RDC. MUTAMBA : LES ENJEUX D’UN VERDICT JUDICIAIRE…

POINT DE VUE. C’est avec beaucoup d’attention que j’ai suivi le procès de Constant Mutamba et le verdict qui venait d’être prononcé de la manière que l’on sait . J’en tire principalement trois leçons ci-après. 1. Au regard du prochain calendrier électoral prévu pour 2028, la durée de CINQ ANS d’inéligibilité et de non accès aux fonctions publiques requis contre le condamné sonne comme une stratégie d’élimination déguisée d’un adversaire politique que l’on veut marginaliser de la conquête du pouvoir. Ce jeune homme devenu trop populaire dérange le système. En réussissant à gagner les cœurs et les esprits d’une grande partie de l’opinion publique congolaise, il commençait à être vu par cette dernière comme une alternative sérieuse à la maffia politico-militaire qui a élu domicile à Kinshasa et qui cherche mille voies et moyens pour perdurer. 2.Observez bien le triple cycle vital du pouvoir tutsi de l’AFDL qui a pris NAISSANCE depuis 1997 sur le sol congolais, qui a atteint son APOGÉE sous les 18 ans de l’ère Kabila dans sa capacité d’infiltrer toutes les institutions républicaines congolaises. Depuis un moment, ce système aura déjà entamé sa phase existentielle de VIEILLISSEMENT et de DISPARITION. Les mensonges, les manipulations et le chaos organisé sur lesquels il a été construit ( cfr l’ouvrage « Stratégie du chaos et du mensonge: Poker menteur en Afrique des Grands Lacs » de Patrick Mbeko & Honoré Ngbanda) se révèlent de plus en plus inefficaces car tout congolais – jusqu’aux habitants des villages – a compris leur mode opératoire. Ça ne fonctionne plus que par la répression et surtout par la volonté mortifère de « tuer » politiquement ou physiquement tout congolais qui entreprend des actions spectaculaires capables de précipiter sa disparition. Vous aurez alors compris pourquoi Vital Kamerhe (un pied ici et un autre là-bas) a dû procéder illégalement et précipitamment à la levée de l’immunité du ministre de la justice. Son initiative s’accordait justement avec la volonté jusqu’au boutiste du système tutsi-afdl de bâillonner toutes velléités qui pousseraient les congolais de sortir la tête de l’eau et de commencer à démanteler cette maffia. Seule la mort politique de Mutamba était la finalité et non point l’assainissement du climat généralisé de pillages du trésor public, de corruptions et de concussions massives qui caractérise la vie quotidienne en RDC. 3.Les juges de la Cour de cassation, en prenant le courage de ne pas se laisser intimider par de nombreuses pressions et d’aller jusqu’au bout du prononcé du verdict, ont réussi à sauver les meubles de l’institution judiciaire mais juste pour un petit répit. Pourquoi ? Parce que ce que viennent de faire les avocats de la Cour de cassation est un couteau à double tranchant. Il a taillé Mutamba à la gorge tout en le jetant au placard de Makala mais ce même couteau risque bien de se retourner désormais contre les avocats de cette même cour et contre de nombreux barons du régime cités dans de nombreuses « casseroles » liées aux détournements dix fois plus importants que ce dont est accusé Mutamba. Bref le verdict sur Mutamba ne clôt pas le procès, bien au contraire il ne fait qu’ouvrir la boîte de Pandore. À moins d’un éventuel recours, il s’avère qu’aux yeux de la jeunesse congolaise, le procès ne fait que commencer et est en voie de pousser de toute évidence le peuple congolais à devenir plus regardant et plus IMPITOYABLE à la geste politique congolaise et à toutes ses dérives. Ce procès a eu l’avantage d’ouvrir la boîte de Pandore et la puanteur, sa trop grande puanteur au regard des pillages systématiques des caisses de l’Etat pourra faire vasciller les fondations du système politique tout entier mis en place depuis la « fausse » libération de mzi 1997. Par Germain Nzinga
RDC. CONSTANT MUTAMBA : CETTE BOMBE À RETARDEMENT…

TRIBUNE. Le report du verdict sur Mutamba prévu le 27 août dernier et renvoyé à demain lundi 1er septembre 2025 permet à l’accusé de jouer aux prolongations, de tirer à son profit le facteur décisif appelé TEMPS en vue de renverser la tendance. Plus le temps passe, plus le concerné trouve plus d’opportunités d’engranger les fruits de sa communication consistant à revêtir la peau d’une victime pour gagner les cœurs et les esprits d’une grande partie de l’opinion publique congolaise déjà trop frustrée par les dérives des barons du régime et par l’impunité inacceptable qui les accompagne. La mobilisation des jeunes devient de plus en plus grande, les veillées continuent de se tenir à son domicile et, cerise sur gâteau, hier samedi soir un concert géant a été organisé devant la résidence avec lui-même Mutamba de blanc vêtu, drapeau congolais au cou et dansant avec sa base politique pour la galvaniser avant le Jour J. Puis tard la nuit ce communiqué virulent lu solennellement par un étudiant de l’ISTA nommé Junior, invoquant l’article 64 de la constitution congolaise et demandant à toute la communauté scolaire et estudiantine de Kinshasa d’observer un arrêt des cours demain lundi qui est le jour même du verdict et ce, pour aller soutenir leur idole et égérie politique. De toute évidence Constant Mutamba devient une épine dans les souliers des tenants du pouvoir. Un Mutamba acquitté demain lundi baissera les tensions sociales. Même si le pouvoir judiciaire s’en sortira diminué, pour le pouvoir politique, cet acquittement sera un MOINDRE MAL par rapport aux dégâts collatéraux d’un éventuel soulèvement populaire. En revanche, un Mutamba condamné à 15 ans de travaux forcés et à dix ans d’inéligibilité sera le goutte d’eau qui fera déborder le vase. Même la mesure publiée hier d’interdire tout rassemblement autour de la cour de cassation risque d’être tout simplement boycottée par une foule en colère prête à envahir les locaux du tribunal et à se transformer en un raz-de-marée de soulèvements qui risquent de tout emporter sur son passage, y compris les forces de l’ordre et le pouvoir qu’elles défendent. Comme je l’écrivais le semaine dernière, tout usage des forces policières ou militaires pour réprimer de tels manifestants ne fera qu’exacerber une situation déjà explosive et tresser une couronne de héros à ce jeune homme qui respire, parle et agit en fonction des échéances électorales de 2028. Le cas Mutamba devient, on ne peut plus, une bombe à fragmentation capable d’entraîner tout le pays dans un chaos incontrôlable, capable d’être récupéré par les ennemis du Congo. Que nos autorités usent des voies de sagesse pour ne pas favoriser une quelconque jonction entre la rue en colère et des éléments de M23/AFC qui peuvent avoir déjà infiltré la capitale kinoise en vue d’instrumentaliser cette colère à leurs funestes dessins politiques. Un congolais averti en vaut mille!!! Par Germain Nzinga
RDC. Procès Constant Mutamba : verdict reporté à une date ultérieure

Alors que le verdict du procès de Constant Mutamba était attendu ce mercredi 27 août et que le décor était déjà planté, la Cour a annoncé son report à une date ultérieure. Les juges estiment ne pas être encore prêts à rendre leur arrêt. La tension était palpable ce mercredi autour de la Cour de cassation, située dans la commune de Gombe à Kinshasa. La Police nationale congolaise a déployé un impressionnant dispositif sécuritaire en prévision du verdict dans le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour tentative de détournement de 19 millions USD. À l’intérieur de la salle d’audience, les avocats de la défense, les proches du prévenu et de nombreux curieux avaient pris place dans l’attente du jugement. À l’extérieur, des dizaines de policiers maintenaient le périmètre de sécurité dans un calme relatif. La veille, le procureur général avait publié un communiqué interdisant toute manifestation, notamment celles des personnes arborant des effigies ou scandant des slogans en faveur du prévenu. « Quiconque oserait menacer les magistrats sera arrêté par la police », a averti le ministère public. Constant Mutamba est accusé d’avoir tenté de détourner 19 millions USD destinés à la construction d’une prison moderne à Kisangani. Le ministère public a requis : De son côté, le prévenu a plaidé non coupable, dénonçant un « complot politique » visant à l’écarter de la scène nationale. Ses avocats ont demandé son acquittement au bénéfice du doute, contestant la solidité des preuves présentées. Radio Okapi
KINSHASA 27 AOÛT 2025 : TRIPLE SCENARIO APRÈS LE VERDICT SUR CONSTANT MUTAMBA

POINT DE VUE. C’est connu de tous que l’ancien ministre de la Justice est poursuivi pour tentative de détournement de 19 à 20 millions USD, destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Le ministère public a requis 10 ans de travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité. MUTAMBA nie toute implication et parle d’un complot politique. Ce mercredi 27 août 2025 sera prononcé le verdict contre l’accusé Constant Mutamba, l’ex-Ministre de la justice et garde des Sceaux. Les partisans de Constant MUTAMBA se sont encore massivement mobilisés ce mardi 26 août 2025 dans les rues de la capitale à moto en signe de solidarité. Et ce soir ils font la veillée devs t sa résidence dans l’attente du verdict des juges. Trois scénarios sont à l’ordre du jour. SCÉNARIO numéro 1 : La Cour de Cassation mise sous grande pression politique et celle de la communauté internationale prononce son verdict en innocentant l’illustre accusé. Le camp de ce dernier jubile et ceux qui, pour des intérêts qui leur sont propres, ont délibérément voté pour la levée de son immunité grincent les dents tout comme les barrons du pouvoir judiciaire qui s’en trouvent publiquement humiliés par la libération de celui qui les a dénudés durant son mandat ministériel. SCÉNARIO numéro 2 : La Cour de Cassation prononce sa condamnation en demandant dix ans de travaux forcés et d’inéligibilité. Déception générale mais l’ordre formel du procureur général de ce mardi 26 août fait à la police nationale d’empêcher tout regroupement des pro-Mutamba empêche tout débordement populaire. Pour votre gouverne, porter un T-shirt ou un calicot avec le visage de Constant Mutamba à Kinshasa sera désormais considéré comme une infraction ce mercredi. Oser chanter son nom sera directement passible d’une arrestation et d’un jugement en flagrance ! La police a reçu l’ordre d’interpeller toute personne qui va oser troubler le verdict aujourd’hui. SCÉNARIO numéro 3 : La Cour de Cassation prononce sa condamnation en requérant dix ans de travaux forcés et d’inéligibilité. La condamnation de Mutamba se transforme alors en une bombe à fragmentation. La colère gronde dans la rue kinoise au regard du traitement plutôt clément vis-à-vis d’autres pilleurs de la République qui sont encore aux postes de commande et la jeunesse kinoise éprise d’affection pour la lutte de Mutamba contre la maffia politico-judiciaire ayant pris ses racines dans la capitale congolaise décrète une ville morte comme cela a été annoncé ce mardi soir sur les réseaux sociaux ou encore, par un raz-le-bol généralisé contre ce pouvoir corrompu, entame un soulèvement populaire que les forces de l’ordre peinent à contenir. Celles-ci tirent à balles réelles sur les manifestants et la mort d’hommes exacerbe encore davantage les tensions sociales qui font vaciller le pouvoir en place. Quoi qu’il en soit, cette journée de mercredi sera chargée d’électricité et s’ouvre à toutes les probabilités. Si j’étais à la place du décideur, je prendrais plus de prudence à cautionner un procès par trop politisé. L’analyse des données en place me pousse à croire que, dans pareil contexte explosif, toute force répressive de la police pourra s’orienter à agir comme de l’essence jetée sur le feu. Wait and see ! Par Germain Nzinga
RD Congo. Procès Constant Mutamba : 10 ans des travaux forcés requis contre l’ex-ministre de la Justice

La Cour de cassation a pris mercredi 13 août son dossier en délibéré de l’ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour tentative de détournement de 19 millions des dollars. Le ministère public a demandé à la Cour de le condamner l’ancien ministre de la Justice à 10 ans des travaux forcés, assortis de 10 ans d’inéligibilité après avoir purgé la peine, de privation du droit à la libération conditionnelle ainsi que de son exclusion des fonctions publiques. Dans son réquisitoire, Sylvain Kalwila, avocat général a insisté pour que la Cour déclare établie à charge de l’accusé l’infraction de tentative de détournement de 19 millions des dollars. Le prévenu a plaidé non coupable, qualifiant son procès d’un complot politique. Selon le ministère public, l’argent des morts ne doit plus jamais servir à enrichir les vivants, dès lors que le délinquant l’avait viré du compte de FRIVAO du ministère de la Justice vers celui de la société Zion Construction. Celle-ci est supposée fictive et ses actionnaires seraient en cavale. Cet argent payé par l’Ouganda au titre d’indemnisation des victimes de la guerre de six jours, a été réaffecté par le prévenu à la construction d’une prison à Kisangani. Il évoque un virement irrégulier et l’absence des outils du projet de construction sur terrain. Mais la défense qualifie ce réquisitoire de « honte pour les étudiants en droit » et clame l’innocence de l’ancien ministre. Elle soutient que les fonds incriminés sont toujours disponibles à la banque. Rien n’a été détourné. D’après les avocats de la défense, plusieurs témoins du ministère public passés à la barre ont déchargé leur client dans ce procès. Ils concluent à un doute qui profiterait à l’accusé pour insuffisance de preuves. Cependant, le témoin de la Raw Bank, intervenu en dernier à l’audience sur invitation de l’organe de la loi charge le prévenu. Il dément les affirmations de ce dernier et renseigne que l’argent de FRIVAO était plutôt logé dans un compte courant et non séquestre. Le verdict est attendu le 27 août. Radio Okapi
RD Congo. Les quatre erreurs politiques de Constant Mutamba…

TRIBUNE. Lorsque j’ai vu mardi le ministre de Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, aller remettre sa démission auprès du président de la République, une seule petite phrase tournait dans ma tête : “ quel gâchis!””. Un véritable gâchis en effet pour un jeune ministre qui a suscité tant d’espoir en vue de rétablir en RDC la justice forte et équitable, synonyme des fondations solides pour bâtir un État de droit et une nation forte. Comment en est-il arrivé là? En quoi a-t-il fauté? Voici en quatre points la lecture que je m’en suis faite.. ERREUR n* 1 Constant Mutamba n’avait sûrement pas la connaissance exacte du profil de l’ennemi auquel il s’attaquait. En lançant des invectives à certains barons du régime, aux gestionnaires de l’institution judiciaire, aux chefs des églises de réveil, aux kulunas etc, l’ex-jeune ministre de la justice ignorait peut-être qu’il touchait à tout un SYSTÈME MAFFIEUX qui règne sur le Congo et sur les congolais depuis plus d’un demi-siècle. Là où il croyait mener un combat judiciaire ad personam, en réalité il secouait toute une ruche d’abeilles prêtes à le mordre. Pour être un peu plus clair , ce n’est pas le PGR Mvonde qui l’a achevé. Il y a eu contre sa personne, toute une COALITION de toux ceux qui craignaient d’être atteints par le zèle de ce ministre qui voulait mettre son ordre à lui dans la maffia politico- judiciaire congolaise. Pour les membres de cette dernière, la condamnation de Constant Mutamba était devenue une question de vie ou de mort. Et la suite, nous la connaissons. ERREUR n* 2 Le 29 avril 2025, on se réveille avec ce communiqué libellé : la justice congolaise poursuit le sénateur à vie Joseph Kabila, non pas en sa qualité d’ancien Chef d’Etat, mais en sa qualité de sénateur, conformément aux articles 104, 107, et 153 de la Constitution. Pour plus de précisions, je reprends les termes utilisés par Constant Mutamba lui-même: « Nous attendons donc du Sénat la levée des immunités du sénateur à vie Joseph Kabila Kabange ainsi que l’autorisation des poursuites pour permettre à la justice d’instruire sérieusement le dossier, de le faire fixer devant la Haute Cour militaire, afin d’éclairer l’opinion sur la responsabilité pénale claire de M. Joseph Kabila Kabange sur les massacres qui sont commis dans la partie Est du pays par le mouvement M23 et AFC dont il est cofondateur ». En prenant cette initiative pour plaire à Étienne Tshisekedi et pour lui témoigner sa fidélité sans faille, Constant Mutamba ignorait que la politique politicienne congolaise est très sale et que chaque politicien congolais peut appartenir à la fois à deux camps opposés. Ils se chamaillent le jour et se visitent amicalement la nuit. Mutamba a ignoré que Joseph Kabila compte encore au gouvernement, au parlement et dans l’armée nationale, plusieurs congolais qui lui sont restés fidèles et qui le défendent bec et ongle, de l’intérieur même du système. Cette volonté de poursuivre Kabila devant les tribunaux est donc la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Brusquement on a vu la levée des boucliers de partout, des actions COORDONNÉES du judiciaire et du parlementaire qui ont conduit à la levée de son immunité et à être poursuivi judiciairement. Mutamba a faussement cru que Kabila était très loin à Goma. Erreur monumentale!!! Le Raïs est bel et bien présent dans les institutions congolaises via ses lieutenants qui ont immédiatement volé à son secours. ERREUR n* 3 Robert Greene dans son célèbre ouvrage “Les 48 Lois du Pouvoir” donne cette observation dès la Loi n°1 : « Ne surpassez jamais le maître. Ceux qui sont au-dessus de vous doivent toujours se sentir largement supérieurs. Dans votre désir de plaire et de les impressionner, ne vous laissez pas entraîner à faire trop étalage de vos talents, vous pourriez obtenir l’effet inverse : les déstabiliser en leur faisant de l’ombre. Faites en sorte que vos maîtres apparaissent plus brillants qu’ils ne sont, et vous atteindrez le sommet du pouvoir.” Constant MUTAMBA a complètement ignoré la pratique de cette loi de Robert Greene et a commencé à briller trop fort jusqu’à porter ombrage à sa hiérarchie qui est bien souvent noyée dans des affaires de rétrocommissions et de corruptions. Ses alliés tout comme ses adversaires politiques ont fini par comprendre que tout le zèle politique de Mutamba et le populisme qui l’accompagnait étaient destinés à créer un mythe et une aura autour de sa personnalité politique en vue des échéances présidentielles de 2028. Malheureusement Mutamba n’est pas membre de l’UDPS et toute ambition présidentielle de sa part entre en collision directe avec le dessein politique de l’UDPS de conserver le pouvoir au-delà du deuxième mandat de Félix Tshisekedi. Voilà pourquoi Félix Tshisekedi ne l’a pas défendu et a accepté si promptement sa démission hier mardi. La mise à mort politique de ce jeune ministre était devenue l’unique voie de salut pour ceux à qui Mutamba croyait être allié et comptait s’en servir comme marche-pied à ses ambitions présidentielles. ERREUR n* 4. Constant MUTAMBA n’a pas non plus lu le chapitre XV du Prince de Nicolas Machiavel qui dit ceci : “Un homme qui veut être parfaitement honnête au milieu de gens malhonnêtes ne peut manquer de périr tôt ou tard”. Surtout quand cette perfection n’est que de façade et cache beaucoup de casseroles dans son propre passé. La guerre livrée par Mutamba contre les antivaleurs congolaises exigeait de sa propre part d’être “clean”, d’avoir des « mains propres » hier, aujourd’hui et demain en vue de résister à tous les complots des camps adverses. Ce qui n’a pas été le cas au regard de graves soupçons de détournements présumés de 19 millions de $ sur les 39 millions destinés à la construction d’une prison à Kisangani dans le Nord-Est de la RDC. Personne ne s’attendait à assister à ce triste spectacle de l’arroseur arrosé, d’un jeune ministre jadis flamboyant et qui incarne aujourd’hui les rêves brisés de l’anticorruption proclamée. Un seul bémol
RDC. L’Assemblée nationale autorise les poursuites judiciaires contre Constant Mutamba

A la veille de la clôture de la session de mars, le dimanche 15 juin, l’Assemblée nationale a voté en faveur de la demande de poursuites judiciaires contre le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, suite au réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde. Sur 363 députés votants, 322 se sont prononcés en faveur des poursuites, 29 ont voté contre, 12 se sont abstenus. Cette décision fait suite à la présentation du rapport de la commission spéciale temporaire mise en place pour analyser le réquisitoire du procureur. Le ministre Mutamba est accusé de détournement présumé de 19 millions de dollars américains, initialement alloués au projet de construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Dans son réquisitoire, le procureur général Firmin Mvonde affirme que les explications fournies par le ministre lors de ses auditions n’ont fait que renforcer les soupçons, au lieu de les lever. « Les éléments apportés par le ministre n’infirment aucunement les faits qui lui sont reprochés. Au contraire, ils consolident l’intention manifeste de détourner des fonds publics », indique le réquisitoire. Il s’agit d’une étape clé dans le processus judiciaire, après l’autorisation accordée précédemment au procureur pour ouvrir une instruction judiciaire contre le ministre. Avec ce feu vert des députés, la justice peut désormais engager des poursuites pénales contre Constant Mutamba. Radio Okapi
Médias: l’Afrique vue d’ailleurs (Revue de presse de la semaine du 01 au 08 Juin 2025)

Dimanche 08 Juin 2025. -RT FRANCE : Le groupe Wagner a annoncé sur son compte Telegram la fin officielle de sa mission au Mali, affirmant que ses combattants avaient rempli leurs objectifs et qu’ils rentraient désormais en Russie : « Toutes les capitales régionales du Mali sont revenues sous le contrôle des autorités. Nous avons aidé le Mali à construire une armée disciplinée et bien équipée. Le peuple et les autorités du pays sont reconnaissants à la SMP Wagner pour son travail. Nous avons accompli notre mission. Et nous rentrons chez nous. » -LA LIBRE BELGIQUE: Depuis deux coups d’Etat en 2020 et 2021 qui ont porté au pouvoir la junte dirigée par le général Assimi Goïta, le Mali a rompu l’alliance avec l’ancien colon français pour se tourner militairement et politiquement vers la Russie. « Officiellement, Wagner arrête sa présence au Mali. Mais Africa Corps prend le relais », a indiqué une source diplomatique au Sahel à l’AFP dimanche. Samedi 07 Juin. RFI: -La Conférence des chefs d’État et gouvernement de la communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) a prolongé samedi d’une année supplémentaire la présidence du président de Guinée équatoriale sur fond de tensions entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. -La Commission électorale juge impossible de réviser la liste des électeurs avant le scrutin du 25 octobre. Le porte-parole répète tout de même les demandes de l’opposition : « Nous devons maintenir la pression pour obtenir des élections inclusives, transparentes et démocratiques. Cela exige un audit de la liste électorale et la réinscription du président Tidjane Thiam de notre parti sur la liste électorale. » Vendredi 06 juin. DW: -Les forces de la RDC sont désormais installées à Beni, au nord de Goma, où la résistance contre la rébellion du M23 s’organise. Les dernières positions de l’armée se situent en territoire de Lubero, où l’armée se prépare à toute éventualité, tandis que les négociations se poursuivent à Doha et à Washington entre le gouvernement congolais et la coalition AFC-M23. -Martin Fayulu a plaidé pour un « dialogue social » et a appelé le président Tshisekedi à rencontrer les responsables religieux, porteurs d’une proposition de pacte social. Selon Martin Fayulu, le président Tshisekedi a promis de répondre rapidement à cette demande. LE POINT AFRIQUE: L’arrestation, en pleine nuit, du rappeur Tchalla Essowè Narcisse, alias Aamron, le 26 mai, n’en finit plus de secouer le Togo. Artiste engagé, critique acerbe du pouvoir, sa disparition brutale de la scène publique a mis le feu aux poudres. Depuis, les appels à sa libération se multiplient. Les autorités, elles, restent de marbre. FRANCE 24: En RD Congo, le président Félix Tshisekedi s’est entretenu avec l’opposant Martin Fayulu. Une rencontre qui intervient 72 heures après l’appel lancé par Martin Fayulu.. L’opposant avait tendu la main au chef de l’Etat pour tenter une sortie de crise et faire face à la menace d’explosion du pays. Jeudi 05 Juin. LEPOINT AFRIQUE: À moins de cinq mois du scrutin présidentiel, vingt-quatre partis d’opposition – réunis sous la bannière de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) – continuent de contester l’inéligibilité de certains de leurs leaders, plaidant en faveur d’une révision de la liste électorale. XINHUA: Cinq membres des Forces de défense et de sécurité du Bénin, dont deux policiers et trois militaires, ont perdu la vie mercredi soir lors d’une attaque contre le commissariat de police de Tanougou, dans la commune de Tanguiéta, située dans le nord-ouest du pays, ont rapporté jeudi les médias locaux. Mercredi 04 Juin -LEMONDE AFRIQUE : Les crises qui ravagent la RDC depuis plus de trente ans sont entretenues par une impunité enracinée et un silence mondial persistant, menant au conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale, que l’on peut estimer à 6 millions de vies perdues. Mardi 03 Juin. LA LIBRE BELGIQUE : Le procureur général près la Cour de cassation en République démocratique du Congo, Firmin Mvonde, ne connaît pas la crise. Moins d’une semaine après avoir obtenu la levée de l’immunité parlementaire du ministre de la Justice Constant Mutamba, il pourrait obtenir cette semaine le droit de poursuivre l’ex-tout-puissant ministre des Finances Nicolas Kazadi, redevenu député. Martin Kam