La Banque mondiale contribue à la croissance et au financement des micro, petites et moyennes entreprises au Tchad

La Banque mondiale contribue à la croissance et au financement des micro, petites et moyennes entreprises au Tchad

La Banque mondiale a approuvé un don de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 100 millions dollars, afin de promouvoir la croissance et l’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises. Le Projet de développement et d’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) au Tchad contribuera à améliorer le climat des affaires en facilitant, notamment, la création d’entreprises, le fonctionnement des tribunaux de commerce et un meilleur accès à des informations actualisées et pertinentes sur les réglementations applicables aux entreprises. Il renforcera l’écosystème de soutien à l’entrepreneuriat en mettant en œuvre un nouveau Centre de développement des entreprises (CDE) qui déploiera plusieurs programmes de soutien aux entrepreneurs et aux PMEs, avec une attention particulière sur les projets portés par les jeunes et les femmes. Le projet favorisera l’inclusion financière et l’accès au financement des MPME, en opérationnalisant un fonds de garantie et en créant un programme d’éducation financière pour ces dernières. Le projet améliorera ainsi la capacité des entreprises à accéder aux financements et réduira le risque lié aux prêts accordés par les institutions financières. « Ce projet est centré sur l’approche de la Banque mondiale en matière de développement du secteur privé visant à renforcer la capacité du secteur privé à investir, créer des emplois, catalyser la transition verte et stimuler la transformation économique » a déclaré Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad. « Il offrira au Tchad un meilleur accès aux services financiers de base pour permettre aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME), secteur essentiel de l’économie, d’investir et de se développer. » D’une durée de 6 ans, ce projet bénéficiera principalement aux MPME à travers le pays. Il permettra de réduire le temps moyen pour résoudre un litige dans un tribunal de commerce, favorisera l’accès de près de 8 000 MPME au crédit tandis que 2 000 MPME bénéficieront des services d’accompagnement proposés par le Centre de Développement des Entreprises. Pour finir, 200 000 personnes seront bénéficiaires du programme d’éducation financière. BM

En République démocratique du Congo (RDC), réévaluer les incitations fiscales peut favoriser la croissance et l’équité

En République démocratique du Congo (RDC), réévaluer les incitations fiscales peut favoriser la croissance et l’équité

En République démocratique du Congo (RDC), la rationalisation des incitations fiscales pourrait améliorer l’efficacité des politiques fiscales et ouvrir la voie à de futures baisses de taux d’imposition, tout en garantissant des ressources adéquates pour le développement et les dépenses sociales, selon le dernier rapport sur la situation économique de la Banque mondiale pour la RDC, publiée aujourd’hui. Le rapport intitulé «Réévaluer les incitations fiscales : le rendez-vous manqué des promesses de croissance et d’équité » souligne le taux de croissance du PIB élevé de 6,5 % atteint en 2024, soutenu par des activités minières dynamiques, notamment dans l’exploitation du cuivre et du cobalt. Malgré l’un des taux de croissance les plus élevés d’Afrique, ce chiffre reste légèrement inférieur à la moyenne de 7,9 % enregistrée entre 2021 et 2023. Même avec cette forte croissance, le rapport souligne que la réduction significative de la pauvreté et la création d’emplois restent limitées. La stabilité macroéconomique a été maintenue grâce à la discipline budgétaire et à l’absence de financement monétaire du déficit. L’inflation, bien qu’encore élevée, a chuté à 8,6 % en juin 2025. Le potentiel de développement de la RDC demeure important, avec des perspectives économiques positives. La section spéciale du rapport examine les incitations fiscales, en se concentrant sur leur évolution et leur impact. Les recettes fiscales de la RDC représentent 12,5 % du PIB, contre une moyenne de 16 % en Afrique subsaharienne. Selon le rapport, les incitations fiscales entraînent un manque à gagner d’environ 5 % du PIB — soit un tiers des recettes fiscales totales ou trois fois le budget du secteur de la santé — tout en apportant des bénéfices minimes aux ménages vulnérables. « La RDC possède un énorme potentiel économique. Pour parvenir à une croissance inclusive et durable, le pays doit accroître ses recettes intérieures, rationaliser les incitations fiscales et investir dans les services sociaux ainsi que dans les infrastructures », a déclaré Albert Zeufack, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour l’Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC) et Sao Tomé-et-Principe. Pour relever ces défis et mobiliser davantage de ressources pour la croissance, le rapport recommande de simplifier la politique fiscale, d’harmoniser les taux d’imposition, de remplacer les incitations fiscales basées sur le profit par des incitations basées sur les coûts, et d’améliorer la transparence et l’évaluation de ces incitations.

Maroc. Reprise attendue de la croissance au premier trimestre 2025

Maroc. Reprise attendue de la croissance au premier trimestre 2025

Après une progression modérée de 3% à la fin de 2024  L’économie marocaine devrait retrouver plus de dynamisme au début de 2025, a annoncé le Haut-Commissariat au plan (HCP) soulignant une modération de sa croissance à la fin de 2024. Selon les projections de l’institution publique, en rythme annuel, la croissance du PIB devrait s’accélérer à +3,5%, au terme du premier trimestre 2025. Les données recueillies suggèrent qu’elle aurait atteint 3% au quatrième trimestre 2024. Dans son récent point de conjoncture, le Haut-Commissariat précise toutefois que cette évolution ne sera possible que dans l’hypothèse où « les conditions climatiques s’orientent vers un régime plus pluvieux pendant la saison hivernale, avec des niveaux pluviométriques proches des normales saisonnières ». L’économie nationale devrait progresser de 3,5% au début de l’année, selon le HCP D’après le HCP, hors agriculture, la croissance de l’activité continuerait de dépasser les rythmes tendanciels post-Covid, mais se réajusterait progressivement, pour atteindre 3,7% au quatrième trimestre 2024 et 3,5% au premier trimestre 2025. Selon les projections des experts de l’institution dirigée par Chakib Benmoussa, la demande intérieure resterait le principal moteur de l’activité, avec une hausse de 5,4% au quatrième trimestre ; tandis que les dépenses de consommation maintiendraient leur dynamique, mais la croissance de l’investissement brut se modérerait, après la relance enregistrée au troisième trimestre. Induite par les gains liés aux mesures socio-fiscales appliquées aux employés des secteurs public et privé et à la décélération de l’inflation, « l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages soutiendrait une augmentation des dépenses de consommation de 3,2% au quatrième trimestre 2024 et de 3,4% au premier trimestre 2025, en variations annuelles », prévoit le Haut-Commissariat dans son point de conjoncture. La même source indique que la hausse combinée des dépenses de biens et services et de fonctionnement impulserait la consommation des administrations publiques. Alors que les perspectives de modération de la demande étrangère, associées à la hausse anticipée des coûts salariaux, inciteraient les entreprises privées à limiter progressivement leurs projets d’équipement, le HCP s’attend en revanche à ce que les investissements des entreprises publiques dans les infrastructures liées à l’organisation des événements sportifs d’envergure et aux projets de dessalement de l’eau de mer conservent leur dynamique. Ce qui, explique-t-il, devrait favoriser une hausse de  l’investissement brut de 9,8% au quatrième trimestre 2024 et de 8,8% au premier trimestre 2025, en variations annuelles. En ce qui concerne les échanges extérieurs, leur contribution à l’activité resterait négative au cours de cette période, mais pèserait moins lourdement sur l’activité au début de 2025. Des projections du HCP, il ressort qu’en volume, les exportations connaîtraient une légère accélération, affichant un accroissement de 7,1% au premier trimestre 2025, après +6,2% au trimestre précédent ; tandis que « la croissance des importations serait moins soutenue qu’à la mi-2024, sur fond de la modération de la demande intérieure ». Quant aux tensions inflationnistes, elles resteraient contenues, avec une augmentation des prix à la consommation de 0,7% au quatrième trimestre 2024, après +1,3% au trimestre précédent. Selon les explications de l’institution publique, « cette évolution, attribuable, en partie, à un effet de base élevé, aurait résulté d’une hausse de 0,7% au lieu de +1,4% des prix des produits non-alimentaires et de 0,7% au lieu de +1% des prix des produits alimentaires ». A l’inverse, le Haut-Commissariat estime que l’inflation sous-jacente aurait évolué à un rythme légèrement supérieur à celui réalisé un trimestre auparavant, soit +2,5% au lieu de +2,3%, se situant pour le quatrième trimestre consécutif au-dessus de l’inflation globale. Cette évolution serait justifiée par « la hausse des prix des produits alimentaires non frais, mais également par l’augmentation de 1,4% et 0,6% de ceux des services et des produits manufacturés », a-t-il conclu. Alain Bouithy

Il est urgent de réformer l’éducation pour permettre une croissance plus rapide et inclusive en Afrique

Il est urgent de réformer l’éducation pour permettre une croissance plus rapide et inclusive en Afrique

Malgré les signes d’une reprise économique fragile, la croissance s’enlise en Afrique subsaharienne, menaçant de laisser de côté un grand nombre de jeunes. Selon la dernière édition du rapport Africa’s Pulse, qui paraît sous le titre « Transformer l’éducation pour une croissance inclusive », deux facteurs sont essentiels pour parvenir à relancer la croissance : il faut, d’une part, stabiliser les économies et, d’autre part, transformer l’éducation de manière à doter une main-d’œuvre en plein essor de bases de connaissances plus solides et de compétences en adéquation avec les attentes du marché du travail. D’après les prévisions de la 30e édition du rapport économique semestriel de la Banque mondiale sur l’Afrique subsaharienne, l’activité régionale devrait croître de 3 % en 2024, contre un point bas de 2,4 % en 2023, principalement grâce à la hausse de la consommation et de l’investissement privés. L’inflation devrait s’atténuer, pour passer de 7,1 % en 2023 à 4,8 % cette année, sous l’effet de politiques monétaires et budgétaires plus strictes, de la stabilisation des devises et d’une diminution des perturbations d’approvisionnement. Cette reprise est toutefois insuffisante pour sortir des millions de personnes de la pauvreté. La croissance du PIB par habitant reste atone, à 0,5 % seulement en 2024, contre une moyenne de 2,4 % sur la période 2000-2014. Les conflits, le changement climatique et l’explosion des coûts du service de la dette sont autant de freins aux progrès. En 2024, le service de la dette absorbera 34 % des recettes publiques dans la région, au détriment des investissements productifs. « Les gouvernements africains progressent dans leurs efforts de stabilisation des finances et de réduction des déficits budgétaires, » souligne Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Mais le lourd fardeau de la dette limite leurs investissements dans des secteurs cruciaux comme l’éducation, la santé et les infrastructures, qui sont essentiels pour une croissance inclusive à long terme. » La population en âge de travailler augmente à un rythme plus rapide en Afrique que dans les autres régions, à la faveur des progrès de ces vingt dernières années dans la réduction de la mortalité infantile. Or, l’Afrique subsaharienne est aussi la région du monde qui consacre le moins de dépenses par habitant à l’éducation. Les auteurs d’Africa’s Pulse estiment que, pour parvenir à une éducation universelle d’ici 2030, les systèmes éducatifs devraient absorber environ 170 millions d’enfants et d’adolescents supplémentaires, ce qui nécessiterait la construction d’environ 9 millions de nouvelles salles de classe et le recrutement de 11 millions d’enseignants. Le défi est de taille, mais la région a déjà accompli des avancées importantes : à l’heure actuelle, 270 millions d’enfants sont scolarisés dans le primaire et le secondaire, et les taux d’achèvement des études primaires se sont considérablement améliorés depuis 2000. « À l’avenir, les jeunes Africains devront être bien instruits et correctement qualifiés pour avoir accès à des emplois de meilleure qualité et tirer parti des débouchés créés par l’économie numérique et la transition verte, » explique Dabalen. « Une planification fondée sur des données probantes et des dépenses intelligentes seront essentielles pour élargir l’accès à l’éducation tout en améliorant les résultats en matière d’apprentissage et d’emploi. » Actuellement, en Afrique subsaharienne, sept enfants sur dix n’ont pas accès à un enseignement préprimaire, et moins de 1,5 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans suivent une formation professionnelle, contre 10 % dans les pays à revenu élevé. Il est indispensable de combler ces lacunes pour permettre à l’Afrique subsaharienne de réaliser tout son potentiel économique et d’assurer une croissance durable et inclusive. Il est également essentiel de soutenir l’entrepreneuriat et les nouvelles startups, de permettre aux petites entreprises de se développer ainsi qu’attirer des entreprises établies, afin que les titulaires de diplômes qualifiés trouvent des opportunités d’emploi attractives lorsqu’ils entrent et progressent sur le marché du travail. BM

L’économie de Djibouti enregistre une croissance solide en 2023, malgré des défis budgétaires persistants

L’économie de Djibouti enregistre une croissance solide en 2023, malgré des défis budgétaires persistants

En 2023, l’économie de Djibouti a enregistré un rebond remarquable, surpassant les prévisions avec une croissance du PIB estimée à 6,7 %. Ce dynamisme s’explique par la reprise de la demande croissante de l’Éthiopie pour les services portuaires et logistiques de Djibouti, ainsi que par une consommation intérieure soutenue par l’investissement privé et des mesures gouvernementales visant à atténuer les effets de l’inflation liée à l’invasion russe de l’Ukraine. Les perturbations du transport maritime en mer Rouge ont eu un impact mitigé sur l’économie D’après le dernier Rapport de suivi de la situation économique de la Banque mondiale pour Djibouti, intitulé « Renforcer la viabilité et l’équité des finances publiques », l’activité de transbordement au port de Djibouti a enregistré une hausse notable, avec une augmentation de 39 % du volume de conteneurs traités en mars 2024 par rapport à novembre 2023. Cependant, la crise a provqué une hausse considérable des coûts du fret maritime, qui s’est répercutée sur les prix des biens de consommation à Djibouti. En mars 2024, l’inflation a atteint 5 %, son niveau le plus élevé depuis décembre 2022, en raison d’une hausse de 6,1 % des prix des denrées alimentaires et des boissons non alcoolisées, affectant inégalement les différentes régions du pays. Les tensions en mer Rouge ont également entraîné une baisse des recettes douanières, qui ont chuté d’environ 910 millions de francs djiboutiens (0,1 % du PIB) au premier trimestre 2024. Malgré ces défis, les perspectives à moyen terme pour Djibouti restent prudemment optimistes, avec une croissance annuelle du PIB prévue à 5,1 % entre 2024 et 2026. Toutefois, des risques persistent, tels que la détérioration budgétaire, les tensions régionales et les chocs climatiques. Une gestion rigoureuse de la dette et des réformes budgétaires seront cruciales pour assurer la viabilité économique à long terme. Un autre enjeu majeur pour Djibouti est sa dette extérieure, qui continue d’augmenter en raison de l’accumulation de prêts non concessionnels. À la mi-2023, les arriérés avaient atteint 6 % du PIB. Pour garantir la viabilité à long terme, le pays devra régler ces arriérés et restructurer en profondeur son portefeuille de dette extérieure bilatérale, toujours selon le rapport. « Le nouveau plan de développement de Djibouti se concentrera principalement sur l’économie. Il est essentiel de renforcer la durabilité des réformes macroéconomiques et des finances publiques pour assurer une croissance inclusive et une prospérité à long terme pour Djibouti. En optimisant les politiques budgétaires et en mobilisant les ressources intérieures, nous améliorons les services publics et créons des opportunités pour tous les citoyens, en particulier les plus vulnérables », a déclaré Ilyas Moussa Dawaleh, ministre de l’Économie et des Finances de Djibouti en charge de l’Industrie. Le budget de l’État reste soumis à des pressions, notamment en raison des exonérations fiscales qui ont atteint 19 % du PIB en 2022. Les recettes fiscales, qui représentaient 13 % du PIB en 2019, sont tombées à 11,4 %. En 2023, bien que les recettes nominales aient augmenté grâce à la reprise économique, les recettes fiscales n’ont atteint que 11,5 % du PIB, en partie compensées par une baisse des recettes non fiscales. « Le rapport montre qu’une réforme fiscale est nécessaire pour assurer une redistribution plus équitable et accroître les recettes sans aggraver la pauvreté, a souligné Fatou Fall, représentante résidente conjointe de la Banque mondiale à Djibouti. Il sera également crucial de maximiser l’impact des programmes sociaux, tels que le Programme national de solidarité familiale, qui cible directement les populations les plus vulnérables. » Un chapitre spécial du rapport est consacré au secteur routier et aux dépenses publiques, soulignant l’importance cruciale des infrastructures routières pour la connectivité économique de Djibouti, en raison de sa position géographique stratégique et de l’importance de ses ports. La Banque mondiale à Djibouti  Le portefeuille de la Banque mondiale à Djibouti comprend 19 projets représentant un montant total de 401,3 millions de dollars. Il porte sur l’éducation, la santé, les filets sociaux, l’énergie, le développement rural et urbain, la modernisation de l’administration publique, le développement numérique, le renforcement de la gouvernance, les infrastructures et le développement du secteur privé, et accorde une attention particulière aux femmes et aux jeunes.

Perspectives économiques : la Banque africaine de développement prévoit une croissance de 4,5 % en 2024 et 5,3 % en 2025 pour Madagascar

Perspectives économiques : la Banque africaine de développement prévoit une croissance de 4,5 % en 2024 et 5,3 % en 2025 pour Madagascar

Le Groupe de la Banque africaine développement dans son Rapport pays 2024, prévoit une activité économique vigoureuse pour Madagascar avec une perspective de croissance de 4,5 % en 2024 qui devrait grimper à 5,3 % en 2025. La croissance de la Grande île était de 4,4 % en 2023, contre 4,3 % en 2022. Le rapport dont le thème est : « Impulser la transformation de Madagascar par la réforme de l’architecture financière mondiale » a été publié, mercredi 31 juillet 2024, à Antananarivo par le bureau pays de la Banque en concertation avec le gouvernement de Madagascar. Des représentants gouvernementaux, notamment le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Max Andonirina Fontaine, la directrice de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Florence Andrianaivohery, des administrations publiques et du secteur privé, de la société civile et des partenaires au développement de la Grande île, ont pris part aux échanges riches et constructifs autour de ce rapport. Kevin Chika Urama, économiste en chef et vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de la Gouvernance économique et de la gestion des connaissances, est intervenu par message vidéo. Il a souligné l’importance des rapports pays qui permettent d’éclairer les politiques nationales et d’alimenter le dialogue politique des autorités avec le secteur privé et les partenaires au développement sur la transformation structurelle. Il a par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité de réformer l’architecture financière mondiale pour contribuer à l’accélération de la transformation structurelle de Madagascar. Mme Andrianaivohery, a indiqué, pour sa part, que la réforme profonde de l’architecture financière mondiale pourrait permettre à son pays de tirer profit de nouvelles opportunités à travers la diversification des sources de financement disponibles, et d’améliorer les conditions des prêts et de faciliter l’accès à des financements innovants, pour accélérer son développement. « Le thème du rapport pays 2024 est en phase avec l’objectif du Document de stratégie-pays 2022-2026 de la Banque pour Madagascar, qui est d’accélérer la transformation structurelle de l’économie, soutenue par l’industrialisation afin de créer des emplois décents et verts », a déclaré Adam Amoumoun, responsable pays de la Banque à Madagascar. « La revue à mi-parcours du Document de stratégie-pays, qui a eu lieu en mai 2024, a montré que des résultats satisfaisants ont été enregistrés. La Banque africaine de développement consolidera ces résultats sur la période restante de la stratégie pour contribuer à accélérer la transformation structurelle du pays », a-t-il souligné. Pour le ministre Max Fontaine, les besoins de financements climatiques de Madagascar demeurent importants et il faut que la Banque appuie le pays dans la préparation des projets et la mobilisation des financements auprès des fonds verts, a-t-il souligné. Après la présentation du rapport par l’économiste pays de la Banque pour Madagascar, Hamaciré Dicko, les discussions ont porté sur les performances macroéconomiques et les perspectives, les outils pour promouvoir une croissance forte et résiliente, les progrès sur la transformation structurelle de Madagascar et les réformes de l’architecture financière mondiale. La directrice du suivi et de l’évaluation au ministère de l’Économie et des Finances, Marilys Victoire Razakamanana qui a facilité les échanges, a fait la synthèse des discussions en insistant sur la nécessité d’accroître les financements climatiques au profit de Madagascar. Le 31 juillet 2024, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement à Madagascar comptait 18 opérations pour un montant total de 1,16 milliard de dollars américains.

Maroc. La croissance de l’économie nationale ralentit à 2,5% au premier trimestre

Maroc. La croissance de l’économie nationale ralentit à 2,5% au premier trimestre

Selon les premières estimations du Haut-Commissariat au plan (HCP) publiées lundi 1 juillet, la croissance de l’économie nationale a nettement ralenti au titre du premier trimestre 2024. Tirée par la demande intérieure, elle s’est située « à 2,5% au lieu de 3,9% durant le même trimestre de l’année précédente », a-t-il indiqué dans une note d’information sur la situation économique nationale au premier trimestre 2024. « Cette croissance a été réalisée dans un contexte marqué par une inflation maîtrisée et une amélioration de la capacité de financement de l’économie nationale », a toutefois fait savoir l’organisme public notant que les activités non agricoles sont ressorties en hausse de 3,2% tandis que celles du secteur agricole ont accusé un recul de 5%. Dans le détail, les données recueillies montrent que la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, s’est contractée de 4,3% au premier trimestre 2024. Cette baisse, qui intervient après un accroissement de 1,7% enregistré durant le même trimestre de l’année précédente, s’explique par le « fort repli de la valeur ajoutée de l’agriculture de 5% au lieu d’une hausse de 2,1% et de la hausse de celle de la pêche de 10% au lieu d’une baisse de 4,8% », a indiqué le Haut-Commissariat. Dans sa note, l’institution note également que la valeur ajoutée du  secteur secondaire a, pour sa part, réalisé une hausse de 3,6% au lieu d’une baisse de 0,4% lors de la même période de l’année passée. Pour l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, « cela a été le résultat du ralentissement des activités de l’industrie manufacturière à 2,1% au lieu d’une hausse de 3% et de la hausse des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction de 17,7% au lieu d’une baisse de 12,1%; de l’électricité, gaz, eau, assainissement et déchets de 3% au lieu d’une baisse de 3% ainsi que du bâtiment et travaux publics de 2,5% au lieu d’une baisse de 3%. L’institution dirigée par Ahmed Lahlimi Alami a, par ailleurs, indiqué que la valeur ajoutée du secteur tertiaire a enregistré un ralentissement de son taux d’accroissement passant de 6% lors de la même période de l’année précédente à 3% au premier trimestre 2024. Les données montrent qu’elle a été marquée par le ralentissement des activités de services financiers et assurances à 3,9% au lieu de 7,3%; de la recherche et développement et les services rendus aux entreprises (3,6% au lieu de 4,3%), du transport et de l’entreposage (3,4% au lieu de 8,7%), des services de l’éducation, de la santé et action sociale (2,9% au lieu de 4,2%), des services immobiliers (2,1% au lieu de 2,7%), de l’hébergement et restauration (1,9% au lieu de 55,8%) et de l’information et communication (1,3% au lieu de 3,1%). Selon le HCP, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a également été marquée par la hausse des activités des services rendus par l’administration publique générale et sécurité sociale (3,4% au lieu de 3,1%) et du commerce et réparation de véhicules (2,7% au lieu de 1,4%). En somme, « la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu un ralentissement de son taux d’accroissement passant de 3,9% le même trimestre de l’année passée à 3,2% », a souligné le HCP concluant ainsi que « le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume a enregistré une croissance de 2,5% au premier trimestre de l’année 2024 au lieu de 3,9% une année auparavant », compte tenu de la hausse de 5,5% du volume des impôts nets des subventions sur les produits. Et qu’aux prix courants, il a progressé de 3,8%, dégageant une hausse du niveau général des prix de 1,3%. Alain Bouithy

Afrique : Le Rapport Annuel de l’année 2023 de SIACE met en évidence une croissance et une expansion robustes face aux défis mondiaux

La Société Islamique d’Assurance des Investissements et des Crédits à l’Exportation (SIACE) annonce l’approbation de son rapport annuel et de ses états financiers audités pour l’année 2023 par le Conseil des gouverneurs lors des assemblées annuelles 2024 du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID) à Riyad, en Arabie Saoudite. Le rapport annuel de la SIACE détaille une année de résilience opérationnelle et de performances financières exceptionnelles, mettant en évidence une augmentation significative de 14,4 % d’une année sur l’autre des transactions commerciales et d’investissement assurées, pour un montant de 13,3 milliards de dollars américains. La Société a également signalé une augmentation de ses primes brutes émises, qui ont grimpé de 6,4 % à 98,3 millions de dollars contre 92,4 millions de dollars américains l’année précédente. L’amélioration de 130 % des résultats nets de la société reflète la capacité de la SIACE à gérer efficacement les engagements des assurés, une proposition de valeur améliorée et démontre la confiance accrue de nos États membres. L’année 2023 a été une période stratégique  d’accès au marché et de diversification du portefeuille pour la SIACE. Le segment Assurance à moyen terme et investissement a connu une croissance substantielle de 49,3%, pour atteindre 73,6 millions de dollars américains. Cette croissance souligne l’engagement de la SIACE à étendre sa présence et à renforcer la confiance des clients dans ses services. La SIACE a maintenu sa notation Moody’s « Aa3 » pour la 16ème année consécutive, affirmant ainsi sa position d’entité leader dans le secteur de l’assurance crédit et des risques politiques. L’année a également marqué l’inclusion de l’Azerbaïdjan comme 49ème État membre de la SIACE, élargissant ainsi la couverture géographique de la Société au sein des pays membres de l’OCI. Marquant une étape historique, les affaires assurées cumulées de la SIACE ont dépassé 108 milliards de dollars américains au cours de ses 30 années d’existence, contribuant ainsi de manière significative au développement social et économique dans divers secteurs à l’échelle mondiale. La SIACE a élargi ses partenariats stratégiques, notamment dans les domaines de l’énergie durable et de la sécurité alimentaire, avec la signature de plusieurs protocoles d’accord. Les efforts de la Société en matière d’action climatique ont été soulignés lors de la COP28 et à travers des initiatives telles que la Plateforme de financement des accélérateurs de transition énergétique (ETAF), gérée par l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA). Dans le cadre du Programme de réponse à la sécurité alimentaire (FSRP) du Groupe de la BID, la SIACE a approuvé 788 millions de dollars américains pour relever les défis mondiaux en matière de sécurité alimentaire, soulignant ainsi son engagement à soutenir les objectifs de développement durable. M. Oussama Kaissi, DG de la SIACE, a commenté : « Les réalisations de l’année 2023 reflètent nos solides initiatives stratégiques et notre résilience face aux défis économiques et géopolitiques mondiaux. Notre succès continu témoigne du travail acharné de notre équipe et de la confiance de nos membres et clients. Nous nous engageons à poursuivre notre mission consistant à favoriser le développement économique et à promouvoir les investissements transfrontaliers dans les pays membres.