Algérie : Répondre aux défis climatiques et soutenir le développement durable

Algérie : Répondre aux défis climatiques et soutenir le développement durable

L’économie algérienne a poursuivi sa progression en 2025, avec une croissance de 4,1 % au premier semestre et une expansion attendue de 3,8 % sur l’ensemble de l’année. Les secteurs hors hydrocarbures ont enregistré une croissance de 5,4 %, tandis que l’inflation a reculé à 1,7 % sur les neuf premiers mois, portée par la baisse des prix des denrées alimentaires, et le maintien d’un taux de change stable, selon le dernier rapport de la Banque mondiale portant sur la situation économique de l’Algérie pour l’automne 2025. Cette dynamique est soutenue par la poursuite de la croissance des industries et des services hors hydrocarbures. Par ailleurs, les exportations d’hydrocarbures ont diminué, tandis que les importations ont augmenté sous l’effet de la demande d’investissement. Cependant, ces évolutions ont exercé une pression sur les comptes extérieurs, et les recettes d’hydrocarbures restent inférieures à leurs niveaux précédents, ce qui souligne l’importance de maintenir les efforts de mobilisation des recettes et d’amélioration de l’efficacité de la dépense publique. « Alors que l’Algérie renforce sa compétitivité dans un environnement mondial en mutation, le pays peut s’appuyer sur ses progrès récents pour avancer vers une croissance plus rapide, portée par le secteur privé, créatrice d’emplois de qualité et favorable à l’innovation. Des politiques claires et prévisibles, associées à des mesures qui encouragent l’investissement et l’innovation, peuvent soutenir les progrès accomplis et renforcer la compétitivité. » a déclaré Cemile Hacibeyoglu Ceren, représentante résidente du Groupe de la Banque mondiale en Algérie. La croissance hors hydrocarbures devrait demeurer dynamique, tout en connaissant un léger ralentissement en 2026–2027. La croissance du PIB est projetée à 3,5 % en 2026, et à 3,3 % en 2027. La poursuite soutenue des réformes, en particulier celles visant à améliorer le climat des affaires, à élargir l’accès au financement et à renforcer la concurrence, sera déterminante pour soutenir la diversification et la création d’emplois. « L’allègement des pressions sur les prix et la performance soutenue des secteurs hors hydrocarbures constituent des signaux encourageants. Le maintien de ces avancées grâce à la poursuite des réformes peut soutenir une croissance plus vigoureuse, durable et diversifiée. », a indiqué Daniel Prinz, économiste de la Banque mondiale pour l’Algérie. Le rapport souligne également l’importance de mieux intégrer la dimension climatique dans les politiques de développement. Cela permettrait de préserver la compétitivité de l’économie dans un contexte où les partenaires commerciaux intensifient leurs efforts de décarbonation, notamment avec l’entrée en vigueur l’année prochaine du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) de l’Union européenne. BM

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde une garantie de crédit partielle de 120 millions d’euros à Mota-Engil Africa pour soutenir son prêt lié au développement durable

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde une garantie de crédit partielle de 120 millions d’euros à Mota-Engil Africa pour soutenir son prêt lié au développement durable

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 11 juillet 2025 à Abidjan, une garantie partielle de crédit non souveraine d’un montant maximal de 120 millions d’euros afin de permettre à Mota-Engil Africa, un leader du secteur de la construction et des infrastructures en Afrique, de lever un prêt lié à la durabilité (SLL) d’au moins 170 millions d’euros auprès de prêteurs commerciaux. Cette transaction marque le premier soutien direct de la Banque à une entreprise d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC), reconnaissant ainsi la contribution essentielle du secteur à la croissance économique inclusive, à la création d’emplois et à la construction d’infrastructures résilientes au climat. La garantie partielle de crédit de la Banque permettra à Mota-Engil Africa de mobiliser des financements commerciaux à long terme et d’allonger la maturité moyenne de sa dette, renforçant ainsi sa situation financière et sa capacité à mettre en œuvre des projets d’infrastructures durables en Afrique. Cette transaction reflète l’engagement de la Banque à diversifier son engagement auprès du secteur privé et à soutenir la mise en place d’infrastructures durables à grande échelle, conformément à sa Stratégie décennale 2024-2033. « Cette transaction historique sous forme de garantie témoigne de l’engagement de la Banque africaine de développement à utiliser les garanties pour attirer des capitaux privés mondiaux et régionaux en faveur d’une croissance verte et inclusive. Cette garantie permettra à Mota-Engil Africa de consolider son bilan et de mener des projets conformes à ses objectifs de développement durable et aux priorités de développement de l’Afrique », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation. La Banque africaine de développement reconnaît l’importance de renforcer les acteurs régionaux comme Mota-Engil Africa, qui dispose de près de 80 ans d’expérience sur le continent, d’un carnet de commandes de 10 milliards d’euros et d’une présence dans 14 pays africains. L’entreprise emploie plus de 24 500 personnes en Afrique, dont plus de 95 % sont locales. Elle fournit également des infrastructures clés en main, de l’ingénierie industrielle, des services environnementaux et des concessions de transport, outre une solide expérience en matière de réalisation de projets et de gestion des risques. Le portefeuille de projets de l’entreprise comprend des projets dans les secteurs des transports, des mines, de l’eau et des infrastructures urbaines, notamment la concession historique du corridor de Lobito, qui s’étend de l’Angola à la République démocratique du Congo. L’intervention de la Banque vise à renforcer le rôle de Mota-Engil Africa en tant que partenaire d’infrastructures résilientes et durables pour l’avenir de l’Afrique. Le produit du prêt financera un portefeuille de projets d’infrastructures à fort impact éligibles, alignés sur le Cadre de financement lié à la durabilité de l’entreprise. Il s’agit notamment d’infrastructures de transport, de services environnementaux, de systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, et de travaux de génie civil à haut rendement énergétique dans plus d’une douzaine de pays africains. La stratégie de développement durable de Mota-Engil Africa s’appuie sur des indicateurs clés de performance mesurables, notamment des objectifs d’amélioration des performances en matière de santé et de sécurité, d’augmentation de la représentation des femmes au sein des instances dirigeantes et de renforcement de la création d’emplois locaux et du développement des compétences. « Nous sommes fiers d’être le premier partenaire EPC à bénéficier de cet instrument innovant, a déclaré Manuel Mota, président de Mota-Engil Africa. La garantie de la Banque soutiendra nos efforts pour réaliser des projets d’infrastructures à fort impact, tout en améliorant le profil de maturité de notre dette et en accélérant la réalisation de nos engagements ESG. » Cette opération est alignée sur les priorités opérationnelles de la Banque, « les High 5 », en particulier « Industrialiser l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », et contribue au double objectif de la Stratégie décennale : accélérer une croissance verte inclusive et favoriser des économies prospères et résilientes. Afdb.

Le Maroc accueille la « Semaine de la synergie verte 2025 », un événement phare pour le développement durable

Le Maroc accueille la « Semaine de la synergie verte 2025 », un événement phare pour le développement durable

Le Royaume du Maroc s’apprête à accueillir la Semaine de la Synergie Verte, un événement de grande portée qui se tiendra à Rabat, du 19 au 23 mai 2025. Organisée dans le cadre du Programme « Partenariat pour l’Action en faveur de l’Économie Verte » (PAGE), mis en œuvre par cinq agences des Nations Unies (PNUD, PNUE, OIT, ONUDI, UNITAR) et piloté par l’ONUDI Maroc en collaboration avec le Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable (MTEDD), cet événement constitue une occasion de mettre en avant le leadership du Maroc en matière en matière de politique de développement durable et de transition vers l’économie verte et inclusive. Cette Semaine sera déployée à travers l’organisation de deux événements majeurs: la 3èmeConférence du Carrefour Vert et la 1èreAcadémie Régionale Verte du PAGE, destinés à favoriser le dialogue, mettre en lumière des solutions innovantes et renforcer la coopération régionale sur l’ensemble du continent africain et au-delà de ses frontières. La 3èmeédition de la Conférence du Carrefour Vert(19-20 mai 2025) qui sera placée sous le thème « Consolider les ponts vers une économie verte et durable », réunira des représentants des secteurs publicet privé, de la société civile, du milieu académique et d’organisations internationales, dans l’objectif de présenter des solutions innovantes en matière de transition vers l’économie verte et inclusive et promouvoir la coopération Sud-Sud. « Le Royaume du Maroc est fier de s’affirmer comme un pôle régional pour des initiatives vertes », a déclaré M. Zakaria Hachlaf, Secrétaire Général du Département du Développement Durable au Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, ajoutant que « L’édition 2025 de la Conférence Carrefour Vert du PAGE est une étape importante vers l’élaboration conjointe d’un avenir économique résilient, inclusif et durable. » À la suite de la Conférence du Carrefour Vert, se tiendra la toute première Académie Régionale Verte du PAGE pour l’Afrique, placée sous la conduite de l’ONUDI en collaboration avec le PNUE, le PNUD, l’OIT, l’UNITAR, l’ICT-OIT et le Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable. Cette initiative pionnière rassemblera des experts et des représentants gouvernementaux du continent africain pour explorer les stratégies de financement d’une transition équitable vers des économies vertes et circulaires. L’Académie se déroulera en deux phases: une phase en ligne du 28 avril au 9 mai 2025, suivie d’une session en présentiel à Rabat. Les participants prendront part à des ateliers de renforcement des capacités, des sessions de partage des connaissances et des discussions axées sur le déploiement à grande échelle de solutions innovantes qui favorisent la mise en œuvre de politiques d’économie verte, l’égalité d’accès à des emplois verts décents et le renforcement de la coopération Sud-Sud. « L’ONUDI est honorée d’accueillir la toute première Académie Régionale axée sur l’Afrique », a déclaré Mme Sanae Lahlou, Représentante de l’ONUDI au Maroc, avant d’ajouter « Cette Académie Régionale marque une étape importante dans le renforcement des capacités régionales pour l’action en faveur de l’économie verte. Elle offre aux nations africaines, y compris le Royaume du Maroc, un cadre privilégié pour l’échange et la mise en œuvre à grande échelle de solutions à la fois durables et inclusives. »

Prix du Leadership : Speak Up Africa célèbre les champions et championnes du développement durable en Afrique

Prix du Leadership : Speak Up Africa célèbre les champions et championnes du développement durable en Afrique

Speak Up Africa a distingué les acteurs qui ont marqué l’année 2023 dans le domaine du développement durable en Afrique lors de la 5ème édition du Prix du Leadership Speak Up Africa qui s’est tenue à Dakar, au Sénégal. Ce prix annuel lancé en 2019 par Speak Up Africa vise à reconnaître et célébrer les personnes ainsi que les organisations qui font preuve d’un leadership exemplaire dans le secteur de la santé publique et qui ont eu un impact positif sur le développement durable en Afrique. Pour cette 5ème édition, cinq personnalités et organisation de divers secteurs ont été distinguées lors du Prix Speak Up Africa du Leadership pour leur engagement et leurs réalisations dans la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées ou encore la promotion de l’accès universel à l’assainissement et l’égalité des genres. Parmi ces lauréats, l’on compte : • Farida Tiemtore, Fondatrice des Héroïnes du Faso, Voix EssentiELLES du Burkina Faso et Membre du Conseil des Jeunes du Fonds mondial a été distinguée pour son travail et son engagement à l’échelle communautaire sur les questions de l’égalité des genres ; • Dr. Ibrahima Socé Fall, Directeur du Programme des maladies tropicales négligées à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour son rôle essentiel dans la priorisation et l’augmentation de la visibilité sur ce groupe de maladies ; • Amadou Gallo Fall, Président de la Ligue Africaine de Basketball, pour son leadership et la collaboration directe avec Speak Up Africa dans le cadre du programme de mentorat « Les LeadHERs d’Afrique rencontrent la BAL4HER » visant à renforcer l’égalité des genres et le leadership féminin dans les industries du sport en Afrique ; • Dr. Michael Adekunle Charles, CEO du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme pour son leadership dans les efforts communs d’élimination du paludisme à l’échelle mondiale ; et • Oumou Kalsom Diallo, pionnière de la santé digitale au Sénégal et Membre Fondateur du Réseau des femmes africaines dans la santé digitale (AWIDH), avec Africa CDC et Speak Up Africa, mis en place depuis octobre 2022. « C’est un honneur pour moi de recevoir le Prix du Leadership de Speak Up Africa. Nous sommes confrontés à de nouveaux défis en matière de lutte contre le paludisme, à l’image du changement climatique ou de la résistance aux médicaments et insecticides, c’est pourquoi le Partenariat RBM redouble d’effort pour rassembler les acteurs de la lutte contre le paludisme afin de dynamiser et mutualiser nos efforts communs et pour en finir avec cette maladie », déclaré Dr. Michael Adekunle Charles, CEO du Partenariat pour en finir avec le paludisme. Farida Tiemtore, Fondatrice et Présidente des Héroïnes du Faso et Voix EssentiELLES du Burkina Faso n’a pas manqué de réitérer l’engagement son organisation à continuer à agir aux côtés de Speak Up Africa pour renforcer l’impact et le leadership des femmes des jeunes au niveau des plateformes et instances de prise de décision sur le continent. « Je suis ravie de faire partie d’un mouvement et d’une initiative régionale qui visent à magnifier la place des femmes dans les instances de prise de décisions, en tant que jeune burkinabè, c’est un immense honneur de recevoir cette reconnaissance qui me motive d’autant plus à apporter des changements transformationnels au niveau du Burkina Faso, du Conseil des jeunes du Fonds mondial ou des réseaux Voix EssentiELLES », déclare-t-elle. Célébré en 2024, la remise du Prix du Leadership a conclu la « Journée Speak Up Africa : « Sortir des sentiers battus : Célébrer le leadership et promouvoir la collaboration » » qui a rassemblé plus de 100 partenaires gouvernementaux, techniques, financiers et de mise en œuvre afin de promouvoir initiatives, mouvements et campagnes innovantes et impactantes en Afrique. « Aujourd’hui, Speak Up Africa célèbre le leadership africain dans l’atteinte de nos objectifs communs et mondiaux de développement durable. Un leadership que l’organisation catalyse, promeut et amplifie à travers chaque partenariat stratégique et chaque moment clé. L’architecture de la santé et du développement mondiale se ficelle grâce aux individus que nous célébrons et que nous avons rassemblé aujourd’hui et nous leurs en sommes reconnaissantes et reconnaissants », a conclu Yacine Barro Bourgeault, Présidente du Conseil d’administration de Speak Up Africa. La rédaction

La Chine, l’Europe et l’Afrique collaborent dans le domaine des énergies vertes pour promouvoir le développement durable et la croissance économique

La Chine, l’Europe et l’Afrique collaborent dans le domaine des énergies vertes pour promouvoir le développement durable et la croissance économique

Le 19 octobre, le 2e forum Chine-Europe-Afrique sur le développement des énergies vertes s’est tenu à Wenzhou, dans la province chinoise du Zhejiang, sur le thème « Collaborer sur les énergies vertes et se donner la main pour lutter contre le changement climatique mondial ». Ce forum vise à promouvoir la coopération entre la Chine, l’Europe et l’Afrique dans le domaine du développement des énergies vertes et à aider les participants à découvrir de nouveaux potentiels dans ce secteur. Cinq questions relatives à l’énergie verte ont été abordées, notamment les réalisations et les perspectives, les moteurs potentiels, les possibilités de coopération, les partenariats financiers verts et la chaîne industrielle. « Le renforcement de la coopération entre la Chine, l’Europe et l’Afrique dans le domaine des énergies vertes est non seulement bénéfique pour lutter contre le changement climatique mondial et parvenir à un développement durable, mais aussi pour maintenir la stabilité mondiale », a déclaré Liu Qibao, vice-président du 13e comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois et président de l’Association Chine-UE. « Cette coopération peut être le meilleur exemple du XXIe siècle », a déclaré Jose Luis Rodriguez Zapatero, ancien premier ministre d’Espagne. « L’énergie verte peut stimuler l’économie mondiale, éliminer la pauvreté, réduire les inégalités sociales et même créer un modèle économique plus coopératif. La Chine, l’Europe et l’Afrique disposent d’avantages uniques pour développer les énergies vertes dans de nombreux secteurs, telles que l’énergie solaire, l’énergie hydrogène et l’énergie éolienne. “Dans le domaine de l’énergie photovoltaïque, nous pouvons combiner notre technologie sophistiquée et notre chaîne industrielle avec les abondantes ressources d’énergie solaire en Afrique et la riche expérience de la politique d’énergie verte, de l’innovation technologique et des mécanismes de marché en Europe”, a déclaré Nan Cunhui, vice-président de l’Association Chine-UE et président du CHINT. “La Chine a signé plusieurs projets clés avec nous, car elle occupe une position de premier plan dans le domaine des nouvelles énergies, s’appuyant sur une technologie avancée et une vaste expérience en matière d’énergie éolienne et solaire”, a déclaré Salaheddine Mezouar, ancien ministre marocain des Affaires étrangères, “elle joue un rôle important dans le développement futur des énergies vertes pour le Maroc”. Les experts et les universitaires ont également proposé que la finance verte et les chaînes industrielles soient d’une grande importance pour le développement durable de l’énergie verte. Les participants du monde entier ont convenu que la coopération entre la Chine, l’Europe et l’Afrique dans le domaine de l’énergie verte ouvrira des perspectives de développement sans précédent. Ce forum a été organisé conjointement par le CPAFFC, l’Association Chine-UE, le Conseil chinois de l’électricité et le groupe CHINT. APO

Agriculture/ Développement durable : La Côte d’Ivoire veut reprendre sa place de leader africain dans la la filière Coco

Agriculture/ Développement durable : La Côte d’Ivoire veut reprendre sa place de leader africain dans la la filière Coco

Face à la chute spectaculaire de sa production de noix de coco qui est passée de 406 000 tonnes en 1986 à 125 565 tonnes en 2024 (baisse de 70%), la faisant passer du 1er au 5ème rang continental, la Côte d’Ivoire a organisé, du 9 au 10 septembre 2024 à Abidjan-Cocody, un sommet international sur la relance de la filière Coco. Initié par Abidjan Legacy Program (ALP), en partenariat avec le ministère d’Etat, ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, le sommet a vu la participation du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Sansan Kambilé représentant le ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani, et le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré. L’évènement a réuni plusieurs participants, ainsi que des experts de la noix de Coco du Cameroun, de l’Indonésie, du Ghana, du Nigéria, et de la France. Les partenaires au développement étaient représentés par la BAD, la Banque mondiale, le FIDA, le PNUD, le PNUE, le CIRAD, la FAO ainsi que l’ambassade de Grande Bretagne en Côte d’Ivoire. Des panels de haut niveau ont enrichi les débats et proposé des solutions pour la relance et les opportunités de financement pour la filière. Plusieurs résolutions ont été adoptées au terme de ce sommet. Un comité de pilotage, sous la responsabilité de Abidjan Legacy Program , a été créé pour veiller à la mise en œuvre de ces résolutions.

Maroc-République du Congo: Renforcement de la coopération dans les domaines de l’environnement et du développement durable

Maroc-République du Congo: Renforcement de la coopération dans les domaines de l’environnement et du développement durable

Le Maroc et la République du Congo ont signé, mardi (27 août, DNR) à Rabat, un mémorandum d’entente (MoU) pour renforcer la coopération bilatérale dans les domaines de l’environnement et du développement durable. La signature de ce mémorandum s’inscrit dans le cadre de la visite de travail au Maroc de la ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, pour faire le point sur l’état d’avancement de l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), les préparatifs pour l’organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds et du 4ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CCBC, ainsi que la participation de la CCBC à la COP29. Signé par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et Mme Soudan-Nonault, également secrétaire exécutive de la CCBC et du F2BC, ce mémorandum d’entente vise à renforcer la coopération entre les deux pays dans les domaines d’intérêt commun notamment la gouvernance environnementale. Il porte également sur l’évaluation environnementale et stratégique, la lutte contre les effets du changement climatique, particulièrement les contributions nationales, la gestion des ressources, la biodiversité et l’économie verte et bleue, l’assainissement liquide et la gestion intégrée des déchets. A cette occasion, Mme Benali a indiqué, dans une déclaration à la presse, que cette rencontre marque une étape importante dans l’opérationnalisation de l’échange d’expériences et d’expertises entre les deux pays dans les domaines de l’environnement et du développement durable, notamment en matière de financement climatique pour attirer davantage de financements au continent africain, notamment au Maroc et au Congo. Cette entrevue a été l’occasion aussi de se pencher sur divers dossiers en lien avec notamment le recyclage des déchets et l’économie bleue et verte, a-t-elle ajouté, notant qu’il s’agit de projets importants pour le développement durable des deux pays. Mme Benali a, en outre, souligné que les partenariats entre les pays africains permettent d’élaborer des projets de renforcement de leur transition énergétique et leur développement. De son côté, Mme Soudan-Nonault a affirmé que ce mémorandum contribuera à renforcer davantage la coopération avec le Maroc dans les domaines de l’environnement et du développement durable, ajoutant qu’il porte sur plusieurs domaines d’intérêt commun, tels que la lutte contre les effets du changement climatique, la biodiversité et l’économie verte et bleue. « Cet accord s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de la Commission du climat du bassin du Congo et marque une étape structurante dans notre action commune pour préparer la COP29 », a-t-elle relevé. La CCBC est l’une des trois commissions climat africaines créées lors du 1er Sommet africain de l’Action en faveur d’une co-émergence continentale, tenu à l’Initiative de SM le Roi Mohammed VI, en marge de la COP22 à Marrakech. MAP

Pour un développement durable de la vallée du fleuve Sénégal face aux défis du changement climatique

Pour un développement durable de la vallée du fleuve Sénégal face aux défis du changement climatique

Un Forum régional de haut niveau s’est tenu ce jour (jeudi 18, Dnr) à Saint-Louis au Sénégal pour discuter des enjeux et stratégies de développement durable, ainsi que de l’adaptation au changement climatique dans la vallée du fleuve Sénégal (VFS). Au cours des dernières années, les populations de la vallée ont été fortement impactées par les effets du changement climatique qui perturbent l’économie de la région, dégradent les moyens d’existence des populations, et impactent leur sécurité alimentaire. Pour Monsieur Mansour Faye, Maire de la ville de St Louis, et Ministre des infrastructures des transports terrestres et du désenclavement du Sénégal, « la tenue de ce forum dans notre chère ville de Saint-Louis constitue un tournant important permettant d’approfondir la réflexion sur les multiples défis environnementaux et nombreuses opportunités et richesse de cette vallée du fleuve Sénégal. » Les participants ont débattu des effets du changement climatique sur les écosystèmes, le capital humain, la transition démographique et les migrations, ainsi que des mesures d’adaptation et stratégies de développement durable prenant en compte les atouts humains et naturels de la vallée.« Aujourd’hui nos ambitions de développement pour la vallée du fleuve Sénégal ne pourront être réalisées qu’en maitrisant les répercussions du changement climatique, dont les effets ont commencé à perturber l’économie autour du fleuve. Il faut donc envisager très rapidement la planification de manière conjointe des mesures d’adaptation », a dit Monsieur Mamadou Moustapha Ba, ministre des Finances et du budget du Sénégal. L’importance d’une approche régionale dans la recherche de solutions a été soulignée. « La seule solution qui soit durable repose sur une gestion transfrontalière, fondée sur l’équité et la solidarité. En Mauritanie comme dans tous les pays de l’OMVS [Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal], nous avons choisi la voie du développement, du partage équitable et de la solidarité pour sauver notre région des impacts négatifs des changement climatiques », a dit Monsieur Ismail Ould Abdel Vettah, Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement de la République Islamique de Mauritanie. La vallée du fleuve Sénégal regorge d’immenses ressources et présente des opportunités considérables à saisir pour assurer son développement durable. Une meilleure planification locale, la promotion d’un développement agricole durable et une adaptation des moyens de production au changement climatique, une gestion intégrée des ressources naturelles, ainsi que l’optimisation des chaînes de valeur agricoles constituent l’ensemble des solutions retenues. Dans ce cadre, les perspectives pour le développement du secteur privé sont immenses. « Afin de valoriser le capital humain et foncier de la vallée, les investissements privés, porteurs d’emplois et de projets innovants adaptés à la nouvelle donne climatique, doivent être encouragés », a dit Makhtar Diop, Directeur Général de la Société financière internationale (IFC), la filiale du Groupe de la Banque mondiale qui appuie le secteur privé. « Pour attirer ces investissements, il faut travailler à réduire les risques liés au financement des petites et moyennes entreprises et remédier aux défaillances dans les chaînes de valeur agricoles. C’est tout l’objectif des interventions de l’IFC avec ses partenaires locaux ». Des actions soutenues par la Banque mondiale et d’autres partenaires sont en cours dans la vallée et donnent des résultats encourageants. Cependant, « l’urgence du changement climatique nous impose de faire plus et d’aller au-delà, avec des investissements plus importants pour renforcer la résilience de la vallée face au changement climatique et accélérer sa transformation », a dit Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Les contours d’une nouvelle opération d’envergure régionale, initiée dans un premier temps avec les gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal, ont été discutés. Le Projet de développement et de résilience de la vallée du fleuve Sénégal auquel la Banque mondiale contribuera à hauteur de 195 millions de dollars aidera à relever les multiples défis climatiques auxquels sont confrontées les communautés implantées de part et d’autre de la vallée et qui entravent le développement socio-économique de la région. « Ce nouveau projet ambitionne entre autres des transformations majeures et des solutions durables dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’élevage et la création d’emplois pour les jeunes », ajoute Ousmane Diagana. « Il soutiendra un développement territorial intégré pour renforcer la résilience des communautés et promouvoir les moyens de subsistance et les opportunités économiques dans la vallée ». Le Projet de développement et de résilience de la vallée du fleuve Sénégal sera présenté au Conseil d’administration de la Banque mondiale le 13 février 2024.