Maroc. L’embellie de l’activité industrielle se poursuit

Maroc. L’embellie de l’activité industrielle se poursuit

Bank Al-Maghrib (BAM) a publié les résultats de son enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie au titre du mois de février 2024. Il ressort de cette étude, menée du 1er au 29 mars 2024, que l’amélioration de l’activité industrielle s’est poursuivie au deuxième mois de l’année en cours. En effet, l’enquête dont les résultats sont établis sur la base d’un taux de réponse de 63%, «fait ressortir une amélioration de l’activité, avec une progression aussi bien de la production que du taux d’utilisation des capacités de production (TUC) qui se serait situé à 79%», a indiqué la Banque centrale. D’après l’institution publique, la hausse de la production aurait concerné les principales branches d’activité alors que les ventes auraient baissé, recouvrant un repli des expéditions à l’étranger et une hausse sur le marché local. Par branche, l’enquête révèle que les ventes auraient enregistré une hausse dans l’«agro-alimentaire» et dans le «textile et cuir», une stagnation dans la «mécanique et métallurgie» et une baisse dans la «chimie et parachimie» et dans l’«électrique et électronique», selon BAM. A l’exception de la «chimie et parachimie», où elles auraient baissé, les commandes auraient marqué une hausse dans l’ensemble des branches. Quant aux carnets de commandes, l’analyse des résultats montre qu’ils se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans la «mécanique et métallurgie» et dans la «chimie et parachimie», normal dans le «textile et cuir» et supérieur à la normale dans l’«électrique et électronique» et dans l’« agro-alimentaire». L’autre enseignement tiré de cette enquête est que les industriels anticipent une hausse de la production et des ventes dans toutes les branches d’activité dans les trois prochains mois,  sauf dans le «textile et cuir» où ils s’attendent à leur stagnation. Toutefois, 28% des entreprises ayant participé à cette enquête «indiquent des incertitudes quant à l’évolution future de la production et 26% pour ce qui est des ventes», a fait remarquer Bank Al-Maghrib. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait augmenté, avec un TUC qui se serait situé à 71% tandis que les ventes auraient connu une hausse, recouvrant une progression sur le marché local et un repli sur le marché étranger. Avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale, les commandes, elles, auraient de leur côté progressé. Bien qu’ils s’attendent à une hausse de la production et des ventes au cours des trois prochains mois, plus de 50% des chefs d’entreprise indiquent un manque de visibilité quant à l’évolution future de l’activité. Dans la branche « textile et cuir », la production et les ventes auraient enregistré une hausse dans l’ensemble des sous-branches hormis l’«industrie du cuir et de la chaussure» où la production aurait baissé, a relevé BAM indiquant que le TUC se serait ainsi établi à 80%. Recouvrant une hausse dans l’«industrie du cuir et de la chaussure» et dans l’«industrie de l’habillement et des fourrures» et une baisse dans l’«industrie textile», les commandes auraient enregistré un accroissement en février dernier, selon l’institution précisant que le carnet de commandes se serait situé à un niveau normal. «Pour les trois prochains mois, les industriels s’attendent à une stagnation de la production et des ventes, avec 30% d’entre eux qui signalent des incertitudes quant à leur évolution future», a noté la Banque centrale. L’enquête a en outre relevé que la production de la «chimie et parachimie» aurait progressé et le TUC se serait établi à 78%, alors que les ventes se seraient repliées aussi bien sur le marché local qu’étranger; tout comme les commandes auraient baissé, avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Les entreprises s’attendent toutefois à une hausse de la production et des ventes au cours des trois mois à venir, quand bien même «une entreprise sur quatre indique un manque de visibilité quant à l’évolution future de la production», selon BAM. Toujours selon les résultats de l’enquête de BAM, la production de la «mécanique et métallurgie» aurait progressé et le TUC se serait établi à 90%, les ventes auraient connu une stagnation, recouvrant une hausse sur le marché local et une baisse sur celui étranger. En parallèle, les commandes auraient progressé et les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale. Optimistes, les patrons opérant dans cette branche anticipent une hausse de la production et des ventes dans les trois prochains mois. Tout comme ceux de la branche «électrique et électronique» qui  prévoient également une hausse de la production et des ventes. Ces derniers estiment toutefois que la production dans cette branche aurait reculé et le TUC se serait situé à 80% ; de même que les ventes auraient baissé en lien avec le repli des expéditions à l’étranger. La hausse n’aurait été observée qu’au niveau des ventes sur le marché local. Quant aux commandes, elles auraient progressé et le carnet de commandes se serait situé à un niveau supérieur à la normale. Alain Bouithy

Maroc : repli de l’activité de la pêche à fin février 2024

Maroc : repli de l’activité de la pêche à fin février 2024

Le volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale s’est replié de 21,6% au terme des deux premiers mois de 2024, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Ce recul intervient après une hausse de 15,2% un mois plus tôt et de 2,1% l’année précédente, souligne ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Cette variation est imputable, essentiellement, à la baisse des captures de poissons pélagiques de 34,5%, atténuée par le renforcement de celles des céphalopodes (+16,5%) et des algues (+85,2%), explique-t-il. Quant aux captures de poissons blancs, elles ont connu une quasi-stagnation (+0,1%), note la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de mars. En valeur marchande, ces débarquements ont reculé de 1,6% à fin février 2024, après +18,7% le mois précédent et +1,2% un an auparavant. Ce repli s’explique, notamment, par la diminution de la valeur des débarquements de poissons pélagiques de 7,4%, de crustacés de 18,8% et des poissons blancs de 2,8%, conjuguée à l’augmentation de celles des céphalopodes de 0,7% et des algues de 36,7%. Martin Kam

Bénin: Conseil des Ministres du mercredi 21 février 2024

Bénin: Conseil des Ministres du mercredi 21 février 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi, le 21 février 2024, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises : I- MESURES NORMATIVES. Il a été adopté au titre de ces mesures, le décret portant approbation des statuts de l’Office béninois du Sport scolaire et universitaire. II- COMMUNICATIONS. Contractualisation pour les travaux de réhabilitation et d’aménagement de voiries (asphaltage) dans la ville de Cotonou (zones de Fidjrossè et de Togbin). Les aménagements portent sur 36,77 km de voiries dans ces zones. L’objectif étant de les exécuter au cours de la même période que ceux à conduire au niveau des autres villes bénéficiaires du projet, le Conseil a marqué son accord en vue de la contractualisation avec une entreprise qui a fait ses preuves lors de la première phase. Par la même occasion, il a été retenu de contracter avec un cabinet, s’agissant des études techniques, du contrôle et de la surveillance des travaux. III- MESURES INDIVIDUELLES. Sur proposition du ministre, après une procédure d’appel à candidatures et avis du Conseil national de l’Education, les nominations ci-après ont été prononcées au ministère des Enseignements Maternel et Primaire : Fait à Cotonou, le 21 février 2024,        Le Secrétaire Général du Gouvernement, Edouard OUIN-OURO.

Bénin: Conseil des Ministres du mercredi 14 février 2024

Bénin: Conseil des Ministres du mercredi 14 février 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi, le 14 février 2024, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises : Mesures normatives. Au titre de ces mesures, le décret portant modification de celui relatif à la création, aux attributions et à la composition du Comité de préfiguration du Musée international du Vodun a été adopté. Communications. II-1. Agrément au Code des investissements. Sixsociétés sont concernées par ces mesures incitatives du Code des investissements. Il s’agit, pour le régime des investissements spécifiques, de : SOCIETE BENINOISE D’INFRASTRUCTURES NUMERIQUES (SBIN) SA, pour le projet de déploiement de son réseau de communication sur toute l’étendue du territoire national afin derendre disponible une connexion internet stable et fiable ; BENIN TERMINAL SA, pour son projet d’aménagement et d’exploitation d’un terminal spécialisé conteneurs au Portautonome de Cotonou. Les sociétés ci-après bénéficieront du régime B: SOCIETE PROFILES ALUMINIUM (SOPAL) SARL, pour l’installation et l’exploitation d’une unité de fabrication de profilés d’aluminium à Hounsagoudo, dans la commune de Zè ; BIOLYNX PHARMA SAS, pour son projet de production de solutés et consommables médicaux, dans la Zone industrielle de Sèmè-Podji ; BINGBEN INDUSTRIES SA, pour l’installation d’une unité de production de boisd’œuvre, ameublement et revêtements spéciaux,dans la Zone industrielle de Sèmè-Podji ; NEW VISION GROUP SA, pour la fabrication de sacs scolaires solaires et non solaires, de serviettes hygiéniques et de vêtements scolaires, dans la commune de Lokossa. Les projets portés par ces différentes sociétés vont générer plus d’un millier d’emplois en même temps qu’ils renforcent le tissu économique national.  II-2. Mission de maîtrise d’œuvre complète dans le cadre de la mise en place des infrastructures du pôle d’excellence en ophtalmologie dans divers établissements hospitaliers. Lesdites infrastructures sont prévues pour être réalisées au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutougou MAGA, dans les centres hospitaliers universitaires départementaux de l’Ouémé et du Borgou ainsi qu’au Centre hospitalier universitaire de la Zone sanitaire de Cotonou 2 et 3. Elles participent de la modernisation du plateau technique et constituent une solution pour optimiser les ressources matérielles, financières et humaines. De même, leur réalisation va élever la qualité des services de soins offerts aux populations en facilitant entre autres la référence et la contre-référence. C’est pourquoi, le Conseil a autorisé la contractualisation avec un cabinet spécialisé pour effectuer notamment les études de conception architecturale, les études d’impact environnemental et social ainsi que la surveillance et le contrôle des travaux.  Rencontres et manifestations internationales. Il a été autorisé sous cette rubrique, la participation du Bénin, du 10 au 17 mars 2024, à New York, aux États-Unis d’Amérique, à la 68ème session de la Commission de la Condition de la Femme. Fait à Cotonou, le 14 février 2024,  Le Secrétaire Général du Gouvernement,  Edouard OUIN-OURO.

Bénin: Conseil des Ministres du mercredi 07 février 2024

Bénin: Conseil des Ministres du mercredi 07 février 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi, le 07 février 2024, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises : I- MESURES NORMATIVES. Règlementation des établissements de restauration et assimilés en République du Bénin. Le développement touristique est l’une des principales priorités du Gouvernement ; d’où la nécessité de procéder à un renforcement des capacités managériales du secteur, à travers l’amélioration du cadre institutionnel et réglementaire, en ce qui concerne notamment le système d’octroi des licences et le classement des entreprises touristiques.  Au nombre de celles-ci, se trouvent les établissements de restauration jusqu’ici régis par un décret de 1987 qui, bien que faisant la distinction entre les établissements homologués et ceux qui ne le sont pas, manque de précision s’agissant des conditions d’accès et d’exploitation. De ce fait, en phase d’investissement, les restaurants ne sont soumis ni aux dispositions spécifiques en amont de construction, ni aux conditions techniques de sécurité et d’hygiène requises pour l’entrée en activité. C’est pourquoi, le présent décret, qui découle d’une analyse minutieuse effectuée avec le concours de l’Organisation mondiale du Tourisme, est plus adapté au secteur et permet de corriger les insuffisances relevées. Il offre par ailleurs l’avantage de se conformer aux dispositions communautaires de l’UEMOA ainsi qu’aux normes internationales.  Ainsi, le texte organise les conditions de construction, d’extension, de transformation et d’aménagement de même que celles d’ouverture, d’exploitation et de classement des établissements de restauration et assimilés. Sont également précisées, les modalités de contrôle et les sanctions en cas de manquement aux obligations. Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique veilleront au respect du nouveau cadre réglementaire.  Au titre des autres mesures normatives, il a été adopté le décret portant modification de celui relatif à la composition et au fonctionnement du Comité stratégique de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin. II- COMMUNICATIONS. II-1. Mission de maîtrise d’œuvre et de construction de sept (7) commissariats dans des communes frontalières du Bénin. Dans le but de renforcer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, en particulier dans certaines communes frontalières des pays limitrophes, le Gouvernement a élaboré un plan de construction de commissariats de police dans quinze (15) localités considérées comme stratégiques afin d’assurer une présence plus marquée des Forces de sécurité, d’améliorer leurs conditions de travail et d’accroître leurs capacités d’intervention. La première phase de ce plan concerne les sept (7) localités suivantes : Aussi, le Conseil a-t-il autorisé la contractualisation avec des cabinets et entreprises sélectionnés pour la maîtrise d’œuvre et la construction des infrastructures. Les commissariats des autres localités que sont : Tantéga, Kaobagou, Oroukayo, Néganzi, Sakabansi, Liboussou, Tanongou et Dipoli seront pris en compte dans une phase ultérieure. II-2. Mise en œuvre du plan d’action de réinstallation des personnes affectées par les travaux de curage mécanique du chenal Gbaga à Grand-Popo. Le démarrage effectif desdits travaux est imminent et la libération des emprises utiles devient impérative. Or, l’exploitation du périmètre du projet occasionnera une restriction momentanée d’accès des occupants des sites retenus pour le stockage de sédiments et végétaux, puis une impossibilité d’accès temporaire sur certaines parties du cours d’eau. L’état des lieux des différents sites d’accueil des travaux a révélé la présence d’usagers de profils variés (pêcheurs, mareyeuses, maraîchers, piroguiers), d’occupants sans titres ni droits et de présumés propriétaires de domaines non bâtis. A cet effet, il a été procédé au recensement des personnes et des biens ainsi qu’à l’évaluation des indemnisations et soutiens à verser en appui à la réinstallation des personnes affectées.  Le Conseil s’est donc prononcé en faveur du paiement des indemnités dues aux sinistrés et a instruit les ministres concernés d’accomplir les diligences nécessaires à cette fin. III- RENCONTRES ET MANIFESTATIONS INTERNATIONALES. Il a été autorisé sous cette rubrique, la tenue au Bénin, du 22 au 24 février 2024, de la 4ème édition du Forum des Mines et du Pétrole de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ECOMOF 2023). IV- MESURES INDIVIDUELLES. Sur proposition du ministre, les nominations ci-après ont été prononcéesau ministère du Travail et de la Fonction Publique : Fait à Cotonou, le 7 février 2024,  Le Secrétaire Général du Gouvernement, Edouard OUIN-OURO.

Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 7 février 2024

Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 7 février 2024

Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé ce mercredi, le Conseil des ministres qui a examiné et adopté selon le Ministre d’Etat, Porte-parole du Gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO, plusieurs dossiers importants inscrits à son ordre du jour. Au titre du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes Entreprises, le Conseil a adopté deux projets de décret. Le premier est relatif à la création d’une société d’économie mixte pour la confection des produits de l’habillement militaire et paramilitaire et ceux des structures privées industrielles et des établissements professionnels. Le second décret est relatif à une autorisation accordée à la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) en vue de sa participation au capital social de « IROTEX Burkina », créée pour la transformation industrielle du coton. La nouvelle industrie ira à la conquête du marché intérieur mais aussi celui de la sous-région voire du reste du monde, a expliqué le ministre en charge du commerce Serge Gnaniodem PODA. Au titre du ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le Conseil a adopté un rapport portant modification des textes règlementant la commande publique. Selon le ministre Aboubakar NACANABO, la nécessité d’adapter les textes au contexte actuel s’imposait ; d’où ce projet de loi qui devra permettre de « moderniser le dispositif de mise en œuvre des marchés publics et de disposer de textes qui répondent aux standards internationaux et permettent à l’administration de pouvoir exécuter les marchés publics dans de bonnes conditions », a-t-il précisé. Pour le compte du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, le Conseil a adopté un document d’orientation en matière pénale dénommé « politique pénale » qui regroupe l’ensemble des procédés définis par le gouvernement pour lutter efficacement contre la délinquance et le phénomène criminel. Le ministre Edasso Rodrigue BAYALA a soutenu que le document va accroître l’accessibilité de la justice aux justiciables et renforcer la lutte contre la criminalité. Au titre du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, trois rapports ont été adoptés. Le premier est un décret modificatif de celui portant création du Conseil burkinabè de l’anacarde dont l’ancrage institutionnel revient au ministère en charge de l’agriculture. Le deuxième décret porte sur le Fonds burkinabè de souveraineté alimentaire qui « vise à optimiser l’ensemble des financements accordés à la chaîne de valeur agropastorale et halieutique », a indiqué le ministre Ismaël SOMBIE. Le dernier décret porte sur la mise en affermage des laiteries de Cissin à Ouagadougou et de Fada N’gourma ainsi que de dix stations piscicoles.