Nord-Kivu : l’armée annonce son redéploiement à Bashu pour combattre les groupes armés

Le porte-parole du gouverneur du Nord-Kivu, le général Sylvain Ekenge, a annoncé un redéploiement des militaires congolais dans la chefferie de Bashu pour combattre les groupes armés. Lors d’un point de presse tenu lundi 20 septembre à Beni, l’officier militaire également indiqué que l’attaque qui a fait plusieurs morts la semaine dernière au village Mutehendero dans la chefferie de Bashu est l’œuvre des miliciens Maï-Maï. « Cette tuerie serait l’œuvre de combattants Maï-Maï très actifs dans la région et très souvent utilisés comme supplétifs des ADF. L’assaillant neutralisé par les Forces armées de la RDC à Makungwe est reconnu par la population en est une preuve éloquente. Nous croyons à un règlement de compte entre deux familles de la lignée de la famille royale au tour de la gestion et de l’occupation de la colline sacrée de Muthendero », affirme le général Ekenge. Face à cette situation dramatique et pour mieux sécuriser les population de la chefferie de Bashu, a-t-il declaré, son excellence Monsieur le gouverneur de la province du Nord-Kivu a instruit le commandant des opération Sokola 1 Grand Nord pour que des dispositions suivantes soient de stricte application : « La poursuite des investigations pour déterminer les responsabilités de cette tuerie mettre la mains sur les coupables et les traduire en justice. Il faut aussi procéder au redéploiement des FARDC dans le Bashu pour traquer les groupes armés et nettoyer les poches résiduaires de terroristes ADF MTM chassés de Mualika jusqu’au dernier de leur retranchement ». Huit personnes, dont un chef coutumier, ont été tuées et plusieurs maisons incendiées, lors d’une incursion des présumés ADF, dans la nuit de jeudi 16 septembre, à Mutendero dans la chefferie de Bashu, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Butembo (Nord-Kivu).
RCA: poursuite des offensives de l’armée nationale contre les positions des groupes armés

Les Forces armées centrafricaines appuyées par leurs alliés poursuivent leurs offensives contre les rebelles de la CPC. Après Bambari, chef-lieu de la Ouaka, elles viennent de prendre le contrôle de la ville de Ippy à 113 kilomètres au Nord-est de Bambari. Plus de deux semaines après le lancement de la vaste offensive des forces loyalistes sur les villes occupées par la coalition des groupes armés dénommée CPC, la reconquête des villes se poursuit. Après les localités de Mbaïki, Boda, Bossémbélé, Yaloké, Bossemptélé, Baoro, Bouar, Baboua, Béloko etc. les forces armées centrafricaines basées à Ippy ont lancé ce vendredi 19 février 2021, une offensive contre les rebelles de l’UPC, membre de la CPC. Après quelques heures de détonations d’armes lourdes et légères, la ville est passée sous contrôle de l’armée. Peu avant 13h, des tirs à l’arme automatique étaient encore entendus dans la ville. Selon des sources locales contactées par Radio Ndeke Luka, plusieurs bases des rebelles ont été détruites et la quasi-totalité de la population a fui la ville pour se refugier en brousse. D’autres sources signalent la présence des renforts des Forces armées centrafricaines et alliés non loin de Ippy. La reprise du contrôle de cette ville stratégique pour l’UPC par l’armée nationale, consacre non seulement une deuxième perte importante pour cette rébellion, membre de la CPC, mais aussi un pas important vers la reconquête de Bria, plus à l’Est. Entretemps, le calme s’installe progressivement dans certaines villes, théâtres de violences ces dernières semaines. Ceci, après la reprise de ces localités par les forces armés centrafricaines et leurs alliés. A Bozoum, Bouar et Bossembélé, le calme s’installe et les habitants vaquent librement à leurs occupations. Quelques coups de feu ont été par contre, entendus dans la nuit de jeudi à vendredi à Boali. Mais la ville s’est réveillée ce 19 février dans le calme. Au centre du pays, plus précisément à Bambari, les maisons des généraux des groupes rebelles ont été pillées, mais la ville est calme et les activités y ont repris. A Kouango cependant, localité qui sert de base arrière aux éléments de l’UPC repoussés à Bambari par l’armée centrafricaine, des cas de braquages sont de plus en plus enregistrés sur la population civile.
RCA: Casques bleus et FACA déjouent une tentative de groupes armés de s’emparer de Bangui (Minusca)
RD Congo : Crainte pour la sécurité des personnes en Ituri frappées par les attaques des groupes armés et les violences intercommunautaires

Les combats entre les forces militaires et les groupes armés se sont étendus ce mois-ci du Nord-Kivu vers la province de l’Ituri. Ils viennent s’ajouter aux cycles de violence intercommunautaire qui ont forcé plus de 100 000 personnes à fuir depuis le début de l’année et ont engendré des besoins humanitaires massifs dans la province. La situation humanitaire des personnes nouvellement déplacées dans la province de l’Ituri s’est rapidement détériorée ces derniers mois. Dans certains villages, les personnes déplacées représentent plus de la moitié de la population, selon les autorités locales. Beaucoup quittent les villages d’accueil pour se rendre sur les sites de déplacement parce que les communautés d’accueil ne peuvent pas subvenir aux besoins d’une famille supplémentaire chez elles en raison de ressources extrêmement limitées. Dans les sites de déplacement, beaucoup se réfugient dans des abris de fortune faits avec des branches de palmier qu’ils ont ramassé. Récemment, de nombreux rapports ont fait état d’enfants mourant de maladie et de malnutrition dans les sites de déplacement, ainsi que de menaces constantes pour la sécurité des personnes. « Il est essentiel d’investir dans une présence humanitaire sur le long terme, permettant aux organisations de rester même en l’absence de conflit actif, car malheureusement, notre expérience nous a appris que la violence est cyclique. Elle éclatera à nouveau », a déclaré Maureen Philippon, directrice du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en RD Congo. « Les besoins croissants et le manque de financement de l’aide humanitaire signifient que nous devons souvent fermer un bureau dans un endroit pour pouvoir intervenir dans un autre », ajoute-t-elle. Le conflit actuel en Ituri se déroule dans l’une des régions les plus instables de la RD Congo. Des années de conflit non résolu pour les terres et l’accès aux ressources, ainsi que l’absence de solutions aux griefs historiques, ont conduit à un niveau de violence extrême, à des violations des droits de l’homme et à de possibles crimes de guerre, selon une enquête menée par les Nations unies en 2019. « Mon mari a été tué alors qu’il travaillait dans les champs, et six mois plus tard, les mêmes personnes ont attaqué notre village, brûlant nos maisons, pillant tout ce qu’elles trouvaient et tuant un grand nombre de personnes. Nous avons fui en courant, sans prendre un seul de nos vêtements », a déclaré au NRC une mère de huit enfants lors d’une récente visite. Les villages sont réduits en cendres, les gens fuient, ils perdent leurs moyens de subsistance et leurs conditions de vie sont extrêmement précaires. La lutte fondamentale pour la terre et les ressources est au cœur de la violence en RD Congo et déclenche malheureusement un cycle d’abus, de déplacements, de perte des ressources, d’insécurité alimentaire et d’abandon scolaire. 45 attaques contre des écoles et des hôpitaux ont affecté 10 743 enfants depuis début janvier. Les équipes du NRC sur le terrain rapportent que les bureaux et les bancs des écoles endommagées servent de bois de chauffage aux personnes qui veulent désespérément cuisiner et se réchauffer la nuit. 34 % de la population de l’Ituri dépend désormais de l’aide humanitaire, selon les Nations unies. « Il n’y aura pas de fin en vue tant que la communauté internationale n’aura pas placé la résolution des luttes pour la terre et des conflits communautaires en tête de ses priorités », rapporte Philippon. Faits et des chiffres (ONU, IPC et CMRE): Plus de 500 000 personnes sont actuellement déplacées dans l’Ituri, tandis que des dizaines de milliers d’autres se sont réfugiées en Ouganda voisin La province est également frappée par le virus Ebola et a enregistré au moins 500 cas confirmés dont environ 200 sont morts. Au total, plus de cinq millions de personnes restent déplacées en RDC, ce qui représente le plus grand nombre de déplacés internes en Afrique. 15 millions de personnes sont en situation de grave insécurité alimentaire en RDC (phase 3 ou plus de l’IPC), selon le dernier rapport de la Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC). Conseil norvégien pour les réfugiés (NCR)
RDC : les ressources minérales contrôlées par des groupes armés ultraviolents

Situé en Afrique centrale, la République démocratique du Congo est l’un des principaux fournisseurs de matières premières pour les produits high-tech et la joaillerie. Seulement, si cette activité rapporte près d’un milliard de dollars par an, elle représente aussi une manne qui profite aux groupes criminels, a relevé la chaîne de télévision russe d’information internationale, RT France, dans le document suivant.
André Bourgeot, chercheur au CNRS: Ibrahim Boubacar Keïta devra s’attaquer au problème de la corruption et des groupes armés

Elu avec 64,40% des voix, mais seulement avec un effectif d’électeurs de 34%, Ibrahim Boubacar Keïta devra s’attaquer au problème de la corruption et des groupes armés salafistes et djihadistes, s’il veut pour redresser la situation chaotique du Mali, a estimé André Bourgeot. le Président « Ibrahim Boubacar Keïta a généré le doute et ça se voit : un président élu comme cela, ça pose question et les Maliens ne voient pas d’espoir. Ce président a montré le déclin de l’Etat malien, malgré ses déclarations de redressement national », a déclaré le chercheur au CNRS dans un entretien accordé à la chaîne russe d’information RT. André Bourgeot a, en outre, rappelé que le chef de l’Etat malien IBK avait dit «le Mali d’abord», ses opposants estiment quant à eux que ce serait plutôt «ma famille d’abord». André Thyg