Alger et Berlin conviennent de renforcer leur partenariat dans l’hydrogène vert

L’Algérie et l’Allemagne ont signé jeudi une déclaration d’intention commune visant à établir un groupe de travail bilatéral axé sur le développement de l’hydrogène en améliorant les conditions réglementaires pour les études, la production, le stockage, le transport et la commercialisation de l’hydrogène vert. La déclaration a été signée par le ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Mohammed Arkab, et le vice-chancelier allemand et ministre fédéral de l’Economie et du Climat, Robert Habeck. Cette collaboration vise à stimuler les investissements dans l’hydrogène dans les secteurs public et privé des deux pays. « Nous considérons l’hydrogène comme une pierre angulaire stratégique, qui positionnera notre pays comme un acteur régional clé, s’inscrivant dans nos engagements climatiques et notre programme de transition énergétique », a déclaré M. Arkab. « En collaboration avec nos partenaires allemands, nous menons une étude de projets expérimentaux scientifiques englobant l’ensemble de la chaîne de valeur de la production d’hydrogène, » a-t-il poursuivi. L’Algérie a l’ambition de devenir un important producteur d’hydrogène et d’exporter 10% des besoins de l’Union européenne d’ici 2040. MM. Arkab et Habeck ont également supervisé la signature d’un contrat commercial entre le groupe énergétique algérien Sonatrach et allemand VNG pour la fourniture de l’Allemagne en gaz naturel algérien. En outre, un protocole d’accord a été signé entre l’entreprise publique algérienne chargée de la distribution de gaz et d’électricité Sonelgaz et l’Association allemande de l’industrie de l’énergie solaire. Il vise à faciliter la fabrication locale et l’intégration d’équipements d’énergie solaire. M. Habeck est arrivé mercredi à Alger à la tête d’une importante délégation composée de responsables du secteur économique et des groupes énergétiques allemands. Il a été reçu jeudi par le président Abdelmadjid Tebboune.

Hydrogène vert : L’IMIS publie une analyse stratégique autour des défis et opportunités pour le Maroc

Hydrogène vert : L’IMIS publie une analyse stratégique autour des défis et opportunités pour le Maroc

L’Institut marocain d’intelligence stratégique a publié, lundi 04 septembre 2023, une analyse stratégique intitulée « Hydrogène Vert au Maroc : Défis et Opportunités pour le Royaume Chérifien ». Élaborée par Ghalia Mokhtari, avec la participation de El Mahdi Karoum, cette analyse stratégique se penche sur l’opportunité que présente la filière de l’hydrogène vert pour le Maroc, en vue de passer d’une dépendance énergétique «grise» à une souveraineté énergétique verte et même exportatrice à horizon 2035. Les experts de l’IMIS expliquent, à travers ce document, comment la diversification des ressources renouvelables et le développement d’une stratégie énergétique méditerranéenne s’imposent désormais comme une nécessité, notamment pour le Royaume, dont les gisements d’hydrocarbures sont en cours d’exploration. Face aux chocs énergétiques de 2022, cette transition « verte » apparaît donc comme incontournable. Le document retrace dès lors l’évolution de l’hydrogène vert au Maroc et dans le monde, notamment en France, en Espagne, aux Etats-Unis, au Brésil, en Allemagne, des pays particulièrement actifs dans la course à l’hydrogène vert. L’étude met le focus aussi sur le potentiel important de cette filière, considérée comme futur «pétrole du 21ème siècle», qui devrait permettre au Royaume, ayant prévu d’investir l’équivalent de 7% de son PIB, de se défaire d’une dépendance énergétique de près de 88% à 35% en 2040 et moins de 17% en 2050. Ce secteur embryonnaire demeure toutefois exposé à plusieurs défis, liés au coût, au cadre légal, au transport, ainsi qu’à la gestion d’eau et du stockage. Ainsi, les auteurs de cette analyse appellent à faire preuve de prudence par rapport à ce que l’hydrogène vert pourrait accomplir et à quel prix, et préconisent d’inclure dans la doctrine marocaine qui découlera de l’«Offre Maroc» des points de vigilance non négociables, qui doivent présider à l’examen de tout projet soumis aux pouvoirs publics.