Expo 2025 Osaka : Le Gabon met en avant ses atouts économiques et environnementaux

À l’occasion de la Semaine du Gabon à l’Exposition universelle Osaka 2025, une conférence de haut niveau s’est tenue ce vendredi sous le thème : « À la découverte du Gabon et de ses opportunités ». L’événement a rassemblé plus de 300 participants issus des milieux économiques, diplomatiques, institutionnels et scientifiques. Présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, représentant officiel du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette journée stratégique a permis de présenter le potentiel économique du Gabon et ses engagements en matière de développement durable. Plusieurs membres du Gouvernement, l’ambassadeur du Gabon au Japon, des représentants du Commissariat général aux Expositions du Gabon, ainsi que de nombreux partenaires internationaux ont pris part aux échanges. Investissements, climat des affaires et partenariats n’étaient pas en reste. L’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon) a dressé un panorama du climat des affaires, mettant en avant la stabilité politique et les réformes favorables à l’investissement. Les secteurs jugés prioritaires, tels que l’écotourisme, l’agriculture, la filière bois et l’industrie de transformation, ont été détaillés au cours de panels et de tables rondes thématiques. Des entreprises implantées au Gabon, notamment COMILOG, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et la société Petit Japon ont partagé leurs expériences et leurs perspectives de développement, renforçant ainsi l’image d’un pays accueillant pour les investisseurs étrangers. Une forêt au cœur de la transition verte avec la dimension environnementale a occupé une place centrale dans les débats, avec la présentation du rapport Deloitte sur la valeur économique de la forêt gabonaise. Cette ressource naturelle est décrite comme un puits de carbone majeur, un réservoir de biodiversité et un levier stratégique pour la lutte contre le changement climatique. A cela, s’ajoutent les interventions scientifiques et ministérielles qui ont mis en lumière les initiatives gabonaises en matière de gestion durable, d’innovation verte et de transformation locale, positionnant le pays comme un acteur responsable dans la transition écologique mondiale. Un suivi structuré des engagements pour assurer le suivi des échanges et la mise en œuvre effective des projets évoqués, un comité de suivi tripartite a été mis en place. Il réunira des représentants du Japon, de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) et de l’administration gabonaise. Objectif : garantir la concrétisation des intentions d’investissement exprimées lors de cette rencontre. La Gastronomie et diplomatie culturelle ont aussi occupé une place de choix. La journée s’est clôturée par un cocktail de réseautage placé sous le signe de la gastronomie gabonaise. La cheffe renommée Chef Anto a régalé les invités avec des créations mettant à l’honneur les saveurs du terroir national, mêlant tradition et modernité. Prochain temps fort : la Journée Nationale du Gabon. Cette journée-conférence s’inscrit dans la stratégie impulsée par le Président de la République visant à repositionner le Gabon comme une destination économique attractive et un modèle de développement durable en Afrique. Elle précède le point d’orgue de la Semaine du Gabon : la Journée Nationale du Gabon à l’Expo 2025 Osaka, prévue ce samedi 26 juillet.
Gabon. Oligui Nguéma éclipse le Congo et son Président ( lecture en 4 minutes )

PARLONS-EN. La préférence du Président américain, Donald Trump, d’avoir comme interlocuteur en Afrique centrale francophone le Président du Gabon Brice Clotaire Oligui Nguema, au mini-sommet USA-Afrique du 9 au 10 juillet 2025, prouve une fois de plus que la diplomatie et l’avenir du Congo ont pris une tangente incertaine que mêmes les chantres du pouvoir ne peuvent expliquer. Adoubé par Trump, Oligui Nguéma attirerait désormais vers lui minerais, sécurité et alliances, reléguant ainsi la capitale congolaise au rang de spectatrice d’un basculement régional inévitable. C’est bien Oligui Nguéma qui capte désormais les projecteurs géostratégiques. La rencontre inédite programmée à Washington entre Trump et cinq chefs d’État africains est le signe le plus clair du basculement des priorités américaines dans la région. Le Gabon, avec son manganèse, son uranium et sa façade atlantique de 800 km, devient l’interlocuteur privilégié pour sécuriser les corridors miniers critiques et contrer les influences chinoises, russes ou turques. Pendant ce temps, Brazzaville est tenue à l’écart, perçue comme un État prédateur à la dette opaque, plombée par des spreads obligataires supérieurs à 450 points de base et incapable d’offrir des garanties politiques solides hors d’une logique monarchique usée. Ainsi, tandis que Sassou s’emploie à organiser noces princières et vitrines biofuel pour prolonger la fiction d’un État moderne, la réalité du Congo apparaît pour ce qu’elle est : une architecture sophistiquée de militarisme ethnique, de rente détournée et de lignage sacralisé, désormais contournée par les grandes stratégies géopolitiques qui préfèrent investir ailleurs leur capital diplomatique et économique. Le Congo livré au tribalisme Au fil du temps, M. Sassou a consolidé son pouvoir en l’adossant à une mise en scène quasi monarchique et tribale où Oyo est devenu la capitale rituelle du régime, accueillant obsèques nationales, grandes messes officielles et même certaines rencontres diplomatiques et mystiques. Le clanisme dans l’appareil diplomatique bat son plein au point de voir des illettrés peupler nombre des ambassades du Congo. Comment expliquer, par exemple, que sur tout le personnel que compte la représentation diplomatique congolaise à Londres, seuls 2 s’expriment couramment en anglais ? Leur seul mérite, c’est d’être Mbochi… Dans cette logique de sacralisation du lignage, Denis Christel Sassou Nguesso, dit Kiki, s’est vu confier la gestion des flux pétroliers et miniers, préparé à incarner la continuité économique. Mais plus significatif encore est le rôle désormais accordé à Omar Denis Junior Bongo (ODJB), petit-fils de M.Sassou et fils d’Omar Bongo, qui, par son mariage initialement programmé pour août 2025 à Oyo puis ramené en 2026 dans le Haut-Ogooué au Gabon, entérine la fusion symbolique des deux dynasties et projette une continuité lignagère à l’échelle régionale. Ce scénario s’organise sous l’œil bienveillant de Brice Clotaire Oligui Nguema, devenu l’homme fort du Gabon, qui facilite cette recomposition tout en asseyant sa propre légitimité de protecteur du nouvel axe Sassou-Bongo. Ghys Fortuné DOMBE BEMBA
Gabon: Le Chef de l’État rencontre des investisseurs américains à la Chambre de Commerce des États-Unis

Le Président de la République, Chef de l’État, a conduit une importante délégation gouvernementale à une réunion stratégique organisée ce jour au siège de la Chambre de Commerce des États-Unis. Ce cadre d’échanges économiques de haut niveau a réuni plusieurs dirigeants de grandes entreprises américaines, actives dans des secteurs clés tels que les mines, les infrastructures, l’aéronautique et l’énergie. À cette occasion, plusieurs projets structurants pour le développement du Gabon ont été présentés, notamment : • la construction du port en eau profonde de Mayumba, • le développement de la ligne ferroviaire Belinga-Mayumba, • la réalisation du nouvel aéroport international d’Andem, • la mise en place d’un réseau routier interconnecté de 3 000 km, • et l’exploitation des gisements de fer de Belinga et de Baniaka. Pour le Chef de l’État, ces rencontres constituent une opportunité stratégique pour renforcer l’attractivité économique du Gabon, tout en jetant les bases de partenariats mutuellement bénéfiques avec les acteurs du secteur privé américain. Cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République en faveur d’un développement durable, souverain et inclusif. Les investisseurs américains ont salué la dynamique de transformation engagée au Gabon depuis deux ans, marquée par des réformes institutionnelles majeures et l’instauration d’un nouveau modèle de gouvernance. Ils ont exprimé leur volonté de soutenir ces projets ambitieux, dans le plein respect de la souveraineté gabonaise et du cadre légal en vigueur.
Brice Clotaire Oligui Nguema préside la cérémonie de signature de la convention de financement entre l’État gabonais, BGFI Bank et MIKA Services

Le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a présidé, vendredi 04 juillet, au Palais Rénovation, la cérémonie de signature d’une convention de financement tripartite entre l’État gabonais, la BGFI Bank et l’entreprise nationale MIKA Services, a annoncé la présidence du Gabon. « D’un montant de cent (100) milliards de francs CFA, cette convention scelle le lancement d’un vaste programme de modernisation urbaine dans la province de l’Estuaire, avec un accent particulier sur le Grand Libreville, incluant les communes de Libreville, Owendo, Akanda ainsi que la localité de Kango », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Le programme prévoit notamment l’aménagement et la réhabilitation des voiries principales et secondaires, la construction d’un giratoire de 108 mètres de diamètre au Jardin Botanique – doublé d’un pont en fly-over, le réaménagement stratégique du carrefour Charbonnages, la rénovation des axes Camp de Gaulle–Kalikak–Bas de Gué-Gué, ainsi que l’optimisation des liaisons entre Bas de Gué-Gué et Prix Import. Il vise aussi la transformation du quartier Akébé-Ndjongoni, dont la voie principale reliera désormais le carrefour Léon Mba au Camp de police, facilitant ainsi les déplacements intra-urbains. La même source ajoute que ce programme comprend également la réalisation d’équipements à vocation communautaire. En l’occurence : la construction de plateaux sportifs de proximité dans chaque quartier concerné, l’édification du Grand Marché d’Owendo et d’une salle polyvalente à Kango ainsi des travaux d’assainissement et de modernisation sur plus de 15 kilomètres de voiries dans cette zone. En valorisant les compétences locales et en confiant à MIKA Services la mise en œuvre de ce chantier structurant, le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA « entend dynamiser le tissu économique national, favoriser la création d’emplois durables et faire des entreprises locales des acteurs clés du développement du pays », a conclu le communiqué. Patricia Engali
Gabon: le président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA préside la remise de galons aux nouveaux officiers généraux et supérieurs

Le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a présidé mercredi 2 juillet 2025 la cérémonie officielle de port de galons des Officiers Généraux et Supérieurs promus au titre de l’année 2025, lors d’une cérémonie solennelle, rehaussée par la présence des membres du Gouvernement et des Officiers Généraux des Forces de Défense et de Sécurité. « Cette cérémonie a honoré neuf (09) officiers issus des Forces Armées Gabonaises, de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale et de la Sécurité Pénitentiaire », a indiqué la présidence dans un communiqué précisant que ces officiers ont été élevés aux grades de Général de Corps d’Armée Aérien, Général de Division et Général de Brigade. À travers ce geste républicain et hautement symbolique, le Chef de l’État a tenu à rendre hommage au mérite, à la discipline et à l’engagement indéfectible de ces hauts responsables, a-t-elle poursuivi. La même source ajoute : leur élévation incarne la reconnaissance de la Nation envers celles et ceux qui, par leur courage, leur loyauté et leur professionnalisme, contribuent à la défense de l’intégrité du territoire et à la préservation de la paix et de la sécurité nationale. Martin Kam Avec CP
Gabon: Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, préside la signature de la convention de prêt pour la réalisation de la route Alembé–Mikouyi

Le Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a assisté samedi 28 juin à la signature d’une convention de prêt entre la BGFI Bank, le Fonds Autonome National d’Entretien et d’Investissement Routier (FANIER), et l’État gabonais, en vue du financement des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Alembé–Mikouyi ( entre le Moyen-Ogooué et l’Ogooué-Lolo). Ce projet structurant, confié à l’entreprise PORTEO BTP, porte sur un linéaire de 300 kilomètres. Il vise à désenclaver des régions entières, à fluidifier les échanges intérieurs, et à renforcer l’interconnexion des infrastructures nationales. Le montant du prêt engagé pour cette première phase s’élève à 140 milliards de francs CFA, a indiqué la présidence dans un communiqué. Ce partenariat tripartite illustre une nouvelle dynamique dans le financement des infrastructures publiques, reposant sur des mécanismes innovants impliquant les institutions bancaires nationales. Il constitue également une étape clé dans la stratégie de développement équilibré du territoire portée par les plus hautes autorités, selon la même source. L’entreprise PORTEO BTP, en charge de l’exécution du projet, s’est engagée à assurer la réalisation des travaux dans le respect des délais, des normes techniques et environnementales. Une attention particulière sera portée à la préservation des zones écologiquement sensibles traversées par le tracé, notamment la réserve naturelle de la Lopé. Au-delà de son impact sur les déplacements entre les villes, les localités et les régions du Gabon, le projet générera de nombreux emplois directs et indirects tout au long de sa réalisation. Il offrira des opportunités d’activité pour les jeunes, les entreprises locales et les prestataires de services, contribuant ainsi à la dynamisation économique des zones concernées. La signature de cette convention marque une avancée majeure dans la modernisation du réseau routier national, et s’inscrit pleinement dans les ambitions du Projet de Société du Président de la République, qui place les infrastructures au cœur du développement et du bien être des populations. Avec CP
Gabon/Société : coup d’envoi de la 11e édition du festival Coup de théâtre

La 11e édition du festival Coup de théâtre s’est ouverte jeudi à l’auditorium du complexe Michel Dirat, en présence d’un public venu nombreux célébrer le théâtre sous toutes ses formes, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse. La cérémonie d’ouverture a été marquée par des échanges animés entre plusieurs figures du milieu culturel, dont Marcel Diabo, Daniella Itoumba, Jean Ruffin Boussamba, Daniella Obone et Adriella Lou. Les discussions ont porté sur les multiples rôles assignés aux comédiens gabonais ainsi que sur les dispositifs envisagés par le ministère de la Culture pour structurer le secteur et définir le statut de l’artiste. Les tables rondes ont également abordé les enjeux économiques liés à la culture. «La culture ne doit plus être dans le vide aujourd’hui. On doit parler de l’économie de la culture, afin que l’artiste ne soit plus dans la précarité », a déclaré Jean Ruffin Boussamba, enseignant à l’Université Omar Bongo. En soirée, le public a assisté à une représentation théâtrale du club Les Tsanguettes, axée sur les enjeux sociaux du changement climatique. «Un sentiment de satisfaction et de considération envers les organisateurs pour la participation des enfants», a souligné Manou Mbadinga, animateur du club. Le festival se poursuit avec plusieurs représentations et rencontres prévues dans les prochains jours. AGP
Gabon : Conseil des Ministres du vendredi 20 juin 2025

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est tenu ce vendredi 20 juin 2025, à 11 heures précises, au Palais de la Présidence de la République. En ouverture des travaux, le Président de la République a rappelé aux membres du Gouvernement la nécessité absolue de demeurer concentrés sur l’objectif majeur assigné à l’équipe gouvernementale : transformer de manière concrète et durable les conditions de vie des populations gabonaises. Il a souligné que la mise en œuvre effective du projet de société, largement approuvé par le peuple gabonais, constitue la priorité des priorités. À cet égard, le Chef de l’État a réaffirmé que le temps est venu de passer de la pensée à l’action, en traduisant les grandes orientations politiques en actes tangibles, assortis d’échéanciers rigoureux. Il a instruit que l’ensemble des ministres établissent, au plus tard dans la première semaine de juillet, les calendriers opérationnels de mise en œuvre des mesures arrêtées. Dans le cadre de la poursuite des efforts de rationalisation des dépenses publiques, le Chef de l’État a instruit le Ministre d’État en charge de l’Économie de veiller à ce que les déplacements à l’étranger, effectués dans le cadre de missions officielles financées par le budget de l’État, soient strictement encadrés. Désormais, les responsables administratifs, des services centraux ou décentralisés, voyageront en classe économique ; les membres du Gouvernement en classe affaires, et les Ministres d’État en 1ère classe. Pour les deux premiers cas de figure, toute demande de surclassement au-delà de ces dispositions relèvera d’une démarche individuelle et sera entièrement à la charge de l’intéressé. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de discipline budgétaire exemplaire, au service d’un État sobre, responsable et tourné vers l’efficacité. Le Président de la République a ensuite demandé au Ministre en charge des Transports d’amorcer la sortie progressive de la gratuité des transports urbains publics, instaurée en réponse à la pandémie de Covid-19. Ce dispositif, devenu intenable financièrement, affecte aujourd’hui la stabilité des entreprises publiques de transport que sont Trans’Urb et SOGATRA. Le Ministre d’État, Ministre des Transports, devra soumettre une nouvelle politique tarifaire fondée sur un système d’abonnements annuels modulés selon des critères sociaux, afin d’assurer la viabilité économique et la continuité du service sans compromettre la solidarité nationale. Le Chef de l’État a ensuite dénoncé une situation qu’il a qualifiée d’intolérable : celle d’entreprises réalisant des milliards de chiffres d’affaires sur le sol gabonais tout en continuant d’opérer dans des locaux précaires, exigus, souvent loués, sans véritable ancrage territorial. Le Conseil a donc chargé les Ministres des Travaux Publics et de l’Urbanisme d’élaborer, dans les plus brefs délais, un référentiel technique contraignant fixant les normes minimales pour l’implantation des sièges sociaux d’entreprises. Sur cette base, toutes les entreprises concernées devront édifier, dans une zone foncière qui leur sera attribuée par l’État, un siège social propre dans un délai de dix-huit mois à compter de la date d’attribution. Le non-respect de cette obligation entraînera l’application de sanctions, incluant des pénalités financières, le retrait d’agrément, voire la radiation de leur immatriculation fiscale. Dans le même sens, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a décidé de mettre un terme aux dérives fiscales qui fragilisent l’économie nationale et creusent le déficit budgétaire. Face à un manque à gagner cumulé de plus de 1 000 milliards de francs CFA en trois ans, causé par des exonérations fiscales massives et mal encadrées – dont 682,67 milliards en fiscalité intérieure et 376,55 milliards en fiscalité de porte – le Chef de l’État a engagé une opération de rationalisation des dispositifs fiscaux dérogatoires. Il a annoncé : la suspension immédiate et conservatoire de toute nouvelle exonération pendant une durée de trois mois ; le lancement d’un audit complet de performance et de pertinence de tous les régimes fiscaux et douaniers dérogatoires ; Et la réforme des conditions d’éligibilité à ces régimes, sur la base de la transparence, de l’équité et de l’impact économique mesurable. L’objectif est clair : restaurer la justice fiscale, sécuriser les ressources budgétaires, et mettre fin aux privilèges inefficaces accordés à certains secteurs, au détriment de l’intérêt général. Cette mesure structurante s’inscrit dans la trajectoire de redressement de la Ve République et vise à aligner tous les leviers fiscaux sur les priorités de transformation économique et sociale du pays. Enfin, le Président de la République a rappelé avec fermeté que le mandat confié au Gouvernement est un mandat de transformation, de redressement et de résultats. Aucune lenteur, aucune complaisance, aucun relâchement ne sauraient être toléré. « Le changement ne se proclame pas : il s’organise, se planifie et s’applique », a-t-il déclaré avec solennité. PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Projet loi autorisant le Président de la République, Chef de l’État, chef du Gouvernement à légiférer par ordonnance pendant l’intersession parlementaire. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 99, alinéa premier, de la loi référendaire n°002-R2024 du 19 décembre 2024, a pour objet d’autoriser le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, à légiférer par ordonnance durant l’intersession parlementaire. – Projet de décret fixant la composition du cabinet du Vice- Président de la République. Pris en application de l’article 95 de la Constitution, le présent projet de décret encadre l’organisation et la composition du Cabinet du Vice- Président de la République, appelé à l’assister dans l’exercice de sa mission aux côtés du Président de la République. Dans un esprit de modernisation de l’État et de renforcement de l’efficacité institutionnelle, le projet de texte fixe une structuration resserrée et fonctionnelle du Cabinet qui comprend, notamment, un Directeur de Cabinet, des Conseillers Spéciaux, des Conseillers, des Attachés de Cabinet, des Chargés de mission, ainsi que les personnels administratifs, de soutien et de sécurité indispensables au bon fonctionnement de