DJIBOUTI. LE PETIT TIMONIER

DJIBOUTI. LE PETIT TIMONIER

TRIBUNE. ISMAIL OMAR GUELLEH alias PETIT TIMONIER, Président à VIE de la République de DJIBOUTI, s’est octroyé un nouveau MANDAT avec un score qui frise le RIDICULE (98,59 %). Si l’on s’en tient au résultat de cette MASCARADE électorale, TOUT VA BIEN à Djibouti. Les DJIBOUTIENS peuvent donc ranger leur tapis de prière et leur chapelet puisqu’ils sont déjà au PARADIS. Depuis une décennie, le GANGSTERISME politique revient en force en Afrique. DENIS SASSOU-NGUESSO, le POL POT congolais « réélu » avec 88,40 % de voix , fait des EMULES même sur la CORNE d’Afrique. Désormais tous les regards sont tournés vers le TCHAD où le maréchal en carton IDRISS DEBY ITNO a promis publiquement d’améliorer son score. Il ne serait pas surprenant qu’il atteigne les 100 %. La GUERRE est la PIRE des options. Mais quand des MINORITES s’arrogent le MONOPOLE du pouvoir, le bas peuple est obligé de recourir aux ARMES pour briser les cycles de TYRANIE. L’ALTERNANCE garantit la vitalité DEMOCRATIQUE. Même la FERRAILLE finit par se rouiller. Il faut savoir partir au BON moment. Par Nysymb Lascony

Le Forum Africain des Ports à la rencontre de la corne de l’Afrique

Le Forum Africain des Ports à la rencontre de la corne de l’Afrique

Afin d’accompagner la dynamique et le développement des secteurs portuaire et maritime en Afrique francophone, i-conférences organise la deuxième édition du Forum Africain des Ports les 9 et 10 novembre prochains au Djibouti Palace Kempinski. Ce Forum est organisé en partenariat avec TangerMed S.A, Djibouti Ports and Free Zones Authority, SSATP et Proparco. FAP 2020 confirme ainsi sa vocation régionale en s’invitant à Djibouti, une manière de mettre en avant le rôle central de cette région dans le commerce interafricain et international et son positionnement dans les routes maritimes mondiales. «Nous sommes heureux d’accueillir le FAP 2020 à Djibouti. Ce forum renforcera d’avantage la coopération portuaire entre les pays africains», a déclaré Aboubaker Omar Hadi, Chairman, Djibouti Ports & Free Zones Authority. Le Forum Africain des Ports prendra une nouvelle dimension et un tournant majeur dans sa volonté de renforcer le dialogue et l’échange entre acteurs portuaires africains, tout en élargissant son empreinte. C’est ainsi que l’évènement se tiendra sous un format hybride, en présentiel pour une capacité maximale de 200 personnes et en retransmission virtuelle donnant l’opportunité à des milliers de participants à travers le monde de participer activement à cette édition et d’interagir avec les acteurs africains. FAP Hybride 2020 apporte donc une organisation innovante et sécurisée pour permettre à notre écosystème de se réunir une nouvelle fois, d’échanger et de continuer à networker dans un cadre sécurisé respectant les restrictions sanitaires recommandées par l’OMS. Les participants physiques et les participants en ligne auront la possibilité d’organiser des réunions, d’interagir avec les intervenants, de visiter les stands et d’accéder à tous les panels, keynotes, innovations sessions, démonstrations… sur les deux journées du Forum. «En Afrique nous assistons à une rupture systémique qui est en train de faire entrer le continent dans le siècle digital. En transformant son business modèle, i-conferences souhaite ainsi montrer le chemin» a annoncé Hassan M. Alaoui, Président de i-conferences. FAP 2020 s’inscrit dans une démarche prospective en se focalisant d’une part sur l’impact de la crise Covid-19 sur l’activité maritime et les meilleurs scénarios qui permettront aux ports africains de sortir de cette crise, et d’autre part sur les enjeux des alliances portuaires africaines et la nécessité d’un renforcement des partenariats pour mieux desservir le continent. Cette édition sera aussi une plateforme pour débattre de l’impact du développemental des ports sur l’hinterland, les meilleures approches pour améliorer leur compétitivité et finalement la question cruciale de la digitalisation. Par ailleurs, le FAP permettra d’échanger sur le rôle des ports dans les stratégies de relance économique des pays et sur la création d’emplois. « Aujourd’hui, nous africains pouvons dire qu’on a une locomotive commune sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour créer encore plus d’emplois et plus de richesses aussi bien au niveau logistique qu’industriel », avait ainsi déclaré Fouad Brini, Président de Tanger Med SA, partenaire officiel du Forum Africain des Ports. A cet effet, tous les écosystèmes portuaires et maritimes, africains et internationaux, sont invités à prendre part activement à cette édition afin d’enrichir les débats et discuter des approches visant à transformer les ports africains en réels catalyseurs de la dynamique économique de notre continent.

Djibouti réaffirme son ambition de siéger en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies

Djibouti réaffirme son ambition de siéger en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies

Alors que se tient le 33e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la République de Djibouti réaffirme son ambition, annoncée dès la fin 2016, de siéger en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2021-2022. Cinq des dix membres non permanents du Conseil de sécurité seront élus à l’occasion de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra en juin 2020 à New York. Un de ces cinq sièges revient statutairement à l’Afrique et, selon la tradition de rotation régionale adoptée par l’Union africaine, c’est au tour de l’Afrique de l’Est de postuler. Dans ce contexte, Djibouti conteste formellement le processus mené au sein de l’Union africaine qui a abouti à la candidature concurrente du Kenya. Ce processus s’est déroulé en contravention des règles et des traditions de l’organisation. Djibouti souligne que les textes prévoient que, en cas de candidatures multiples ou d’absence de consensus, les États sont départagés selon deux principes : celui de la dernière rotation et celui de la fréquence. Dans les deux cas de figure, la candidature de Djibouti aurait dû s’imposer. En effet, Djibouti a servi au Conseil de sécurité pour la dernière fois en 1993-1994 et le Kenya en 1997-1998. En outre, Djibouti n’a servi qu’un seul mandat dans toute son histoire (1993-1994) et le Kenya deux mandats (1977-1978 et 1997-1998). Djibouti réaffirme son attachement inconditionnel à l’unité africaine. Mais Djibouti entend aussi rappeler avec fermeté que les règles adoptées démocratiquement entre les États de l’Union africaine doivent s’appliquer à tous. Ces règles et traditions permettent essentiellement de garantir la stabilité et la transparence des processus de candidatures africaines au sein des Nations unies. La candidature de Djibouti est fondamentalement africaine et libre. Du fait de son histoire, Djibouti connait les vertus et les exigences de l’indépendance. Du fait de son parcours, Djibouti propose une ouverture vers une pluralité de partenaires économiques et stratégiques de premier plan pour le continent, de la Chine aux États-Unis, à l’Europe en passant par les pays riverains de la mer Rouge. Du fait de sa situation unique au carrefour des grands courants commerciaux, politiques et diplomatiques, la République de Djibouti a érigé sa neutralité en valeur cardinale. Elle a appris à réconcilier des intérêts parfois divergents. Elle représente enfin une plateforme unique en termes de dialogue, de médiations et de résolution pacifique des conflits. À de multiples reprises, Djibouti a fait les preuves de sa détermination et de sa capacité à coordonner les efforts stratégiques pour la pacification de la Corne de l’Afrique. Le pays est activement engagé dans la lutte contre le terrorisme et dans la sécurisation du commerce maritime au niveau du détroit de Bab el Mandeb. Djibouti s’est aussi résolument impliqué dans la lutte contre la piraterie et pour la protection des réfugiés en accueillant sur son sol nombre de structures d’appui. Outre sa participation à de nombreuses missions de maintien de la paix sous drapeau onusien, le pays s’est engagé depuis le début des années 1990 dans le processus de dialogue et de paix en Somalie avec le déploiement de troupes au travers de l’AMISOM (African Union Mission in Somalia). Cette ambition et cette expérience ne sont pas nouvelles. Djibouti les avait déjà en 1993, lors de son dernier mandat au Conseil de sécurité des Nations unies. Elles n’en sont que renforcées quelque 25 ans plus tard. Ainsi, le 6 février à Addis Abeba, Djibouti présidera pour un mois le Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine, un organe décisionnel permanent de l’Union africaine pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Parmi les sujets abordés à cette occasion figurent particulièrement les crises en Libye et au Soudan du Sud, l’avenir de l’AMISOM, les élections prévues en Somalie, ainsi que la situation sécuritaire en mer Rouge. Sur le plan linguistique, l’Afrique ne peut être réduite à des supposées aires d’influences, alignées sur les langues « officielles ». Nous sommes francophones évidemment, mais aussi arabophones et anglophones, par la nature de notre économie ouverte sur le monde. À l’heure de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, les leaders africains se doivent d’intégrer un nouveau paradigme panafricain, loin de l’héritage postcolonial, au bénéfice et dans le respect des différentes cultures qui composent le continent. Cette candidature symbolise aussi la nécessité de prendre en compte la contribution des « petites nations » (small states) aux décisions qui déterminent l’avenir de la planète, en particulier en ce qui concerne la question du changement climatique. La superficie et la taille de l’économie ne peuvent pas être les seuls facteurs pour être élu au Conseil de sécurité. La République de Djibouti considère sa candidature comme légitime et comme étant celle de l’Afrique réunie. En conséquence, elle entend la défendre et la promouvoir jusqu’au vote devant l’Assemblée générale des Nations unies, en juin 2020. Par AMA

Terminal à conteneurs de Doraleh (DCT): Seule une issue indemnitaire équitable et conforme au droit international est envisageable

Terminal à conteneurs de Doraleh (DCT): Seule une issue indemnitaire équitable et conforme au droit international est envisageable

Par un communiqué de presse en date du 14 janvier 2020, le groupe DP World a annoncé qu’un arbitre unique statuant sous l’égide de la London Court of International Arbitration a rendu, le 10 janvier 2020, une nouvelle sentence dans le conflit qui l’oppose à la République de Djibouti, à la suite de la résiliation du contrat de concession du terminal à conteneurs de Doraleh intervenue le 22 février 2018. Cette décision n’est pas surprenante. Elle n’est que la conséquence des stipulations iniques de la concession, qui obligerait un État souverain à passer outre sa loi nationale, à redonner vie à la concession résiliée pour des motifs concernant l’intérêt supérieur de la nation et ce au profit exclusif d’une société étrangère. La République de Djibouti ne saurait en aucun cas accepter une telle décision, rendue dans une procédure à laquelle elle n’a pas participé et qui bafoue les règles de droit international. Ces règles permettent à un État souverain de résilier tout contrat pour un motif invoquant l’intérêt supérieur de la nation moyennant le versement d’une juste indemnisation. Dans ce conflit, la République de Djibouti réaffirme sa position constante depuis février 2018. La résiliation de la concession du terminal à conteneurs de Doraleh, qui avait été attribuée en 2006 à la société DCT (Doraleh Container Terminal), société commune établie entre le Port Autonome International de Djibouti et DP World, a été décidée dans un cadre législatif préalablement voté par le parlement djiboutien le 8 novembre 2017. L’exploitation du terminal par l’entremise du groupe DP World s’était révélée contraire aux intérêts fondamentaux de la Nation. Sa poursuite aurait porté un préjudice grave aux impératifs économiques et sociaux de Djibouti, en posant des limites inacceptables à sa politique de développement et en attribuant à une société étrangère le contrôle total de l’une de ses infrastructures les plus stratégiques. Le port à conteneurs de Doraleh n’a pas été exploité par DCT à la mesure de son potentiel afin, de toutes évidences, de préserver les opérations de DP World à Dubaï. Depuis la fin de la concession, l’activité du port a augmenté de 30 %. Malgré plusieurs tentatives de renégociation de la concession, initiées par le gouvernement en application de la loi djiboutienne, le groupe DP World a continuellement refusé d’entendre les demandes pourtant légitimes de l’État visant à rééquilibrer une relation intrinsèquement asymétrique pour faire bénéficier à ses concitoyens des fruits d’une exploitation efficace du terminal. Plutôt que de se conformer au droit djiboutien et d’accepter les propositions de l’État (tant au stade de la renégociation du contrat qu’à celui de l’indemnisation post-résiliation), le groupe DP World a préféré initier une véritable guérilla judiciaire et médiatique à l’encontre de la République de Djibouti comme de ses partenaires. À cette fin, DP World n’a pas hésité à instrumentaliser la société DCT, dont il n’est pourtant que l’actionnaire minoritaire, au service de ses seuls intérêts et à contrevenir, sans le moindre scrupule, aux décisions rendues par les juridictions djiboutiennes dans le plus strict respect du principe de la contradiction. Ces juridictions ont désigné un administrateur provisoire en lieu et place des organes sociaux de DCT et prononcé l’annulation de la résolution du conseil d’administration ayant autorisé cette société, sous la pression de DP World, à initier la procédure d’arbitrage dont le groupe DP World se prévaut aujourd’hui des décisions qu’il a unilatéralement obtenues. En tout état de cause, le contrat de concession a été résilié, une entreprise publique spécifiquement créée à cet effet gère désormais cette infrastructure et il ne saurait évidemment être question d’imposer à un État souverain un quelconque cocontractant, qui plus est pour exploiter ses infrastructures stratégiques. Comme la République de Djibouti l’a constamment indiqué, la concession ayant été résiliée, seule une issue indemnitaire équitable et conforme au droit international est envisageable. L’État djiboutien demeure, aujourd’hui comme hier, disposé à négocier les conditions d’une solution satisfaisante pour l’ensemble des parties, mais ne saurait accepter des « condamnations » arbitrales faisant fi des intérêts du pays et des expertises soi-disant « indépendantes » qui ne peuvent en aucun servir de « base » financière à un accord entre les parties. Par AMA

Signature d’une convention de partenariat entre le Ministère de l’Economie, des Finances et de la réforme de l’Administration et le Ministère du Budget de Djibouti

Signature d’une convention de partenariat entre le Ministère de l’Economie, des Finances et de la réforme de l’Administration et le Ministère du Budget de Djibouti

Le Secrétaire Général du MEF&RA (Département de l’Economie et des Finances) a reçu la matinée du 28 novembre 2019, une délégation de hauts responsables du Ministère du Budget de la République de Djibouti, présidée par son Secrétaire Général et en présence de son Excellence l’Ambassadeur de la République de Djibouti au Maroc. Cette rencontre a été couronnée par la conclusion d’une convention de partenariat entre les deux Ministères. Cette convention de partenariat vise à inscrire la coopération bilatérale entre les deux parties dans la durée et à assurer une meilleure programmation des actions de coopération dans le domaine de l’assistance technique, du partage d’expérience et du développement des capacités. Le Secrétaire Général du MEF&RA a souligné, lors de cette rencontre, l’excellence des relations entre le Maroc et Djibouti et a confirmé la disposition du ministère à partager son expérience avec les pays partenaires, dans différents domaines. De sa part, le Secrétaire Général de Ministère Djiboutien du Budget a tenu à remercier le MEF&RA pour les efforts fournis en matière de coopération Sud-Sud et a émis le souhait de concrétiser cette convention de partenariat dans les plus brefs délais, notamment par des actions de formation sur le contrôle fiscal au profit des cadres de son Département. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite d’étude et de partage d’expérience conduite par une délégation de 5 hauts responsables djiboutiens au sein des directions du MEF&RA afin de s’imprégner de son expérience dans le domaine du renforcement des capacités des ressources humaines en matière de gestion des finances publiques. Les membres de la délégation djiboutienne ont été reçus le 25 novembre 2019 à la Direction des Affaires Administratives et Générales. Les discussions ont porté sur le dispositif global de renforcement des capacités et de développement des compétences des ressources humaines au sein du Ministère ainsi que sur la coopération technique et les possibilités de développement de relations de partenariat dans le domaine de la formation, notamment, à travers :  La mobilisation d’experts marocains pour la formation de cadres du Ministère du Budget de Djibouti ; L’accueil de stagiaires inspecteurs des impôts et contrôleurs djiboutiens au Maroc pour bénéficier de cycles de formation ; L’assistance technique du Ministère pour accompagner la réforme fiscale engagée à Djibouti ; L’apport de l’expertise marocaine pour le renforcement de la gestion du Centre des Applications Financières (centre de formation du Ministère du Budget de Djibouti), nouvellement créé.  Le développement d’une coopération triangulaire pour la mise en œuvre des actions de coopération Sud-Sud. La présentation de l’expérience du MEF&RA dans le domaine du renforcement des capacités a été approfondie lors des rencontres programmés au niveau de la Trésorerie Générale du Royaume, la Direction du Budget, la Direction Générale des Impôts et la Direction des Domaines de l’Etat.

Le commerce électronique, un tremplin pour les femmes entrepreneurs de Djibouti

Le commerce électronique, un tremplin pour les femmes entrepreneurs de Djibouti

Plusieurs obstacles entravent l’entreprenariat féminin et l’accès des femmes aux marchés, allant des normes sociales aux obligations familiales en passant par les problèmes de transport. Les femmes se retrouvent souvent dans l’impossibilité de se rendre physiquement sur les marchés pour vendre leurs produits ou de participer à des foires commerciales internationales. Observez les gens dans les cafés, les bus, les salles d’attente des centres médicaux ou sur les campus universitaires, vous les verrez, tête baissée, plongés dans leurs écrans. De plus en plus utilisent leurs appareils électroniques pour faire leurs achats. Les ventes au détail via le commerce électronique devraient tripler (a) entre 2004 et 2021. Bien qu’il existe d’importantes disparités hommes-femmes (a) en ce qui concerne l’utilisation d’Internet et que les ventes en ligne sont dominées (a) par des géants américains de la technologie, cette hausse du commerce électronique offre une opportunité intéressante pour les petites entreprises, et plus particulièrement pour les femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), une région où l’autonomisation économique des femmes reste un défi de taille. Dans les pays de la région qui n’appartiennent pas à la catégorie des économies à revenu élevé, le taux de participation des femmes au marché du travail plafonne à 19 %, le pourcentage d’entreprises détenues par des femmes est de 23 % seulement et à peine 5 % des entreprises ont des dirigeantes féminines. Autant dire que la marge de progression est conséquente en ce qui concerne la participation des femmes à l’activité économique et à l’emploi. L’accès aux financements reste lui aussi problématique : selon une enquête (a) publiée en 2013, 53 % des petites et moyennes entreprises (PME) féminines n’ont pas accès au crédit et 70 % des femmes entrepreneurs de la région MENA interrogées déplorent que les conditions d’octroi des prêts dans leur pays soient trop restrictives et ne leur permettent pas d’obtenir les financements nécessaires pour faire prospérer leur entreprise. Plusieurs obstacles entravent l’entreprenariat féminin et l’accès des femmes aux marchés, allant des normes sociales aux obligations familiales en passant par les problèmes de transport. Les femmes se retrouvent souvent dans l’impossibilité de se rendre physiquement sur les marchés pour vendre leurs produits ou de participer à des foires commerciales internationales.  Le commerce électronique peut apporter une solution à ces problèmes, en donnant aux femmes la possibilité de contourner ces obstacles et de vendre leurs produits en ligne. Encore faut-il qu’elles disposent de plateformes numériques pour entrer en relation avec des clients dans le monde entier, d’une logistique performante et financièrement abordable et de systèmes de paiement fiables. Il est indispensable de mettre en place cet écosystème pour que les femmes entrepreneurs puissent accéder aux marchés et faire prospérer leur entreprise, et de ce fait, embaucher davantage de femmes. En effet, comme en attestent les données (a), les entreprises dirigées par des femmes ont davantage tendance à employer des femmes. À Djibouti aussi les femmes se heurtent à ces obstacles. Les inégalités entre hommes et femmes sur le marché du travail restent marquées : moins d’un tiers des femmes de 15 à 64 ans exercent une activité rémunérée. Si le chômage est élevé pour les deux sexes, il atteint 34 % pour les hommes mais s’élève à près de 50 % pour les femmes.  Les Djiboutiennes sont en outre pénalisées par un plus faible niveau d’études et de compétences pour accéder aux opportunités économiques. Les petites entreprises qu’elles dirigent sont le plus souvent informelles, opèrent dans un secteur à faible valeur ajoutée et sont peu attractives aux yeux des créanciers, qui rechignent à leur accorder des prêts. Les femmes entrepreneurs peinent donc à accéder aux financements et à régulariser leur activité. Des solutions existent toutefois pour aider les femmes à acquérir leur autonomie économique. À Djibouti, plus de 57 % des femmes inactives déclarent ne pas pouvoir travailler en raison de leurs obligations familiales et des tâches domestiques. Elles indiquent néanmoins qu’en règle générale, les hommes de leur famille ni ne les découragent ni ne les empêchent d’accéder à des formations ou à des opportunités d’emploi, et qu’il n’existe pas d’obstacles juridiques à l’entrepreneuriat féminin.  Or, on sait que lorsque les femmes gagnent leur vie, tout le monde en profite : la recherche montre que les femmes ont en effet tendance à consacrer une plus grande partie de leurs revenus au bien-être de leurs enfants, aux frais de scolarité, aux soins de santé et à l’achat de nourriture pour leur famille. L’autonomisation des femmes est donc essentielle pour mettre fin à la pauvreté. Il est vital de permettre aux femmes de participer pleinement à l’économie de Djibouti. Le développement de l’entrepreneuriat permettra à ce pays de bénéficier des compétences, de l’énergie et des idées que les femmes apportent au marché du travail.  Pour concrétiser cette ambition, le 13 novembre 2018, la Banque mondiale a lancé un projet régional de 3,82 millions de dollars visant à mettre « le commerce électronique au service des PME féminines ». Ce projet cible les petites et moyennes entreprises détenues ou dirigées par des femmes qui produisent des biens commercialisables en ligne. Ce projet se situe à la croisée de l’entrepreneuriat féminin et de l’économie numérique, qui constituent deux leviers essentiels de la transformation économique de la région. Aussi ne pouvait-on rêver meilleure occasion pour lancer cette initiative que la conférence sur l’économie numérique qui s’est tenue à Djibouti.  L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs ministres (de la Femme et de la Famille, de l’Économie et de la Communication), de la responsable de l’Association des femmes chefs d’entreprises ainsi que de nombreuses femmes entrepreneurs. Le projet s’attachera à développer l’entrepreneuriat féminin, le commerce électronique et l’activité économique à Djibouti et au-delà. Il aidera les PME féminines à évoluer sur le marché intérieur et les marchés d’exportation en facilitant leur accès aux plateformes de commerce en ligne. Il s’appuiera sur la formation de consultants dans ce domaine qui dispenseront, à leur tour, des formations et aideront les entrepreneuses à accéder aux plateformes d’e-commerce.    En mettant les

FMI : Djibouti doit accélérer les réformes pour faciliter la transition vers une croissance tirée par le secteur privé

FMI : Djibouti doit accélérer les réformes pour faciliter la transition vers une croissance tirée par le secteur privé

Djibouti doit accélérer les réformes pour faciliter la transition vers une croissance tirée par le secteur privé, génératrice d’emplois et réduisant la pauvreté, selon le Fonds monétaire international (FMI). « Ces réformes devraient être approfondies et accélérées afin d’assurer la viabilité de la dette publique et de permettre la transition vers une croissance plus inclusive et durable, tirée par l’investissement et le développement du secteur privé, génératrice d’emplois et réduisant la pauvreté », a estimé Stéphane Roudet qui a conduit une équipe du FMI à Djibouti du 4 au 17 décembre. Selon le FMI,  la croissance économique ralentit de près de 9,5% en moyenne au cours de la période 2014-16 à environ 6,5% cette année, du fait de la diminution sensible des investissements publics dans les infrastructures. Stéphane Roudet a cependant assuré cependant qu’«elle devrait rester robuste à moyen terme, de l’ordre de 6%, tirée par une croissance soutenue des exportations et de l’investissement privé, si toutefois les réformes structurelles continuent à avancer ». Pour assurer la viabilité de la dette, l’institution de Bretton Woods a estimé qu’il est important que les réformes permettent de garantir la rentabilité économique et sociale des nombreux projets mis en œuvre et qu’il convient, par ailleurs, de générer des excédents primaires du secteur public suffisants pour réduire la dette publique. « Tout cela nécessite la mise en œuvre de réformes des entreprises publiques, de la gestion des finances et de la dette publiques, de la fiscalité, ainsi que du climat des affaires et des politiques de développement humain », a précisé Stéphane Roudet dans une déclaration à l’issue de la visite de la délégation. Selon lui, « générer davantage de ressources pour l’État en réformant les entreprises publiques, en réduisant les dépenses fiscales, et en améliorant l’efficience des dépenses permettrait non seulement d’assoir une amélioration de la viabilité de la dette, mais également de créer l’espace nécessaire aux dépenses prioritaires pour réduire la pauvreté ». Au cours de son bref séjour à Djibouti, la délégation du FMI a noté que les autorités Djiboutiennes ont commencé à mettre en œuvre des réformes pour gérer les risques intrinsèques à leur stratégie de développement et maintenir une croissance forte. Par ailleurs, comme l’a souligné Stéphane Roudet,  des progrès importants ont été réalisés ces dernières années pour améliorer l’environnement des affaires. Ainsi, ce dernier les encourage à poursuivre les efforts dans ce domaine ainsi qu’à favoriser davantage la concurrence dans l’économie. « Des réformes ambitieuses dans le secteur des télécommunications et de l’électricité sont indispensables pour réduire les prix et améliorer la qualité des services. Il est également important de poursuivre les efforts pour accroître le rendement de l’éducation et la productivité du travail », a-t-il estimé soutenant que ces réformes sont nécessaires pour stimuler l’investissement et la compétitivité du secteur privé et que « les efforts en cours pour renforcer la supervision bancaire et l’inclusion financière sont importants pour solidifier la stabilité financière et la croissance et réduire la pauvreté ». Martin KAM

Construit par la Chine, le chemin de fer Éthiopie-Djibouti permet de réduire les coûts de transport

Construit par la Chine, le chemin de fer Éthiopie-Djibouti permet de réduire les coûts de transport

Le chemin de fer Éthiopie-Djibouti, construit avec l’aide de la Chine, a commencé à réduire les coûts de transport entre le port de Djibouti et l’Éthiopie, a constaté la chaîne de télévision chinoise CGTN. « L’Éthiopie dépend en grande partie pour ses exportations et ses importations, du Port de Djibouti et ce chemin de fer permet aux commerçants d\’acheminer leurs marchandises, vers l’Éthiopie, en une seule journée », a-t-elle rappelé dans le reportage suivant. Et d’ajouter que le pays envisage maintenant de créer des industries le long de la voie ferrée pour stimuler son économie.