer les meilleurs Talents. C’est ainsi qu’il déniche le jeune artiste bien dans ses bottes. Il se révèle être un grand génie pour tous ceux qui l’ont suivi sur la chaine de télévision française France2. Les réactions sont si enthousiastes que, l’émission se diffuse comme une trainée de poudre. Depuis sa mise en ligne en 2015 sur You tube, elle approche des milliers de vues. La relève à Kinshasa, après le départ de Marco Prince est assurée par l’animateur congolais Dauphin Mbulamatari. Il n’hésite pas à donner de sa personne pour programmer « Leader Espoir » dans ses émissions sur B-One Tv. S’il y a eu un point commun entre le parrain Dauphin et le jeune talent, c’est que tous ont accepté de participer à cette nouvelle aventure télé, et sans hésitation. Une proximité que le chanteur a pris l’habitude d’entretenir avec ses fans, et qui l’a convaincu de rejoindre l’aventure pour son côté humain et promotionnel. 2015 – L’adolescent « Leader espoir » intègre le groupe de Fally Ipupa L’initiative vient de l’animateur Dauphin Mbulamatari qui a souhaité le voir aux côtés Fally Ipupa pour un meilleur encadrement et une meilleure évolution musicale. En effet, en dépit de tous les succès médiatiques, et de ce que le monde entier était tombé sous le charme de ce gamin à la voix d’or, « Leader Espoir » a continué à vivre dans les rues de Kinshasa. Très sensible à l’histoire de cet enfant « Swege », Fally Ipupa décide de l’intégrer dans son groupe. C’est le début d’une nouvelle vie, d’une nouvelle voie et d’une scolarité assurée. Soucieux d’obtenir une autorisation parentale pour une meilleure intégration de l’enfant dans son foyer, Fally Ipupa ne trouve pas gain de cause. Ici prend fin le séjour du jeune prodige chez Fally Ipupa, qui se débarrasse de l’enfant. C’est à nouveau un retour dans la rue. Il s’entoure de quelques amis « Swege » avec lesquels il forme un groupe de fortune dénommé : « Johnny Stars ». Il bénéficie de l’encadrement du musicien Staf Benda Bilili. Entretemps, plusieurs musiciens kinois se sont servis des œuvres de l’enfant « Swege » pour effectuer des enregistrements phonographiques, sans la moindre reconnaissance pour lui permettre de jouir de ses œuvres. Mai 2017 – L’implication de la chanteuse Aimée Larrys Moseka pour promouvoir le jeune talent de la chanson. Après avoir renoué le lien avec la famille à Matadi pour l’obtention de l’autorisation parentale et des pièces d’état civil de l’administration communale, la chanteuse Aimée Larrys Moseka a désormais la tutelle de « Leader Espoir » et dans le cadre de ses activités de protection juvénile. L’enfant est désormais au cœur des actions à entreprendre, tout en fournissant un appui psycho-social et une aide à l’insertion scolaire ou professionnelle. Précisément au Centre d’hébergement des enfants désœuvrés (Le home Nazareth de l’Asbl Bondeko. ) Avec son label « Afro Newaddress », Aimée Larrys Moseka doit pouvoir vivre désormais des activités intenses, marquées par de nombreuses tournées et des enregistrements d’albums. Aimée Larrys Moseka tourne ainsi, la page de l’ancien feuilleton « Leader Espoir » pour ouvrir une nouvelle voie.
La chanteuse Aimée Laryss Moseka pour un objectif : Favoriser l’entrepreneuriat

Aimée Laryss Moseka pose les jalons dans Kinshasa afin de se positionner sur la production musicale, la protection juvénile et la réalisation cinématographique. Parce qu’il n’est jamais trop tôt pour donner envie d’entreprendre. L’objectif de la chanteuse congolaise qui vit en Europe est de développer plusieurs secteurs d’activités afin de disposer de bases solides et adaptées à la jeunesse kinoise. Et pour que cela devienne concret, Aimée Laryss Moseka expérimente actuellement plusieurs structures dont chacune à sa spécificité : 1 – « Afro Newaddress Music » est le nom du nouveau label de production phonographique et cinématographique. Production phonographique. Cette branche aura pour but de rechercher de tout nouveaux talents, de payer pour le mixage et l’enregistrement des albums, de décrocher des tournées et de faire la promotion des jeunes artistes. Même si l’industrie musicale est en pleine essor, grande est la difficulté pour les talents en herbe de trouver des labels avant-gardistes pour les produire. « Leader Espoir », le jeune « Swege » (enfant de la rue) est le premier à signer chez « Afro Newaddress Music ». Cet enfant qui fait depuis le buzz des réseaux sociaux a évolué un moment dans l’écurie Fally Ipupa. Il est devenu une référence pour les jeunes « Swege ». A partir de « Leader Espoir »(1) le label étendra l’expérience sur d’autres enfants vulnérables pour leur permettre d’exprimer leurs talents artistique et musicaux. Production cinématographique. Il s’agit de la création d’une société de production. Son rôle ne se cantonnera toutefois pas à ces fonctions : il doit normalement aussi aider le réalisateur lors de l’écriture du scénario, du choix des acteurs, des lieux de tournage. Il gèrera ainsi les relations avec les différents intervenants (metteurs en scène, dialoguistes, techniciens,…). Le film documentaire « La fuite des cerveaux congolais » d’Enoch Ebadu (Label Afrique) dans le genre projection débat, est une nouvelle programmation qui s’inscrit dans une logique de proximité en allant au plus près des lieux de vie des habitants. 2 – Aimée Larrys Moseka agit pour les enfants orphelins ou abandonnés. Kinshasa souffre d’une implication insuffisante des autorités et de l’absence de structures d’hébergement et d’encadrement. Ce projet consiste à créé un centre qui accueillera les enfants orphelins et enfants abandonnés. Le centre sera doté de dortoirs réservés pour les enfants les plus défavorisés et de chambres pour les bénévoles, stagiaires et donateurs. D’une salle équipée en matériels de projection pouvant servir de cadre d’animations culturelles (projection Vidéo pour enfants, représentation théâtrale, séminaires de formation …) La réalisation de ce projet sera possible grâce à un appui intérieur et extérieur (technique, matériel et financier) à obtenir chez toutes les personnes de bonne volonté. Déjà sur le terrain, les actions d’Aimée Larrys Moseka ont permis de prendre en charge quelques enfants qui sont reçus au Centre Bondeko, dans le cadre d’un protocole d’accord, avec la chanteuse, en attendant de trouver un centre définitif. Enfin, notons que la chanteuse Aimée Larrys Moseka qui continue à exercer sa carrière en Europe, sera désormais à cheval sur l’Europe et la RDC (République démocratique du Congo) (1) Très prochainement la présentation du « Leader Espoir« , le jeune « Swege » (enfant de la rue)