Corée du Sud: La violation de la liberté de religion et l’intolérance provoquent une controverse internationale

Corée du Sud: La violation de la liberté de religion et l’intolérance provoquent une controverse internationale

Le gouvernement local sud-coréen annule un événement international avec 30 000 participants de 78 pays, et cause des dommages internationaux Le 29 octobre, une décision administrative d’une agence gouvernementale sud-coréenne a provoqué une controverse internationale, soulevant des inquiétudes quant à la liberté dereligion et causant des pertes financières substantielles. Le Forum des chefs religieux et la Cérémonie de fin d’études, une initiative conjointe de deux organisations religieuses éminentes, devaient se tenir à Paju, Corée du Sud. L’événement devait attirer plus de 30 000 participants de 57 pays, y compris 1 000 chefs religieux représentant le christianisme, le bouddhisme, l’islam et l’hindouisme. Cependant, l’Organisation du tourisme de Gyeonggi, une entité publique sous la province de Gyeonggi, a brusquement annulé la location de lieu sans préavis. Cette décision de dernière minute a causé des dommages financiers importants à l’événement international. Les organisateurs de cet événement ont affirmé que l’annulation constitue un acte inconstitutionnel de discrimination contre une religion spécifique, violant la liberté de religion, les droits de l’homme et la procédure régulière de la loi. Les organisations d’accueil, le Conseil bouddhiste central pour l’unification de la Corée et Shincheonji Église de Jésus, ont affirmé qu’ils ont reçu une confirmation officielle le 23 et le 28 octobre qu’il n’y a aucun plan d’annulation. Ilsont également dit que l’annulation unilatérale a été une action administrative déraisonnable ciblant un groupe religieux spécifique. Ils ont d’ailleurs souligné que d’autres événements prévus pour le même jour n’ont pas été affectés, en suggérant que l’annulation était une « décision administrative causée par l’opposition d’un groupe religieux spécifique », ce qui « viole le principe de séparation de l’Église et de l’État garantie par la constitution ». L’organisation du tourisme de Gyeonggi a invoqué des raisons de sécurité liées aux récentes actions nord-coréennes et aux activités prévues d’un groupe de transfuges nord-coréens pour justifier l’annulation. Cependant, il a été souligné que d’autres événements, tels que les balades à vélo civiles et les visites des touristes étrangers à la DMZ, ont été permis dans la même zone désignée. Cet incident a relancé le débat international sur la liberté de religion et la tolérance en Corée du Sud. Le rapport sur la liberté de religion internationale du Département de l’État des États-Unis a précédemment mis en évidence les préoccupations telles que les poursuites judiciairescontre Shincheonji Église de Jésus (déclarée non coupable) et le refus du gouvernement d’approuver la construction d’une mosquée. LeConseilbouddhistecentral pour l’unification de la Corée et Shincheonji Église de Jésus appellent le gouvernement sud-coréen à respecter la liberté de religion, à défendre les droits de l’homme, et à rectifier cette décision injuste. Ils ont exhorté les organisations internationales à surveiller cette situation et à prendre une mesure appropriée pour protéger la liberté de religion.

La Corée s’engage à verser des milliards de dollars à l’occasion du premier sommet Corée-Afrique

La Corée s’engage à verser des milliards de dollars à l’occasion du premier sommet Corée-Afrique

La République de Corée va s’engager à fournir 14 milliards de dollars américains de financement à l’exportation pour soutenir les entreprises coréennes qui investissent en Afrique, tout en augmentant son aide publique au développement qui va passer à dix milliards de dollars d’ici à 2030. Le président coréen, Yoon Suk Yeol, l’a annoncé mardi à Séoul lors de l’ouverture du premier sommet Corée-Afrique, auquel ont participé 25 chefs d’État et de gouvernement africains, ainsi que le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. Jusqu’à 48 pays africains ont été représentés à ce sommet par un président, un roi, un premier ministre, un vice-président ou un ministre pour discuter de « L’avenir que nous construisons ensemble : croissance partagée, durabilité et solidarité ». Le président Yoon Suk Yeol s’est engagé à ce que la Corée étende ses cadres de promotion du commerce et de l’investissement ainsi que ses accords de protection des investissements aux pays africains. Les dirigeants africains ont félicité la Corée pour son approche ouverte et mutuelle visant à renforcer la coopération avec le continent. Ils ont insisté sur les opportunités d’investissement existant dans leurs propres pays et à travers le continent. Dans son allocution, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Adesina, a évoqué le thème du sommet et a déclaré : « Pour  »l’avenir que nous construisons ensemble », je souhaite demander à la Corée, en signe de solidarité avec l’Afrique, de consolider ce sommet Corée-Afrique en acceptant de réaffecter des droits de tirage spéciaux (DTS) à la Banque africaine de développement ». « L’autorisation par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) d’utiliser jusqu’à 20 milliards de dollars de DTS pour le capital hybride, comme le préconisent nos institutions, avec l’immense soutien des chefs d’État et de gouvernement africains, vient marquer une nouvelle façon d’accroître le financement du développement », a poursuivi M. Adesina. « La limite de 20 milliards de dollars approuvée par le FMI pour la réaffectation des DTS au capital hybride, par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement et d’autres banques multilatérales de développement, permettra d’apporter 80 milliards de dollars de nouveau soutien financier », a ajouté le président du Groupe de la Banque. M. Adesina a également vivement encouragé la Corée à contribuer généreusement à la 17e reconstitution du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, ainsi qu’à l’Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique (AGIA), une nouvelle initiative de la Banque, en partenariat avec l’Union africaine et Africa50, visant à mobiliser des financements privés pour les infrastructures vertes en Afrique. Le Fonds fiduciaire de la Coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), créé par le gouvernement coréen en 2007 et géré par la Banque, est le plus important des 17 fonds fiduciaires bilatéraux actifs de la Banque, en termes de contributions reçues et de taille du portefeuille. L’appel de M. Adesina à des engagements financiers plus importants de la part de pays plus riches, comme la Corée, fait suite à la 59e Assemblée annuelle de la Banque, où les discussions ont porté sur une réforme complète de l’architecture financière mondiale, par le biais de mécanismes de financement innovants tels que la réaffectation des DTS, et une réévaluation des pratiques défavorables en matière de gestion de la dette. Le président Adesina a salué le bilan inspirant et déterminé de la Corée en matière de développement, qui a transformé « un pays pauvre et dépendant de l’aide » en « l’un des plus grands pays donateurs au monde ». Il a souligné les relations étroites entre la Corée et la Banque, qui remontent à 1982, date à laquelle la Corée est devenue membre de la Banque. Depuis lors, a-t-il dit, la Corée « a contribué à hauteur de près de 795 millions de dollars à la Banque, au Fonds africain de développement et au Fonds fiduciaire coréen ». « Vous investissez dans la bonne institution : la Banque africaine de développement », a-t-il déclaré. Le président du Rwanda, Paul Kagamé, a déclaré que l’expérience de la Corée montrait qu’un pays pouvait être radicalement transformé en l’espace d’une génération. « Y a-t-il une raison pour que l’Afrique ne devienne pas une région à revenus élevés ? » a-t-il demandé. Samia Suluhu Hassan, présidente de la République-Unie de Tanzanie, a appelé à investir dans un programme axé sur la cuisson propre dans le cadre d’une transition énergétique juste. Elle a déclaré que l’investissement dans la cuisson propre réduirait les émissions, la déforestation et les maladies respiratoires qui affectent particulièrement les femmes et les enfants. « Nous travaillons avec M. Adesina (président de la Banque africaine de développement) afin de réunir des fonds pour ce programme », a-t-elle déclaré. Le président William Ruto a publiquement salué les innovations financières de la Banque africaine de développement. Il a demandé à la Corée d’envisager d’affecter une partie des DTS par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement. Parmi les autres points de contact des relations bilatérales cités par M. Adesina figurent la Conférence ministérielle de coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), organisée conjointement, le Cadre d’investissement énergétique Corée-Afrique et le Fonds fiduciaire KOAFEC de 115,4 millions de dollars, qui est le plus grand fonds bilatéral de la Banque. Faisant le point sur le Cadre d’investissement énergétique Corée-Afrique de 600 millions de dollars, entériné en 2021, M. Adesina a déclaré : « Nous avons approuvé conjointement les deux premiers projets : 57 millions de dollars pour le Projet d’amélioration du réseau de transport d’électricité du Kenya et 52 millions de dollars pour le renforcement du réseau électrique de l’est de l’Éthiopie. » Mohamed Ould Ghazouani, président de la Mauritanie, président en exercice de l’Union africaine et coprésident du sommet aux côtés du président Yoon, a décrit le sommet comme une occasion pour les deux parties de renouveler leur engagement en faveur d’une croissance partagée et d’un partenariat fondé sur le respect et la confiance mutuels. Un nouveau chapitre Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a fait remarquer que le volume des échanges commerciaux entre l’Afrique et la Corée reste insignifiant. « En 2022, l’Afrique représentait 2 % des échanges commerciaux de la Corée », a déclaré M. Mahamat, qui a appelé à promouvoir les relations commerciales bilatérales, à intensifier les échanges dans le secteur

HWPL. Des milliers de dirigeants du monde entier se sont réunis en Corée du Sud pour construire la paix institutionnelle

HWPL. Des milliers de dirigeants du monde entier se sont réunis en Corée du Sud pour construire la paix institutionnelle

Plus de 800 personnes de 121 pays, dont les États-Unis, la France, la Côte d’Ivoire, le Mali, les Philippines, la Tunisie, l’Afrique du Sud, la Roumanie et l’Inde, ont participé au 9e anniversaire du sommet mondial pour la paix d’HWPL du 18 septembre, qui s’est tenu à Incheon, en Corée du Sud, du 18 au 21 septembre. Au cours de cet événement sur le thème de la « Mise en œuvre d’une stratégie multidimensionnelle pour une paix institutionnelle », des dirigeants et des experts dans les domaines du droit international, de la religion, de l’éducation, de la jeunesse, des femmes et des médias ont participé à une trentaine de sessions sur quatre jours. Les participants ont participé à des sessions de discussions, non seulement en lien avec leur domaine mais également leurs pays, sur des stratégies pratiques et viables pour établir un droit international juridiquement contraignant pour la paix. Lors de la conférence de presse du 18, M. Lee Man-hee, président d’HWPL, a exhorté les hommes politiques et les dirigeants des pays à travailler ensemble pour la paix en appelant à la mise en œuvre d’action, en s’appuyant sur son expérience personnelle en tant qu’ancien combattant, ayant été témoin des dures réalités de la guerre. « Pourquoi la vie des jeunes devrait-elle être sacrifiée à la guerre ? Qu’est-ce que la politique et à qui sert-elle ? Lorsque la guerre éclate, ce ne sont pas les hommes politiques qui partent au combat, mais des jeunes qui n’ont jamais fleuri auparavant qui sont sacrifiés. La paix ne s’obtient pas uniquement par des mots. En promulguant le droit international, nous devons laisser la paix en héritage à la communauté mondiale où vivront nos descendants », a-t-il déclaré. Emil Constantinescu, troisième président de la Roumanie, a déclaré :  » Nous avons convenu de travailler à la mise en œuvre de mesures concrètes, à court mais surtout à long terme, afin de façonner un nouveau système de référence qui remplace les attitudes « homme contre homme » par « homme à côté de l’homme », exprimées dans la devise que nous avons adoptée en 2014, « Nous sommes un ». » Lors de la présentation du rapport d’avancement, Kang Tae-ho, directeur général de HWPL, a présenté les progrès de la DPCW, qui a reçu environ 900 000 soutiens de la société civile dans 176 pays ainsi que du Parlement centraméricain, et le cas de Mindanao, qui est un exemple d’accord de paix au niveau privé. Lors de cet événement, le prix de la paix HWPL a été décerné à 13 personnes en reconnaissance de leur contribution aux initiatives de paix de HWPL dont Emil Constantinescu, troisième président de la Roumanie ; S.E. M. Oumar Keita, ancien délégué permanent du Mali au siège de l’UNESCO ; et Ciaran Burke, professeur de droit international à l’université Friedrich Schiller d’Iéna (Allemagne).   Afin de veiller au bon fonctionnement de cet évènement, 2000 bénévoles animés par leur passion pour la paix ont aidé sans relâche pendant ces quatre jours. Leur aide a été nécessaire à de nombreux niveaux, comme la traduction, les transports ou encore tout ce qui concerne l’audiovisuel.

Conférence intercontinentale en ligne pour discuter du rôle de l’éducation à la paix

Conférence intercontinentale en ligne pour discuter du rôle de l’éducation à la paix

Le 24 janvier, plus de 2 400 participants préinscrits, de 70 pays, dont les Philippines, les États-Unis, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, la Chine et la Corée du Sud, ont participé à la conférence intercontinentale sur la paix pour discuter du rôle de l’éducation à la paix. La conférence a été organisée par une ONG de paix internationale basée en Corée du Sud, Heavenly Culture, World Peace and Restoration of Light (HWPL) enregistrée à la DGC et l’ECOSOC des Nations Unies, pour célébrer le 7e anniversaire de la Journée de la paix HWPL du 24 janvier. La Journée de la paix HWPL déclarée par la province de Maguindanao aux Philippines est commémorée chaque année depuis que l’Accord de paix de Mindanao a été conclu par le gouvernement local et les dirigeants de la société civile le 24 janvier 2014. La Journée de la paix a été nommée d’après HWPL puisque l’accord a été suggéré par le Président d’HWPL, M. Man Hee Lee, connu comme un vétéran de la guerre de Corée, afin de surmonter les 50 années de conflit qui ont fait environ 120 000 victimes dans la région. Ayant pour thème « Le rôle de l’éducation à la paix dans la construction d’un monde pacifique », la célébration de cette année visait à sensibiliser à l’éducation à la paix dans le monde et à créer une plateforme mondiale pour les éducateurs de paix afin d’intégrer l’éducation à la paix dans le système éducatif de chaque pays. Suite aux messages de félicitations de personnalités publiques, du domaine de l’éducation, de la religion et politiques, dont le président de la Cour d’appel du Caire, l’ancien président du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, l’ancien conseiller du Ministère de l’éducation du Guatemala et l’archevêque émérite de l’archidiocèse de Davao des Philippines, le président d’HWPL, M. Man Hee Lee, a délivré son message commémoratif. « Aujourd’hui, Mindanao n’est plus un lieu de conflit, mais c’est plutôt devenu un modèle de paix sur lequel le monde entier a les yeux fixés. Il fut un temps où les habitants de cette région pointaient leurs armes les uns sur les autres, mais maintenant, ils partagent leur nourriture, assis à la même table, malgré leurs différences de croyances et d’idéologies. Les étudiants qui ont été formés à tuer autrefois, apprennent maintenant la valeur de la vie et de la paix grâce à l’éducation à la paix d’HWPL », a-t-il déclaré. Le Dr Ronald Adamat, Commissaire de la Commission de l’enseignement supérieur des Philippines (CHED), qui s’est efforcé de mettre en œuvre l’éducation à la paix d’HWPL en l’intégrant dans les programmes d’enseignement supérieur pertinents, a évoqué la valeur de la Journée de la paix HWPL et les progrès de l’éducation à la paix aux Philippines. « Les jeunes lutteront pour la paix, mais n’ont pas encore assez de compétences, de compréhension pour parler en faveur de la Paix, ni d’occasion de le faire. Je soutiens, sans réserve, l’éducation à la paix HWPL. Elle sensibilise nos jeunes à devenir des artisans de paix (valeur indispensable chez la jeunesse). Les futurs dirigeants doivent effectuer des changements pour la transformation positive du monde. Nos enfants doivent être éduqués sur la manière dont la consolidation de la paix fonctionne efficacement. Grâce à l’éducation, la construction d’un monde véritablement pacifique peut devenir un jour une réalité. » L’éducation à la paix HWPL, qui comprend 12 leçons, vise à former les éducateurs et les étudiants à la valeur de la paix en les sensibilisant à l’importance de la promotion d’une culture de paix. Depuis 2016, plus de 200 établissements d’enseignement dans 34 pays, dont l’Inde, Israël et les Philippines, ont été désignés « Académies de paix HWPL », et les ministères de l’éducation de 9 pays ont signé des protocole d’accords pour la mise en œuvre de l’éducation à la paix. Mme Firoza Muradi, une éducatrice afghane, a déclaré : « L’Accord de paix de Mindanao en 2014 est devenu un excellent modèle pour des pays comme l’Afghanistan qui connaissent des guerres et des conflits. J’espère que le miracle de la paix à Mindanao se produira en Afghanistan, et cela commence avec l’éducation à la paix. Grâce au programme d’HWPL, les élèves cherchent des réponses pour parvenir à la paix de diverses manières, y compris l’harmonie avec la nature, la valeur de la coopération et la manière de protéger leurs droits. Je crois que tous mes élèves qui reçoivent une éducation à la paix grandiront pour devenir des messagers de paix. » Lors de l’événement, une représentante d’HWPL a présenté le plan pour 2021, tel que le programme de formation en ligne des éducateurs de paix, le programme de bénévolat pour l’éducation à la paix et « Online Youth Peace Love Exchange Project » (Projet de la jeunesse d’échange d’amour pour la paix en ligne), principalement conçus comme des programmes en ligne en raison de la pandémie.

Corée du Sud : Le don de plasma par l’Église de Shincheonji facilite le développement du vaccin contre le Covid-19

Corée du Sud : Le don de plasma par l’Église de Shincheonji facilite le développement du vaccin contre le Covid-19

Le 27 août dernier, plus de 1000 membres de l’organisation religieuse appelée Shincheonji Église de Jésus ont participé au don de plasma pour le traitement du Covid-19. Tout cela est effectué sous l’invitation des autorités sanitaires en Corée du Sud du 24 aôut, demandant à l’Église de Shincheonji de coopérer pour le don supplémentaire de plasma pour le développement du vaccin. Au début de cette année, environ 5 000 cas confirmés ont été trouvés parmi les membres de l’Église de Shincheonji avec les plus nombreuses infections de la ville de Daegu, et depuis la plupart d’entre eux se sont rétablis du virus avec 11 morts. Selon le rapport des Centres coréens pour le contrôle et la prévention des maladies (KCDC), 562 membres rétablis de l’église se sont portés volontaires pour faire le don de plasma et 409 ont accompli le don en juillet à travers la coopération entre les KCDC et l’Église de Shincheonji. Face au besoin pour la « facilitation du développement d’un traitement à travers le don de plasma et les essais cliniques », les KCDC ont demandé une autre série de dons à grande échelle par les membres de l’Église de Shincheonji en août.  Les KCDC ont exprimé dans leur document officiel leur appréciation envers l’Église de Shincheonji (président : Man Hee Lee) pour la « participation active dans la collection de plasma en tant que groupe pour le développement d’un traitement contre le coronavirus pour le but de la sécurité de la santé nationale dans le cadre de la crise mondiale causée par le Covid-19. « Avec la coopération de la ville de Daegu, la Croix Rouge prévoit de fournir l’équipement et le personnel (pour le don) au Centre athlétique de Daegu du 27 août au 4 septembre. Nous exprimons notre gratitude à la ville pour fournir un emplacement pour les dons de groupe. Nous exprimons également notre gratitude aux membres de la congrégation de l’organisation religieuse, Shincheonji précisément », a dit M. Kwon Jun-wook, directeur ajoint des KCDC. La recherche et le développement du traitement par le plasma des personnes convalescentes sont en cours par l’Institut National de la Santé relevant du ministère de la Santé et du Bien-être en coopération avec Green Cross (GC) Pharma, une société de biotechnologie en Corée du Sud. Le même jour, la Food and Drug Administraion (FDA) des États-Unis a autorisé un usage d’urgence du plasma des personnes convalescentes pour le traitement du Covid-19. Les experts disent que davantage de données doivent être collectées pour voir les avantages d’un tel traitement. Les défis majeurs de la recherche de l’efficacité et le développement du traitement à travers le plasma des personnes convalescentes viennent de l’approvisionnement limité des donneurs qui doivent être recouvrés du virus. En tant que dirigeant religieux, le président Man Hee Lee de Shincheonji a dit en juillet : « Ceci (don de plasma) est le travail qui doit être fait en tant que citoyens de ce pays et en tant que vrais croyants. C’est de garder le commandement de Jésus d’aimer son prochain comme soi-même (Mt 22 :39 de la Bible). »

Des experts internationaux dénoncent une « tentative de destruction d’un nouveau mouvement religieux » en Corée du Sud

Des experts internationaux dénoncent une « tentative de destruction d’un nouveau mouvement religieux » en Corée du Sud

Le 20 juillet, un webinaire sur un nouveau mouvement religieux en Corée du Sud et ses dimensions politiques, religieuses et sociales avec la récente crise COVID-19 a rassemblé des chercheurs et experts internationaux dans le domaine de la religion, du droit international et des droits de l’homme. Intitulé « COVID-19 et la liberté religieuse : Shincheonji bouc émissaire en Corée du Sud », le webinaire a abordé les récentes attaques des églises protestantes conservatrices et fondamentalistes politiquement puissantes du pays contre une nouvelle dénomination chrétienne en pleine expansion, appelée « Shincheonji (Nouveau Ciel et Nouvelle Terre) Eglise de Jésus », fondée en 1984. Le nouveau mouvement chrétien Shincheonji est devenu une cible de « persécution des protestants fondamentalistes » en raison de son expansion religieuse réussie « des protestants conservateurs et fondamentalistes qui voient Shincheonji comme un concurrent et veulent le détruire », a déclaré Massimo Introvigne en tant que sociologue italien de la religion qui a étudié Shincheonji avant et après la pandémie COVID-19 et a publié le premier compte rendu du groupe religieux en anglais. Alessandro Amicarelli, président de la Fédération européenne pour la liberté de croyance, a souligné que les autorités sud-coréennes ont mis Shincheonji en cause dans la crise COVID-19 pour fermer l’église. « Déjà 30 autres personnes ont été testées positives avant la patiente 31 (un membre de Shincheonji critiqué pour l’expansion du virus). De nombreux Chinois, dont ceux de Wuhan, avaient visité Daegu (en Corée du Sud) et l’infection s’est répandue », a-t-il déclaré. Willy Fautré, directeur de Human Rights Without Frontiers (HRWF), a déclaré que la récente attaque contre Shincheonji peut être considérée comme une tentative des groupes protestants fondamentalistes de Corée du Sud d’affaiblir et de détruire le concurrent sur le marché religieux. Il a ajouté : « Les violations des droits de l’homme à l’encontre des membres de Shincheonji par le biais d’un programme de conversion forcée (également appelé « déprogrammation ») avec enlèvement et séquestration au cours des dix dernières années ont été commises en raison de l’échec de la concurrence des églises protestantes dans le pays ». Ciaran Burke, professeur associé à l’université de Derby, a déclaré que les autorités sanitaires sud-coréennes établissent un lien explicite entre Shinchoenji et l’apparition du COVID-19 jusqu’à présent, même si un lien plus important entre le virus et les cas de confirmation a été trouvé dans d’autres églises. Il a également exprimé ses préoccupations concernant « la collecte d’informations personnelles de 300 000 membres nationaux et internationaux de Shincheonji par le gouvernement, ce qui constitue une possible violation d’un accord international, en particulier du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) que la Corée du Sud a ratifié en 1990 ». L’accusation a ouvert une enquête sur les dirigeants de Shincheonji, dont le fondateur Man Hee Lee, pour son rôle présumé dans la généralisation du COVID-19. Trois responsables de Shincheonji ont été arrêtés le 8 juillet, accusés d’avoir joué un rôle dans l’apparition d’une épidémie majeure à un stade précoce en « soumettant une liste de membres inexacte ». Les autorités ont ignoré les demandes de modification du mot « secte » dans leurs rapports officiels lorsqu’elles ont fait référence à l’église de Shincheonji. Les autorités locales ont encouragé les résidents à signaler aux autorités la congrégation et les installations de Shincheonji, ce qui a créé un stigmate selon lequel les membres devaient être traités comme des criminels », a déclaré un responsable de Shincheonji lors du webinaire. Une récente déclaration publiée par les « familles des défunts et des victimes de COVID-19 » a écrit que « les milliers de dommages et de décès de Coréens reflètent l’échec de la réponse initiale du gouvernement pour contenir le virus ». Elle ajoute que le ministre de la Justice Choo Mi-ae « a permis aux patients de COVID-19 provenant de Chine d’entrer en Corée, ce qui a entraîné une épidémie généralisée du virus dans tout le pays, qui a entraîné la mort du peuple coréen ». Elle a également déclaré qu’elle essayait d’éviter sa responsabilité pour les dommages en « donnant des ordres directs aux procureurs pour un raid et des arrestations contre l’église de Shincheonji ». La chaîne de télévision sud-coréenne MBC a rapporté qu’un dépistage effectué récemment à Daegu, épicentre de l’épidémie majeure de COVID-19 en Corée du Sud, a ajouté du poids à l’échec de la réponse initiale du gouvernement pour contenir le virus. Le rapport, citant l’analyse d’un hôpital universitaire local, a déduit qu’au moins 180 000 des 2,4 millions d’habitants de la ville de Daegu étaient infectés par le COVID-19, soit 27 fois plus que les 6 800 cas officiels confirmés. La plupart des cas confirmés, plus de 5 000, sont des membres de l’église de Shincheonji car leurs informations personnelles ont été recueillies par le gouvernement, tandis que les 180 000 autres infections potentielles n’ont pas fait l’objet d’une enquête.

Ali Safraoui, fondateur et président de Kawalis, nommé jeune leader à la « Jeju 2020 International Conference on Sustainable Development » en Corée du Sud

Ali Safraoui, fondateur et président de Kawalis, nommé jeune leader à la « Jeju 2020 International Conference on Sustainable Development » en Corée du Sud

Kawalis, plateforme collaborative de construction en ligne de projets innovants pour l’Afrique, annonce la nomination d’Ali Safraoui, Fondateur et Président, à participer à la « Jeju 2020 International Conference on Sustainable Development » en tant que jeune leader. Ali Safraoui sera amené à intervenir à la Young Leader Session fin avril en Corée du Sud pour présenter sa vision du développement durable sous le prisme de l’entrepreneuriat et pour parler des réalisations au sein Kawalis. Ali Safraoui, 23 ans, est le fondateur et président de Kawalis. Jeune marocain né à Casablanca, il décroche un baccalauréat scientifique au Lycée Louis Massignon de Casablanca avant de s’envoler pour Paris où il effectue de prestigieuses classes préparatoires. Il intègre l’EM Lyon (3e école de commerce de France) et prend très vite goût à l’entrepreneuriat et au leadership. Il lance en 2017 « Watani » une application mobile destinée à mesurer la satisfaction des citoyens au sein des administrations publiques marocaines qu’il « offre » à l’Etat marocain. La même année, il fonde et lance Kawalis, structure qui héberge et accompagne des « entrepreneurs à impact » en Afrique. Convaincu par la force de la collaboration et par le potentiel qui sommeil en chaque jeune africain, il croit dur comme fer au rôle de Kawalis à accompagner l’idéation, le montage et la structuration de projets portés par de jeunes africains et à leurs capacités à répondre aux enjeux sociétaux du continent. A propos de Kawalis Kawalis.net est la plateforme collaborative de construction en ligne de projets innovants en Afrique. A travers notre modèle basé sur la collaboration, la co-construction, l’intelligence collective et l’innovation ouverte, nous travaillons dans une logique multi-acteurs au service d’une innovation positive, durable et inclusive pour l’Afrique. En quelques chiffres Kawalis c’est : +2000 entrepreneurs, +400 projets construits ou en construction, +15 appels à projets lancés, une présence dans +30 pays africains et en France, +50 partenaires locaux. Beaucoup plus concrètement, Kawalis aide des porteurs de projets et entrepreneurs à construire leurs projets à travers : une communauté de contributeurs porteurs de compétences et d’expertises, des modules de formations (kawalis Academy), des experts et des coachs, des appels à projets réguliers et du financement.

Le Coréen Hands lance la construction de son usine de production de jantes en aluminium à Tanger

Le Coréen Hands lance la construction de son usine de production de jantes en aluminium à Tanger

Mardi 10 avril, l’équipementier sud-coréen, Hands, a procédé au lancement des travaux de sa nouvelle usine, à Tanger, spécialisée dans la production de jantes en aluminium. La cérémonie a eu lieu en présence du Ministre marocain de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy; du Président de Hands Corporation, Seung Hyun Chang; et du Président du Conseil de surveillance de TMSA, Fouad Brini. Implantée à Tanger Automotive City, sur une superficie de 23 Ha, l’unité de production nécessite un investissement de 4,33 milliards de dirhams et permettra la création de 1.300 emplois, selon un communiqué du ministère de l’Industrie précisant que l’usine de Hands produira des jantes en aluminium avec une capacité de 8 millions d’unités par an, destinés principalement à l’export. « Hands introduit de nouveaux procédés de production à haute valeur ajoutée et opère ainsi une intégration poussée de la chaine de valeur de l’automobile », a indiqué Moulay Hafid Elalamy. Le Groupe dispose de six usines de production d’une capacité de 13,5 millions d’unités par an et d’un Centre de R&D établis en Corée et en Chine. Il fournit les principaux constructeurs automobiles dont Hyundai Motors, Renault, Ford et Volkswagen et réalise, en 2016, avec ses 2.360 employés, un chiffre d’affaires de 542 millions d’euros. Pour rappel, le projet de Hands compte parmi les 29 investissements lancés dans l’automobile, en décembre dernier, sous la présidence effective de S.M le Roi Mohamed VI. D’un montant global de 13,78 milliards de dhs, ces investissements créent 11.568 nouveaux emplois directs dans le secteur. L’industrie automobile, qui change de dimension et se positionne sur des technologies nouvelles et des activités à forte valeur ajoutée, occupe le premier poste d’exportation du Royaume avec 70 milliards de dhs de chiffre d’affaires à l’export en 2017 (44,5% des exportations industrielles) et emploie 130.000 personnes.