Gabon: Conseil des Ministres du mercredi 04 juin 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 4 juin 2025, à 10 heures précises, au Palais de la Présidence de la République. Dès l’entame des travaux, le Président de la République a tenu à rappeler, avec toute la mesure que requiert la situation, que l’heure est à la refondation républicaine, à la rigueur institutionnelle et à la responsabilité politique. Il est revenu avec fermeté sur deux priorités essentielles : la moralisation de la vie politique et la consolidation de la souveraineté économique du Gabon. Abordant la réforme des partis politiques et la réorganisation des circonscriptions électorales, le Chef de l’État a réaffirmé que cette réforme n’est pas une option, mais une exigence du renouveau démocratique voulu par le Peuple gabonais et acté par les conclusions du Dialogue National Inclusif. Il a rappelé la prolifération incontrôlée de formations politiques sans ancrage réel, sans fonctionnement régulier, ni culture de reddition de comptes. Ces dérives qui ont trop longtemps affaibli la crédibilité de notre démocratie et détourné le sens même de l’engagement citoyen. Le Président de la République a ainsi précisé que les textes issus des discussions des acteurs politiques cette dernière semaine et soumis, ce jour, à l’examen du Conseil s’inscrivent dans une logique de clarification, de rationalisation et de régulation de l’espace politique. Il ne s’agit nullement de restreindre les libertés, mais de restaurer la valeur, la responsabilité et la légitimité de l’action politique dans notre République. Représentativité effective, transparence des financements, fonctionnement régulier des organes, limitation du nombre de partis – tels sont les piliers d’un nouveau pacte politique fondé sur la vérité des faits et la fidélité au suffrage. Poursuivant dans la même logique de transformation systémique, le Chef de l’État s’est réjoui de la réactivité du Gouvernement qui a introduit les projets de loi relatifs à la création des cinq fonds stratégiques : agriculture, pêche et aquaculture, énergie et eau, habitat, et infrastructures. Il a souligné que ces instruments ne sauraient être réduits à de simples dispositifs budgétaires ou à des vitrines institutionnelles. Ils constituent des leviers d’action publique conçus pour structurer l’économie réelle, impulser la création d’emplois, renforcer notre souveraineté productive et accélérer l’investissement de développement. Chaque fonds devra faire la preuve de son efficacité. Sa gouvernance devra obéir aux principes d’exemplarité, de transparence et de redevabilité. Son action sera évaluée à l’aune de son impact tangible sur les territoires, les filières et les populations. Revenant enfin sur la consolidation de la souveraineté économique du Gabon, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a tenu à s’exprimer avec une particulière fermeté sur la question de la valorisation des ressources halieutiques. Il a pris acte des limites structurelles de l’Accord de Partenariat de Pêche Durable (APPD) signé avec l’Union européenne en 2007, renouvelé à plusieurs reprises, et actuellement en vigueur depuis 2021 pour une durée de six ans. Le Chef de l’État a indiqué que cet accord, dans sa formulation actuelle, ne saurait être reconduit en l’état. Il a souligné le caractère profondément déséquilibré du partenariat, dont les retombées économiques pour l’État gabonais restent largement insuffisantes, au regard de la richesse extraite de nos eaux territoriales par les flottes européennes. Le Président de la République a notamment relevé que les recettes issues de cet accord ne compensent ni la valeur réelle des captures, ni les coûts assumés par l’État en matière de surveillance et de contrôle, ni les pertes de valeur ajoutée dues à l’absence de transformation locale. Il a également dénoncé la faiblesse des investissements consentis par les partenaires au titre du développement local, de l’emploi ou du renforcement des capacités nationales, ainsi que les risques accrus de surexploitation des ressources halieutiques, en l’absence de mécanismes partagés de transparence et de suivi scientifique. En conséquence, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de mettre en œuvre la procédure de dénonciation unilatérale de l’accord, par voie de notification écrite adressée à la Commission européenne, conformément à l’article 13 dudit accord. Cette dénonciation doit ouvrir la voie à une possible renégociation sur des bases rééquilibrées ou à l’exploration de nouveaux partenariats plus alignés sur les priorités nationales, notamment la mise en place de prérequis essentiels, pour lesquels le Gouvernement est appelé à s’impliquer pleinement, comme la réalisation des infrastructures indispensables au développement de cette filière : zones de débarquement modernes, entrepôts frigorifiques, unités de transformation industrielle, chantiers navals, etc. Le Président de la République a réaffirmé que la structuration d’une véritable filière thonière nationale, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de souveraineté, constitue désormais un objectif stratégique prioritaire, appelant une mobilisation immédiate et cohérente des administrations concernées ainsi que la recherche active de partenaires privés solides. Il a rappelé que cette orientation relève non plus d’une ambition déclarative, mais d’une exigence de mise en œuvre rapide et effective. Par ailleurs, le Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a attiré l’attention du Gouvernement sur la sous-évaluation persistante du potentiel économique réel du pays. Il a relevé que les indicateurs macroéconomiques actuels, notamment le Produit Intérieur Brut (PIB), ne prennent pas en compte la richesse du capital naturel de notre pays, notamment les ressources forestières, les crédits carbones, et les richesses halieutiques. À cet effet, le Président de la République a instruit le Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances, de conduire un travail méthodologique rigoureux, en lien avec les partenaires techniques, visant à intégrer dans les agrégats économiques nationaux l’ensemble des actifs stratégiques. Cette réforme permettra de refléter la valeur réelle des actifs du pays, de renforcer sa crédibilité financière et de mieux positionner le Gabon dans les négociations et partenariats économiques internationaux. Enfin, le Chef de l’État a exhorté l’ensemble des membres du Gouvernement à faire preuve d’unité, de détermination et d’exemplarité dans la mise en œuvre des orientations arrêtées. PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : MINISTERE DE
Gabon: Conseil des ministres du vendredi 30 mai 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, s’est tenu ce vendredi 30 mai 2025, à 11 heures précises, au Palais de la Présidence de la République, un Conseil des Ministres placé sous le sceau de l’action, de l’urgence et de la responsabilité. En ouverture des travaux, le Président de la République a rappelé avec gravité que le septennat en cours doit marquer une rupture visible avec les lenteurs et les inerties du passé. Il a souligné l’exigence d’un changement profond et mesurable dans la vie des Gabonais, en engageant l’ensemble du Gouvernement à concentrer ses efforts sur les leviers économiques structurants. C’est dans cette optique qu’il a instruit le Gouvernement, à travers le Ministre d’État, Ministre de l’Économie, de procéder, en coordination avec les ministères sectoriels concernés, à la création, dans les prochaines semaines, de cinq fonds stratégiques destinés à organiser le financement des projets porteurs de transformation dans des secteurs clefs de l’économie nationale. Aussi, a-t-il annoncé la création prochaine du Fonds National pour l’Énergie et l’Eau (FNEE), levier de souveraineté énergétique et hydrique ; du Fonds Stratégique pour le Développement de la Pêche et de l’Aquaculture (FDPA), outil de structuration des filières halieutiques et de promotion de la souveraineté alimentaire ; du Fonds Gabonais pour l’Habitat et le Logement (FGHL), mécanisme public de régulation, de financement et d’appui aux opérateurs du secteur du logement ; du Fonds National pour les Infrastructures (FNI), conçu comme bras armé de la modernisation des infrastructures économiques et sociales ; et du Fonds Stratégique Agricole (FSA), destiné à catalyser les investissements dans l’agriculture, créer des emplois durables et structurer de nouvelles chaînes de valeur. Dans le prolongement de cette dynamique irréversible de transformation nationale, le Chef de l’État a levé le voile sur une série d’annonces majeures, porteuses d’un changement structurel en profondeur, destinées à affermir la souveraineté économique du Gabon. Au premier rang, figure l’interdiction formelle, à compter du 1er janvier 2029, de l’exportation du manganèse brut, ressource stratégique dont le Gabon est le deuxième producteur mondial. Par cette décision historique, le Président de la République engage résolument le pays sur la voie d’une politique industrielle ambitieuse, axée sur la transformation locale des matières premières, la montée en compétence de la main-d’œuvre nationale, la maîtrise des chaînes de valeur technologique et la consolidation des recettes fiscales. Une période transitoire de trois ans est accordée aux opérateurs du secteur pour procéder aux investissements requis, afin d’assurer une mise en œuvre progressive mais irréversible de cette orientation souveraine. Poursuivant dans cette logique d’autonomisation économique, le Chef de l’État a également annoncé l’interdiction, à compter du 1er janvier 2027, de l’importation de poulet de chair. Cette mesure vise à redonner toute sa place à la production avicole nationale, à stimuler l’investissement agricole, à réduire la dépendance alimentaire et à renforcer la balance commerciale. Elle favorisera également l’émergence d’un tissu d’emplois ruraux, la montée en qualité des produits consommés localement et la création d’un écosystème économique autour de cette filière. Afin de répondre aux attentes sociales urgentes, notamment en matière de lutte contre la vie chère et d’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de mettre en place, dans les meilleurs délais, une centrale d’achats des produits de première nécessité. Cette structure publique aura pour mission d’approvisionner le marché national en produits essentiels à des prix maîtrisés, de stabiliser les coûts, de réduire la spéculation et d’assurer une distribution équitable sur tout le territoire. Elle permettra également de constituer des stocks stratégiques, garants de la résilience nationale face aux aléas. Un plan opérationnel détaillé devra être présenté dans un délai de 45 jours par les ministres en charge de l’Économie et du Commerce. Conscient de l’ampleur des transformations engagées, le Président de la République a exigé du Gouvernement la mise en œuvre immédiate d’un ensemble cohérent de mesures d’accompagnement. Il s’agira notamment de créer un fonds d’investissement public-privé dédié à la transformation industrielle du manganèse, de mettre en place des lignes de crédit préférentielles pour les éleveurs, d’accorder des incitations fiscales aux projets d’industrialisation, de déployer un programme national de formation professionnelle en lien avec les besoins des secteurs concernés, de renforcer l’infrastructure énergétique pour accompagner l’industrialisation, d’optimiser les capacités opérationnelles de l’ANPI pour fluidifier les investissements, d’engager des partenariats internationaux en matière de transfert de technologie et de compétences, et de soutenir financièrement la centrale d’achats dans sa phase de lancement. L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans la logique du projet de société plébiscité par les Gabonais, et devrait, à terme, entraîner une croissance substantielle du PIB, la création de milliers d’emplois directs et indirects, une réduction structurelle des importations, l’émergence de filières industrielles nouvelles, une montée en compétence technique de la main-d’œuvre nationale, une meilleure résilience économique, une baisse durable du coût de la vie et une plus grande efficacité dans la gestion des ressources publiques. Dans un autre registre mais toujours dans le souci de redonner à l’État sa pleine capacité d’action, le Président de la République a ordonné l’assainissement de la gestion du patrimoine de l’État. À cet effet, un inventaire exhaustif sera réalisé sur l’ensemble du territoire national, incluant le parc immobilier, les réserves foncières, les baux administratifs, les équipements de télécommunication, les compteurs d’eau et d’électricité, ainsi que le parc automobile de l’État. Cette opération a pour finalité de rétablir la vérité patrimoniale de l’État, d’identifier les anomalies, d’enclencher la récupération des biens indûment occupés ou détournés, de rationaliser les dépenses et de mettre en place un système numérisé de gestion moderne et transparente. Afin d’assurer la mise en œuvre rigoureuse, cohérente et coordonnée de l’ensemble des réformes engagées, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a instruit le Gouvernement de lui soumettre, dans les meilleurs délais, un plan d’action assorti d’un chronogramme précis ainsi qu’un calendrier de suivi. Ce dispositif devra permettre une évaluation régulière de l’exécution des mesures arrêtées, en veillant
Gabon: Conseil des Ministres du vendredi 30 mai 2025 (vidéo)
Odeurs de velléités. Des revendications territoriales en Afrique Centrale

TRIBUNE. Région riche en ressources naturelles, l’Afrique Centrale est également fragile en termes de stabilité politique et de relations entre les États. Des signes de velléités de revendications territoriales ont tendance à émerger dans cette partie de l’Afrique, suscitant des inquiétudes quant aux conséquences potentielles pour la région. Une tendance aux effets graves, dans les rapports entre les Etats concernés. Et les tensions territoriales pourraient avoir des répercussions sur les relations entre ces États et la stabilité régionale. Plus que jamais, il est essentiel de comprendre les causes profondes de ces tensions et de trouver des solutions aux fins de les apaiser. Les revendications en question sont souvent liées à des questions de frontières coloniales, de ressources naturelles et d’identité culturelle. Aussi est-il crucial de prendre en compte ces facteurs pour comprendre les motivations des acteurs impliqués. La compétition pour les ressources naturelles, tels que le pétrole, le gaz et les minerais, peut également exacerber les tensions territoriales. Dans ce cas, les États doivent trouver des moyens de gérer ces ressources de manière équitable et transparente. Si l’on y prend garde, les revendications territoriales peuvent entraîner des conflits armés, des déplacements de populations et des crises humanitaires. Ainsi est il essentiel de prévenir ces conflits avant qu’ils ne dégénèrent. Les tensions territoriales pouvant également nuire à la coopération régionale et internationale, ce qui pourrait avoir des conséquences économiques et politiques désastreuses pour les États concernés. La diplomatie et le dialogue sont par ailleurs essentiels pour apporter l’apaisement et éloigner les tensions territoriales. Aux États concernés d’engager des négociations de bonne foi et être prêts à faire des compromis nécessaires. Quant à la communauté internationale, elle pourrait jouer un rôle important en facilitant les négociations et en fournissant une assistance technique et financière pour aider les États à gérer les ressources naturelles de manière équitable. Dans le cadre des économies régionales, en faisant prévaloir la coopération dans ce contexte, ce serait une voie idéale pour réduire les risques de conflit et créer un avenir plus stable et prospère. Sans citer de cas spécifiques des velléités de revendications territoriales, en Afrique Centrale, il est crucial qu’il soit pris en compte ces tendances pour anticiper les défis potentiels et trouver des solutions pacifiques. Ce qui a l’avantage d’exalter le dialogue constructif entre les parties touchées et d’éviter toute exacerbation des tensions. La logique consistant à se concentrer sur les principes généraux de résolution des conflits et de coopération régionale, plutôt que de citer des potentiels cas qui pourraient être sensibles. Paris 29 mai 2025 Ouabari Mariotti
Gabon. Arrivée d’Ali Bongo à Luanda…

PARLONS-EN. La présidence angolaise a annoncé dans un communiqué officiel : « la famille Bongo a été libérée et vient d’arriver à Luanda ». Et comme on le voit en photo, Ali Bongo vient de fouler la terre angolaise. Cette libération fait suite à des contacts secrets entre le président angolais Joao Lourenço et Brice Oligui Nguema, précise le communiqué, sans donner de détails. L’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo, 62 ans, et son fils Noureddin, 33 ans, en détention dans l’attente de leur procès pour détournement de fonds publics, avaient été récemment libérés et également placés sous résidence surveillée, selon plusieurs médias gabonais. Ce qui est dit entre les lignes, c’est que l’ex-président gabonais est donc en exil doré à Luanda, sans aucun procès préalable et sans remboursement des millions volés au peuple gabonais. On assiste là au cycle des dictateurs : il y en a qui tombent au moment où émergent les nouvelles têtes. Et les puissances impérialistes qui les ont utilisés ne manifestent aucun état d’âme. Au contraire elles s’emploient à leur refuser le visa d’entrée sur leurs territoires et à les déposséder de leurs biens immobiliers et de leurs comptes bancaires en centaines de millions d’euros qui ne seront jamais restitués au peuple qui en est le véritable propriétaire. Les nouveaux apprentis sorciers arrivés tout récemment à cette académie des autocrates répètent les mêmes erreurs sans jamais tirer leçon du passé. Rien n’est plus gratifiant dans l’exercice du pouvoir présidentiel que d’avoir travaillé pour l’intérêt supérieur de son peuple, d’avoir gagné l’estime de ses administrés et de pouvoir, comme les ex-présidents nigérians, ghanéens ou tanzaniens, vivre en PAIX chez soi, sur sa terre natale. Y en a-t-il en Afrique centrale des dirigeants capables d’écouter cette voix de la raison? Y en a-t-il un seul? Par Germain Nzinga
Gabon : Conseil des Ministres du jeudi 8 mai 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est tenu ce jeudi 08 mai 2025 à 10h00 précises au Palais de la Présidence de la République. En ouverture des travaux, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, a salué la nouvelle équipe gouvernementale, investie de la lourde mais noble mission de traduire en actes la volonté souveraine du peuple gabonais. Par son suffrage massif, ce dernier a exprimé une aspiration claire à la rupture, à l’intégrité, à la justice et à une gouvernance efficace. Il a ensuite tenu à remercier chaleureusement le Gouvernement pour les félicitations qui lui ont été adressées, par la voix du Vice-Président du Gouvernement, à l’occasion de son élection à la magistrature suprême. Le Chef de l’État a rappelé que cette équipe intervient à un moment charnière de notre histoire républicaine. Elle porte l’espoir d’un nouveau pacte entre l’État et la Nation, dans le cadre d’une Ve République résolument tournée vers les résultats, la restauration de la confiance publique et la refondation de l’action de l’État. Dans sa double qualité de Chef de l’État et de Chef du Gouvernement, il a présenté les fondements méthodologiques du travail gouvernemental, définis dans une circulaire présidentielle structurante, qui s’impose désormais comme le cadre de référence de la gouvernance sous la Ve République. Le Président de la République a décliné sept axes directeurs autour desquels s’organisera l’action collective du Gouvernement : – Une gouvernance fondée sur l’efficacité, la célérité et le professionnalisme, appuyée sur une solidarité gouvernementale renforcée ; – L’éthique comme socle d’exemplarité, exigeant intégrité,responsabilité, transparence et loyauté de la part de chaque ministre ; – Une architecture exécutive rationnelle, articulée autour de la Présidence (centre stratégique), du Vice-Président du Gouvernement (coordination), et du Secrétariat Général de la Présidence (discipline administrative) et départements ministériels (exécution des politiques publiques) ; – Une organisation standardisée des ministères, organes d’exécution des politiques publiques, reposant sur un modèle fonctionnel et opérationnel ; – Un fonctionnement cohérent des instances gouvernementales, notamment le Conseil Interministériel (préparation) et le Conseil des Ministres (décision) ; – Une culture de la redevabilité et du suivi de l’action publique, avec des tableaux de bord, des rapports mensuels et des séminaires trimestriels d’évaluation ; – Des procédures strictes en matière de nomination, encadrées par des règles précises et un formalisme rigoureux ; – La discipline, la méthode et l’exemplarité, comme exigences transversales dans la conduite de l’action publique. Ensuite, le Président de la République a décliné la feuille de route du Gouvernement, articulée autour de six piliers stratégiques issus de son projet de société, lui-même structuré en quinze engagements prioritaires pour le septennat. Chaque ministère est tenu de transmettre à la Présidence de la République, dans un délai impératif d’un mois, un état des lieux structuré et exhaustif, incluant les projets en cours, les projets à venir, ainsi que les propositions de politiques publiques nouvelles. Cette cartographie stratégique, consolidée par le Ministère de la Planification, en collaboration avec le Ministère de l’Économie et des Finances, servira de socle à l’élaboration d’un portefeuille national de projets, destiné à guider l’action sectorielle et à assurer une cohérence globale des interventions publiques. Dans le prolongement de cette exigence de méthode, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement a réaffirmé ses engagements prioritaires en matière d’amélioration des conditions de vie des populations. Il a rappelé que la Ve République sera celle de l’accès universel à l’eau potable et à l’électricité, d’un système de santé souverain et performant, de la création d’un pôle numérique national, de la finalisation du réseau routier interconnecté, de la généralisation de l’accès au logement et à la propriété foncière, du soutien à l’entrepreneuriat national et à la création de champions nationaux, de l’accélération de la décentralisation et d’une réforme ambitieuse des finances publiques, articulée autour de la maîtrise des dépenses, de la diversification des recettes, et d’une meilleure allocation des ressources. En matière de diversification économique, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de relancer l’économie nationale à travers une politique proactive de création d’emplois durables et de richesses nouvelles, s’appuyant sur la transformation locale des matières premières et ressources naturelles, l’innovation et l’investissement privé. Enfin, dans une logique de performance et de reddition des comptes, le Président de la République a annoncé une première évaluation d’étape à l’issue des 100 premiers jours. Cette évaluation permettra de mesurer, de manière concrète, l’état d’avancement des orientations présidentielles et d’ajuster, si nécessaire, les modalités de leur mise en œuvre. PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Projet de décret portant réorganisation des services de la Présidence de la République. Le présent projet de décret, élaboré en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, définit l’organisation des services de la Présidence de la République. Dans le cadre de la réorganisation institutionnelle induite par l’entrée en vigueur de la Constitution du 19 décembre 2024, ce décret vise à structurer l’ensemble des services destinés à accompagner le Président de la République dans l’exercice de ses compétences constitutionnelles. Désormais, les services de la Présidence de la République s’articulent autour des entités suivantes : – la Vice-Présidence de la République ; – la Vice-Présidence du Gouvernement ; – le Secrétariat Général de la Présidence ; – le Cabinet du Président de la République ; – l’État-major particulier du Président de la République ; – le Conseil National de Sécurité ; – le Secrétariat Général du Gouvernement. – Projet de décret fixant les modalités de la coordination de l’action gouvernementale. Pris en application des dispositions des articles 69 et 95 de la Constitution, le présent projet de décret fixe les modalités de la coordination de l’action gouvernementale par le Vice-Président du Gouvernement qui aura désormais en charge les relations entre l’Exécutif et le Législatif sous
Gabon : l’ex-président Ali Bongo et sa famille sont arrivés en Angola

L’ancien président du Gabon Ali Bongo Ondimba, en résidence surveillée depuis le coup d’Etat d’août 2023, est arrivé vendredi en Angola avec son épouse et son fils, a annoncé la présidence angolaise dans un communiqué publié sur Facebook. « La famille Bongo a été libérée et vient d’arriver à Luanda », indique le texte. Ali Bongo, dont la famille a dirigé le Gabon pendant 55 ans, avait été renversé le 30 août 2023 par le général Brice Clotaire Oligui Nguema et était depuis assigné à résidence dans la capitale Libreville. La présidence angolaise a également publié des photographies montrant l’ancien dirigeant accueilli à l’aéroport de Luanda. Cette libération fait suite à des contacts entre le président angolais Joao Lourenço et Brice Oligui Nguema, élu président du Gabon en avril avec près de 95% des voix, précise le communiqué, sans donner de détails. L’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo, 62 ans, et son fils Noureddin, 33 ans, en détention dans l’attente de leur procès pour détournement de fonds publics, avaient été récemment libérés et également placés sous résidence surveillée selon plusieurs médias gabonais. AFP
Gabon. Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema reçoit une délégation des groupes UBA et BGFI

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu en audience ce mardi 06 mai une délégation conjointe du groupe bancaire BGFI et UBA conduite par le Président du Conseil d’administration du groupe UBA, M. Tony Elumelu, a annoncé la présidence dans un communiqué. S’exprimant au nom du groupe, le président du Conseil d’administration a salué les engagements forts pris par le chef de l’Etat gabonais « à l’endroit du peuple gabonais tout au long de la campagne électorale, soulignant que ceux-ci suscitent une grande confiance et un réel espoir pour l’avenir du pays », a indiqué la présidence. La même soure rapporte que la délégation a également réaffirmé la volonté des groupes UBA et BGFI de soutenir la vision politique et économique du Président de la République et exprimé sa disponibilité à accompagner le Gabon dans ses efforts de développement, à travers des partenariats structurants et durables. Patricia Engali