Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES : Le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA invite les acteurs à renforcer les capacités et les stratégies face aux défis

Salon international de l’entrepreneuriat de l’AES : Le Premier ministre Abdoulaye MAÏGA invite les acteurs à renforcer les capacités et les stratégies face aux défis

Avec plus de 70 millions d’habitants et un taux de croissance positive, les Pays de l’AES possèdent de nombreuses opportunités dans le domaine de l’entrepreneuriat permettant la création d’emplois et de revenus pour les populations, notamment les jeunes et les femmes. Dans cette dynamique, le Premier ministre, sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a présidé, ce mardi 18 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture du Salon International de l’Entrepreneuriat National. En effet, le Salon International de l’Entrepreneuriat de l’AES constitue une initiative stratégique au service de la souveraineté économique, de la coopération régionale et du développement inclusif. Il s’agit de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’Espace confédéral ; d’offrir une plateforme régionale de valorisation de l’initiative privée ; de mobilisation des partenaires techniques et des investisseurs privés autour de projets structurants ; de contribution à la création d’emplois durables et de richesses. Selon la Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou SALL SECK, l’entrepreneuriat est une clé, notamment, du développement économique, de la gestion durable de l’environnement, de l’adaptation aux changements climatiques et de la résilience. En droite ligne du thème retenu « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la confédération AES », le Premier ministre a soulevé l’opportunité de faire le diagnostic de la création et du développement des entreprises, de renforcer les capacités des jeunes et des femmes en entrepreneuriat et de proposer des mesures palliatives adaptées à notre contexte en privilégiant l’innovation et le réseautage. Pour le Premier ministre, il s’agit d’acquérir les capacités et les stratégies pour surmonter les défis dans un contexte international difficile marqué par des entreprises de déstabilisation et des pressions sous diverses formes pour tenter de saper le développement légitime des populations. D’où l’intérêt de renforcer les outils locaux de développement, dont l’entrepreneuriat. Le Chef du Gouvernement a salué la présence de délégations de l’AES et du Ghana, comme pour rappeler que le Mali reste un pays très fréquentable, « un pays non isolé, en paix avec lui-même et avec les autres, un pays, qui avance, n’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure, qui cherchent, vainement, à saper le moral des Maliens par la désinformation et l’intoxication ». Durant quatre jours, le Salon International de l’Entrepreneuriat, servira de cadre de formation, de panels, de concours d’idées et de rencontres BtoB.

Britcham/Loi de Finance 2025 : quels défis pour allier État social et réformes structurelles ? (Maroc)

Britcham/Loi de Finance 2025 : quels défis pour allier État social et réformes structurelles ? (Maroc)

La Chambre de Commerce Britannique pour le Maroc a tenu une rencontre Meet the Expert sous le thème  » Loi de Finance 2025 : quels défis pour allier État social et réformes structurelles ? « . Cet évènement destiné à un large public d’entrepreneurs, de professionnels et de passionnés de technologie était l’occasion d’assister aux interventions de trois experts reconnus : M. Fouad AKESBI accompagné de M. Azzedine OUARDI, tous deux Chartered Accountant chez AD ASSOCIES PKF Maroc, et M. Hicham SLIMANI, Vice-Président de l’Union Générale des Entreprises et des Professions. Le Cabinet AD Associés a présenté une analyse approfondie des principales mesures de la Loi de Finances 2025, mettant en lumière les changements fiscaux impactant les entreprises et les particuliers. Cette intervention a permis d’éclairer les participants sur les réformes majeures qui impacteront aussi bien les entreprises que les particuliers, tout en soulignant les ajustements fiscaux visant à renforcer l’équilibre économique et social du pays. Des réformes structurantes pour la fiscalité des entreprises L’un des points essentiels abordés lors de cette présentation concerne l’Impôt sur les Sociétés (IS), qui connaît plusieurs modifications notables. Parmi elles, la révision de l’article 20 Bis et de l’article 161 Bis introduit de nouvelles règles applicables aux transferts d’immobilisations entre sociétés membres d’un même groupe. Ces ajustements visent à encadrer ces opérations et à garantir une meilleure transparence fiscale. De plus, des changements ont été apportés au régime fiscal des Sociétés en Participation (SEP) et des Groupements d’Intérêt Économique (GIE). Désormais, les associés des SEP restent solidaires du paiement de l’impôt établi au nom de la société. Pour celles qui ne sont pas soumises à l’IS, une obligation de tenue de comptabilité a été instaurée, et les associés doivent joindre les documents comptables à leur déclaration de revenu global. Par ailleurs, les GIE sont désormais tenus de fournir un état de répartition du résultat net entre leurs membres, renforçant ainsi l’exigence de transparence et de conformité fiscale. Un allègement de la fiscalité sur le revenu La Loi de Finances 2025 apporte également plusieurs ajustements en matière d’Impôt sur le Revenu (IR), dans l’objectif d’alléger la pression fiscale sur les contribuables et de favoriser le pouvoir d’achat. L’un des changements les plus significatifs concerne le relèvement de la première tranche exonérée, qui passe de 30 000 à 40 000 dirhams. Cette mesure vise à offrir une meilleure progressivité de l’impôt et à alléger la charge des revenus les plus modestes. Par ailleurs, une réduction du taux marginal de l’IR est prévue, passant de 38 % à 37 %, ce qui représente un effort supplémentaire pour harmoniser la fiscalité sur le revenu. D’autres ajustements viennent compléter ces mesures, notamment l’augmentation du plafond annuel de réduction d’IR au titre des charges de famille, qui passe de 2 160 à 3 000 dirhams, tout en maintenant le bénéfice de cette réduction pour jusqu’à six personnes à charge. L’intervention du Cabinet AD Associés a également mis en avant une réforme touchant aux avantages en nature accordés par les employeurs. Désormais, la valeur des bons de nourriture délivrés aux salariés est relevée de 30 à 40 dirhams, avec l’instauration d’une possibilité de paiement par voie électronique, une mesure qui s’inscrit dans la digitalisation des transactions et l’amélioration des conditions de travail. Enfin, un autre point clé concerne l’exonération de l’IR pour certaines prestations de retraites complémentaires. Les revenus perçus au titre de ces régimes sont désormais exonérés d’impôt, à condition que les cotisations versées n’aient pas été déduites pour la détermination du revenu net imposable. Cette réforme vise à encourager l’épargne retraite et à garantir une meilleure protection des retraités. Réformes en matière de TVA et mesures diverses Concernant la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), la Loi de Finances 2025 introduit des ajustements destinés à garantir la stabilité des prix et l’approvisionnement du marché, notamment pour les sociétés foncières et les OPCI bénéficiant d’un délai d’exonération. Enfin, des mesures diverses viennent préciser les modalités d’application des nouveaux taux fiscaux et des exonérations spécifiques. Un équilibre entre État social et réformes structurelles Prenant la parole après la présentation technique, M. Hicham SLIMANI a analysé la capacité de la Loi de Finances 2025 à concilier protection sociale et réformes structurelles. Il a souligné que cette loi vise à renforcer l’État social tout en assurant une soutenabilité budgétaire, grâce notamment à l’augmentation des exonérations fiscales pour les ménages et aux ajustements pour les entreprises. Toutefois, son efficacité dépendra d’une gestion rigoureuse des ressources publiques et d’un équilibre entre mobilisation des recettes et préservation de la compétitivité des entreprises. Opportunités et défis pour le secteur privé Abordant les implications pour les entreprises, M. SLIMANI a mis en avant les opportunités qu’offre la réforme, notamment en matière de clarification fiscale et de facilitation des investissements. Il a toutefois alerté sur les contraintes administratives accrues liées aux obligations déclaratives et au renforcement du contrôle fiscal. Pour atténuer ces effets, il a préconisé une mise en place progressive des nouvelles exigences fiscales, accompagnée de mesures spécifiques pour soutenir les PME et encourager le réinvestissement. Ce webinaire s’inscrit dans la mission de la BritCham de promouvoir l’échange de savoir-faire et d’encourager l’innovation technologique au service des entreprises marocaines.

L’économie marocaine a fait preuve de résilience mais le secteur privé est confronté à des défis

L’économie marocaine a fait preuve de résilience mais le secteur privé est confronté à des défis

Malgré divers obstacles, tels que le ralentissement de l’économie mondiale, un choc inflationniste et le tremblement de terre d’Al Haouz, l’économie marocaine a fait preuve de résilience et s’est redressée, avec une production réelle augmentant de 3,4 % en 2023, selon le dernier rapport économique de la Banque mondiale pour le pays. Les principaux moteurs de cette accélération ont été la reprise du secteur touristique, les niches manufacturières orientées vers l’exportation, notamment dans les secteurs automobile et aéronautique, ainsi que le redémarrage de la consommation privée. Des politiques macroéconomiques favorables, telles que des stratégies d’expansion du secteur public et de consolidation budgétaire, ont également contribué à cette croissance économique. De plus, le Maroc a enregistré une augmentation substantielle des investissements directs étrangers, offrant d’importantes opportunités de développement, et une baisse du déficit du compte courant à son niveau le plus bas depuis 2007. Cependant, l’économie marocaine fait face à des défis alors que les entreprises et les ménages peinent à se remettre des récents chocs, comme en témoignent une augmentation des faillites d’entreprises et une perte de 200 000 emplois dans les zones rurales en 2023, et ce malgré l’accélération économique. La consommation par habitant a à peine retrouvé ses niveaux d’avant la pandémie, et un nouveau programme d’aide sociale viendra soutenir les ménages les plus vulnérables. En 2024, la croissance économique devrait ralentir à 2,9 % en raison d’une mauvaise campagne agricole, mais le PIB non agricole devrait rester stable. « Ce rapport démontre l’importance de la productivité dans l’amélioration de la croissance économique et du niveau de vie d’un pays. Cela s’inscrit dans le Nouveau Modèle de Développement (NDM) et la vision de développement inclusif à long terme du Maroc », a déclaré Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. « Le pays a récemment accompli des progrès significatifs, notamment en rendant opérationnel le Conseil de la concurrence, en modifiant la loi sur la concurrence, et en concluant un accord antitrust historique avec les distributeurs de carburant. Pour tirer parti de ces avancées, et comme le souligne le NDM, des efforts continus devront être déployés, en particulier pour soutenir les petites et moyennes entreprises ». Le rapport comprend un chapitre spécial consacré à la dynamique du secteur privé marocain, soulignant ses performances en matière de productivité et la nécessité de surmonter les obstacles pour améliorer la création d’emplois. Cette analyse repose sur une étude menée conjointement avec l’Observatoire Marocain des Petites et Moyennes Entreprises, utilisant une base de données exhaustive des entreprises du secteur formel. Le rapport, intitulé « Libérer le potentiel du secteur privé pour stimuler la croissance et la création d’emplois », met en avant l’importance des données microéconomiques pour comprendre les tendances de la productivité et élaborer des politiques visant à améliorer la performance du secteur privé. Il souligne la nécessité d’un environnement commercial dynamique, favorisant l’innovation et la réaffectation des ressources vers des entreprises plus productives pour stimuler la croissance de la productivité. De plus, le rapport note que la prédominance des petites entreprises et des micro-entreprises au Maroc, qui peinent à se développer, contribue à l’insuffisance de la création d’emplois dans un pays à la main-d’œuvre en expansion. Enfin, il met en lumière les défis et les mesures nécessaires pour améliorer la productivité et la croissance dans le secteur privé formel.

RD Congo. L’amélioration de la vie de la population parmi les défis de Vital Kamerhe

RD Congo. L’amélioration de la vie de la population parmi les défis de Vital Kamerhe

Réhabiliter l’image de l’Assemblée nationale, restaurer le député dans son honneur et sa dignité et améliorer les conditions de vie de la population, sont parmi les priorités que s’est fixées Vital Kamerhe nouveau président de l’Assemblée nationale. Lors de la première réunion du bureau, samedi 25 mai, Vital Kamerhe a réitéré ces priorités exprimées lors de son investiture.   Il a dit sa détermination à lutter contre les inégalités en faisant voter des lois justes qui garantissent la redistribution équitable des droits et devoirs à tous les Congolais et un contrôle rigoureux de la gouvernance afin de barrer la route à l’enrichissement illicite. Ce que salue le député Checain Malandji, élu de Lubumbashi. Il compte sur l’expérience de Vital Kamerhe pour conduire avec fermeté et responsabilité le bateau de la démocratie. Ce vœu est partagé par la société civile parlementaire qui estime que « l’image du député national aujourd’hui est ternie par les 21 à 33 000 dollars qu’il toucherait chaque mois pour passer du temps à dormir dans l’hémicycle, à après être arrivé à la plénière avec plus de 4 heure de retard pour examiner des lois qui n’ont rien avoir avec les attentes des Congolais ». Le nouveau président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, se lance le défi de rencontrer les attentes de la population : « Vecteur pour canaliser les attentes de la population, l’Assemblée nationale a dans sa mission, d’abord s’assurer que dans son programme d’investiture, Mme la Première ministre a tenu compte de ces desiderata. Est-ce que toutes les contrées du pays, toutes les provinces, toutes les questions en commençant par la question sécuritaire, du quotidien, du social du Congolais, les infrastructures de base [sont prises en compte].  Et pour toutes ces raisons, nous devons restituer à la chambre basse ses lettres de noblesse, au député national sa dignité et son honneur. Croyez-moi, ça sera fait ».

La nouvelle édition de l’Évaluation des politiques et des institutions en Afrique souligne des améliorations malgré les défis

La nouvelle édition de l’Évaluation des politiques et des institutions en Afrique souligne des améliorations malgré les défis

En dépit de nouveaux défis internationaux, de mauvaises récoltes, et des chocs des prix enregistrés en 2022, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ont enregistré des améliorations dans leurs politiques d’inclusion sociale et leurs politiques structurelles, ce que souligne la dernière édition du rapport d’évaluation des politiques et des institutions nationales (CPIA de son acronyme anglais) qui suit 39 des pays de la région. L’évaluation CPIA est un outil diagnostic annuel portant sur les pays éligibles au financement de l’Association internationale de développement (IDA), l’institution de la Banque mondiale chargée d’aider les pays les plus pauvres. L’édition 2023 du rapport fournit une évaluation de la qualité des politiques et des institutions dans l’ensemble des 39 pays éligibles au financement de l’IDA en Afrique subsaharienne pour l’année civile 2022. Les pays sont classés sur une échelle de 1 (faible) à 6 (élevé) à travers 16 critères reflétant quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques favorisant l’inclusion sociale et l’équité, ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. La note globale moyenne de la CPIA en Afrique subsaharienne reste stable à 3,1. Si de nombreux pays ont amélioré leurs « politiques en faveur de l’inclusion sociale » et leurs « politiques structurelles », ces progrès ont cependant été éclipsés par la stagnation en matière de « gestion économique » et de « gestion et institutions du secteur public ». « Dans un contexte global caractérisé par des taux d’intérêt élevés et une croissance économique faible, il est encourageant d’observer les progrès en matière de réforme politique, particulièrement autour des réformes du secteur privé et de la protection des populations vulnérables contre les fluctuations économiques, » observe Nicolas Willy, économiste au sein du bureau de l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique. En 2022, l’écart entre les sous-régions s’est creusé : l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AFW) poursuivant sa progression, et améliorant légèrement sa note de 3,2 à 3,3, tandis que l’Afrique de l’Est et australe (AFE) restait stable avec une note de 3,0. Cet écart pouvant cependant être largement attribué à la performance des états fragiles et affectés par les conflits. En 2022, les quatre pays qui ont enregistré les résultats les plus faibles (le Soudan du Sud, l’Érythrée, la Somalie et le Soudan) se trouvaient en AFE et connaissaient des situations de conflit et de fragilité. À l’exception de ces quatre États, les résultats des deux sous-régions sont presque identiques. Même si l’AFW comprend aussi des États fragiles et affectés par les conflits, ceux-ci ont enregistré des performances relativement bonnes, particulièrement dans leur note en matière de gestion économique, ce qui pourrait être lié à l’impact bénéfique des unions monétaires en Afrique de l’Ouest. Au-delà de la notation, le rapport d’évaluation CPIA souligne les tendances en matière de politiques et les exemples de meilleures pratiques dans des domaines spécifiques tels que l’inflation, la gestion des devises, le financement, la croissance, la protection sociale, la transparence et la responsabilisation. « La fréquence, l’exhaustivité et la rigueur de l’évaluation CPIA peuvent contribuer à entraîner l’engagement des pays et à étayer un dialogue fondé sur des données probantes autour de leurs programmes de réforme, » souligne Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique.

Maroc. Des défis restent à relever dans le secteur industriel automobile

Maroc. Des défis restent à relever dans le secteur industriel automobile

Les écosystèmes industriels, la restructuration du secteur et la contribution aux travaux sectoriels et approches multidisciplinaires dans l’industrie automobile au Maroc ont connu des succès, selon le Centre marocain de conjoncture (CMC). Mais en dépit des perspectives de développement prometteuses qu’offre ce secteur, l’observatoire privé et indépendant de l’économie marocaine estime dans sa récente publication mensuelle « Maroc Conjoncture » que des défis restent encore à relever. « Certaines mises en garde restent de mise », constate le CMC dans ce spécial intitulé « Les investissements étrangers au Maroc: Atouts et mesures incitatives » soulignant d’emblée les risques liés à la dépendance vis-à-vis des acteurs internationaux. « Les décisions et les orientations stratégiques peuvent être influencées par les politiques et les priorités des entreprises étrangères », indique le Centre dans sa publication. Ce qui, à son entendement, « limite la souveraineté et l’autonomie du secteur ». Dans un second temps, l’observateur spécialisé dans l’analyse et le suivi de la conjoncture, la prévision et l’évaluation d’impact souligne le besoin pressant d’une grande diversification de la chaîne de valeur. A ce propos, et dans le souci d’assurer la résilience  et la pérennité du secteur automobile au Maroc, le Centre préconise de « développer davantage de capacité de conception, d’ingénierie et de recherche et développement (R&D) au sein du pays, pour surpasser la concentration actuelle des activités autour de l’assemblage et la production de composants spécifiques ». L’autre recommandation contenue dans sa publication est liée à l’impact environnemental pour lequel des efforts supplémentaires doivent être fournis afin de réduire davantage l’impact des nuisances du milieu. Le CMC propose ainsi, entre autres : l’adoption de véhicules électriques, le développement d’une infrastructure de recharge adéquate, la promotion de l’utilisation de sources d’énergie renouvelable ainsi que l’encouragement à des pratiques de fabrication plus respectueuses de l’environnement. Le Centre marocain de conjoncture estime, par ailleurs, que « la coordination doit être améliorée, dans le sens d’un renforcement de la gouvernance des écosystèmes industriels ». Pour y parvenir, il préconise une meilleure collaboration entre les acteurs publics et privés, une communication plus fluide et une prise de décisions plus efficace. Une autre recommandation tout aussi importante consiste à améliorer la formation et les compétences qui restent des points clés de la réussite dans ce secteur. Afin de répondre aux besoins évolutifs de l’industrie automobile au Maroc, d’encourager l’innovation et de garantir une main-d’œuvre qualifiée et adaptable, le CMC estime qu’« il est impératif de continuer à investir dans la formation et le développement des talents ». Il est à souligner qu’en dépit des perspectives positives, le passage à l’électrification et à la décarbonation exige que des défis soient relevés. Le Centre préconise ainsi « de développer davantage l’autonomie des véhicules électriques, de réduire les coûts des batteries, de renforcer l’infrastructure de recharge  et de promouvoir une utilisation plus large des énergies renouvelables pour alimenter les véhicules électriques ». Sur ce sujet, le Centre constate que le Maroc a déployé des efforts notamment dans le développement de l’infrastructure de recharge, mis en place des incitations gouvernementales, encouragé les investissements dans la production de véhicules électriques et la sensibilisation du public. Ce qui ne peut que contribuer à « créer les conditions nécessaires pour réussir cette transition vers une mobilité plus propre et plus durable », a-t-il conclu. Pour rappel, le Maroc a déployé depuis quelques années des actions combinées pour traiter son secteur industriel automobile de manière significative et attirer des investissements substantiels. Comme le souligne le CMC dans sa publication, ces actions se résument dans six axes stratégiques principaux à savoir  le Plan d’accélération industrielle (PAI), la création d’écosystèmes industriels, les partenariats avec les constructeurs automobiles et les équipementiers, la formation de main-d’œuvre qualifiée, les incitations fiscales et les avantages compétitifs ainsi que le développement des infrastructures. Alain Bouithy

A propos de technologie et d’échanges : Défis et opportunités en Afrique

Webb Fontaine, l’un des principaux fournisseurs au monde pour les solutions destinées aux Etats dans les domaines douaniers et commerciaux, réunira le 12 juillet à 12 :00, HEC, un panel d’experts du secteur pour envisager les Défis et les Opportunités que représentent la Technologie et les Echanges en Afrique. Cette discussion entre experts se penchera sur les idées profondément innovantes ainsi que les perspectives nouvelles que présentent les échanges internationaux en Afrique, l’impact de l’Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), ainsi que les responsabilités des nations africaines dans la réalisation de l’intégration économique au niveau du continent. Ce webinaire, destiné aux professionnels des secteurs publics et privés, avec pour thèmes essentiels les échanges et la technologie en Afrique, examinera de manière approfondie les défis que présentent les développements géopolitiques, la mise en place de zones de libre-échange, et leurs effets cumulatifs sur les politiques commerciales au niveau du continent. Avec les effets de la pandémie globale du Covid19 qui a été le perturbateur majeur de l’économie, les discussions porteront également sur les conséquences que de telles turbulences ont pu avoir sur les chaines d’approvisionnement africaines.  Le panel d’experts comprend des experts du secteur de haut niveau avec des formations aussi diverses que Fridah Kimani, spécialiste de la facilitation des échanges auprès de l’Office des Recettes du Kenya (Kenya Revenue Authority), Agnes Katsonga Phiri, Directeur Executif des services d’Etat Major de l’Office des Recettes du Malawi (Malawi Revenue Authority). Entre eux, ils analyseront la performance du commerce africain, l’effet des diverses politiques et accords dans le développement socio-économique du continent, ainsi que les facteurs-clé qui détermineront une stratégie efficace pour l’ensemble des milieux d’affaires ainsi que du paysage commercial en Afrique.   Ce webinaire servira également de plateforme permettant aux experts de débattre sur les avantages et inconvénients de l’Accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), son influence sur l’intégration économique au niveau du continent, ainsi que les échéances et les défis que représentent sa mise en place. Les experts évalueront également les différents facteurs qui affectent le modèle actuel des exportations en Afrique et sa croissance potentielle.  Anticipant sur le webinaire, Alioune Ciss – Chief Executive Officer de Webb Fontaine – fait remarquer que “Le commerce et la technologie avancent la main dans la main ; au fur et à mesure que la technologie se développe, elle affecte le paysage commercial dans son ensemble, depuis les chaines logistiques jusqu’aux systèmes commerciaux globaux. Alors que la pandémie du COVID-19 a donné un coup d’accélérateur jamais vu au changement et à l’innovation, c’est maintenant le moment d’envisager et d’évaluer les facteurs-clé, les défis et opportunités, et les possibilités futures de l’ensemble du spectre commercial et technologique pour l’Afrique. Chez Webb Fontaine, nous nous essayons sans cesse d’anticiper sur les nouvelles tendances, et ce webinaire témoigne ainsi de nos efforts pour réunir les experts du secteur dans un débat qui pourra déboucher sur de nouvelles idées et activités.” Le webinaire sur la technologie et le commerce en Afrique sera diffusé à 14h00, heure de Dubaï. Vous pouvez participer en cliquant sur le lien Zoom ici () Ce webinaire est d’une durée d’une heure. Ces webinaires sont destinés à susciter une discussion ; ils font partie d’un projet élargi de série de groupes de réflexion, dont l’objectif sera de proposer une approche dynamique permettant aux acteurs et aux consommateurs d’échanger et de mettre au point des stratégies d’affaires concrètes.

Financement du développement durable : comment relever les grands défis

Financement du développement durable : comment relever les grands défis

TRIBUNE. En l’absence de financements adéquats, les plus nobles intentions de la communauté internationale, exprimées sous la forme des objectifs de développement durable (ODD), resteront irréalisables. Les décideurs devraient donc tenir compte des récentes difficultés rencontrées en matière de financement du développement et recentrer leur attention sur des stratégies nationales résolues afin que leurs meilleures intentions puissent se concrétiser. Les ressources nécessaires pourraient être obtenues en alliant mobilisation des recettes, financement privé et développement du secteur financier. Pour atteindre ces objectifs mondiaux, les décideurs seront donc appelés à mener des actions collectives et à pratiquer un « nouveau multilatéralisme ». Une nouvelle étude de l’ONU, réalisée grâce aux importantes contributions du FMI, du groupe de la Banque mondiale, de l’Organisation mondiale du commerce, du Programme des Nations Unies pour le développement et d’autres agences onusiennes, dresse un bilan détaillé des mesures prises par les pays et la communauté internationale pour mobiliser les financements nécessaires. Les besoins de financement sont loin d’être modiques—selon une étude du FMI publiée plus tôt cette année, dans les pays à faible revenu et les pays émergents, les principaux ODD en matière d’éducation, de santé, d’électricité, de routes, d’eau et d’assainissement, dont la réalisation permettrait d’élargir l’accès des populations à ces services, requièrent des dépenses annuelles supplémentaires de 2.600 milliards de dollars jusqu’à 2030. Les pays à faible revenu et les pays fragiles affichent des besoins de financement particulièrement importants car leur niveau de départ est bas, leur croissance démographique est rapide et leur trajectoire de croissance est faible ; ils représentent un cinquième des besoins de financement totaux. Il ressort également du rapport de l’ONU que certaines des récentes évolutions pourraient rendre la mobilisation des financements encore plus difficile : la croissance mondiale semble avoir atteint son sommet, les restrictions commerciales s’intensifient, certains pays émergents connaissent une inversion des flux de capitaux et les risques liés à la dette s’amplifient, sachant qu’environ 30 pays à faible revenu sont à un risque élevé de surendettement ou en surendettement (voir aussi le blog du FMI La dette, un obstacle sur la route des objectifs de développement durable). Nous sommes bien à un « moment délicat » pour l’économie mondiale, comme l’a remarqué la directrice générale du FMI au début du mois. Relever le défi du financement  Le rapport sur le financement du développement durable comporte plus de quarante recommandations spécifiques à l’usage des États membres de l’ONU pour mieux aligner financements et investissements en faveur des objectifs de développement durable. Quatre propositions méritent une attention particulière :  Mettre au point un cadre de financement. Le financement est souvent le maillon faible des plans nationaux de développement durable : une étude récente a montré que plus des trois quarts des 107 plans nationaux ne contiennent pas de chiffrage ou de détails sur le financement. Le rapport fournit des recommandations concrètes sur l’opérationnalisation d’un cadre de financement ainsi que des exemples de pays ayant élaboré des plans basés sur des flux de financement à la fois publics et privés. Améliorer les stratégies de mobilisation des recettes à moyen terme. Le rapport recommande d’établir des stratégies de mobilisation des recettes à moyen terme résultant d’un consensus national, capables d’appuyer les réformes tout au long du cycle politique et de mettre en évidence le lien entre recettes supplémentaires et prestation de services publics efficaces et équitables. La stratégie de mobilisation des recettes ambitieuse de l’Indonésie constitue un bon exemple, celle-ci vise à augmenter les recettes de 10 à 15 % du PIB à moyen terme (plus de détails dans le présent ouvrage du FMI. En outre, les stratégies nationales pourraient être appuyées par un effort concerté à l’échelle internationale pour réformer le régime fiscal des entreprises. Assurer la viabilité de la dette. Fondées sur un examen approfondi des risques liés à la dette, une série de démarches sont proposées pour aider les pays à détecter rapidement les facteurs de vulnérabilité et à mieux gérer leur dette. Le rapport souligne le fait que chaque crise de la dette a ses propres particularités et examine les efforts déployés par la RDC, le Niger et le Mozambique pour restructurer leur dette et les difficultés auxquelles il se heurtent pour y parvenir. Se préparer aux crises futures. Les plans, stratégies et outils, aussi bons soient-ils, ne suffisent pas à préparer les pays en développement à une éventuelle crise financière et aux effets de contagion des pays avancés. Le rapport réaffirme qu’il faut veiller à ce que le dispositif mondial de sécurité financière soit adéquat et exhaustif, notamment au moyen de l’actuel examen des accords de financement du FMI (quinzième révision des quotes-parts). Bien qu’elles soient grandes, les difficultés de financement ne sont pas insurmontables pour la plupart des pays. Des efforts considérables seront néanmoins nécessaires pour changer la donne en Afrique et dans certaines régions du Moyen-Orient, dont la mise en œuvre de politiques nationales d’appui aux investissements en faveur des ODD et une coopération internationale pour trouver des solutions aux défis nouveaux et émergents. À ce titre, le rapport sur le financement du développement durable contribue grandement à la réflexion sur les mesures qu’il convient d’adopter. Par Christopher Lane Représentant spécial du FMI auprès des Nations Unies.