FAO: Quarante-cinq pays ont besoin d’une aide alimentaire extérieure

Selon le dernier rapport Perspectives de récolte et situation alimentaire, une publication trimestrielle du Système mondial d’information et d’alerte rapide sur l’alimentation et l’agriculture (SMIAR) de la FAO, 45 pays, dont 33 en Afrique, neuf en Asie, deux en Amérique latine et dans les Caraïbes et un en Europe, ont besoin d’une aide alimentaire extérieure. Des sécheresses s’étendant sur plusieurs années ont engendré une situation d’insécurité alimentaire grave en Afrique de l’Est, où certaines parties de la Somalie risquent d’être touchées par la famine si l’aide humanitaire n’est pas intensifiée. Des taux d’inflation élevés, des environnements macroéconomiques difficiles et la dépréciation des monnaies aggravent l’insécurité alimentaire dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Le rapport prévoit aussi une baisse de la production céréalière dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDV) en 2022, qui devrait se situer à un niveau de 0,4% inférieur à celui de 2021.

Les prix mondiaux des denrées alimentaires sur un trend baissier pour le sixième mois d’affilée

Les prix mondiaux des denrées alimentaires sur un trend baissier pour le sixième mois d’affilée

Les prix des denrées alimentaires sont restés sur un trend baissier à l’échelle mondiale, pour le sixième mois consécutif en septembre, a annoncé  l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant que les prix des huiles végétales sont les premiers responsables du recul enregistré en septembre. « Le baromètre des prix mondiaux des denrées alimentaires a affiché une baisse pour le sixième mois consécutif en septembre, avec un net recul des cours des huiles végétales qui a fait plus que contrebalancer la hausse des prix des céréales », a indiqué l’agence onusienne dans un récent rapport. En effet, comme l’explique l’organisation internationale dans son rapport, « le fléchissement de septembre tient à la forte chute des cours internationaux des huiles végétales et à la baisse modérée de ceux du sucre, de la viande et des produits laitiers ». Selon une analyse de la FAO, les baisses observées au cours du mois de septembre de ces produits ont largement neutralisé le rebond du sous-indice des prix des céréales. En s’établissant en moyenne à 136,3 points en septembre, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a accusé une baisse de 1,1% par rapport au mois d’août. L’organisation précise toutefois que le niveau de l’indice demeure supérieur de 5,5% à sa valeur d’il y a un an et de noter qu’il suit l’évolution mensuelle des prix internationaux d’un panier de produits alimentaires couramment échangés. A l’origine de la baisse observée au cours du mois dernier, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a cédé 6,6% (10,8 points) au cours du même mois. Avec une valeur moyenne affichée de 152,6 points, il a ainsi atteint son niveau le plus bas depuis février 2021. Dans le détail, les données recueillies montrent un fléchissement des cours internationaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza. D’après les analystes de la FAO, la persistance de stocks importants d’huile de palme, qui a coïncidé avec la hausse saisonnière de la production en Asie du Sud-Est, a tiré vers le bas les prix de cette denrée. Le repli du sous-indice est justifié par « la hausse des disponibilités d’huile de soja à l’exportation en Argentine, l’offre accrue d’huile de tournesol de la région de la mer Noire et la baisse des prix du pétrole brut », a expliqué l’organisation. En atteignant une valeur moyenne de 147,8 points en septembre, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 1,5% (2,2 points) par rapport au mois d’août et de 11,2% (14,9 points) de plus qu’en septembre 2021. Dans le détail, « les prix internationaux du blé ont enregistré un rebond de 2,2%, sous l’effet de préoccupations concernant l’état des cultures en Argentine et aux Etats-Unis d’Amérique où prédomine un temps sec ». Pour les experts de la FAO, cette progression a aussi pour causes le rythme rapide des exportations de l’Union européenne, qui se double d’une forte demande interne, et l’incertitude accrue qui pèse sur le prolongement de l’initiative céréalière de la mer Noire au-delà du mois de novembre. S’agissant des prix mondiaux du maïs, les données révèlent qu’ils n’ont quasiment pas bougé. Et pour cause : la vigueur du dollar américain a permis de « contrebalancer la pression exercée par la contraction des perspectives d’approvisionnement, alors que les prévisions de production ont encore été revues à la baisse aux Etats-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne ». Quant à l’Indice des prix de tous les types de riz, la FAO note qu’il a progressé de 2,2%, en grande partie en raison des changements apportés par l’Inde à sa politique d’exportation. Commentant l’évolution de l’Indice FAO des prix des produits laitiers en septembre dernier, l’agence onusienne annonce que celui-ci s’est établi en moyenne à 142,5 points, perdant ainsi 0,6% (0,8 point) au cours de ce mois. Ce recul reflète « dans une large mesure les effets de la dépréciation de l’euro par rapport au dollar américain, à quoi s’ajoutent les incertitudes du marché et des perspectives de croissance économique peu réjouissantes à l’échelle mondiale », selon les explications de la FAO. L’Indice FAO des prix de la viande s’est de son côté replié de 0,5% (0,6 point) après s’être établi en moyenne à 121,4 points en septembre dernier. Après analyse, il ressort qu’« il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive de l’indice, dont la valeur demeure toutefois supérieure de 8,7 points (7,7%) à celle enregistrée au même mois de l’année dernière », a constaté l’institution internationale. Il ressort de la même analyse que les prix de la viande de bovins ont connu une baisse « du fait du niveau élevé des disponibilités à l’exportation au Brésil et d’une liquidation importante du cheptel bovin dans certains pays producteurs ». La FAO note cependant que les prix de la viande de volaille ont légèrement fléchi sous l’effet d’une demande atone à l’importation et que ceux de la viande porcine ont à l’inverse été en hausse suite à une offre insuffisante d’animaux prêts à l’abattage dans l’Union européenne. L’autre constat relevé durant le mois de septembre dernier, c’est le recul de 0,7% de l’Indice FAO des prix du sucre. Sous l’effet en grande partie de perspectives de production encourageantes au Brésil, d’une baisse des prix de l’éthanol et des fluctuations des taux de change, il a cédé 0,8 point par rapport au mois précédent. Précisant qu’il s’agit de la cinquième baisse mensuelle consécutive de cet indice. Lequel a atteint son niveau le plus bas depuis juillet 2021, a rappelé l’organisation. Alain Bouithy

Révision à la baisse de l’utilisation et des stocks de céréales en 2022-2023

Révision à la baisse de l’utilisation et des stocks de céréales en 2022-2023

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a revu à la baisse ses prévisions concernant la production de céréales au titre de l’année 2022. « La production mondiale de céréales devrait baisser cette année de 38,9 millions de tonnes, soit 1,4%, par rapport à l’année précédente », a estimé l’agence onusienne dans son récent Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales publié en début du mois de septembre. L’importante révision à la baisse des prévisions de la FAO intervient suite à la sécheresse persistante observée dans les pays de l’hémisphère Nord, a indiqué la FAO, soulignant que la plus grande partie de cette révision est à mettre au compte des céréales secondaires. Selon l’organisation internationale, la production mondiale de ceux-ci devrait s’établir à 1483 millions de tonnes, soit 17,9 millions de tonnes de moins que ce qui était prévu en juillet et une baisse de 1,8% (26,8 millions de tonnes) par rapport à 2021. Cette baisse prévue des céréales secondaires concerne principalement la production de maïs dans l’Union européenne, de maïs aux Etats-Unis d’Amérique  ainsi que de l’orge et du sorgho dans l’Union européenne et aux États-Unis d’Amérique. Dans un communiqué, l’agence indique cependant avoir « relevé ses prévisions concernant la production mondiale de blé par rapport au dernier rapport de juillet, lesquelles ont été portées à 777 millions de tonnes (soit une baisse négligeable par rapport à 2021) au vu de la récolte record attendue en Fédération de Russie et des conditions météorologiques favorables en Amérique du Nord ». Les experts de la FAO estiment, par contre, que la production mondiale de riz devrait accuser un repli de 2,1% par rapport à son niveau record atteint en 2021, suite principalement aux effets de la répartition inégale des pluies en Asie du Sud, notamment en Inde et au Bangladesh. « Depuis juillet, la FAO a abaissé de 6 millions de tonnes ses prévisions concernant la production mondiale pour 2022, laquelle devrait s’établir à 514,5 millions de tonnes (en équivalent riz usiné), soit un recul de 2,1% par rapport à un niveau record de 2021 », a relevé l’agence onusienne constatant toutefois que la récolte demeure encore au-dessus de la moyenne. Suite à toutes ces variations, les experts de la FAO estiment à présent que l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 devrait atteindre 2792 millions de tonnes, tandis que les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2023 devraient se contracter de 2,1% et s’établir à 845 millions de tonnes. Dans le détail, « les prévisions de la FAO concernant l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 ont été abaissées de 5,1 millions de tonnes depuis juillet et s’établissent à 2792 millions de tonnes », a expliqué la FAO estimant que cela représente un fléchissement négligeable de 0,1% (2,8 millions de tonnes) par rapport au niveau de 2021-2022. Quant aux prévisions concernant les stocks mondiaux de céréales, les données montrent qu’elles ont été réduites de 9,3 millions de tonnes, depuis juillet ; au point que les stocks devraient descendre à 845 millions de tonnes, soit une baisse de 2,1% (18,5 millions de tonnes) par rapport à leurs niveaux d’ouverture. Ainsi que le déduit la FAO, dans son bulletin sur l’offre et la demande de céréales, « le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial devrait légèrement reculer et s’établir à 29,5% (contre 30,9% en 2021-2022) ». L’organisation note toutefois que ce niveau est encore relativement élevé du point de vue historique. Selon toujours les prévisions de l’organisation onusienne, « les échanges mondiaux de céréales devraient fléchir de 1,9% en 2022-2023 (juillet-juin) par rapport à la période précédente et atteindre 469,6 millions de tonnes ». Alain Bouithy

Les prix des produits alimentaires poursuivent leur trend baissier à l’échelle mondiale

Les prix des produits alimentaires poursuivent leur trend baissier à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur trend baissier à fin août pour le cinquième mois d’affilée, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pours l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon l’organisation internationale, le baromètre des prix mondiaux des denrées alimentaires continue de fléchir, reflétant la baisse des cours de la plupart des produits de référence au titre du mois dernier. L’agence onusienne a toutefois noté que l’Indice FAO des prix des produits alimentaires, qui s’est établi en moyenne à 138,0 points en août, soit une baisse de 1,9% par rapport au mois de juillet, est tout de même resté à un niveau supérieur de 7,9% à sa valeur d’il y a un an. Dans le détail, les données recueillies par l’organisation montrent que les prix des céréales ont accusé un recul de 1,4% par rapport au mois précédent.Ce repli s’explique principalement par la «baisse de 5,1% des prix internationaux du blé due à l’amélioration des perspectives de production en Amérique du Nord et en Fédération de Russie, ainsi qu’à la reprise des exportations en partance des ports ukrainiens de la mer Noire», a indiqué la FAO dans son rapport. Selon le document rendu public récemment, au cours du même mois, les cours du riz sont globalement restés stables, tandis que ceux des céréales secondaires ont légèrement progressé, de 0,2%. A noter que «le raffermissement des prix mondiaux du maïs dû aux conditions de culture chaudes et sèches dans l’Union européenne et aux États-Unis d’Amérique a été compensé par le fléchissement des prix de l’orge et du sorgho», a précisé la FAO de même source. Concernant la production de céréales en 2022, l’institution internationale table sur une baisse de 38,9 millions de tonnes de la production mondiale de céréales, correspondant à un recul de 1,4%, par rapport à l’année précédente. Dans son rapport, il ressort en outre que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a reculé de 3,3% par rapport à juillet et s’est établi à un niveau légèrement en dessous de celui d’août 2021.«La poursuite de la baisse de l’indice s’explique par le recul des prix mondiaux des huiles de palme, de tournesol et de colza, qui a plus que compensé la hausse des cours de l’huile de soja», selon la FAO. Sous l’effet d’un accroissement des disponibilités exportables en Indonésie, les prix internationaux de l’huile de palme ont reculé pour le cinquième mois consécutif, a fait savoir l’organisation. Tandis que ceux de l’huile de soja ont augmenté modérément sur fond de craintes quant aux répercussions des conditions météorologiques défavorables sur la production aux Etats-Unis d’Amérique, a-t-elle constaté. En s’établissant en moyenne à 143,5 points en août, soit 3,0 points, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a perdu 2,0% au cours du mois dernier. Il n’empêche qu’il affiche encore une valeur supérieure de 23,5 pour cent à celle d’août 2021, a noté l’organisation dans son rapport. Notons que «les prix mondiaux du fromage ont enregistré leur dixième hausse mensuelle consécutive, tandis que ceux du lait se sont affaiblis dans un contexte d’augmentation de l’offre en provenance de Nouvelle-Zélande, malgré une baisse de la production en Europe occidentale et aux États-Unis d’Amérique», a expliqué la FOA. Avec une en moyenne de 122,7 points en août, soit 1,8 point, l’Indice FAO des prix de la viande a pour sa part fléchi de 1,5% par rapport à juillet, tout en maintenant en hausse de 8,2% par rapport à sa valeur d’il y a un an. Dans un contexte de disponibilités exportables abondantes au niveau mondial, les données montrent que «les cours internationaux de la volaille ont baissé en août, tandis que les prix de la viande bovine ont baissé en raison d’une demande intérieure faible dans certains des principaux pays exportateurs». Quant aux cours de la viande porcine, tout porte à croire qu’ils ont progressé au titre du même mois d’août. En n’atteignant qu’une valeur moyenne de 110,4 points en août, l’Indice FAO des prix du sucre a cédé 2,4 points (2,1%) par rapport au mois de juillet, traduisant ainsi la quatrième baisse mensuelle consécutive de l’indice (lequel avait atteint son niveau le plus bas depuis juillet 2021). La baisse de l’Indice FAO des prix du sucre s’explique principalement par «l’effet du relèvement du plafond des exportations en Inde et de la baisse des prix de l’éthanol au Brésil», selon la FAO. Alain Bouithy

Nette baisse des prix mondiaux des produits alimentaires en juillet

Nette baisse des prix mondiaux des produits alimentaires en juillet

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont enregistré une nette baisse en juillet dernier, selon un récent rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Tiré vers le bas par les huiles végétales et les produits laitiers, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est rétracté par rapport au mois précédent.  En effet, il s’est établi en moyenne à 140,9 points en juillet, soit une baisse de 8,6% par rapport à juin. Ainsi que l’a souligné l’agence onusienne dans son rapport, « il s’agit de sa quatrième baisse mensuelle consécutive depuis qu’il a atteint, plus tôt dans l’année, son niveau le plus haut jamais enregistré ». Cependant, et comme l’a fait également remarquer l’organisation internationale dans ledit document, l’indice FAO des prix des produits alimentaires – qui permet de suivre l’évolution mensuelle des prix internationaux d’un panier de produits alimentaires couramment échangés- « est néanmoins resté supérieur de 13,1% à sa valeur de juillet 2021 ». Quoi qu’il en soit, et du point de vue de l’accès aux aliments, il est évident que «la baisse des prix des produits alimentaires, qui avaient atteint des niveaux très élevés, est positive », a estimé l’économiste en chef de la FAO, Maximo Torero. Quand bien même « de nombreuses incertitudes demeurent, notamment les prix élevés des engrais et leurs potentielles incidences sur la production et les moyens de subsistance des agriculteurs à l’avenir, les perspectives économiques mondiales sombres et les fluctuations des taux de change, menacent sérieusement la sécurité alimentaire mondiale», a-t-il reconnu. Les prix des principales céréales et des huiles végétales enregistrent une baisse à deux chiffres, selon la FAO. Dans le détail, les données recueillies par l’organisation montrent que l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est affaissé de 19,2% en juillet, après s’être  établi en moyenne à 171,1 points, soit une baisse de 40,7 points. Il tombe ainsi à son niveau le plus bas depuis 10 mois. « Ce net recul est principalement dû à la chute des prix mondiaux des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol », selon l’agence onusienne notant que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur quatrième baisse mensuelle consécutive en juillet. « Les cours de tous les types d’huile ont chuté, en raison des abondantes disponibilités exportables prévues en Indonésie pour ce qui concerne l’huile de palme, de la nouvelle récolte abondante d’huile de colza qui est prévue et d’une demande d’huile de soja qui est restée atone », a-t-elle ajouté. Restons dans ce rayon pour souligner que les prix de l’huile de tournesol ont eux aussi accusé une baisse marquée, dans un contexte de demande mondiale à l’importation limitée, malgré les incertitudes persistantes quant à la logistique dans la région de la mer Noire. Les experts de la FAO sont persuadés que la baisse des prix du pétrole brut a également tiré les valeurs des huiles végétales vers le bas. En affichant une valeur moyenne de 147,3 points en juillet, soit une chute de 19,1 points, l’indice FAO des prix des céréales a cédé 11,5% au cours du mois dernier. Mais à en croire l’organisation, il reste tout de même en hausse de 16,6% (21,0 points) par rapport à sa valeur de juillet 2021. Il est à noter que « les prix de toutes les céréales représentées dans l’indice ont chuté, la plus forte baisse étant à mettre au compte des prix mondiaux du blé, qui perdent pas moins de 14,5% », a relevé la FAO. Ce recul s’est produit « en réaction à l’accord conclu entre l’Ukraine et la Fédération de Russie au sujet du déblocage des principaux ports de la mer Noire et du fait de l’arrivée des disponibilités saisonnières issues des récoltes en cours dans l’hémisphère Nord », a expliqué l’organisation. Soulignons également le recul des prix mondiaux des céréales secondaires  et du maïs qui ont cédé respectivement 11,2% et 10,7% en juillet, suite en partie à l’accord concernant la mer Noire, ainsi qu’à l’accroissement des disponibilités saisonnières en Argentine et au Brésil. Quant aux prix internationaux du riz, l’agence onusienne annonce qu’ils ont également enregistré leur première baisse en 2022. S’agissant de l’indice FAO des prix du sucre, les chiffres révèlent qu’il s’est établi en moyenne à 112,8 points en juillet, soit un recul de 4,4 points. Il s’est ainsi rétracté de 3,8% par rapport au mois de juin, a fait savoir la FAO notant qu’il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive de cet indice, qui atteint son niveau le plus bas depuis cinq mois. Comme l’a souligné la FAO dans son rapport, ce recul intervient « sur fond d’inquiétudes en ce qui concerne la demande future compte tenu du nouveau ralentissement de l’économie mondiale qui est attendu et en raison de l’affaiblissement du real brésilien et d’une baisse des prix de l’éthanol qui a donné lieu à une production de sucre plus importante que prévu au Brésil au cours du mois de juillet ». D’après la même source, la baisse des prix mondiaux du sucre pourrait être aussi influencée par « les informations indiquant une hausse des exportations et des perspectives de production favorables en Inde » ; tandis que le temps chaud et sec dans l’Union européenne a empêché une baisse plus nette des prix. Affichant une valeur moyenne de 146,4 points en juillet, soit 3,8 points de moins qu’en juin, l’indice FAO des prix des produits laitiers a cédé 2,5% en glissement mensuel. Mais pour les auteurs du rapport de la FAO, tout indique que ce niveau reste supérieur de 29,7 points (25,4%) à celui du mois de juillet de l’année dernière. Alors que les prix des laits en poudre et du beurre ont accusé une baisse en juillet dernier, les données de la FAO montrent que ceux du fromage sont restés stables grâce à la demande observée dans les destinations touristiques européennes. En recul de 0,5% par rapport à juin, l’indice FAO des prix de la viande a régressé « du fait de l’affaiblissement de la demande à l’importation de viandes bovine, ovine et porcine », a expliqué l’organisation internationale. En raison d’une solide demande

Baisse des prix des céréales, des huiles végétales et du sucre à l’échelle internationale

Baisse des prix des céréales, des huiles végétales et du sucre à l’échelle internationale

Les prix des céréales, des huiles végétales et du sucre ont reculé à l’échelle mondiale à fin juin, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ceux des produits laitiers et de la viande ont en parallèle augmenté, a constaté la FAO notant que le baromètre des prix mondiaux des denrées alimentaires a légèrement fléchi pour le troisième mois consécutif. En effet, «l’indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une valeur moyenne de 154,2 points en juin 2022, soit un recul de 2,3% par rapport à mai», a affirmé l’organisation internationale précisant toutefois qu’il est encore en hausse de 23,1% par rapport à juin 2021. Comme le fait remarquer l’économiste en chef de la FAO, Máximo Torero Cullen, «les facteurs qui ont tiré les prix mondiaux vers le haut en premier lieu continuent de peser». Ce dernier fait allusion, en particulier, à la forte demande mondiale, aux conditions météorologiques défavorables dans certains des principaux pays producteurs, aux coûts élevés de la production et du transport et aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement dues à la Covid-19. A tous ces facteurs « s’ajoutent les incertitudes découlant de la guerre qui se déroule actuellement en Ukraine», a-t-il souligné. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 166,3 points en juin, soit une baisse de 4,1% par rapport au mois de mai, a fait savoir la FAO constatant qu’il reste toutefois en hausse de 27,6% par rapport à sa valeur de juin 2021. Bien qu’en chute de 5,7% en juin dernier, les prix internationaux du blé affichaient encore une valeur supérieure de 48,5% à celle de l’année dernière au même mois, a indiqué l’institution dans son rapport. Qu’à cela ne tienne, «le recul constaté en juin s’explique par la disponibilité saisonnière de nouvelles récoltes dans l’hémisphère nord, l’amélioration des conditions de culture dans certains des principaux pays producteurs et le relèvement des perspectives de production en Fédération de Russie». Quant aux prix internationaux des céréales secondaires, les données montrent qu’ils ont accusé un recul de 4,1%, tout en gardant leur valeur supérieure de 18,4% à celle d’il y a un an. A noter que la baisse en glissement mensuel des prix mondiaux du maïs (-3,5%) s’explique par l’accroissement des disponibilités saisonnières en Argentine et au Brésil et de l’amélioration des conditions de culture aux Etats-Unis d’Amérique. En s’établissant en moyenne à 211,8 points en juin, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a enregistré une baisse de 7,6% par rapport au mois précédent. Selon l’agence onusienne, «les prix mondiaux de l’huile de palme ont fléchi sous l’effet de la hausse saisonnière de la production dans les principaux pays producteurs et de l’accroissement des disponibilités prévu en Indonésie». Les données recueillies par la FAO montrent en outre que ceux de l’huile de tournesol et de l’huile de soja se sont inscrits en baisse, suite au fléchissement de la demande mondiale à l’importation du fait de la hausse des coûts. En recul de 2,6% par rapport au mois de mai, l’Indice FAO des prix du sucre a pour sa part affiché une valeur moyenne de 117,3 points au titre du sixième mois de l’année. Ainsi que le relève la FAO dans son rapport, «il s’agit de la deuxième baisse mensuelle consécutive de l’indice, qui a atteint son niveau le plus bas depuis février, notamment parce que les perspectives concernant les disponibilités mondiales sont favorables». Aussi, tout porte à croire que le ralentissement de la croissance économique mondiale a également pesé sur la demande et les prix internationaux du sucre, ont estimé les experts de l’organisation. Rappelons que les prix internationaux de la viande et des produits laitiers ont marqué une tendance opposée à celle affichée par ceux des céréales, des huiles végétales et du sucre. En effet, selon les experts de l’agence onusienne, l’indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 124,7 points en juin, soit 1,7% de plus qu’en mai, atteignant ainsi un nouveau niveau record et dépassant de 12,7% sa valeur de juin 2021. Il ressort des données analysées que «les prix mondiaux de tous les types de viande ont augmenté, notamment ceux de la volaille, qui ont nettement progressé et ont atteint un niveau record, du fait du resserrement persistant des disponibilités mondiales dû à la guerre en Ukraine et de l’apparition de foyers de grippe aviaire dans l’hémisphère nord», a indiqué l’organisation. De son côté, l’indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré une valeur moyenne de 149,8 points en juin, soit 4,1 points (1,8%) de plus qu’en mai et un niveau supérieur de 24,9% à celui de juin 2021, a fait savoir la FAO relevant que  les prix internationaux de tous les produits laitiers ont augmenté en juin denier. Pour l’institution, «la plus forte hausse est à mettre au compte des prix du fromage, laquelle s’explique principalement par l’envolée de la demande à l’importation sur le marché au comptant sur fond de craintes quant à une baisse des disponibilités plus tard dans l’année». En raison d’une forte demande à l’importation et de la faiblesse persistante de l’offre mondiale, l’organisation des Nations unies a indiqué que les prix mondiaux du lait en poudre ont augmenté au cours de la même période.  Alain Bouithy

Record attendu du coût mondial des importations alimentaires

Record attendu du coût mondial des importations alimentaires

Le coût des importations alimentaires dans le monde devrait fortement augmenter cette année, selon un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La facture pourrait atteindre la somme record de 1800 milliards d’USD, a annoncé l’agence onusienne dans la dernière édition des Perspectives de l’alimentation. « Cette hausse attendue s’explique en premier lieu par l’envolée des prix et des frais de transport plutôt que par l’augmentation des volumes », a indiqué l’institution dans sa publication semestrielle déplorant que bon nombre de pays vulnérables dépensent davantage sans toutefois recevoir plus de nourriture. Les estimations de l’organisme international montrent que « les dépenses mondiales d’importations alimentaires devraient enregistrer une hausse de 51 milliards d’USD par rapport à 2021, dont 49 milliards du seul fait de la progression des prix ». D’après les experts de l’agence, les graisses animales et les huiles végétales sont à elles seules le plus important poste de dépense sur les factures d’importation à la hausse attendues en 2022.  Les données montrent qu’elles sont talonnées par les céréales pour les pays développés, a souligné dans son rapport l’organisation basée à Rome. « Dans l’ensemble, les pays en développement réduisent les importations de céréales, de graines oléagineuses et de viande, ce qui témoigne de leur incapacité à faire face à l’augmentation des prix », a constaté la FAO. D’après les prévisions des experts de la FAO, les pays les moins avancés (PMA) subiront cette année une contraction de 5% de leur facture d’importations alimentaires. L’Afrique subsaharienne et le groupe des pays en développement importateurs nets de produits alimentaires devront pour leur part voir le total grimper en dépit d’un recul des volumes importés, selon le rapport. Pour les auteurs dudit rapport, le constat a de quoi inquiéter. Et pour cause : ces signes sont alarmants du point de vue de la sécurité alimentaire et  « indiquent que les importateurs ont du mal à financer ces coûts internationaux toujours plus élevés », a expliqué l’organisation craignant que cela  annonce peut-être la fin de leur résilience face à la hausse des prix. Pour l’économiste Upali Galketi Aratchilage, qui a coordonné cette édition du rapport des Nations unies sur les Perspectives de l’alimentation, du fait de la flambée du prix des intrants, des inquiétudes à l’égard de la météo et de l’instabilité croissante des marchés due à la guerre en Ukraine, « les dernières prévisions de la FAO vont dans le sens d’un resserrement des marchés alimentaires et de montants inédits pour les factures d’importations d’aliments». Pour faire face à cette situation, l’organisation onusienne propose un mécanisme de financement des importations alimentaires visant à apporter un appui en matière de balance des paiements aux pays à faible revenu les plus dépendants des importations alimentaires, dans le but de préserver leur sécurité alimentaire. Il est à noter que les Perspectives de l’alimentation présentent les analyses de la FAO sur les tendances en matière d’offre et de demande dans les marchés des principales denrées alimentaires de la planète, dont les céréales, les cultures oléagineuses, le sucre, la viande, les produits laitiers et le poisson. Comme le souligne l’organisation, cette publication semestrielle analyse également les tendances des marchés à terme et des coûts d’acheminement des produits alimentaires. Précisons que la nouvelle édition du rapport comporte aussi « deux chapitres spéciaux consacrés au rôle du rebond des prix des intrants agricoles, notamment le carburant et les engrais, et aux risques que la guerre en Ukraine fait peser sur les marchés mondiaux de produits alimentaires », a fait savoir la FAO. Alain Bouithy

L’envolée des prix des huiles végétales et du maïs s’estompe à l’échelle mondiale

L’envolée des prix des huiles végétales et du maïs s’estompe à l’échelle mondiale

Répit. Les prix mondiaux des produits alimentaires ont amorcé un repli au cours du mois d’avril 2022, à la suite principalement du léger recul des prix des huiles végétales et des céréales, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Après leur envolée au mois précédent, les prix des huiles végétales et du maïs ont affiché une légère baisse. Quant à ceux du riz, de la viande, des produits laitiers et du sucre, ils se sont accrus  légèrement au cours de la même période, a indiqué l’agence onusienne dans un nouveau rapport. Malgré ce recul, les données recueillies par l’institution internationale laissent cependant apparaitre une dégradation des perspectives concernant les échanges mondiaux. Quoi qu’il en soit, « l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une valeur moyenne de 158,5 points en avril 2022, soit une baisse de 0,8% par rapport au niveau record atteint en mars », a constaté l’agence dans son rapport précisant qu’il était encore en hausse de 29,8% par rapport à son niveau d’avril 2021. Dans le détail, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a baissé de 5,7% en avril. D’après les données analysées, il efface près d’un tiers de la hausse enregistrée en mars, mais reste bien supérieur à son niveau enregistré un an auparavant. « Cette baisse s’explique par le recul des prix des huiles de palme, de tournesol et de soja, qui a plus que compensé la hausse des cours de l’huile de colza », a expliqué la FAO. Sous l’effet de la faiblesse des importations mondiales due aux coûts élevés, ainsi que de l’affaiblissement des perspectives concernant la demande en Chine, les prix internationaux de l’huile de palme ont pour leur part accusé un retrait modéré en avril dernier. Si le léger recul de l’indice est le bienvenu, en particulier pour les pays à faible revenu et à déficit vivrier, l’Économiste en chef de la FAO, Máximo Torero Cullen, note cependant que « les prix des produits alimentaires restent proches de leurs plus hauts niveaux atteints récemment, en raison du resserrement persistant du marché ». Ce qui, a-t-il estimé, « met à mal la sécurité alimentaire des plus vulnérables dans le monde entier». Tiré vers le bas par une baisse de 3,0% des prix mondiaux du maïs, l’Indice FAO des prix des céréales a, de son côté, cédé 0,7 point (0,4%) au cours du mois dernier, après avoir affiché une valeur moyenne de 169,5 points en avril. A noter que les prix internationaux du blé, qui se ressentent fortement du blocage prolongé des ports en Ukraine et des craintes suscitées par les conditions de culture aux États-Unis d’Amérique, ont gagné 0,2%, selon l’agence des Nations Unies. La FAO affirme toutefois que cette hausse a été tempérée par l’accroissement des expéditions de l’Inde et un volume d’exportations plus important que prévu en Fédération de Russie. Soutenus par une forte demande en Chine et au Proche-Orient, les prix internationaux du riz ont quant à eux augmenté de 2,3% par rapport à leurs niveaux de mars. L’Indice FAO des prix du sucre a progressé de 3,3% au cours de cette même période. Des données montrent qu’il a affiché une valeur moyenne de 121,8 points en avril, correspondant ainsi à une augmentation de 3,9 points depuis mars. Selon les explications de la FAO, cette évolution est justifiée par « la hausse des prix de l’éthanol et de craintes au sujet du lent démarrage de la récolte de 2022 au Brésil, le premier exportateur mondial de sucre ». Dans son rapport, l’agence onusienne note toutefois que des disponibilités plus importantes que prévu en Inde, exportateur majeur de sucre, ont renforcé les perspectives mondiales en matière d’offre et ont empêché une hausse plus substantielle des prix. S’agissant de l’Indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 121,9 points en avril, enregistrant ainsi une hausse de 2,2% (2,7 points) par rapport au mois précédent et atteignant du coup un nouveau niveau record. Une évolution due à la hausse des prix de la volaille, de la viande de porcins et de la viande de bovins. Comme l’explique l’agence, « les perturbations qui touchent les exportations de l’Ukraine et la propagation de la grippe aviaire dans l’hémisphère Nord ont eu des incidences sur les prix de la volaille », tandis que les prix de la viande d’ovins ont affiché une valeur moyenne légèrement plus faible. En s’établissant en moyenne à 147,1 points en avril, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a progressé de 0,9%, soit 1,3 point, de plus qu’en mars. Il s’agit de la huitième hausse mensuelle consécutive de l’Indice qui s’établit ainsi à 28,0 points (23,5%) de plus que sa valeur enregistrée il y a un an, a fait savoir la FAO. Selon elle, « en avril, la tendance haussière des prix des produits laitiers s’est poursuivie, sous l’effet d’un resserrement persistant des disponibilités mondiales, car la production laitière en Europe de l’Ouest et en Océanie a continué d’afficher des résultats en dessous de ses niveaux saisonniers ». A noter que la plus forte hausse est à mettre au compte des prix internationaux du beurre, dont la demande s’est envolée du fait de la pénurie actuelle d’huile de tournesol et de margarine, a conclu l’agence. Alain Bouithy