Mali : Conseil des ministres du mercredi, 13 juin 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 juin 2018 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine, adopté par le 10ème Sommet extraordinaire de l’Union africaine, tenu à Kigali, le 21 mars 2018. L’accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine vise à faciliter les échanges infra-africains en supprimant les barrières douanières afin d’augmenter les flux de marchandises et de services et de promouvoir la création de richesse au sein du continent africain. La zone de libre-échange concernera la création d’un marché unique de 1 milliard 200 millions de personnes, représentant un produit intérieur brut de 2 500 milliards de dollars US dans l’ensemble des Etats membres de l’Union africaine. Elle inclura les huit (08) marchés intégrés régionaux dont le marché commun de l’Afrique orientale et australe, la Communauté d’Afrique de l’Est, la Communauté de Développement d’Afrique australe, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’Union du Maghreb et la Communauté des Etats sahélo-sahariens. L’accord portant création de cette zone fut signé par quarante-quatre (44) Etats membres de l’Union africaine dont le Mali. La ratification de cet accord est une étape nécessaire pour son entrée en vigueur au Mali. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de réalisation du réseau d’irrigation et de drainage de 500 hectares du casier de Tiongoni et aux travaux d’aménagement d’une partie du drain de Kalankorola-zone de M’Bewani. Le présent marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’Entreprises EGK-EAD pour un montant de 3 milliards 594 millions 443 mille 370 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de six (06) mois. La réalisation des travaux, objet du présent marché, permettra entre autres : – de contribuer à la sécurité alimentaire du pays ; – d’augmenter la production et la productivité des terres aménagées par l’intensification de l’agriculture ; – de participer à l’équilibre financier de l’Office du Niger pour la poursuite de son programme d’aménagement des terres dans le delta central du fleuve Niger. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant le modèle de l’imprimé-type de mariage célébré devant le ministre du culte. Le Livre II de la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la famille traite des conditions de fond et de forme du mariage. Il consacre la célébration du mariage devant l’Officier d’état civil ou devant le ministre du culte. Le mariage est célébré publiquement par le ministre du culte et la publication est faite quinze (15) jours avant la date du mariage. L’affiche de publication énonce les noms, prénoms, profession, âge, domicile et résidence des futurs époux, ainsi que la date prévue pour la célébration du mariage. Elle est datée et signée du ministre du culte. A cet effet, le Code prévoit un imprimé-type pour constater le mariage célébré devant le ministre du culte. Cet imprimé comporte des mentions concernant entre autres : – les sceaux de l’Etat ; – les signes du ministre du culte ; – l’identité des époux et témoins du mariage ; – le régime matrimonial ; – le consentement ; – la dot ; – la date et le lieu de célébration. Le présent projet de décret est initié pour expliciter certaines dispositions du Code des personnes et de la famille. Son adoption vise à harmoniser la pratique des différents ministres du culte en matière de célébration du mariage sur toute l’étendue du territoire national. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DU DESENCLAVEMENT Sur le rapport du ministre des Transports et du Désenclavement, le Conseil des Ministre a adopté : Un projet de décret portant modification du Décret n°09-040/P-RM du 09 février 2009 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de la Sécurité routière L’Agence nationale de la Sécurité routière est un établissement public national à caractère administratif, créée par l’Ordonnance n°09-003/P-RM du 09 février 2009. Elle a pour mission de promouvoir et de renforcer la sécurité routière et de contribuer à l’amélioration des conditions d’exploitation du réseau routier. La modification du décret du 09 février 2009 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de ladite Agence s’inscrit dans le cadre de sa mise en conformité avec les dispositions de la Loi n°90-110/AN-RM du 18 octobre 1990, modifiée, portant principes fondamentaux de la création, de l’organisation et du fonctionnement des établissements publics à caractère administratif. Un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux collectivités territoriales en matière de transports La Loi n°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des collectivités territoriales en République du Mali autorise les organes délibérants des collectivités territoriales à régler par délibérations les affaires de leur ressort territorial dans le domaine de transports. Le présent projet de décret fixe le détail des compétences de la Commune, du Cercle, de la Région et du District de Bamako en matière de transports. Il précise l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère des Transports et du Désenclavement doivent apporter aux collectivités territoriales dans ce cadre.
Mali: Conseil des ministres du mercredi 16 mai 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 16 mai 2018 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte ;procédé à des nominations ; et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord de prêt, signé à Bamako, le 1er mars 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds Saoudien pour le Développement, relatif au financement partiel du Projet de construction de la route Didiéni (Kwala)-Goumbou-Mourdiah-Nara-frontière de la Mauritanie (Phase I). Par le présent accord, le Fonds Saoudien pour le Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 48 millions 750 mille riyals saoudiens, soit 6 milliards 880 millions 750 mille 361 francs CFA. Le Projet, objet dudit accord de prêt, vise à améliorer la qualité du réseau routier dans le but de renforcer les échanges commerciaux entre la République du Mali et la République islamique de Mauritanie. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la Direction générale des Impôts, à la Direction des Moyennes Entreprises et à la Direction des Grandes Entreprises. La Direction générale des Impôts est créée par l’Ordonnance n°02-058/P-RM du 05 juin 2002 avec pour mission d’élaborer et de veiller à la mise en œuvre des éléments de la politique nationale en matière de fiscalité intérieure. L’organisation et les modalités de fonctionnement de cette Direction sont fixées par le Décret n°09-533/P-RM du 06 octobre 2009. La Direction générale des Impôts dispose également de deux services rattachés que sont la Direction des Grandes Entreprises et la Direction des Moyennes Entreprises. Les projets de texte adoptés comportent : – un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°02-058/P-RM du 05 juin 2002 portant création de la Direction générale des Impôts ; – un projet de loi portant abrogation de l’Ordonnance n°09-030/P-RM du 25 septembre 2009, modifiée, portant création de la Direction des Moyennes Entreprises ; – des projets de décret relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Impôts et de la Direction des Grandes Entreprises ; – des projets de décrets relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux de la Direction générale des Impôts. L’adoption de ces projets de texte permettra entre autres : – de mieux préparer la Direction générale des Impôts à assumer ses missions de mobilisation de recettes fiscales ; – de créer les conditions d’une meilleure mobilisation et motivation du personnel autour des missions du service ; – de créer les conditions d’un élargissement de l’assiette fiscale grâce à un meilleur quadrillage géographique et un redimensionnement maîtrisable des centres de gestion des moyennes entreprises et la création de liens plus fonctionnels entre ces structures et les centres territoriaux. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DÉCENTRALISATION Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création de la Fondation du 26 mars. La Fondation du 26 mars fut créée par l’Ordonnance n°92-104/CTSP du 03 juin 1992 dans le but d’indemniser et de porter assistance aux ayant droits des personnes ayant perdu la vie ou subi des préjudices corporels lors des répressions de janvier à mars 1991. Cette ordonnance fut abrogée par l’Ordonnance n°2018-013/P-RM du 06 mars 2018 pour tenir compte de l’évolution du cadre juridique et institutionnel des fondations, marqué par l’adoption de la Loi n°2017-049 du 08 septembre 2017 relative aux fondations. Aux termes de cette loi, les fondations initiées par l’Etat sont créées par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition du ministre chargé de l’Administration territoriale après avis de la Cour Suprême. Le décret de création détermine la dénomination, l’objet, le siège social, les ressources et les modalités d’administration et de gestion. La création de la Fondation du 26 mars conformément aux dispositions de la loi du 08 septembre 2017 s’inscrit dans ce cadre. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant règlementation de l’exploitation des produits forestiers dans le domaine forestier national. Le domaine forestier du Mali couvre une superficie de 31 millions d’hectares, soit environ 25% de la superficie du pays dont moins de 21 millions ont une certaine production forestière. La forêt constitue une source renouvelable de produits indispensables à la satisfaction des besoins multiples des populations. Elle est d’une importance primordiale pour l’équilibre économique, écologique, social et culturel d’un pays à condition qu’elle soit administrée et exploitée de façon rationnelle. La Loi n°10-028 du 12 juillet 2010 déterminant les principes de gestion des ressources du domaine forestier national a été adoptée à cet effet. Elle définit les conditions de conservations, de protection, d’exploitation, de transport, de commercialisation, de mise en valeur et d’utilisation durable des ressources forestières. Le présent projet de décret, adopté en application de cette loi, vise à expliciter l’organisation de l’exploitation des produits forestiers et les principes qui sous-tendent une responsabilisation des exploitants forestiers ainsi que les avantages accordés aux populations des zones d’exploitation forestière. AU TITRE DU MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE LA CONCURRENCE Sur le rapport du ministre du Commerce et de la Concurrence, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant organisation du commerce de distribution. Le Décret n°00-051/P-RM du 10 février 2000 portant organisation du commerce
Mali : Conseil des Ministres du mercredi 10 janvier 2018

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 janvier 2018 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseila : – adopté des projets de texte : – procédé à des nominations ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE Sur le rapport du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif aux droits des personnes vivant avec un handicap. Les personnes vivant avec un handicap au Mali sont estimées à environ 2 millions 247 mille 500.Pour prendre en compte leurs préoccupations, des mesures ont été mises en œuvre dans plusieurs domaines de la vie économique et sociale. En dépit des efforts fournis par le Gouvernement, les personnes vivant avec un handicap sont confrontées à d’énormes difficultés liées, notamment, à l’insuffisance de protection juridique et de préjugés. Le présent projet de loi apporte des réponses appropriées aux préoccupations des personnes vivant avec un handicap à travers, notamment : – l’adaptation du dispositif juridique et institutionnel en matière de protection sociale et de promotion des personnes vivant avec un handicap ; – la promotion de l’insertion sociale et de l’égalité de chances ; – l’adaptation des services publics et privés aux besoins spécifiques des personnes vivant avec un handicap. Le projet de loi adopté participe de la mise en œuvre des dispositions des instruments juridiques internationaux relatifs à la protection des droits des personnes vivant avec un handicap. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE Sur le rapport du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement des hôpitaux de Kati, Nioro, Koulikoro, Bougouni, Koutiala, Markala et San. La Loi n°02-049 du 22 juillet 2002 portant loi d’orientation sur la Santé consacre le statut d’établissement public hospitalier. Les établissements publics hospitaliers assurent le diagnostic, le traitement et la surveillance des malades, des blessés et des femmes enceintes en tenant compte des aspects psychologiques et sociaux des patients. Ils assurent, au besoin,l’hébergement hospitalierdes patients et participent aux actions de santé publique. Au regard de l’évolution de la carte sanitaire, de la croissance démographique, du volume des activités des districts sanitaires, des besoins des populations par rapport aux soins spécialisés, il est apparu nécessaire de procéder à la création de nouveaux établissements publics hospitaliers. La création des établissements publics hospitaliers de Kita, Nioro, Koulikoro, Bougouni, Koutiala, Markala et San s’inscrit dans ce cadre. L’hôpital de Koulikoro est érigé en hôpital de 3ème référence et les six autres en hôpitaux de 2ème référence. La création de ces établissements permettra de renforcer la couverture sanitaire et d’améliorer les conditions de prise en charge des patients. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION Sur le rapport du ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre d’Etudes et de Renforcement des Capacités d’Analyse et de Plaidoyer. Le Centre d’Etudes et de Renforcement des Capacités d’Analyse et de Plaidoyer a pour mission l’appui aux services publics dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques de développement et le renforcement des capacités des acteurs du secteur privé et de la société civile. Dans ce cadre,le Centre a réalisé des études notamment dans les domaines de la gouvernance locale, de l’intégration ouest-africaine et de la formation. Il a également contribué à la création d’entreprises et d’activités génératrices de revenus. Toutefois, le Centre reste confronté à des difficultés de trésorerie. Les projets de texte adoptés apportent des réponses à ces difficultés, en érigeant le Centre d’Etudes et de Renforcement des Capacités d’Analyse et de Plaidoyer en un établissement public à caractère scientifique et technologique afin de pérenniser ses activités. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Siragata TRAORE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DU PETROLE – Secrétaire général : Monsieur Makan Moussa SISSOKO, Professeur d’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Inspecteur en Chef à l’Inspection des Finances : Monsieur Abdoul HAÏDARA, Inspecteur des Finances. – Directeur général de PMU-Mali : Monsieur YoubaOuld MESSAOUD, Juriste. – Chef de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes financiers décentralisés : Monsieur Ousmane COULIBALY, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur général de l’Ecole normale supérieure de Bamako : Monsieur Karim N’Do DEMBELE, Enseignant-Chercheur. – Directeur général de l’Institut polytechnique rural de Formation et de Recherche appliquée de Katibougou: Monsieur Mahamoudou FAMANTA, Enseignant-Chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Chargé de Mission : Madame Salimata DAO, Journaliste réalisateur. – Directeur national de l’Agriculture : Monsieur Oumar MAIGA, Ingénieur d’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Conseiller technique : Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME – Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Artisanat et du Tourisme : Monsieur Badji SAVANE, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES ET DU CULTE – Conseiller technique : Monsieur Ibrahima DIABY, Professeur Titulaire de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT LOCAL – Secrétaire général : Monsieur Marc DABOU, Administrateur civil. – Chef de Cabinet : Monsieur Siaka Batouta BAGAYOKO, Ingénieur d’Agriculture et du Génie rural. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres du décès de quarante-huit (48) de nos compatriotes
Mali : Conseil des Ministres du vendredi 22 décembre 2017

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 22 décembre 2017 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : 1. Des projets de texte autorisant l’Etat à participer au capital social de la Société de la Mine de FEKOLA-SA. La Société FEKOLA-SA est une société de droit malien disposant d’un permis d’exploitation de l’or et des ressources minérales du groupe 2 sur le périmètre de Médinandi, Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. La participation de l’Etat au capital de FEKOLA-SA à hauteur de 20% est motivée par les retombées économiques, financières et sociales attendues de l’exploitation de la mine. Cette participation permettra également de conforter la présence de l’Etat au Conseil d’Administration et de participer à la prise de décisions concernant la Société. 2. Un projet de décret portant règlement général sur la comptabilité publique Le Décret n°2014-0349/P-RM du 22 mai 2014 portant règlement général sur la comptabilité publique a été adopté dans le cadre de la transposition des directives du cadre harmonisé des Finances publiques au sein de l’UEMOA. Ce décret fixe les règles régissant l’exécution des budgets publics, la comptabilité, le contrôle des opérations financières, la gestion des deniers, valeurs et biens appartenant ou confiés à l’Etat et à ses établissements publics à l’exception des établissements publics à caractère industriel et commercial. Cependant, bien que s’appliquant aux établissements publics nationaux, le décret du 22 mai 2014 n’a pas pris en compte les règles spécifiques d’élaboration, d’adoption, d’approbation, d’exécution et de contrôle des budgets de ces établissements. L’adoption du présent projet de décret vise à corriger cette insuffisance à travers : – l’intégration des dispositions relatives au régime financier des établissements publics nationaux ; – la mise en cohérence des dispositions relatives au contrôle de la disponibilité des crédits budgétaires par le comptable public ; – la présentation des budgets des établissements publics suivant la nomenclature budgétaire et comptable des établissements ; – la précision des délais et conditions d’adoption, d’approbation du budget par l’organe délibérant et l’autorité d’approbation ; – la nomination de l’agent comptable et des régisseurs par arrêté du ministre chargé des Finances ; – l’obligation de dépôts de fonds des établissements publics dans le compte unique du Trésor ; – la certification du compte de gestion de l’établissement public par un expert-comptable. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL Sur le rapport du ministre du Développement industriel, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Observatoire national de l’Industrie. Dans le but de promouvoir le développement industriel du Mali, le Gouvernement a adopté de nombreuses politiques et stratégies qui sont mises en œuvre par diverses catégories de services publics. Ce dispositif institutionnel s’est avéré insuffisant pour contribuer significativement àl’accélération du processus du développement industriel. L’Observatoire national de l’Industrie, créé sous la forme d’un établissement public à caractère scientifique et technologique, a pour mission d’entreprendre des études prospectives ou d’évaluation et de mener des recherches en vue de promouvoir le développement industriel. Sa mise en place permettra, notamment : – d’avoir un organisme servant d’interface avec les professionnels de l’industrie pour rendre compte, en temps réel, aux pouvoirs publics de leurs préoccupations et proposer des réformes ou mesures en vue de leur prise en charge adéquate ; – d’assurer une actualisation des filières les plus porteuses en potentiel industriel. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseillers techniques : • Monsieur Mohamed Mahmoud BEN LABAT, Conseiller des Affaires Etrangères ; • Monsieur Souleymane KONE, Inspecteur des Services économiques. – Chargé de mission : Monsieur Al Maamoun Baba Lamine KEITA, Conseiller des Affaires Etrangères. – Ambassadeur du Mali à Abuja (République Fédérale du Nigéria) et Représentant Permanent auprès de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) : Monsieur Moustapha TRAORE, Conseiller des Affaires Etrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Conseiller technique : Monsieur Ismaïla BERTHE, Professeur d’Enseignement Supérieur. – Chargé de Mission : Madame CAMARA Fata Gorko Mondo MAIGA, Journaliste-réalisateur. – Directeur National de l’Enseignement Secondaire Général : Monsieur Djigujiba KONATE, Professeur d’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur Général de l’Institut National de Formation en Sciences de la Santé : Monsieur Ousmane TOURE, Chercheur. – Directeur Général de l’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux : Monsieur Ahmadou Abdoulaye DICKO, Professeur. – Directeur Général de l’Ecole Normale d’Enseignement Technique et Professionnel : Monsieur Dogo Moussa KONE, Maître de Conférences. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DECENTRALISATION ET DE LA FISCALITE LOCALE – Directeur national de la Fonction publique des Collectivités territoriales : Monsieur Yacouba Diankinè COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA COMMUNICATION – Conseiller technique : Monsieur Baba NADIO, Ingénieur des Constructions civiles. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE Le Conseil des Ministres a pris acte des conclusions de la réunion de soutien au G5 Sahel, tenue à Paris le 13 décembre 2017. A l’invitation de Son Excellence Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République française, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA a participé à la réunion de soutien au G5 Sahel. Ont également pris part à cette réunion les chefs d’Etat du G5 Sahel, les représentants de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, les Chefs de Gouvernement de la Belgique et de l’Italie, la Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne et des représentants des Etats-Unis, de l’Arabie