7 SEPTEMBRE 869 : DE LA CASTRATION DES NOIRS A LEUR INSURRECTION…

HISTOIRE. Nous africains, avons pris l’habitude de beaucoup ergoter sur la traite des esclaves noirs pratiquée par les nations occidentales via le commerce triangulaire de l’Océan Atlantique. Beaucoup parmi nous ignorent qu’il en existe une autre, encore plus cruelle, notamment la traite des noirs africains par les nations arabo-musulmanes. La technique de guerre usée par ces dernières était les razzias. Après avoir encerclé un village en pleine nuit, les guetteurs éliminés, un meneur poussait un cri afin que ses complices allument leurs torches. Les villageois surpris dans leur sommeil étaient mis hors d’état de se défendre, les hommes et les femmes âgées massacrées ; le reste était garrotté en vue du futur et long trajet. Ceux qui avaient réussi à s’enfuir étaient pourchassés par les molosses dressés à la chasse à l’homme. Il arrivait que des fugitifs se réfugient dans la savane, à laquelle les trafiquants mettaient le feu pour les débusquer. Les capturés furent acheminés à travers le désert dans des conditions impitoyables. Les adultes mâles « accouplés » à l’aide d’une fourche de bois et retenus par un collier de fer (qui à la longue creusait les chairs) au cours de leur interminable et dur trajet. 20% des captifs périssaient durant le voyage. Et une fois arrivés à destination du pays des bourreaux, il s’opérait une sélection drastique. Les femmes belles étaient des « bonnes à tout faire » placées dans le harem pour le plaisir sexuel des arabes et les moins belles allaient paitre les troupeaux. Quant aux hommes, ils étaient destinés aux travaux domestiques et agricoles, ou incorporés dans le corps d’armée ou encore affectés à la surveillance des harems. Le même sort les attendait tous : la castration pour éviter qu’ils se reproduisent. Ils se faisaient entièrement coupés le scrotum ainsi que leurs pénis afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent. La castration se pratiquait sans anesthésie, plus de 60% ne survivaient pas à la procédure et étaient laissés pour mort, se vidant de leurs sang. Afin de stopper l’hémorragie, les arabes utilisaient du charbon ardent posé directement sur la plaie nue. Ils devenaient complètement des eunuques. Selon les historiens, la traite des noirs par les arabes a duré quasi un millénaire, de 650 après J.-C. jusqu’à ce jour. Jusqu’au siècle dernier, bien avant la crise libyenne, on comptabilisait plus de 20 millions de noirs ayant péri suite à ces traitements inhumains. Ils ont disparu sans laisser de traces suite aux castrations dont ils étaient victimes. Ce fut un véritable holocauste, une extermination programmée d’une race ! L’ouvrage très documenté de Tidiane N’diaye (Le génocide voilé : enquête historique) est très instructif sur les crimes innommables des nations arabo-musulmanes sur les noirs africains. Ces africains noirs captifs furent dispersés dans différentes nations arabo-musulmanes comme en Mésopotamie, l’actuel Irak ou en Perse l’Iran. Ils étaient appelés Zendjs et ce sont eux qui étaient affectés à la construction des villes comme Bagdad et Basra. Conformément à ce que rapporte l’historien Ibn-Khaldum, l’idéologie commune aux nations arabo-musulmanes était la suivante : « les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal ». Pour cette raison, les Zendjs étaient considérés comme des sous-hommes par les arabes. C’était pour eux un moyen de leur nier toute dignité humaine pour mieux les asservir et les soumettre au sevrage. Ce que l’histoire nous cache, c’est que ces captifs africains avaient réussi à organiser trois grandes révoltes contre leurs bourreaux. Dans ce pays les Noirs étaient affectés aux tâches les plus rebutantes. Parqués sur leur lieu de travail dans des conditions misérables, ils percevaient pour toute nourriture quelques poignées de semoule et des dattes. Les Africains laisseront éclater leur haine avec l’objectif de détruire Bagdad, la cité symbole de tous les vices. Armés de simples gourdins ou de houes et formés en petites bandes, ils se soulevèrent dès l’an 689. D’après l’étude fouillée d’Abdoulaye Mbaye, cette première insurrection se produisit au cours du gouvernement de Khâlid ibn `Abdallah, successeur de Mus`ab ibn al-Zubayr. Les révoltés qui s’étaient organisés avaient réussi par la suite, à se procurer des armes. Ils se fortifièrent dans des camps installés à des endroits inaccessibles. Et à partir de ces différents points, ils lançaient des raids. Un grand nombre d’embuscades et de batailles tournèrent à leur avantage. Ils réussirent par la suite à s’emparer de principales villes du bas Irak et du Khûzistân comme al-Ubulla, Abbâdân, Basra, Wâsit, Djubba, Ahwâz etc. Les troupes abbassides allaient toutefois réussir à réoccuper sans mal, toutes ces villes que les Zendjs avaient prises, pillées puis abandonnées. Les Zendjs seront finalement vaincus, les prisonniers remis en esclavage ou décapités et leurs cadavres pendus au gibet. Ceci ne les dissuadera pas de fomenter une seconde révolte mieux organisée. Cette insurrection eut lieu cinq ans plus tard, en 694. Elle semble avoir été plus importante que la première, et surtout mieux préparée. Cette fois, les Zendjs furent rejoints par d’autres Noirs déserteurs des armées du calife, des esclaves gardiens de troupeaux venus du Sud en Inde et aussi d’autres originaires de l’intérieur du continent africain. Les insurgés infligèrent dans un premier temps, une lourde défaite à l’armée du calife venue de Bagdad, avant d’être battus. Les armées arabes furent néanmoins obligées de s’y prendre à deux fois pour les écraser. Quant à la troisième révolte des Zendjs, elle est la plus connue et la plus importante. Elle secoua très fortement le bas Irak et le Khûzistân, causant des dégâts matériels énormes et des centaines de milliers de morts voire plus de deux millions selon certaines sources. C’est le 7 septembre 869, que sous les ordres d’un chef noir charismatique, Ali Ben Mohammed surnommé « Sâhib al-Zandj » qui veut dire le « Maître des Zendjs » que les Africains se soulevèrent. L’homme était d’origines assez obscures ¬ mais avait visiblement pu approcher les classes dirigeantes de son époque. Il était également un poète talentueux, instruit, versé dans les sciences occultes et socialement
Vent d’insurrection au Sénégal

TRIBUNE. Le chef de l’État sénégalais Macky Sall a annoncé samedi le report sine die de la présidentielle prévue le 25 février prochain. « Sine Die »? C’est juste une manière de parler car en réalité il ne s’agit point du tout d’un simple report. Des adversaires du président sénégalais sortant soupçonnent l’exécutif d’avoir un plan pour repousser la présidentielle. En cause, la crainte d’une défaite pour le camp présidentiel. Amadou Ba de Pastef ( parti politique de l’opposant Sonko) a mieux révélé dans un communiqué rendu public ce matin les motivations secrètes de Macky Sall. « Ce que vient de faire le président Macky Sall n’est pas un report mais une annulation unilatérale des élections. Si c’était un report il aurait annoncé une nouvelle date indicative ou approximative ». Macky Sall vient de violer la loi électorale et en se taisant sur la nouvelle date du scrutin, il veut se replacer au centre du jeu politique pour dicter son tempo à lui de la marche du pays. Il propose de se donner deux ans supplémentaires sans motiver quoi que ce soit. Le président Macky Sall a choisi de jouer le tout pour le tout. Il est en voie de réaliser un coup de force contre la Constitution de son pays avec deux issues. Il met la patience de l’opposition et de son peuple à rude épreuve avec espoir de les fatiguer et de s’imposer pour un autre mandat extraconstitutionnel comme a réussi à le faire son pair ivoirien Alassane Dramane Ouattara. D’après ce schéma Ouattara, il annonce sans consultation du parlement et met le peuple sénégalais devant le fait accompli. Ensuite il va annoncer des négociations et des concertations avec la société civile et l’opposition politique avant qu’intervienne la CEDEAO qui dira “ on a pris acte” pour crédibiliser le putsch constitutionnel. C’est dans cette logique qu’il faut interpréter sa déclaration de samedi : « J’engagerai un dialogue national ouvert, afin de réunir les conditions d’une élection libre, transparente et inclusive ». Au cas où ce premier schéma ne fonctionne pas et qu’il se sentira acculé par la rue sénégalaise, il lui restera d’appliquer le deuxième schéma gabonais consistant à peaufiner un faux coup d’état du palais pour se faire remplacer par quelqu’un de son cercle rapproché en vue de pouvoir maintenir au pays de la Teranga la politique franco-africaine mise en place e depuis les années des indépendances. Le Sénégal qui est la vitrine indiscutable de la démocratie en Afrique subsaharienne s’enfonce un peu plus dans un cycle des violences et de chaos. Personne ne sait prévoir jusqu’où la grande mouette sénégalaise va supporter les volte-face de son commandant suprême. Personne ne sait encore prévoir jusqu’où ira la colère de l’opposition et de la rue sénégalaise. Mais déjà un climat d’insurrection générale règne à Dakar. Dans la nuit du 4 février, un véritable coup d’état militaire orchestré par le lieutenant – colonel Abdouramane a voulu soutenir le peuple sénégalais en capturant Macky Sall qui a été sauvé de justesse grâce à l’intervention de la Garde Présidentielle. Les discussions sont en cours entre garnisons militaires mais à l’heure actuelle le président sortant serait déjà en fuite dans un pays étranger. Ce matin de mardi 6 fevrier, les gend’armes viennent de prendre d’assaut le siège du parlement sénégalais. Les événements risquent de se précipiter dans les heures qui suivront… Par Germain Nzinga
Insurrection au Mozambique : pourquoi le Rwanda mène la riposte?

Une force rwandaise de 1 000 hommes est entrée en action depuis son déploiement au Mozambique pour combattre les insurgés pauvres qui ont mené des attaques dévastatrices dans l’extrême nord du pays. En deux semaines, les troupes – la première force étrangère à être déployée contre les insurgés – ont pris un carrefour routier clé, tenu par les militants l’année dernière, et ont atteint la ville portuaire de Mocímboa da Praia. En quatre ans, les insurgés ont pris le contrôle de la plupart des cinq districts de la province de Cabo Delgado, dans le nord-est du Mozambique. Jusqu’à présent, 3 100 personnes sont tuées et 820 000 sont déplacées, soit plus que l’ensemble de la population des cinq districts. Lorsqu’en mars, les insurgés ont capturé Palma, la ville du boom gazier qui jouxte le développement de Total pour 20 milliards de dollars (14 milliards de livres sterling) du deuxième plus grand champ gazier d’Afrique, le géant pétrolier français a abandonné l’énorme chantier. Les forces de défense mozambicaines, largement considérées comme corrompues, mal entraînées et mal équipées, n’ont pas fait le poids face à une bande d’insurgés de plus en plus nombreuse, mais toujours en lambeaux. Malgré l’opposition de son propre parti, le président Filipe Nyusi a demandé une aide étrangère… Lire la suite sur BBC