Djambala 2013 à Paris

Djambala 2013 à Paris

Le Comité Mwana N’Deya de la Diaspora a mis les bouchées doubles pour propulser « Djambala 2013 à Paris ». C’était la fête nationale sous le soleil de l’Eté, parrainé par Denis Christel Sassou Nguesso du Comité Mwana N’Deya. 1 – Véritables moments de partage et d’échange Des spectacles vivants avec les plaquettes culturelles qui sont sorties de l’ordinaire : Le Tournoi Mwana N’Déya – 1ère édition avec de grands moments d’émotions et de la joie offert par Le Collectif des Jeunes congolais de la Diaspora (CJCD) présidé par Claude Menda. En effet, Le Comité Mwana N’Déya de la diaspora en partenariat avec Le Collectif des Jeunes congolais de la Diaspora (CJCD) dans la région parisienne, a organisé la grande manifestation dite : Le Tournoi Mwana N’Déya – 1ère édition, à l’occasion du 53ème anniversaire de l’indépendance du Congo-Brazzaville. Ce tournoi qui s’est inscrit dans une dynamique de mobilisation générale des jeunes de la diaspora, sur la conscientisation des valeurs d’unité nationale et du patriotisme, a permis de passer des véritables moment de partage et d’échange entre la communauté des congolais de l’extérieur et les amis du Congo-Brazzaville en France et en Europe. Un évènement qui s’est déroulé avec ferveur et qui a connu l’affluence de nombreuses familles congolaises venue de tous les horizons. 2 – Le temps de la convivialité Tenue du samedi 17 au 18 Aoüt 2013 sur les installations du parc interdépartemental des sports à Villeneuve Prairie, le tournoi a tenu ses promesses sous le soleil de l’Eté , et près de 300 congolais et extérieurs ont pris part à la kermesse qui a présenté des stands de gourmandises, l’exposition des œuvres d’art, des animations culturelles, etc. Tout était mis en œuvre pour que les familles de la diaspora partagent un moment convivial, et surtout faire connaître Djambala 2013 à Paris. 3- Le Football au cœur des divertissements des jeunes congolais de la diaspora. Le foot-bal qui a constitué l’activité phare des retrouvailles du Comité Mwana N’Deya Diaspora a réuni huit équipes de football amateur de bon niveau : Savigny le temple, Sarcelles, Orléans, Evry, Bana Brazza, Vigneux et Bruxelles, pour un mini-championnat qui a vu la victoire en finale et aux tirs au but de Sarcelles à l’issu du match qui l’a opposé à Evry. Une grande coupe a été remise au capitaine de Sarcelles par Claude Menda, président du Collectif des Jeunes de la Diaspora, en présence d’Arlette Loukakou, présidente de l’association Bana Brazza et de Pierrette Adams, la grande vedette congolaise de la chanson 4 – Le Comité Mwana N’Deya + Le Collectif des Jeunes Congolais de la Diaspora = La Fédération des Associations de la Diaspora. Une équation de lutte. Le collectif des Jeunes Congolais de la Diaspora – à l’honneur au cours de Djambala 2013 à Paris – est le bras droit du Comité Mwana N’Deya. C’est un espace de dialogue et d’échange multidisciplinaires. Il a pour vocation de fédérer toutes les associations et initiatives individuelles de la diaspora congolaise qui souhaite participer activement au développement de notre pays le Congo-Brazzaville. Dans le cadre de ses activités, le Collectif des Jeunes congolais de la diaspora multiplie des actions pour favoriser l’entreprenariat des femmes, de la diaspora afin de faciliter l’éveil des consciences, par l’initiation de progrès qui place la femme au cœur du processus du développement socio-économique de notre pays. 5 – L’objet primordial du Collectif des Jeunes Congolais de la Diaspora, en partenariat avec le Comité Mwana N’Déya Diaspora, est : Soutenir les différentes actions de paix au Congo, en Afrique et dans le monde ; œuvrer au rapprochement de la jeunesse congolaise, vivant à l’étranger quelque soit leur origine ethnique et sociale, afin de participer au développement de notre pays ; créer avec l’aide d’autres associations des cellules de réflexions sur le soutien que peut apporter la jeunesse au bon fonctionnement des projets de développement du Congo ; mettre en relation les associations et les organismes concourant au développement socio-économique de notre pays : organiser, avec d’autres associations congolaises à l’étranger, des activités pouvant faciliter le rapprochement entre congolais. Pour son 10e anniversaire, intervenu en Juillet dernier, le Collectif des jeunes Congolais de la diaspora (CJCD) s’est restructuré. Une ère nouvelle s’est ouverte pour une campagne de conscientisation des jeunes sur les valeurs patriotiques. A cet effet, le CJCD, les représentants des associations invitées ont contribué à l’élaboration de plusieurs documents de travail. Notamment : Arlette Loukakou («Bana Brazza ») Agnès Onounou (Diaspora Congo Brazzaville), Adolphe Obenga (représentant des jeunes de la région parisienne) ou de Christ Yannick Loumingou (Union des jeunes pour le développement du Congo). En associant tous ces interlocuteurs, le CJCD souhaite, entre autres, le rassemblement autour d’un même cercle pour obtenir les meilleures synergies de toutes les associations de la diaspora en France et en Europe. Car, a expliqué son président Claude Yenda, « nous aimons le Congo, nous travaillons tous sans exception pour nous impliquer au développement du Congo et à son émergence à l’horizon 2025, conformément à la vision du chef de l’État… »

DJAMBALA 2013. Sur la route de la Municipalisation accélérée. Quelques grands noms de la musique congolaise originaires du département des Plateaux

DJAMBALA 2013. Sur la route de la Municipalisation accélérée. Quelques grands noms de la musique congolaise originaires du département des Plateaux

Le grand succès qu’à connu le lancement, sur le plan national, de la 9ème édition du Fespam à Gamboma, le 6 Avril 2013, sous le patronage de Jean-Claude Gakosso, Ministre de la culture et des arts, a véritablement marqué l’opinion qui porte désormais son regard sur les festivités de la municipalisation accélérée en août prochain à Djambala. Ainsi, le volet musique moderne et traditionnel semble trouver une opportunité pour réunir dans un double album (CD/DVD) les grands noms de la musique congolaise originaires du département des Plateaux, voire un concert animé par ces derniers. Rien d’anormal, sinon une émulation interrégionale qui a déjà donné ses fruits à l’occasion des précédentes municipalisations accélérées. En effet, la municipalisation accélérée a investit depuis son lancement, divers centres d’attractions pour de multiples concerts et des spectacles, l’occasion pour chaque département d’inventorier dans toutes ses dimensions, les meilleurs fils qui ont marqué l’histoire de la musique congolaise. Au nombre des coups de cœurs parmi tous les artistes musiciens qui ont agités la phonographie congolaise de tous les temps, on peut retenir trois catégories de noms : 1 – Les musiciens qui ne sont plus de ce monde (regard sur le passé) Dans le passé le département des plateaux a donné à la musique congolaise ses meilleurs fils qui ont pour l’essentiel réalisé des œuvres de promotion et de mise en réseau du travail créatif autour de pratiques musicales marquées par le sceau d’essences urbaines de grand niveau. Ils ne sont plus de ce monde, certes, mais demeurent immortels à travers leurs œuvres. Se sont : Jean Saidou Il compte parmi les meilleurs saxophonistes de la musique congolaise. Aux frontières du génie, il prit une part considérable dans la genèse de la rumba saccadée des années 70. Sa propre virtuosité mélodique, combinée avec la passion pour le timbre développé par « Verckys » Kiamuangana, aboutit chez Saidou à un style admirable. C’est dans les groupes Super Boboto, Les Bantous et l’orchestre National, qu’il a eu des liens forts qui l’ont uni au genre particulier de la rumba et des musiques du monde. Il s’est éteint à Djambala, suite aux effets collatéraux de la guerre civile de 1997 à Brazzaville. Maurice Obami Le 6 Juillet 1969 à Brazzaville, une voie s’est tue. Celle du chanteur-compositeur Maurice Obami, alias « Eliphax ». Une voie solitaire et prenante au timbre clair. Son tempérament, comme son sens de nuances, ont fait de lui, entre 1967-1969, l’un des chanteurs congolais les plus appréciés. Avec Pamelo Mounk’A, ils créent, en 1968, le groupe « Les Fantômes », qui réalisera, chez Pathé Marconi, de forts belles œuvres, comme : « Oiseau rare », « Petite Lola », « Séjour » et « Amita », avec l’accompagnement à la guitare solo de Freddy Kebano. En 1970, et à titre posthume, la chanson « Manta Lokoka » obtient le 1er prix de RFI (Radio France Internationale). Cette chanson, qui a fait recette sur le continent, a été reprise par plusieurs groupes congolais et africains. Gilbert Abangui Recruté dans les années 60, Il a été le noyau dur du réglage instrumental des Bantous de la capitale. Cette fonction dont les titulaires sont appelés dans le jargon musical : « Technicien » pour permettre devant une console, la meilleure sonorisation qui convient pour les chanteurs et les instrumentistes. Gilbert Abangui ne s’est pas limité à cette fonction, car, il s’est illustré dans la composition de plusieurs titres à succès. Il a sillonné le monde avec Les Bantous de la capitale et a acquis une expérience considérable dans le traitement des instruments de musique. Il est mort, hélas ! Pendant la guère civile de 1997, suite à une maladie qui a manqué de bons soins. Joseph Kaba Auteur-compositeur, il a appris à jouer à la guitare en 1953 chez le franco-sénégalais Boupe Ouseino, en service militaire à Brazzaville. Un engagement en 1954 à Léopoldville aux éditions Ngoma, avec Nino Malapet, Edo Ganga, Bienvenu Beniamino, et Marie-Isidore Diaboua, fut son premier contact avec le disque, sous le nom d’Atomic Jazz. Il devient quelque mois après, chef du nouvel orchestre Negro-Jazz dans lequel on retrouve, outre les musiciens précités, Célestin Kouka et bien d’autres. En 1955, le Negro jazz s’installe à Léopoldville dans le célèbre bar Air France et remporte un succès énorme. Courant 1956, Joseph Kaba qui a toujours fait de la musique et travaillé dans le commercial à Brazzaville, fini par se désengager du Negro Jazz. Il est remplacé par Guy Léon Fylla. Joseph Kaba s’était fait aussi connaître à Radio Brazzaville, comme chroniqueur musical très apprécié des auditeurs. Malade , Joseph Kaba, meurt en Octobre 1990 à Brazzaville. Michel Douniama « Machado » Dans les années 70 en pleine période « musique de style jeune », il se fait appeler « Machado ». Le goût pour ce nom caribéen lui est resté. Auteur-compositeur, chanteur admirable, il a connu certains de ses meilleurs moments accompagné de l’orchestre « Bilenge Sakana ». A force de travail, de persévérance, et de pas mal d’idées novatrices, il est bientôt passé au style sublime de chanter les rumbas, dont il devenu le meilleur artisan. Son talent est resté considérable. Sa mort au début des années 2000 n’a pas laissé indifférent, la grande famille de la musique congolaise 2 – Les musiciens qui continuent à investir les scènes de spectacles et les éditions phonographiques Boulhos Loupino (Nestor Flavien Bouloukoué) Chanteur de grand renom, il a trouvé à travers ses nombreux albums, une langue et une musique inouïe, un moyen de fouiller tout au fond de lui pour parler au Congo. Vivant en France, il mène depuis plusieurs années, des sorties d’albums dans lesquels chaque fois, des airs du terroir ne manquent pas. Michel Ngouolali Saxophoniste-flûtiste, il est le talent le plus excitant surgit de l’African-Fiesta du Dr Nico dans les années 80 et qui depuis a fait son école auprès des anciens Jean-serge Essous et Nino Malapet. Sa sonorité admirable, un souffle fait musique, a influencé quelques jeunes saxophonistes qui le citent