Congo-Enseignement supérieur : l’Université catholique de Liambou au Congo sur la rampe de décollage

L’université catholique de Liambou au Congo-Brazzaville a amorcé sa phase expérimentale en attendant sa très prochaine inauguration au lendemain de la récente visite du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso. Cent vingt et un étudiants y suivent déjà des cours dans les domaines des Géo-sciences, de l’Informatique, des mathématiques, de physique, de la chimie et de biologie. Une réunion a eu lieu après la visite des lieux du Premier ministre, au cours de laquelle quelques aspects du projet, parmi lesquelscelui du transport des étudiants et la facilitation du passage au péage pour les membres de la communauté universitaire ont été évoqués. Le Premier ministre a rappelé à cette occasion l’existence d’un accord-cadre avec l’église tout en promettant de voircomment le gouvernement pourrait continuer à accompagner le fonctionnement de cette université. Il a de ce fait ajouté que cette université bénéficiera de l’aménagement d’une voie d’accès, de la construction de résidences et de l’installation des infrastructures sportives. Cette structure est en outre le fruit de la coopération entre l’Etat congolais, l’Eglise catholique et la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) au sein du consortium pétrolier de l’exploitation Moho-Nord. Il est à souligner que cette université qui s’impose dans le département du Kouilou, précisément à Liambou, a procédé à l’ouverture de ses portes le 19 mars 2024 au cours d’une rencontre à saint Charles Lwanga de Pointe-Noire. Le projet de construction de cette université a vu le jour avec le soutien de l’Etat congolais. Elle devrait disposer de trois facultés mais ne tourne actuellement qu’avec la faculté des sciences et technologie. Florent Sogni Zaou
Congo-Enseignement supérieur : Le budget 2024 de l’Université Sassou N’Guesso arrêté à plus de 11 milliards FCFA

Le comité de direction de l’Université Denis Sassou N’Guesso (UDSN) a arrêté, le 4 juillet 2023 à Kintélé, au nord de Brazzaville, le budget 2023-2024, en recettes et en dépenses à la somme de 11 milliards 605 121 240 F CFA. Ce montant est en augmentation de 10,69% par rapport à celui de l’année académique 2022-2023, avec 4 milliards 144 970 040 FCFA pour les charges en personnel, 4 milliards 409 601 200 FCFA pour le pilotage et 3 milliards 050 550 000 FCFA pour la mise en œuvre du Plan stratégique de développement. Le président du comité de direction de cette Université, le Pr Théophile Obenga, a de ce fait demandé à toutes les forces vives du pays de soutenir cette jeune université qui coopère déjà avec l’Ecole d’architecture de Paris, l’Université des sciences de Tokyo et la Chine qui s’apprête à venir y installer un centre d’intelligence artificielle et un centre d’enseignement de l’agriculture. Les participants à ces travaux du comité ont également adopté le principe de l’ouverture de trois programmes de Master au titre de l’année académique 2023-2024. Dès l’année prochaine, cette université aura des Masters en valorisation des bio ressources et déchets à la faculté des sciences appliquées de géosciences ; en aménagement et gestion des écosystèmes pour l’Institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et aménagement et en construction et urbanisme durable pour l’Institut supérieur de l’architecture, de l’urbanisme, bâtiment et travaux publics (ISAUBTP). Le comité de direction a en outre adopté le rapport d’activités 2022, les comptes administratifs et de gestion exercice 2022, le plan de travail budgétisé annuel, le règlement intérieur de l’ISAUBTP, l’organigramme, le calendrier 2023-2024. En ce qui concerne les postes à créer dans les établissements souhaités par le président de l’UDSN, le Pr Ange Antoine Abena, le comité a demandé d’approfondir la réflexion en vue d’un fonctionnement efficient dans les établissements. S’agissant de l’évaluation des accords de coopération et de la première mise en œuvre du Plan stratégique de développement, les membres du comité en ont pris acte. Florent Sogni Zaou
Enseignement supérieur: la Banque mondiale accorde plus de 150 millions de dollars au Sénégal afin d’adapter les compétences enseignées aux besoins du marché de l’emploi

La Banque mondiale annonce avoir approuvé un financement d’un montant de 150 millions de dollars en faveur de la République du Sénégal. Destiné à améliorer la capacité des établissements d’enseignement supérieur du Sénégal à adapter les compétences enseignées aux besoins du marché de l’emploi, ce financement « s’accompagne d’une subvention de 1,9 million de dollars provenant du fonds fiduciaire multi donateurs du partenariat pour l’éducation de la petite enfance (Early Learning Partnership – ELP) », indique l’organisation financière internationale. La Banque mondiale précise dans un communiqué publié récemment que « ce soutien a pour cadre le Projet de l’Enseignement Supérieur Professionnel Orienté Insertion et Réussite des Jeunes (ESPOIR‐Jeunes) ». D’après l’institution, « il est conçu pour améliorer les performances économiques des diplômés de l’enseignement supérieur, conformément aux objectifs de promotion de la croissance inclusive, de la prospérité partagée et de l’égalité des sexes au Sénégal ». Ce financement permet la création de huit institutions dans des régions ciblées par le gouvernement du Sénégal, à l’instar de l’Institut supérieur d’études professionnels (ISEP) de Thiès, financé par la Banque mondiale, selon Keiko Miwa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Cabo Verde, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Sénégal. « Les compétences professionnelles adéquates et pertinentes qu’ils offrent permettront de favoriser une intégration rapide des bénéficiaires au marché du travail. Ce projet devrait avoir un impact positif avec, à court terme, l’inscription de plus de 16 000 étudiants en tant que premières cohortes dans les ISEP nouvellement créés », a-t-il indiqué. Le communiqué précise que les 8 nouveaux ISEP seront édifiés dans des régions aux profils différents en fonction des besoins socio-économiques. D’après Pamela Mulet, Spécialiste éducation et chef d’équipe du projet ESPOIR-Jeunes à la Banque mondiale, ils « prendront en compte le potentiel intrinsèque des zones géographiques de chaque région, des métiers des mines à ceux liés à l’arboriculture fruitière, ou encore à la transformation de produits halieutiques, sans oublier l’industrie textile. L’objectif est de pouvoir répondre à la demande professionnelle locale ». La Banque mondiale assure qu’en plus de la création d’infrastructures, ce projet soutiendra les réformes en cours et prévues de l’enseignement supérieur. Ainsi, explique l’organisation, il devrait améliorer le cadre de gouvernance du secteur tout en accompagnant l’Etat du Sénégal dans ses options stratégiques, notamment l’élargissement de l’accès aux programmes de formation professionnelle tertiaire à court terme et aussi la promotion d’une plus grande utilisation des technologies de l’information dans l’enseignement supérieur. Martin Kam
Maroc/E-learning: Al Akhawayn University décroche la prestigieuse accréditation américaine NECHE pour la seconde fois

L’Université Al Akhawayn a officiellement décroché sa deuxième accréditation de l’organisme américain d’accréditation des institutions universitaires NECHE (New England Commission for Higher Education) pour une durée de 10 ans, a annoncé son Président, Dr. Amine Bensaid. Cette annonce a été faite à l’issue du Conseil d’Administration de cette institution d’enseignement supérieur et de recherche scientifique anglophone, qui s’est tenu récemment à Rabat au sein de Bank Al Maghrib, sous la présidence du Chancelier de l’Université, M. Abdellatif Jouahri. Pour l’université située à Ifrane, « cette distinction dénote de la confiance accordée par NECHE à AI Akhawayn pour sa conformité aux 9 standards établis par NECHE à savoir: mission et objectifs, planification et évaluation, organisation et gouvernance, cursus académique, étudiants, système enseignement-apprentissage et recherche scientifique, ressources institutionnelles, efficacité éducative, ainsi que l’intégrité, la transparence et l’information au public ». Comme cela est rappelé dans un communiqué, NECHE est l’une des agences d’accréditation les plus prestigieuses des États-Unis, accréditant de nombreuses universités de renom, telles que Harvard, MIT, Yale, Brown et d’autres institutions de classe mondiale. C’est dire que l’obtention de la ré-accréditation NECHE pour la période maximale possible de 10 ans est une réalisation majeure pour Al Akhawayn University, mais également une fierté pour notre pays. Il faut dire que Al Akhawayn est la seule université africaine accréditée par NECHE, la seule université non-américaine en Afrique bénéficiant d’une accréditation institutionnelle américaine et qu’elle fait partie de seulement 11 universités accréditées par NECHE en dehors des Etats-Unis. Cette accréditation renforce la position de l’université vis-à-vis du monde de l’enseignement supérieur et de l’écosystème institutionnel américain, confirmant que l’institution et l’offre de l’Université Al Akhawayn respectent exactement les mêmes standards que les meilleures universités américaines, dont les frais de scolarité sont typiquement entre 4 et 5 fois plus élevés que ceux de l’Université Al Akhawayn. Il est évident que cette accréditation vient également conforter la nouvelle vision et choix stratégiques de l’Université, ainsi que sa capacité à les déployer au service des jeunes de la Génération-Z, et au service de l’Entreprise, qui fait face aux fortes transformations du 21ème siècle. «Nous sommes fiers de recevoir la confiance de NECHE pour la plus longue période possible pour cet organisme reconnu comme l’un des meilleurs gardiens du temple de la qualité universitaire aux États-Unis, consacrant ainsi l’excellence académique de l’Université Al Akhawayn, le succès de nos étudiants, la qualité de l’expérience que nous leur offrons, et la contribution que nous apportons à la transformation personnelle qu’ils choisissent de mener durant l’une des phases les plus précieuses de leur vie», a déclaré le Dr. Amine Bensaid, Président de Al Akhawayn University. «Cette réaccréditation témoigne du dévouement et de l’engagement de notre corps enseignant, de notre staff administratif et de nos étudiants à atteindre les plus hauts standards d’excellence» a-t-il ajouté. Pour rappel, le Président d’Al Akhawayn University est également membre du Conseil d’administration du Council of Independent Colleges, conseil américain de quelque 700 universités axées prioritairement sur le développement de la dimension humaine de l’étudiant, quelque soit sa spécialité. Ceci témoigne de l’ADN de l’Université Al Akhawayn et son modèle servant de manière holistique le succès et le bien-être de l’étudiant, et il témoigne de l’intégration et la haute considération dont jouit l’Université Al Akhawayn parmi ses consœurs américaines. Avec CP
Al Akhawayn se veut un véritable facilitateur de la transformation digitale et technologique au Maroc

Dans son dernier rapport, la New England Commission for Higher Education (NECHE), agence qui évalue et accrédite Harvard et Massachusetts Institute of Technology (MIT), a félicité l’Université Al Akhawayn à Ifrane (AUI) pour être une « institution académique reconnue internationalement pour ses pratiques faisant face aux défis de l’enseignement supérieur du 21ème siècle ». NECHE s’est également félicitée que l’Université Al Akhawayn pouvait dorénavant prétendre à une nouvelle phase d’excellence. Quel partenariat entre l’Université Al Akhawayn et la jeunesse marocaine de la Génération-Z (Génération-Alpha ou « Millenials ») pour servir au mieux l’épanouissement de celle-ci et renforcer sa capacité à saisir les opportunités du 21ème siècle? Comment optimiser le potentiel de nos jeunes pour qu’ils jouent des rôles de premier rang et contribuent efficacement à l’innovation et à l’essor du Maroc? C’est ce type de questions qui a orienté le plan stratégique 2020-2025 d’Al Akhawayn. Dans ce cadre stratégique, Al Akhawayn déploie actuellement de nouvelles formations tournées vers le monde de la technologie et du digital. Il s’agit, entre autres, de programmes en intelligence artificielle et robotisation, en transformation digitale, en analyse des Big Data ou encore en Fintechs (technologies pour le secteur financier). Au-delà de la mise en place de ces programmes qui répondent aux nouveaux besoins des entreprises et du marché de l’emploi, Al Akhawayn développe également des projets basés sur des technologies dites AVR, basées sur la réalité virtuelle, et accompagne tous ces programmes par une augmentation constante des capacités de ses bibliothèques numériques. Outre les 38 bases de données numériques internationales et les 230.000 livres électroniques et les centaines de milliers d’articles scientifiques auxquels les étudiants d’Al Akhawayn ont accès, l’Université vient de signer un nouvel accord avec le British Council qui donne à ses étudiants un accès gratuit à une collection supplémentaire et unique de 120.000 livres électroniques et audio, vidéos, podcasts, journaux et magazines. Al Akhawayn est ainsi la première université marocaine à passer un tel accord avec le British Council. Toujours dans le même objectif, l’Université Al Akhawayn passe à une vitesse supérieure pour booster l’innovation et l’entreprenariat de ses étudiants. Sa School of Business Administration vient de nouer un partenariat avec Africa Business School, Columbia University Engineering School, Columbia University Business School, Impact for Development et Open Start up International pour lancer la première édition de « Open Startup Morocco ». Il s’agit d’une plateforme pour l’innovation et le renforcement des capacités grâce à l’éducation entrepreneuriale et aux échanges interculturels entre les écosystèmes des startups aux États-Unis et au Maroc. Ce programme vise aussi à rassembler des équipes d’étudiants à fort potentiel issus d’institutions publiques et privées marocaines, dans une approche multidisciplinaire et multi-régionale. Par ailleurs, Al Akhawayn est partie prenante du programme Explorer axé sur l’innovation et destiné aux futurs entrepreneurs et innovateurs. Développé par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) en collaboration avec Massachusetts Institute of Technology (MIT) sur la base du Sandbox Innovation Fund Program établi en 2015, Explorer est un cursus qui vise à regrouper une communauté d’innovateurs, d’entrepreneurs et d’éducateurs qui souhaitent avoir un impact sur l’écosystème de l’entrepreneuriat marocain, africain et/ou mondial en faisant progresser les entreprises, la technologie, les produits et les efforts sociaux au sein de leurs écosystèmes.
Congo/ enseignement supérieur : La reprise des cours à compter du 21 septembre 2020

Les participants à la 9ème réunion de la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 ont autorisé, le 4 septembre 2020 à Brazzaville, la reprise des cours dans les établissements d’enseignement supérieur à compter du lundi 21 septembre 2020, en mode présentiel ou à distance ou encore en combinant les deux. Selon les participants, les enseignements se dérouleront en mode présentiel en respectant scrupuleusement le protocole sanitaire qui sera élaboré par le ministère de la santé après consultation du ministère de l’enseignement supérieur et des directions des établissements concernés. Ainsi, la date de la rentrée académique 2020-2021 est fixée au 1er février 2021 et la rentrée scolaire pour les élèves des enseignements général, technique et professionnel aura lieu le 12 octobre 2020. Les cours en présentiel seront dispensés dans le strict respect du protocole sanitaire révisé par le ministère de la santé après concertation avec les ministères en charge des enseignements général et technique et autoriser l’organisation de l’enseignement à distance, à tous les niveaux de l’école primaire, du collège et du lycée, dans les grandes villes du pays notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire. La réouverture des frontières aériennes. Abordant la question de la réouverture des frontières aériennes, il a été certifié qu’elles ont été effectivement rouvertes le 24 août 2020. Les ministères en charge de l’intérieur, des transports et de la santé ont mis en place les conditions nécessaires à la reprise optimale des vols internationaux aux aéroports de Brazzaville et de Pointe-Noire. La task-force a noté à cet effet que quatre transporteurs aériens internationaux, à savoir, Air-France, Air-Ivoire, Asky et Ethiopian Airlines relient déjà le Congo à différentes destinations à travers le monde. Ils ont révélé qu’à la date du 1er septembre 2020, vingt et un vols internationaux ont été effectués dont 14 depuis Brazzaville. Cependant, deux circulaires du ministère de la santé, datant du 24 août 2020, précisent les modalités de dépistage pour les voyageurs se rendant à l’étranger et pour ceux entrant au Congo. Elles indiquent que tout voyageur désirant se rendre à l’étranger est tenu d’effectuer un test RT-PCR dans les délais requis par le pays de destination. Les prélèvements et l’analyse se feront dans les laboratoires agréés par le ministère. La circulaire rappelle que le prix du test est de 20.000 francs cfa. En outre, les passagers arrivant au Congo munis d’un test RT-PCR négatif, datant de moins de 72 heures, sont dispensés d’un dépistage à l’arrivée pendant que ceux présentant un test RT-PCR daté de plus de 72 heures ou n’ayant pas de résultat de test RT-PCR sont obligatoirement dépistés à leur arrivée à l’aéroport. Les autorités congolaises ont constaté que la maladie continue de se propager dans le pays à un rythme plutôt modéré. Le nombre de décès demeure faible. Le nombre de personnes guéries est plus important. A ce stade, Jacqueline Lydia Mikollo, ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement a informé qu’à la date du 4 septembre 2020, les chiffres de la pandémie au Congo présentent 4856 positifs depuis le 14 mars, 3882 guéris, 882 cas actifs et 82 décès soit un taux de létalité de 1,7%. Elle a rappelé que Brazzaville et Pointe Noire continuaient à concentrer l’essentiel des cas, évoquant l’existence de foyers de contagion à l’intérieur du pays, notamment à Pokola (Sangha), à Ewo dans la Cuvette-Ouest, dans la Bouenza et à Owando dans la Cuvette. Elle a dit en substance que ces «clusters» sont suivis avec une extrême attention par les services sanitaires. La situation économique et sociale du pays. Le ministre d’Etat Gilbert Ondongo a informé les membres de la Coordination Nationale que l’enracinement de l’épidémie de Covid-19, avait des conséquences négatives sur les plans économique et social. Selon lui, l’économie peine à retrouver ses marques de 2018, année au cours de laquelle elle avait enregistré une croissance (+1,1%) après deux années consécutives de récession (-0,2% en 2017 et -2,8% en 2016). Il a annoncé que la situation sociale, appréhendée à travers l’emploi, la santé, l’éducation et les conditions de vie en général, tend à se dégrader jour après jour. Avec une économie quasiment à l’arrêt, le social en paie le prix le plus fort. Le chômage ne cesse d’augmenter, y compris dans le secteur informel fortement impacté par la non-reprise de certaines activités comme les boîtes de nuit et autres activités de commerce nocturnes et la baisse continue de la demande. On estime à au moins 30% le pourcentage des activités de l’informel interrompues. Florent Sogni Zaou
Avec près de 40.000 inscrits, les Marocains première communauté estudiantine étrangère en France

Près de 40.000 étudiants marocains poursuivent leurs études en France, soit la première communauté estudiantine étrangère, selon l’Agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité internationale ‘’Campus France’’. Le nombre d’étudiants marocains inscrits dans des établissements français d’enseignement supérieur en 2017/2018 se chiffre exactement à 39.855 étudiants, d’après des chiffres publiés vendredi par Campus France et relayés par le journal Le Monde. La même source observe que les nationalités des étudiants internationaux restent proches de l’année précédente. En revanche, « l’ordre dans ce classement change légèrement : Après le Maroc en première position, c’est l’Algérie qui passe en deuxième position avec 30.521 étudiants, devant la Chine, 3ème avec 30.071 étudiants, tandis que l’Italie gagne une place pour se positionner quatrième avec 13.341 étudiants au détriment de la Tunisie 5ème avec 12.842 étudiants. Par continent, l’Afrique demeure en tête avec 46 % des étudiants internationaux, suivie de l’Europe (25 %), l’Océanie (16 %), du continent américain (9 %) et du Moyen-Orient (4 %). La même source affirme que l’attractivité de la France auprès des étudiants étrangers reste forte : ils étaient 343.400 à choisir l’Hexagone pour étudier en 2017-2018, en hausse de 4,5 % par rapport à l’année universitaire précédente. A l’université, les étudiants étrangers continuent de privilégier les filières sciences et médecine (37 %), suivies des lettres, langues et sciences humaines et sociales (32 %), de l’économie et gestion (20 %) et le droit et les sciences politiques (12 %). Par genre, en 2017-2018, 52,5 % des étudiants internationaux étaient des étudiantes. Une proportion sensiblement la même que l’année précédente. Destination très attractive pour les étudiants étrangers, la France se classe en quatrième position des pays d’accueil des étudiants internationaux, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie et devant l’Allemagne. Elle est également la première destination non-anglophone choisie par les étudiants en mobilité internationale. MAP
Burkina Faso : la Banque mondiale approuve un don de 70 millions de dollars pour soutenir l’enseignement supérieur

La Banque mondiale a approuvé dernièrement un don de 70 millions de dollars, alloué par l’Association internationale de développement (IDA), pour renforcer les institutions d’enseignement supérieur au Burkina Faso. Ce financement permettra au pays d’accroître l’accès et dispenser un enseignement de qualité dans les domaines prioritaires tels que l’agro-industrie, l’entrepreneuriat, le commerce, la santé, les sciences environnementales et le développement durable, a indiqué l’institution internationale soulignant ce don financera également la formation des enseignants aux pratiques modernes d’enseignement des mathématiques et des sciences. Dans un communiqué, elle explique que le Projet d’appui à l’enseignement supérieur découle des recommandations et des enseignements tirés de l’étude économique et sectorielle intitulée « Burkina Faso : développement de l’enseignement post-primaire » de 2017. D’après Cheick Kanté, responsable des programmes de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, « ce projet est en phase avec le Plan national de développement économique et social (PNDES), et aidera le gouvernement du Burkina Faso à renforcer le capital humain, physique, naturel et institutionnel du pays ». La création d’une université virtuelle, l’appui aux institutions d’enseignement supérieur sélectionnées et le renforcement des capacités aussi bien de ces institutions que celles du ministère de tutelle constituent les composantes du projet, a ajouté la BM. Soulignons que l’appui aux institutions d’enseignement supérieur et de recherche se fera notamment par le financement d’acquisition d’équipements et de fournitures de laboratoire, de manuels et de revues scientifiques, la formation des enseignants et le recrutement d’enseignants contractuels nationaux et étrangers, notamment pour constituer une masse critique d’universitaires qualifiés dans des domaines choisis pour lancer des programmes de recherche et de doctorat. La même source indique que le projet veillera à financer le renforcement des capacités dans les domaines des politiques de planification, de contrôle et de gestion des institutions d’enseignement supérieur et de la recherche. Chef d’équipe du projet à la Banque mondiale, Shobhana Sosale explique « le projet vise à réduire le taux d’échec grâce aux méthodes pédagogiques adaptées, aux cursus révisés, à la fourniture des intrants adaptés et à un plus grand nombre d’enseignants qualifiés ». Adrien Thyg