Kinshasa : vers un délestage routier des véhicules

Kinshasa : vers un délestage routier des véhicules

PARLONS-EN. Comme l’image l’indique si bien, le gouvernorat de la ville de Kinshasa vient de faire une proposition de loi pour réglementer les embouteillages montre dans la ville de Kinshasa, en édictant la circulation alternative selon la numérotation paire ou impaire des voitures et véhicules. Ainsi donc, les plaques IMPAIRES circuleront le lundi, mercredi et vendredi tandis que les les véhicules immatriculés avec des chiffres PAIRS seront autorisés de circuler mardi, jeudi et samedi. Comme on nous l’a habitué pour l’eau et l’électricité, l’autorité provinciale de Kinshasa est en voie d’instaurer et étendre le délestage dans le secteur du transport. Cette mesure comporte plusieurs inconvénients : 1. Les familles fortunées qui possèdent deux ou trois véhicules n’auront qu’à jouer avec le changement de leurs autos dont l’immatriculation s’adapte à la norme et ils pourront contourner la rigueur de ladite loi. 2. Connus pour leurs habitudes incrustées dans la fraude et le viol des lois établies, beaucoup de kinois s’emploieront à acheter une autre plaque de réserve de manière à posséder une plaque paire et une autre impaire. Il leur suffira simplement de pouvoir changer chaque matin celle adaptée au jour. 3. Il faut également relever la pénalisation professionnelle pour des agents de l’état et des employés dans divers secteurs du pays qui ne pourront plus se rendre chaque jour au travail, leur plaque d’immatriculation les contraignant d’aller trois jours sur les six ouvrables de la semaine. Dans une ville comme Kinshasa peuplée de plus de 14 millions d’habitants et quasi privée à 70% de moyens de transports commun adéquats, avouons que cette mesure entérine donc la fermeture de nombreux bureaux dans la capitale avec en conséquence un chaos administras sur pareille. Que conclure ? Cette proposition de loi a plus d’inconvénients que d’avantages. Je crains même que ça vienne compliquer la situation actuelle déjà ingérable. Mais pourquoi ingérable ???? Parce que l’autorité refuse mordicus à attaquer le problème des embouteillages à ses racines. Le noeud du véritable problème des embouteillages revient à – la défection quasi généralisée des artères principaux de circulation ; – au manque criant des routes secondaires ( qui ont jadis existé) pour pouvoir désengorger les artères principaux; – à la disproportion entre l’augmentation des nombres de véhicules dans la capitale kinoise et la réduction drastique des voies de communication ; – au mauvais lotissement de nouveaux quartiers qui ne tiennent point compte de traçage de nouvelles routes; – au déficit et à la corruption des policiers routiers, aggravés par le manque de feux de circulation qui pouvaient réguler d’eux-mêmes le flux des autos en circulation ; – le nombre exponentiel des WEWA sur la chaussée principale réservée aux véhicules et le manque d’anticipation de la part de l’autorité publique pour tracer des pistes réservées exclusivement aux deux pneus; – la vétusté de moyens et voies de communication et la non modernisation de moyens de communication à l’instar de TRAM; de MÉTRO et de TRAINS URBAINS pour gérer la mobilité des millions des kinois et – enfin à l’incapacité et au déficit de vision du Ministre actuel des transports, plus zélé dans le recrutement des jeunes de l’armée (compétence réservée au ministre de défense) que dans les réformes de son secteur et dans la recherche des solutions aux volumineux et urgents dossiers de son ministère. Par Germain Nzinga

RDC. Les travers suite aux inondations kinoises…

RDC. Les travers suite aux inondations kinoises…

PARLONS-EN. Les inondations suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale congolaise n’ont pas fait que des malheureux. Il y en a qui en ont tiré un profit maximal. En voilà quelques exemples-types. 1. Hier matin nous étions émerveillés par la justesse de la décision prise par le gouvernement pour disponibiliser les navettes pour transporter les voyageurs par la voie fluviale. Les organisateurs en ont fait leurs choux gras. Ils ont monté les enchères jusqu’à taxer à 200 $ un petit voyage qui d’ordinaire ne coûte que 15$. 2. Pour atteindre l’aéroport de N’djili, certains passagers ont embarqué à bord d’un petit porteur à partir de l’aérodrome de Ndolo. Un vol de 5 minutes facturé entre 120 à 150 Usd par siège. Et tenez-vous bien: beaucoup parmi eux ont été contraints de payer 15$ de GOPASS pour un si petit trajet local. 3. Quelle n’a pas été notre joie de voir le gouverneur de la ville de Kinshasa sillonner des rues sinistrées de sa ville dans un hors-bord! Puis patatras ! Cette scène rocambolesque du hors-bord tombé en panne avrc dedans le gouverneur mobilisé au milieu des eaux en furie. Même scène par ailleurs avec un groupe de passagers ayant pris une navette à Gombe en direction de l’aéroport et qui se sont retrouvés bloqués sur le fleuve Congo suite au moteur de la navette qui s’est brusquement arrêté. Faut-il encore des preuves supplémentaires pour démontrer que ces engins de l’Onatra ne connaissent plus d’entretien technique depuis belles lurettes. 4. Un fait a échappé à l’attention du commun de mortel : le nombre ahurissant des bouteilles plastiques qui ont inondé la station de purification d’eau de Regideso située juste en aval du pont de la rivière Ndjili. Tout était couvert de ces détritus non biodégradables que les congolais ont pris la triste habitude de jeter partout. Ces bouteilles plastiques sont en train de prendre tout le lit de rivières congolaises et faute d’un travail de curage ou de druggage, il faudra nous attendre au pire dans les jours qui viennent. Une ville de plus 14 millions d’habitants sans un service sérieux de sapeurs-pompiers ni de secours civils d’intervention rapide avec des moyens conséquents tels des hélicoptères et des canots de de sauvetage court d’énormes risques en termes de pertes en vie humaine et en dégâts matériels. Chaque commune devait en être dotée. Quelqu’un peut m’expliquer ce que l’hôtel de ville fait de tous ces millions des contribuables??? Par Germain Nzinga

Procès de la tentative de coup d’État à Kinshasa : grâce présidentielle pour trois Américains condamnés à mort

Procès de la tentative de coup d’État à Kinshasa : grâce présidentielle pour trois Américains condamnés à mort

Trois Américains condamnés à mort lors du procès de la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 à Kinshasa-Gombe ont bénéficié de la grâce présidentielle, selon l’ordonnance présidentielle lue mardi 1er avril sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Les trois graciés sont Benjamin Zalman, Taylor Thompson et Marcel Malanga, fils de Christian Malanga, chef de la bande décédé. Leur peine a été commuée en perpétuité, selon l’ordonnance présidentielle. Sur les 37 condamnés dans ce procès, cinq sont des étrangers, dont les trois Américains. Deux autres condamnés sont de nationalité canadienne et belge. Jean-Jacques Wondo, le Belge, bénéficiaire d’une liberté conditionnelle pour des raisons humanitaires, n’est pas concerné par cette grâce présidentielle. Le procès de la tentative manquée de coup d’Etat  avait débuté le 7 juin 2024. Trois mois plus tard, soit le 13 septembre, le premier juge avait condamné à la peine capitale 37 prévenus, 14 autres avaient été acquittés faute de preuves. Ce verdict avait été confirmé en appel  par la Cour militaire en janvier 2025. Radio Okapi

Éliminatoires Mondial 2026 : un premier groupe des Léopards à Kinshasa pour les matchs contre la Mauritanie et le Soudan du Sud

Éliminatoires Mondial 2026 : un premier groupe des Léopards à Kinshasa pour les matchs contre la Mauritanie et le Soudan du Sud

Le premier groupe des Léopards seniors messieurs de la République démocratique du Congo (RDC) est arrivé dimanche 16 mars à Kinshasa pour entamer son rassemblement en vue des 5e et 6e journées des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. La RDC affrontera le Soudan du Sud le 21 mars à Kinshasa avant de se déplacer à Nouakchott pour défier la Mauritanie le 25 mars. Parmi les joueurs déjà présents dans la capitale congolaise figurent Samuel Essende, Inonga Baka, Joris Kayembe, Jérémie Ngakia, Edo Kayembe, Lionel Mpasi et Arthur Masuaku. Kalulu blessé Gédéon Kalulu, évoluant à Lorient (France), est contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure. Pour pallier son absence, le sélectionneur a convoqué Bryan Bayeye en renfort. Le classement du groupe B, après quatre journées : la RDC occupe la 3e place avec 7 points (2 victoires, 1 nul, 1 défaite). Le Sénégal est deuxième avec 8 points, tandis que le Soudan domine le classement avec 10 unités. Les prochains matchs seront donc cruciaux pour les Léopards s’ils veulent rester en course pour une qualification au Mondial 2026. Radio Okapi

Kinshasa : le programme des obsèques du chanteur Dakumuda dévoilé

Kinshasa : le programme des obsèques du chanteur Dakumuda dévoilé

Le programme des funérailles du chantre- pasteur Christian Kimbukusu, de la République démocratique du Congo (RDC), connu sous le nom de scène de Dakumuda New Man, a été dévoilé par la famille biologique de l’artiste, selon un communiqué reçu mercredi par l’ACP. « Le programme des obsèques du chanteur et pasteur, Christian Kimbukusu prévoit le 30 janvier une prière d’action de grâce dans la parcelle familiale qui sera suivie, le 31 janvier par une veillée mortuaire au terrain Gd à Lemba, au centre de Kinshasa, capitale de la RDC.(…) Le 1 er février interviendront l’ exposition de la dépouille, les hommages et l’ enterrement à la Nécropole entre Terre et Ciel à Kinshasa », a-t-on lu dans le communiqué. Par ailleurs, la famille exhorte quiconque ayant connu de près ou de loin le chantre –pasteur à une attitude de dignité, de respect et de prière pour le repos éternel de son âme. Décédé le 22 décembre 2024 à Kinshasa  à l’âge de 55 ans, Dakumuda New Man était un artiste musicien, auteur, compositeur et interprète dont le répertoire musical diversifié a égayé plusieurs mélomanes aussi bien en RD Congo qui ’à l’étranger. A la tête de l’orchestre Laviniora Esthétique, le chanteur a connu un des temps forts de sa carrière musicale avec la danse « Linda  Castro » qui a bougé les hits parades africain. C’est en 2014, que Christian Dakumuda New man a abandonné la musique profane pour se consacrer à la musique gospel (chrétienne) jusqu’à devenir évangéliste du Christ puis pasteur dans son propre église. ACP/C.L.

Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : une mission parlementaire africaine à Kinshasa pour s’imprégner de la situation

Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : une mission parlementaire africaine à Kinshasa pour s’imprégner de la situation

Une délégation des parlementaires africains séjourne à Kinshasa depuis le début de cette semaine pour une mission d’information visant à s’imprégner de la situation de la guerre dans le Nord-Kivu et dans l’Ituri. Cette délégation d’information du Parlement panafricain a bouclé la première phase de sa mission, mercredi 4 décembre, par des consultations à Kinshasa avec des députés de la majorité, de l’opposition mais aussi le réseau des organisations de la société civile. Cette mission se rendra ce jeudi à Goma pour palper la situation sécuritaire dans cette partie du pays. La délégation des députés de l’opposition, conduite par le député national Christian Mwando, a été reçue en premier. Elle a confirmé à la mission d’information du Parlement panafricain l’agression de la RDC par le Rwanda. « S’agissant du premier point, l’opposition politique a confirmé à cette délégation l’agression de la RDC, dans sa partie Est, par le Rwanda et ses supplétifs du M23. L’opposition politique a, à cette occasion, insisté sur la nécessité de la cohésion nationale », a indiqué Christian Mwando. La rencontre avec la majorité parlementaire, conduite par le député Crispin Mbindule, s’est déroulée à huis-clos. Le député national Eliezer Ntambwe qui en dévoile les grandes lignes fait remarquer que « la question des FDLR est un faux argumentaire brandi par le Rwanda ». Pour lui, les députés de la majorité maîtrisent le dossier et ont pu retracer, à l’intention de leurs paires africains, l’historique de ce conflit, tout en relevant la dimension de l’exploitation minière. La question des ADF Nalu, qui sont sur le sol congolais, considérés comme des terroristes et sont des ressortissants de plusieurs pays, a-t-il renchéri. Le réseau international Net Word for social protection right a été aussi reçu par la mission des parlementaires panafricains. Ce réseau compte plus d’une centaine d’organisations de la société civile. Il plaide pour la fin de la souffrance des congolais. Aisée Atum Kassuniin, son représentant, explique : « Cette rencontre est une opportunité de parler avec la délégation du PAP et de les interpeller sur leur silence. Il est temps que l’Afrique mutualise les efforts, pour le rétablissement de la paix ». Cette délégation des parlementaires africains sera reçue ce jeudi par le président du l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, avant de s’envoler pour Goma où elle pourra se rendre compte des réalités de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays. Radio Okapi

RDC/Kinshasa : la valorisation des métiers de la construction au centre de la 3e édition du Salon BATIKO

RDC/Kinshasa : la valorisation des métiers de la construction au centre de la 3e édition du Salon BATIKO

Les participants à la 3e édition Salon international de l’immobilier, de l’architecture et du design d’intérieur BATIKO (Bâtissons le Congo) ont appelé, lundi 7 octobre, à la valorisation des métiers de la construction. Ils ont lancé cet appel à la clôture de cette activité, à Kinshasa en présence ministre délégué près l’Urbanisme, Habitat en charge de la politique de la ville au Gouvernement, Didier Tenge Te Litho. Au cours de cette activité de deux jours, il y a eu lancement de l’index ArchiDesign, du répertoire en ligne des professionnels du bâtiment et d’un guide papier exhaustif de la construction en RDC. Le Président de l’Ordre national des architectes, Fiyou Ndondoboni a, à son tour reconnu l’importance de ce cadre d’échange qui rassemble plus de 500 participants incluant de grandes entreprises internationales, du bâtiment en partenariat avec des décideurs politiques, des experts en architecture, des urbanistes, ainsi que les acteurs clés du secteur. Pour sa part, Emilie Lubukayi, Directeur Général du Cabinet We Consulting qui est chargé de la coordination, du management et de la communication de la 3eme édition de ce salon donne des précisions au micro de Jean Marc Matwaki. Radio Okapi

Kinshasa : libération de Jean-Bosco Bahala après près de deux mois de détention

Kinshasa : libération de Jean-Bosco Bahala après près de deux mois de détention

Jean-Bosco Bahala, ancien coordonnateur national du Programme désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS) et l’un de ses collaborateurs, ont été libérés le mardi 8 octobre dans la soirée. Selon des sources dignes de foi, cette libération intervient après près de deux mois de détention dans le cachot des services de renseignement militaires (DEMIAP). En rection, le consortium des ONG des droits de l’homme qui, à l’époque, avait qualifié cette arrestation d’injuste et d’illégale, se réjouit de cette libération. Dans une déclaration à la presse mercredi 9 octobre, Dieudonné Mushagakusa, porte-parole de ces organisations, rappelle qu’il n’y a pas de charges qui pèsent sur l’ancien coordonnateur national du PDDRCS. Par conséquent, ajoute-il, Jean Bosco Bahala doit être réhabilité dans ses fonctions. Arrêté mardi 23 juillet dernier, à sa descente d’avion à l’aéroport international de N’djili, l’ancien coordonnateur national du PDDRCS, venait de participer à une rencontre à Entebbe, en Ouganda. Ce qui lui a valu une révocation, sur décision du Président de la République, rendue publique à travers une ordonnance lue à la Radiotélévision nationale Congolaise, en début d’après-midi du 23 juillet dernier. Peu avant sa révocation, l’abbé Jean-Bosco Bahala avait publié un communiqué expliquant qu’il était en mission à Kampala, en Ouganda, dans le but, selon lui, d’engager des discussions avec les autorités ougandaises en vue d’obtenir le rapatriement des enfants congolais libérés par les rebelles de la LRA en République centrafricaine. Des affirmations rejetées par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya. « Aucune personne n’a été mandatée par le Gouvernement pour une quelconque forme de discussion avec les terroristes du M23 à Kampala », avait démenti M. Muyaya. Radio Okapi