Rwanda. Sans la guerre du Congo, il ne vaut plus rien…

Rwanda. Sans la guerre du Congo, il ne vaut plus rien…

LIBRES PROPOS. La une de l’actualité est dominée par la signature de l’accord de Doha entre Félix Tshisekedi et Corneille Nangaa en prélude de la signature imminente de l’Accord de Washington entre la partie congolaise et celle Rwandaise. Depuis le début de ces tractations diplomatiques, j’avais toujours émis de sérieux doutes sur l’efficacité d’une telle démarche diplomatique avec un Paul Kagame qui depuis 25 ans a prouvé sa mauvaise foi en se servant des accords signés avec la RDC juste pour avancer ses pions et conforter sa politique prédatrice sur les richesses du Congo et son maillage du microcosme politique de ce vaste pays. Toute réussite de politique interne et externe de Kagame est strictement liée à l’agression du Congo et aux énormes bénéfices économiques et politiques qu’il en tire. Ceci dit, Kagame ne peut JAMAIS changer ni reculer sa doctrine militaire en RD Congo car cela équivaudrait à sa mort politique. C’est précisément pour ce rôle qu’il a été placé à ce poste par … la puissance-là même qui joue ooh ironie du sort! le rôle de médiation de “paix”.. Pour ceux de mes lecteurs qui ne me croient pas, je les invite à suivre de près quelques déclarations choc du président rwandais lors du tout récent 18 e Forum Unity Club sur cet accord de Washington que le leader rwandais qualifie publiquement être truffé de fraudes. “Quant à ces accords, dit-il, ils sont pleins de fraudes. Dans ce que nous faisons, dans ce que nous disons, la façon dont nous vivons avec les autres, quand nous combattons avec les autres (Dans cette guerre avec la RDC), nous avons déjà pris notre décision et avons déjà tracé la limite. Cela signifie que nous ne pouvons tolérer ce qui déstabilise le Rwanda. » En d’autres mots plus simples, Kagame a déjà renié AUJOURD’HUI ce qui sera signé DEMAIN. À Doha comme à Washington, Paul Kagame a déjà obtenu ce qu’il cherchait, à savoir l’implication directe de l’AFC et de M23 dans le game avrc Tshisekedi en vue de requalifier de congolo-congolaise la crise qui secoue le pays et de là casser la dynamique du protocole de Nairobi et de celui de Luanda. Il ne se sent plus concerné par les autres clauses de l’Accord, sauf celles qui lui octroient la légitimité d’exploiter les ressources du Congo. Malheur aux naïfs qui y voient une victoire diplomatique du Congo ou encore un début de pacification du pays. Car, aux yeux de Kagame, c’est la stratégie de chaos total du Congo qui lui est payante et par conséquent la guerre va continuer après la signature à Washington et personne ne pourra lui dicter quoi que ce soit. À ce propos, le compte officiel de la présidence rwandaise a mis clairement en évidence la conviction de Paul Kagame : « L’idée que quelqu’un puisse venir nous dicter, ou que nous devrions vivre sous le contrôle de quelqu’un ; zéro. Nous devons avoir la politique définie par un but, une vision, un engagement.” Et ce but c’est le contrôle politique et militaire du Congo. Et cette vision, c’est l’engagement à reconstruire et à moderniser le Rwanda grâce aux juteux bénéfices engrangés sur les pillages du Congo. Que ceci soit bien clair pour les congolais: sans la guerre au Congo, Paul Kagame ne vaut plus un penny ni à l’interne de son pays qui s’organise à trois quart sur base de pillages de la RDC et ni à l’externe vis-à-vis de ses puissants parrains qui agissent en commanditaires l’ayant choisi depuis un quart de siècle pour sous-traiter leur entreprise prédatrice du Congo. Par Germain Nzinga

RDC : le M23 réaffirme son attachement aux bons offices malgré des divergences avec le gouvernement

RDC : le M23 réaffirme son attachement aux bons offices malgré des divergences avec le gouvernement

Le groupe rebelle du Mouvement du 23 mars (M23) a réaffirmé lundi son engagement à poursuivre le processus de paix sous la médiation du Qatar malgré des divergences avec le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une conférence de presse tenue à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, passée sous contrôle du M23 depuis fin janvier, Corneille Nangaa, le leader politique de l’Alliance du fleuve Congo (AFC), un groupe politico-militaire allié au M23, a exprimé sa confiance dans la médiation en cours par les Qataris, malgré des divergences persistantes avec le gouvernement congolais. Cette déclaration est intervenue alors que le gouvernement congolais et le M23 ont relancé leurs discussions à Doha, après la signature le 19 juillet dans la capitale qatarie d’une déclaration de principes censée ouvrir des négociations dès le 8 août et aboutir à un accord de paix avant le 18 août. Ces échéances n’ont pas été respectées, Doha demeurant néanmoins le seul espace de dialogue direct entre les deux parties ces dernières semaines. « Nous ne trahirons pas la paix. C’est pour ça que nous restons à Doha (…) parce que nous faisons confiance à la médiation », a indiqué M. Nangaa, évoquant la question de la libération de quelque 700 détenus par le gouvernement congolais, prévue dans la déclaration de principes, qui, selon lui, n’a pas encore été mise en œuvre. Selon M. Nangaa, une équipe de deux personnes chargée uniquement de discuter des mécanismes de cessez-le-feu et de la libération des prisonniers a été envoyée à Doha. Depuis plusieurs semaines, les Forces armées de la RDC et les rebelles du M23 s’accusent mutuellement de violations répétées des cessez-le-feu. Le président congolais Félix Tshisekedi a indiqué samedi que les discussions de Doha « sont des dynamiques » afin d’aider la RDC à tourner la page des violences et à permettre aux Congolais de définir eux-mêmes l’avenir de leur pays. La situation sécuritaire sur le terrain continue de se détériorer. Depuis janvier 2025, le M23 a pris le contrôle de plusieurs villes stratégiques, dont Goma et Bukavu, aggravant une crise humanitaire déjà dramatique. Des affrontements ont été signalés ces derniers jours sur plusieurs fronts, notamment dans les hauts plateaux de Fizi de la province du Sud-Kivu, selon des sources sécuritaires. Alors que le processus de paix piétine, la crise humanitaire dans l’est de la RDC atteint des proportions alarmantes. Selon les Nations Unies, plus de 28 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire et plus de sept millions sont déplacées à l’intérieur du pays, souvent à plusieurs reprises.  Xinhua

RDC/Rwanda. Attention ! Il ne fait jamais ce qu’il dit…

RDC/Rwanda. Attention ! Il ne fait jamais ce qu’il dit…

LIBRES PROPOS. C’est seulement vendredi soir que je prévenais mes lecteurs sur le piège américain via la signature à Washington de la déclaration des principes entre la RDC et le Rwanda. Je vous expliquais par moult exemples du passé que Paul Kagame ne respecte jamais des accords signés et que renoncer à piller les ressources congolaises est synonyme d’un suicide pour son régime. Alors qu’a-t-il fait après les accords de jeudi dernier? Il a fait semblant de signer le protocole de Washington stipulant entre autres le retrait de troupes rwandaises du territoire congolais mais en poussant en même temps, une de ses marionnettes, Corneille Nangaa et l’AFC, à ne pas reconnaître le contenu de cet accord. En effet, le soir même de la signature, Nanga déclarait : « Ce qui a été signé entre la RDC et le Rwanda ne concerne pas l’AFC/M23 et la seule négociation qu’on peut accorder à Tshilombo, c’est son exil. L’armée révolutionnaire ne reculera pas. » Ce qui sort de la bouche de Nanga c’est le message transmis par son boss de Kigali dont le mode opératoire est connu de tous : ´talk and fight’, dialoguer puis signer un pacte de paix aujourd’hui pour continuer la guerre le lendemain. Nanga dit donc ne pas être concerné par les arrangements entre la RDC et le Rwanda mais tout le monde sait que Nanga qui est une création de Kigali et de Kingataki ne peut prendre position sans l’aval et les directives de son mentor. Comme pour dire que derrière le refus de l’AFC, se profile le RENIEMENT de Paul Kagame contre la signature de son propre ministre de Affaires étrangères. L’on comprend bien, sur ces entrefaites, l’étrange prise de position belliqueuse de Willy Ngoma faite ce matin de dimanche : “Qui vous dit que la guerre est terminée ? L’AFC/ M23 vient de prendre deux cités stratégiques, notamment Kaziba et Kabamba.” Notez que le 26 avril 2025, soit deux jours seulement après la signature, l’AFC/M23 a relancé une violente campagne militaire en reprenant la cité de Kabamba et celle de Kaziba, très riche en or et située à 95 km de la ville stratégique d’Uvira. Avec comme objectif final de prendre Lubumbashi et Kisangani avant d’exercer la pression sur Kinshasa. L’histoire récente nous enseigne encore et encore que ces gens-là ne font jamais ce qu’ils disent mais en revanche ils considèrent des accords signés comme piédestal pour atteindre leurs fins politiques. Quae cum ita sint, puisqu’il en est ainsi, Ça a été comme ça à Arusha en 1994 et tout récemment à Doha, il en sera de même avec l’accord de Washington en 2025. Que conclure ??? Il n’est pas trop tard de réévaluer à notre avantage, la sagesse du grand diplomate H. Kissinger quand il disait : “un accord qui ne règle pas les causes profondes du conflit n’est qu’une pause avant la prochaine guerre”. A chaque congolaise et à chaque congolais d’en tirer les conséquences !!! Par Germain Nzinga

RDC. Jean-Marie RUNIGA : le retour surprise au M23 et la réconciliation avec MAKENGA?

RDC. Jean-Marie RUNIGA : le retour surprise au M23 et la réconciliation avec MAKENGA?

INDISCRETION. C’est une photo qui a été visiblement prise récemment à Goma. On y voit le Pasteur Jean-Marie Runiga posant aux côtés de Sultani Makenga, Bertrand Bisimwa, Willy Manzi et Corneille Nangaa. Une image presque impensable, tant cela faisait une dizaine d’années que le pasteur avait disparu des radars. Le voilà de retour, aux côtés de ceux qu’il avait autrefois combattus, dans ce qui semble être une réconciliation inattendue au sommet du M23. Remontons à mai 2012 pour comprendre l’histoire tourmentée du M23. À l’époque, d’anciens éléments du CNDP, intégrés dans les rangs des FARDC depuis mars/avril 2009, se retranchent à Rutshuru et annoncent la naissance d’un nouveau mouvement armé : le M23. À leur tête, ils désignent un homme en apparence pacifique, un religieux : le pasteur Jean-Marie Runiga Lugerero. Pendant plusieurs mois, c’est Runiga qui donne le ton, enchaînant les déclarations officielles du mouvement, alors que les rebelles du M23 s’emparent rapidement de nombreuses localités du Rutshuru et, en novembre 2012, de la ville stratégique de Goma. Mais 10 mois à peine après la création du M23, des tensions internes éclatent au grand jour. Deux camps s’affrontent : d’un côté, les fidèles du Général Sultani Makenga, qui installe Bertrand Bisimwa à la tête de la branche politique; de l4autre, les partisans du Général Baudouin Ngaruye, resté proche de Bosco Ntaganda, qui maintient Jean-Marie Runiga à la présidence du mouvement. Une fracture profonde, alimentée par des rivalités anciennes. Certains y voient le prolongement de la trahison que Makenga n’a jamais pardonnée à Ntaganda, accusé d’avoir livré Laurent Nkunda en janvier 2009. D’autres y lisent une opposition ethnique larvée entre les Tutsis de Masisi (les « Abagogwe »), et ceux de Rutshuru (les « Abanyejomba »). Finalement, c’est le camp de Makenga qui prend le dessus. En mars 2013, le Pasteur Jean-Marie Runiga, mis en déroute avec ses soutiens (dont le Général Baudouin Ngaruye), fuit vers le Rwanda avec plusieurs centaines de combattants. Ce sera une dizaine d’année de refuge. Aujourd’hui, c’est son retour dans ce qui semble être la nouvelle configuration du M23, aux côtés de ses anciens rivaux. Les fractures ont sûrement été surmontées, et la hache de guerre a été enterrée. La présence de Runiga sur cette photo, avec Makenga et Bisimwa, semble sceller une réconciliation que beaucoup pensaient impossible. Par Benjamin Babunga Watuna Penseur libre.

Teddy Mfitu à Corneille Nangaa : « l’hécatombe causée par vos actions militaires sur des familles congolaises innocentes réclame une réponse »

Teddy Mfitu à Corneille Nangaa : « l’hécatombe causée par vos actions militaires sur des familles congolaises innocentes réclame une réponse »

Le récit de persécution, d’exil et de lutte personnelle de Corneille Nangaa Yobeluo, le coordonnateur de l’Alliance fleuve Congo, « suscite peu de compassion lorsqu’on le confronte aux souffrances endurées par le peuple congolais « , affirme le polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR, Teddy Mfitu, dans une lettre ouverte adressée à l’ex-patron de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Lettre ouverte à Corneille Nangaa Yobeluo : Coordonateur de l’AFC-RDF-M23 et architecte autoproclamé du chaos Monsieur Corneille Nangaa Yobeluo, C’est en tant que patriote, journaliste, écrivain et chercheur que je me permets de vous adresser cette lettre ouverte. Vous avez récemment fait des déclarations qui, non contentes d’être sidérantes, révèlent une vision de l’histoire aussi biaisée que dangereuse. Vous vous présentez comme le créateur d’un monstre, mais l’on se demande si vous êtes vraiment le démiurge de cette sombre créature ou simplement un infirmier ayant assisté à sa naissance tumultueuse ? Revenons à 2018, lorsque vous étiez le président de la Commission électorale nationale indépendante. Vous avez proclamé Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo vainqueur des élections, bien que Martin Fayulu Madidi ait apparemment devancé ses rivaux selon vos déclarations aujourd’hui actualisées. Vous affirmez que ce choix était un compromis nécessaire pour éviter un bain de sang. Les Gomatraciens devraient vous être éternellement reconnaissants dans ce cas. Cependant, cette justification ne peut masquer l’ombre d’une manipulation électorale qui a trahi la volonté du peuple congolais. Êtes-vous donc le garant de cette première alternance pacifique ou le fossoyeur de la démocratie ? Vous vous vantez de diriger plus de 20 000 terroristes, membres effectifs des forces spéciales rwandaises pour des raisons de gouvernance en République démocratique du Congo. Une déclaration choquante qui soulève la question de votre allégeance et de votre intégrité. Porter la responsabilité du carnage perpétré par les terroristes rwandais sur le sol congolais est un fardeau que vous semblez porter avec une légèreté inquiétante. Votre récit de persécution, d’exil et de lutte personnelle suscite peu de compassion lorsqu’on le confronte aux souffrances endurées par le peuple congolais. Vous vous présentez comme une victime, mais le véritable martyr, c’est le Congo, saigné par des décennies de conflits et de trahisons politiques. En vous attribuant le mérite de la création d’un monstre, vous occultez la part de responsabilité de l’ancien Président Joseph Kabila Kabange et de ses alliés, en brouillant les lignes de la vérité historique. Votre relation avec la vérité semble aussi trouble que votre passé politique. Monsieur le Coordonateur Corneille Nangaa Yobeluo, l’histoire n’est pas un conte où chacun peut se tailler un rôle de héros ou de victime à sa convenance. L’histoire est faite de faits, de responsabilités et de conséquences. Monsieur le Président honoraire de la CENI Corneille Nangaa Yobeluo, En discutant publiquement de gouvernance, vous semblez souffrir d’une amnésie volontaire qui vous empêche de fournir des explications sur l’origine de votre immense fortune dont les acquisitions immobilières prestigieuses, étrangement réparties à travers tout le pays mais aussi à l’étranger. Comment se fait-il qu’avec votre seul salaire de la CENI, vous ayez pu amasser un tel patrimoine en si peu de temps ? Cette omission ne fait qu’attiser les soupçons quant à la transparence de vos affaires. Qui sont vos vendeurs de carrés miniers et depuis quelle date ces transactions ont-elles eu lieu? Nous, Congolais, avons le droit de savoir où vous payez vos impôts, si tant est qu’ils soient payés, et quelles justifications vous offrez quant à la présence de certains carrés miniers congolais entre les mains des caciques des régimes ougandais et rwandais. Votre silence à ce sujet est assourdissant et suscite des questions quant à votre loyauté envers le peuple que vous prétendez servir. De plus, l’hécatombe causée par vos actions militaires sur des familles congolaises innocentes réclame une réponse. Ces victimes n’ont ni participé aux stratagèmes politiques ni revendiqué de privilèges quelconques; elles ont simplement subi les conséquences de décisions prises loin de leur réalité quotidienne. Votre posture actuelle de défenseur d’une certaine ethnie, face à ces tragédies, semble d’un ridicule qui frise la sorcellerie. Même Paul Kagame pourtant à la tête du Rwanda, un empire du mensonge industriel avéré, et dont vous vous réclamez l’allié, ne semble pas en mesure de vous rivaliser sur le coup tellement vous avez mis la barre haute. Peut-être serait-il temps de mettre votre érudition au service de la réhabilitation de ces vies fauchées de manière si cruelle. Le fardeau de ces actes ne disparaîtra pas, et il vous incombe d’assumer la responsabilité de vos choix. L’histoire vous jugera non sur vos mots, mais sur les actions que vous entreprendrez pour honorer la mémoire de ceux qui ont souffert injustement par votre avidité du pouvoir. Vous avez choisi de vous présenter comme le créateur d’un monstre. Il est un problème philosophique fondamental qui émerge de votre propension à vous attribuer des actes dont vous n’êtes pas l’auteur et à vous draper dans les habits du coupable pour des crimes impardonnables. Ce mensonge, cette construction fallacieuse d’une identité de martyr ou de héros, révèle tragiquement les limites de ceux qui s’arrogent par frustration le droit de se croire indispensables. La recherche de la vérité, non seulement comme une quête de connaissance, mais comme un impératif moral n’autorise pas de mentir pour se donner un rôle. C’est non seulement trahir la vérité, mais c’est également nier la dignité de ceux qui sont les véritables victimes de l’histoire. En usurpant la responsabilité des véritables auteurs des crimes innommables contre notre peuple sur notre propre sol, vous ne faites qu’ajouter une couche supplémentaire de tromperie à un récit déjà embrouillé par les intérêts personnels et les agendas cachés. Cette démarche n’est pas seulement une question de moralité, mais aussi une question d’intégrité intellectuelle. Ceux qui utilisent la langue française, ou toute autre langue, pour manipuler la perception de la réalité doivent se rappeler que la complexité du verbe ne confère pas la profondeur de la pensée. La véritable intelligence réside dans la capacité à confronter la vérité, aussi inconfortable soit-elle, et à

RD Congo/Justice militaire : mandat d’arrêt international lancé contre Corneille Nangaa

RD Congo/Justice militaire : mandat d’arrêt international lancé contre Corneille Nangaa

La Cour militaire de Kinshasa/Gombe a lancé, mercredi 5 février, un mandat d’arrêt international contre Corneille Nangaa Yobeluo, chef du groupe rebelle de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), soutenu par le Rwanda. Selon un document officiel signé par l’avocat général militaire près la Cour militaire , colonel magistrat Parfait Mbuta Muntu et relayé par l’Agence congolaise de presse (ACP), Corneille Nangaa est poursuivi pour plusieurs griefs dont des crimes guerre et des crimes contre l’humanité, l’insurrection, la tournure . Le même document stipule que « Nangaa Yobeluo soit arrêté en tous lieux qu’il se trouve et conduit sur le territoire de la RDC sous bonne garde et remis aux autorités compétentes ». La décision de cette instance judiciaire de Kinshasa intervient cinq jours après que les biens du chef rebelle ont été affectés au patrimoine public de l’Etat congolais, notamment à certains services de la justice civile et militaire. En août dernier, Corneille Naanga, ancien président de Commission électorale nationale indépendante (CENI), devenu chef rebelle avait été condamné à mort par la Haute Cour militaire. Radio Okapi

RD Congo. Les non-dits d’un communiqué…

RD Congo. Les non-dits d’un communiqué…

PARLONS-EN. Ce communiqué officiel de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC) publié ce dimanche 25 août après-midi accuse le gouvernement de Kinshasa d’avoir violé ce dimanche son espace aérien. Plusieurs questionnements taraudent ma tête, dont quatre principaux : 1. Dans l’aviation, la souveraineté fait référence à la propriété de l’espace aérien . Autrement dit, à la compétence exclusive d’un État pour exercer ses pouvoirs législatifs, administratifs et judiciaires au sein de son espace aérien national. Quand l’AFC qui prétend libérer le Congo parle de son espace aérien, ne sous-entend-il pas qu’il a déjà érigé en pays indépendant et souverain le territoire qu’il a déjà conquis? 2. Ceci dit, quelles sont les réelles intentions politiques de Nangaa et sa bande? Changer le régime en RDC ou dépecer la RDC pour participer au vieux plan de balkanisation de la RDC en érigeant alors la partie Est en un pays autonome ? Rutshuru et Masisi sont-ils encore des territoires congolais ou sont-ils déjà érigés en un nouveau pays ? 3. « La deuxième réunion ministérielle entre la République démocratique du Congo et la République rwandaise, tenue ici à Luanda sous la médiation de la République d’Angola, a abouti à l’établissement d’un cessez-le-feu qui prendra effet à minuit le 4 août 2024 », avait annoncé la présidence angolaise. Notons tout de même que dans la soirée du même 4 août 2024 marquant ledit cessez-le-feu, un autre communiqué était signé par Corneille Nangaa pour annoncer que l’AFC ne se sentait pas concerné de près ou de loin par ce cessez-le-feu de M23. Comment alors expliquer que vingt jours plus tard l’AFC se serve du même cessez-le-feu de M23 pour invoquer son éventuelle violation ? On se perd en conjectures. 4. Le cessez-le-feu signé à Luanda le dimanche 4 août 2024 courait sur une durée de deux semaines. En termes clairs, son délai a d’ores et déjà expiré depuis le 18 août dernier. En cette date du 25 août, il est à considérer comme caduc. Cette amnésie volontaire et cette philosophie de “la fin qui justifie les moyens” me paraissent très périlleuses de la part d’un quidam qui prétend libérer le pays en se rangeant justement du côté de l’ennemi. Libre à Corneille Nangaa de prendre à témoin la communauté internationale qui semble bien être son parrain commanditaire ( nota bene : un communiqué officiel du Département d’Etat américain venait de lever avant-hier la condamnation à mort lui infligée par la justice congolaise) mais la communauté nationale reste circonspecte quant à sa démarche politique qui nous ramène au scénario politique de 1996-1997 avec quasi les mêmes acteurs internationaux et sous-régionaux et par voie de conséquence en prévision : les mêmes résultats d’enlisement et le même chaos politico-social dans lequel baigne déjà , depuis un quart de siècle, le Congo de Lumumba et de Kasavubu. Par Germain Nzinga

RDC: le parti de Kabila réagit au ralliement de trois de ses anciens cadres à l’Alliance du fleuve Congo

En République démocratique du Congo, l’est du pays reste en proie aux conflits et violences armés. C’est le cas notamment du Nord-Kivu où une partie de la province est sous contrôle des rebelles du M23, soutenus par le Rwanda voisin. Ce 28 mars, ces rebelles ont tenu un meeting dans la localité de Kiwanja, dans le Rutshuru, où trois personnalités liées à l’ancien régime du président Kabila sont apparues aux côtés de Corneille Nangaa, l’ancien président de la Commission électorale à la tête d’une plateforme politico-militaire avec le M23, dénommée Alliance du fleuve Congo (AFC). Trois anciens responsables du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti de l’ex-président Joseph Kabila, étaient visibles sur les images de ce meeting du M23 à Kiwanja, dans le Rutshuru. Habillés de treillis militaires, côte à côte, sont en effet apparus Adam Chalwe, coordonnateur de la jeunesse de la majorité présidentielle sous Joseph Kabila, ancien DG de Malaïka TV, Yannick Tshisola, autrefois parmi les dirigeants de la jeunesse du PPRD, et Henry Maggie, qui fut un temps membre de la ligue des jeunes de l’ex-parti présidentiel. Présent aussi Corneille Nangaa, l’ancien président de la Commission électorale, aujourd’hui à la tête de l’Alliance du fleuve Congo. Des ralliements qui ont fait réagir l’actuelle direction du PPRD. Ferdinand Kambere, le secrétaire permanent adjoint du parti, a déclaré que « les gens sont libres de manifester leur liberté » et que cela n’a pas de lien avec le « Raïs [Joseph Kabila, Ndlr] ni le PPRD, encore moins le FCC », l’ancienne plateforme au pouvoir. « Les revendications du PPRD et du FCC sont connues et écrites. Nous continuons notre combat dans la résistance, nous le disons, le reste ne nous concerne pas », a insisté Ferdinand Kambere. Retrouvez cet article sur RFI