Le WFP met en place une aide alimentaire d’urgence pour les victimes d’Ebola en République Démocratique du Congo

En partenariat avec l’agence de secours internationale Caritas, le WFP a commencé à distribuer de la nourriture aux patients et aux personnes directement touchées par l’épidémie du virus Ebola dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo. Avant la déclarationd’épidémie d’Ebola au Nord-Kivu, le 1er aout, le WFP venait déjà en aide à des centaines de personnes déplacéesen raison du conflit armé dans la province. A Beni, l’épicentre de l’épidémie d’Ebola, 12 000 personnes déplacées ont reçu des rations alimentaires mensuelles du WFP depuis juillet. Compte tenu du virus et des besoins humanitaires supplémentaires, le WFP élargit ses opérations pour inclure les personnes touchées par l’épidémie. WFP fournit de la nourriture aux patients hospitalisés et aux soignants dans les hôpitaux situés dans les villes des Mangina et de Beni. Afin d’atteindre les personnes ayant été en contact avec les personnes affectées et leurs familles, et de limiter les déplacements de populations susceptibles de propager le virus, des vivres sont également distribués dans les villages situés dans les régions touchées par l’épidémie. Quelque 4000 personnes reçoivent un approvisionnement d’un mois en céréales, en haricots, en huile et en sel. Pour mieux répondre aux besoins des personnes gravement malades, le WFP achemine par avion, des biscuits énergétiques à Goma au départ de Dubai. Ces biscuits sont souvent utilisés en cas d’urgence car ils sont légers, faciles à transporter et ne nécessitent pas de cuisine. Depuis la déclaration du 1er aout de la dixième épidémie d’Ebola en RDC en 40 ans au Nord Kivu, le WFP a joué un rôle actif dans l’intervention médicale menée par le Ministère de la Santé et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), notamment en déployant son expertise en logistique. Cette approche a été adoptée lors de l’épidémie récemment survenue dans la province de l’Equateur dans le nord-ouest du pays en mai.Trois entrepôts mobiles ont été déployés à Beni ; sept camions du WFP transportent des médicaments, de la nourriture, des voitures, des motos, des thermomètres, des réfrigérateurs, des tentes, des kits solaires et des matelas vers les centres de traitement. Les spécialistes en aviation du WFP aident à gérer le trafic aérien à destination et en provenance de Beni. Le service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS), géré par le WFP, assure des vols quotidiens entre Goma et Beni. Ils transportent le personnel humanitaire et des cargaisons, y compris des équipements médicaux et de protection ainsi que des unités de télécommunication. « Cette dixième épidémie d’Ebola se propage dans une zone active de conflit armé et de déplacement. Cela pose un risque d’urgence sanitaire régionale impliquant trois pays — la RDC, le Rwanda et l’Ouganda » a déclaré Claude Jibidar, Directeur de pays du WFP en RDC. « Par son assistance alimentaire, son appui aérien et logistique, le WFP s’est engagé à faire encore plus pour sauver des vies et empêcher la propagation de l’épidémie. » Au total, 111 cas de maladie à virus Ebola ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie (83 cas confirmés et 28 cas probables). Plus de 4000 personnes ont été vaccinées jusqu’à présent. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), ce sont des vies sauvées dans l’urgence et des vies transformées par le développement durable. Au PAM, nous intervenons dans plus de 80 pays pour nourrir les millions d’hommes et de femmes touché(e)s par les conflits et les catastrophes, et pour jeter les bases d’un avenir meilleur.
Ebola: la campagne de vaccination des populations à haut risque a démarré au Nord Kivu en RDC

La campagne de vaccination des populations à haut risque a démarré dans la province du Nord-Kivu, a annoncé le Ministère de la santé de la République démocratique du Congo. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les vaccinations ont débuté une semaine à peine après l’annonce d’une deuxième flambée de maladie à virus Ebola dans le pays cette année. Dans un communiqué, l’agence onusienne a indiqué qu’un total de 44 cas, dont 17 cas sont confirmés, ont été notifiés, indiquant que les préparatifs en vue de la vaccination en anneau ont commencé dans la zone de santé de Mangina, située à 30 km de la ville de Beni. La même source a également ajouté qu’« au total de 3220 doses du vaccin rVSV-ZEBOV sont actuellement disponibles dans le pays et des doses supplémentaires ont été demandées. Pendant le processus d’autorisation, un accord entre l’Alliance Gavi et les laboratoires Merck, qui ont mis au point le vaccin, permet de garantir la disponibilité de doses expérimentales supplémentaires du vaccin ». Par ailleurs, le communiqué a indiqué que l’OMS a fourni un soutien logistique afin d’assurer la chaîne de froid et a envoyé les fournitures nécessaires afin de mener à bien la vaccination. « En outre, l’Organisation facilite la négociation des protocoles avec le fabricant et les autorités nationales, et elle apporte une aide afin de dépêcher des équipes d’experts de la vaccination en provenance de Guinée aux côtés du personnel national, qui a commencé à vacciner les populations concernées », peut-on lire sur le site internet de l’OMS. Martin Kam
RD Congo/OMS : le ministère de la santé annonce des cas présumés d’Ebola au Nord-Kivu

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été informée mercredi par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) de la présence de cas présumés d’Ebola au Nord-Kivu. L’annonce faite par les autorités de Kinshasa fait suite aux résultats de laboratoire préliminaires indiquant un groupe de cas de maladie à virus Ebola (MVE) dans cette province du nord-uest de la RDC. Le ministère de la santé de la République démocratique du Congo (RDC) a informé l’OMS que quatre des six échantillons ont été testés positifs au virus Ebola à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Kinshasa. Des tests complémentaires sont en cours. L’annonce a eu lieu un peu plus d’une semaine après que le ministère de la santé de la RDC ait déclaré la fin d’une flambée épidémique dans la province de l’Équateur, située à l’extrême ouest du pays, à environ 2.500 km de la province du Nord-Kivu. « Ebola est une menace permanente en RDC », a déclaré dans un communiqué le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Ce qui ajoute à notre confiance dans la capacité du pays à répondre, c’est la transparence dont le gouvernement a fait preuve une fois de plus », a souligné le Dr Tedros. « En travaillant en étroite collaboration avec le ministère de la santé et ses partenaires, nous combattrons cette crise comme nous l’avons fait la dernière fois », a ajouté le chef de l’OMS. Le gouvernement de la RDC a rapidement fourni des mises à jour publiques sur la situation, publiant des communiqués de presse le 30 juillet et le 1er août. « Puisque nous sortons d’une autre épidémie d’Ebola nous avons maintenu le personnel et l’équipement en place » a pour sa part déclaré le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Ceci nous permet d’engager une riposte immédiate », a-t-elle précisé. Les cas présumés d’Ebola relevés dans une zone de conflit actif La majorité des cas présumés d’Ebola se trouvent dans la zone de santé de Mangina, à 30 kilomètres de la ville de Beni. « Ce nouveau groupe de cas se produit dans un environnement très différent de celui où nous opérions dans le nord-ouest », a déclaré le Dr Peter Salama, Directeur général adjoint de l’OMS pour la préparation aux situations d’urgence et les interventions. « C’est une zone de conflit actif. Le principal obstacle sera d’accéder en toute sécurité à la population touchée ». Densement peuplée, la région du Kivu abrite plus d’un million de personnes déplacées. Avec des frontières communes avec le Rwanda et l’Ouganda, la province du Nord-Kivu connait de nombreux mouvements transfrontaliers du fait des activités commerciales. L’OMS a déclaré qu’elle continuera de travailler avec les pays voisins de la RDC pour s’assurer que les autorités sanitaires soient alertées et prêtes à intervenir.
RDC : l’OMS déclare la fin de la dernière épidémie d’Ébola dans le pays

L’épidémie récente d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est terminée, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en soulignant que la surveillance renforcée du virus continue. L’annonce a été faite par l’agence onusienne 42 jours après que les tests concernant le dernier patient touché par un cas confirmé d’Ebola dans la province de Bas-Uélé se soient révélés négatifs pour la deuxième fois. « Avec la fin de cette épidémie, la RDC a encore une fois prouvé au monde que nous pouvons contrôler le virus très mortel Ebola si nous répondons tôt de manière coordonnée et efficace », a déclaré le nouveau Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Au moins quatre personnes sont mortes et plus de 580 autres ont été recensées et surveillées de près après avoir été en contact avec le virus, a indiqué l’OMS. Le virus a fait son apparition à Likati, « une zone éloignée et difficile d’accès » en bordure de la République centrafricaine et d’autres provinces de la RDC. Les responsables de l’OMS ont déclaré que la réponse à l’épidémie a été « efficace » et ont salué l’alerte en temps rapide par les autorités locales des cas suspects, les tests immédiats d’échantillons de sang en raison du renforcement des capacités des laboratoires nationaux et l’annonce précoce de l’épidémie par le gouvernement. Ils se sont également félicités de la rapidité des activités d’intervention entreprises par les autorités sanitaires locales et nationales avec le soutien solide des partenaires internationaux et de l’accès rapide à un financement flexible. Les responsables nationaux continuent de surveiller le virus et de fournir des soins médicaux aux personnes qui ont pu être en contact avec Ebola. Il s’agissait de la huitième épidémie d’Ebola en RDC, où le virus a été découvert en 1976. Likati est l’une des zones où le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a fourni en mai un soutien technique aux fonctionnaires locaux pour les aider à transmettre des informations vitales sur Ebola aux populations locales. En coordination avec l’OMS, l’UNICEF a également formé des personnes sur la façon d’utiliser le chlore et de désinfecter les foyers pour éviter l’expansion du virus, ainsi que sur la façon de se laver correctement et de réduire la contamination en adaptant les pratiques funéraires locales.
Ebola: la mobilisation s’accélère contre l’épidémie en RDC

Une réunion de coordination et de mobilisation des ressources auprès des partenaires techniques et financiers a été organisée à l’OMS pour faire face à l’épidémie d’Ebola à Likati dans la province du Bas-Uélé, située au nord de la République démocratique du Congo (RDC). Le Représentant de l’OMS en RDC, le Dr Allarangar Yokouidé a réuni les partenaires techniques et financiers (PTF) dans la salle de conférence de l’OMS le samedi 20 mai 2017 pour échanger avec eux sur le processus de la riposte en cours. Au cours de cette réunion, il a tenu à présenter le budget proposé par le Ministère de la Santé Publique à toutes les parties-prenantes pour obtenir l’engagement des uns et des autres en vue d’appuyer les efforts de lutte du Gouvernement contre le très mortel virus hémorragique. Pour rappel, le Ministère de la Santé publique a finalisé son plan de riposte à l’épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE) qui sévit à Likati, avec un budget associé à ce plan chiffré à 14,7 millions de dollars américains. A noter que l’épidémie a déjà fait, à la date du 20 mai 2017, un total de 34 cas suspects avec 4 décès (taux de létalité : 11,76%) dans la zone de santé de Likati (Province du Bas-Uélé, à plus ou moins 1400 kilomètres plus au nord de la RDC). A cette occasion, le Dr Allarangar a indiqué que le but de la réunion entre partenaires techniques et financiers était de ‘‘nous organiser de manière à ce que nous soyons complémentaires dans la réponse en cours et que la contribution de toutes les parties-prenantes soit la plus efficace, coordonnée et transparente possible face à cette urgence sanitaire’’. Il s’agit d’une première réunion entre les PTF depuis la déclaration de l’épidémie de la maladie à virus Ebola par le Ministre de la Santé Publique, le Dr Oly Ilunga Kalenga le 12 mai 2017. ‘‘Les besoins urgents et les défis sont énormes. Qu’il s’agisse de la logistique pour le déploiement des personnels et des équipements et matériels ainsi que des intrants sur le terrain, la recherche active des cas suspects, le suivi des contacts dans des aires de santé éloignées et d’accès difficile, une coordination efficace et transparente par rapport à tout ce que nous apportons en réponse à cette urgence sanitaire est plus que jamais nécessaire dans de telles circonstances,’’ a-t-il ajouté. Il a invité les partenaires à s’impliquer davantage dans les différentes commissions mises en place par le Comité National de Coordination (CNC) piloté par le MSP, ‘‘afin que nos propositions soient à la fois constructives et prises en compte’’. ‘‘Il est très crucial que ce plan de réponse soit le plus cohérent possible, dans un esprit de responsabilité partagée, avec des détails précis concernant par exemple qui fait quoi, dans quelle aire de santé, avec quels moyens et budget, de telle sorte que chaque partenaire peut bien définir son intervention pour ne pas dupliquer les efforts sur le terrain,’’ a insisté pour sa part M. Daniel Carter, Conseiller en santé de DFID en RDC. Dans la foulée, plusieurs propositions ont été formulées par les partenaires. L’UNICEF se dit prêt par exemple à fournir des motos qui sont dans son entrepôt de Goma (Nord-Kivu) pour renforcer la mobilité des mobilisateurs sociaux travaillant dans la communication pour le développement et l’engagement des communautés, mais aussi les équipes qui travaillent dans la recherche active des cas suspects et le suivi des contacts. La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO), le PAM (UNHAS), l’Union européenne (UE) se disent également disponibles et prêts à renforcer la logistique en termes de pont aérien avec des aéronefs pour relier les aires de santé enclavées et faciliter les différentes rotations des personnels et matériels. ‘‘Les trois avions d’ECHOFlight ne peuvent pas assurer l’évacuation médicale, mais la Protection civile peut activer le dispositif d’urgence permettant de renforcer le transport des équipes et des kits médicaux sur le terrain’’, a indiqué pour sa part M. Thomas Dehermann-Roy, Chef de Bureau, ECHO en RDC. ‘‘Les Etats-Unis sont également prêts à fournir la logistique nécessaire en aviation sur zone, pour désenclaver les localités touchées, mais une meilleure cartographie des pistes et leur capacité à accueillir le type d’aéronefs adaptés à ce genre de crise sanitaire,’’ a précisé de son côté M. Raimi Ewetola, Directeur-Pays de CDC en RDC. Parlant à son tour, M. Viviane Nzeusseu de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a offert l’engagement de son organisation à travailler en étroite collaboration avec la Croix-Rouge de la RDC, plus particulièrement sur les aspects de la sensibilisation et des enterrements sécurisés en cas de décès des malades d’Ebola; tandis que la Banque Africaine de Développement (BAD) pourra de son côté apporter le cas échéant, son soutien financier dans certaines interventions sanitaires qui restent encore à préciser au cours de cette épidémie. Le Représentant de l’OMS a demandé que le Dr Ernest Dabiré, Coordonnateur du Cluster Santé en RDC assurant le rôle de Gestionnaire des incidents, puisse canaliser toutes ces propositions et suggestions afin de les mettre en commun de manière conjointe avec le Directeur de cabinet du Ministre de la Santé Publique, désigné comme Gestionnaire des incidents côté Ministère de la Santé Publique, pour une réponse efficace à l’épidémie en cours. Avec l’OMS