Le président Félix Tshisekedi a participé aux discussions sur les modalités du futur déploiement de la force de la SADC en RDC

Le président Félix Tshisekedi a participé aux discussions sur les modalités du futur déploiement de la force de la SADC en RDC

Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a pris part, ce mardi par visioconférence, au sommet extraordinaire de la Troïka des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).  Cette réunion avait deux sujets à l’ordre du jour. Il s’agissait, d’abord, des modalités de déploiement des troupes de la SADC dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) dans la suite des échanges qui ont déjà eu lieu lors des précédentes réunions de la Troïka. Cette future intervention de la force de la SADC est conforme au devoir d’assistance de cette organisation sous-régionale en faveur de ses membres qui subissent des problèmes sécuritaires.  Ensuite, les participants à ces assises ont passé en revue la mission de la SADC au Mozambique où son contingent aide le pays à lutter contre des terroristes islamistes à Cabo Delgado. Concernant la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le Président de la République a de nouveau tiré la sonnette d’alarme. « L’urgence  est de mise, et le retour de l’ordre et de la sécurité se fait de plus en plus pressant au vu de la situation humanitaire qui prévaut dans le Nord-Kivu », a indiqué le Chef de l’État. Ce contexte d’instabilité, selon le Président Tshisekedi , impose « des contraintes aux déplacés qui ne peuvent, pour le moment, regagner leurs domiciles et risquent de ne pouvoir exercer le droit qui leur est garanti par notre Constitution, de participer aux élections générales à venir. »    Le Chef de l’État, qui est également Président en exercice de la SADC a, en outre, plaidé  pour « la mise en œuvre effective et urgente de la feuille de route conjointe des Processus de Nairobi et de Luanda, ainsi que du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S), avec l’accompagnement des Nations-Unies. » Par ailleurs, au sujet de la situation sécuritaire qui prévaut dans la province de Cabo Delgado, en République de Mozambique, la Troïka a noté des avancées significatives des opérations menées, depuis deux ans par la force régionale de la « SADC Mission in Mozambique » (SAMIM), qui ont considérablement réduit les capacités offensives des groupes terroristes. La Troïka a émis le vœu d’une contribution de la Communauté internationale pour le financement des missions de paix de la SADC. Cette réunion était présidée par le Dr. Hage G. Geingob, Président de la République de Namibie, en sa qualité de Président de l’Organe de coopération en matière de politique, défense et sécurité de la SADC. Ces assises ont connu la participation de la Troïka de la SADC, des pays contributeurs de troupes de la brigade de la force (FIB) des Nations-Unies, des pays contributeurs de personnel de la SAMIM et de la République du Mozambique.

Poutine révèle les dates de déploiement d’armes nucléaires russes en Biélorussie

Poutine révèle les dates de déploiement d’armes nucléaires russes en Biélorussie

La Russie commencera à déployer ses armes nucléaires en Biélorussie immédiatement après la fin de la construction d’un lieu de stockage spécial, a déclaré ce 9 juin Vladimir Poutine. Cela devrait se produire après les 7-8 juillet, a-t-il précisé, tout en notant que la préparation se déroulait comme prévu. Le déploiement d’armes nucléaires tactiques russes en Biélorussie débutera après l’achèvement de la préparation des installations spéciales, a déclaré ce 9 juin le Président russe lors d’une entrevue avec son homologue biélorusse à Sotchi. « Tout se passe comme prévu concernant les sujets les plus sensibles, sur lesquels nous nous étions mis d’accord. Comme vous le savez, la préparation des installations spéciales prend fin les 7-8 juillet. Nous lancerons tout de suite les démarches liées au déploiement sur votre territoire des types d’armements en questions », a noté Vladimir Poutine. Précédemment, le Président russe désignait le 1er juillet comme la date de la fin de construction d’un lieu de stockage de ces armes sur le territoire biélorusse. La conversation s’est déroulée dans une ambiance informelle, à la résidence du dirigeant russe à Sotchi. Après un déjeuner sur la véranda, M.Poutine a dit à son homologue: « Nous avons toujours de quoi discuter. Nous le ferons aujourd’hui », tout en précisant qu’il s’agirait d’un tête-à-tête. Ces armes russes en Biélorussie Le 25 mars, Vladimir Poutine avait déclaré que les travaux de construction d’un dépôt destiné aux armes nucléaires tactiques russes seraient achevés en Biélorussie d’ici le 1er juillet. Selon le Président russe, Moscou ne remet pas ses armes à Minsk, mais fait ce que les États-Unis font depuis des décennies: les Américains « apprennent aux équipages, aux pilotes [de leurs alliés] à utiliser leurs armes en cas de besoin ». Il a précisé que les aérodromes biélorusses disposaient déjà de dix avions capables de porter des armes nucléaires tactiques. Dans le cadre de cet accord, la Russie a également livré un système russe de missiles balistiques de courte portée Iskander-M. Retrouvez cet article sur Sputniknews

Déploiement de la force régionale de l’EAC en RDC : un échec programmé

Déploiement de la force régionale de l’EAC en RDC : un échec programmé

OPINION. Un contingent de l’armée burundaise est arrivé ce lundi 15 août, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre du déploiement de la force régionale de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC). D’autres pays de la région, excepté le Rwanda, vont déployer des troupes dans les semaines à venir dans les provinces de l’Ituri, du Haut-Uélé, du Nord et du Sud-Kivu. Le mandat confié à la force régionale est de «contenir, vaincre et éradiquer les forces négatives opérant dans l’est de la RDC. » Si la démarche est louable, il n’en demeure pas moins qu’on ne peut rien attendre de cette force régionale. Les raisons sont multiples, mais je vais me limiter à en donner deux qui me paraissent essentielles : 1. Le mandat confié à cette force est plus que flou. Qu’entend-on par « forces négatives » ? Les groupes armés étrangers, les filles et fils du Congo (Mai Mai) qui ont décidé de prendre les armes pour se défendre des envahisseurs, les enfants de la région instrumentalisés par des gens à Kinshasa ou les voyous congolais et étrangers instrumentalisés par certains pays faisant partie de la force régionale ? Tout ceci rappelle étrangement le fameux « état de siège » dont personne n’ose plus parler à Kinshasa. Les mêmes causes vont produire les mêmes effets et les mêmes folies. 2. La répartition des théâtres d’opérations laisse penser que certains des pays intervenants vont chercher à défendre et à protéger leurs intérêts nationaux plutôt que d’œuvrer au rétablissement de la paix et de la stabilité dans les provinces orientales congolaises. C’est notamment le cas du Burundi et surtout de l’Ouganda, voire du Soudan du Sud dont le déploiement reste à confirmer. À l’instar de l’état de siège, la force régionale de l’EAC ne produira rien de bon. Son déploiement est la preuve que la RD Congo est incapable de sécuriser et de stabiliser la partie orientale de son territoire. On peut même craindre que cette force contribue à aggraver l’instabilité dans les provinces du Kivu et de l’Ituri. À Kinshasa, on se vante d’avoir rejeté catégoriquement toute participation de l’armée rwandaise dans les opérations de la force régionale en RDC. Si cette décision est salutaire, il n’en reste pas moins vrai que le Rwanda a un allié de circonstance qui peut faire le boulot à sa place : l’Ouganda. Pour rappel, le président ougandais Yoweri Museveni avait insisté pour que les forces de défense rwandaises soient associées aux opérations militaires dans le Kivu. La leçon à tirer est simple : malgré les tensions qui caractérisent leurs relations, Kigali et Kampala semblent émettre sur même fréquence en ce qui concerne le Congo. Il suffit d’analyser l’intervention du représentant ougandais au Conseil de sécurité pour s’en apercevoir. Félix Tshisekedi comprend-il cela ? Réalise-t-il seulement dans quel bordel il a embarqué le pays de Lumumba ? En vérité, la République à démocratiser du Congo n’est pas dirigée. On a un individu qui joue le rôle de président et dont le seul « haut fait » est d’insulter et de menacer ses propres compatriotes. Pendant ce temps, c’est un tout un pays qui se meurt… Par Patrick Mbeko