RDC : La flambée de violence au Kasaï pousse plus de 11.000 Congolais à se réfugier en Angola

La recrudescence des violences dans la province de Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC), a poussé plus de 11.000 Congolais à se réfugier en Angola, a constaté le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). « Les réfugiés ont signalé fuir des attaques de groupes de milices qui visent la police, les militaires et les civils soupçonnés de soutenir ou de représenter le gouvernement », a indiqué le porte-parole du HCR, Babar Baloch lors d’un point de presse tenu récemment à Genève. « Après avoir fui les forces rebelles et gouvernementales, certains réfugiés ont du se cacher dans la forêt pendant plusieurs jours avant de fuir en Angola », a-t-il poursuivi dans un communiqué précisant que ces derniers arrivent dans des conditions désespérées, sans accès à de l’eau potable, à de la nourriture ou à un abri. A en croire le HCR, la situation chez les enfants réfugiés serait désastreuse. Le Haut-Commissariat affirme que « beaucoup d’entre eux arrivant malnutris et malades, souffrant de diarrhée, de fièvre et de paludisme. Deux enfants sont déjà décédés de malnutrition sévère ». Cette situation inquiète le HCR qui a souligné sa préoccupation face au sort d’autres personnes qui souffriraient de « niveaux inquiétants d’insécurité alimentaire et de maladies. » Selon des chiffres émanant du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), qui a réitéré son appel à toutes les parties au conflit afin qu’elles garantissent le respect des droits des enfants, plus de 1,5 million d’enfants, dont 600.000 déjà déplacés, sont à risque en raison de la violence extrême qui frappe cette province. Pour rappel, la violence et l’instabilité au Kasaï ont débuté en août 2016 après la mort d’un chef traditionnel lors de combats avec les forces de sécurité et la situation s’est détériorée au cours des trois premiers mois de 2017, peut-on lire sur site officiel des Nations Unies.
Ces Congolais qui ont fait le buzz en 2013

Après le classement des célébrités congolaises les plus influentes dans le monde, Starducongo (devenu Pagesafrik) livre cette fois-ci celui des Congolais qui ont fait le buzz en 2013. C’est le colonel Marcel Ntsourou qui vient en tête du podium. L’ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité, dont l’arrestation spectaculaire le 16 décembre dernier à son domicile a fait le choux gras de nombreux médias, est suivi de Valentin Olessengo. En poste depuis peu au Maroc, l’ambassadeur du Congo auprès du Royaume s’est distingué cette année-là d’une manière très indécente en exhibant son sexe sur le net. Un écart qui a affolé la globosphère battant tous les records d’étonnement et d’hilarité. Le diplomate « masturbateur » est suivi du général Jean-François Ndenguet. Considéré par ces détracteurs de montre au sang-froid, ses menaces à l’égard des fameux Kuluna (groupes de délinquants armés venus de l’autre rive du fleuve Congo) avaient défrayé la chronique. Sa radiation du PCT (Parti congolais du travail) était une question de temps, prétendait-on dans les milieux bien informés. André Okombi Salissa est ce « trublion » député de Lekana à qui on prête des ambitions nationales. L’homme, qui se hisse en quatrième place, laisse entendre qu’il serait prêt à succéder au président Sassou N’Guesso. Ange pour certains, fauteur de troubles pour d’autres, Joe Washington Ebina s’offre la cinquième place du classement. On se souvient comme d’hier de l’arrestation du président de la Fondation Ebina et du collectif des explosions du 4 mars qui avait soulevé une vague d’indignations parmi les populations démunies de Brazzaville et nombreux défenseurs de la démocratie qui apprécient ses initiatives en vue d’améliorer le quotidien des Congolais. Remis Ayayous Ikoungou et le désormais célèbre club AC Léopard dont il est le président s’installent à la sixième place du classement. Sur la 7ème marche, on retrouve Mme Antoinette Sassou Nguesso, l’épouse du chef de l’Etat congolais dont le 70ème anniversaire avait fait les choux gras des réseaux sociaux. Gilda Moutsara est à la huitième place. L’écrivaine avait suscité la sympathie des Congolais lorsque qu’elle demanda aux autorités nationales de se pencher sur le sort des familles sinistrées de Makelekele. C’était à l’ouverture de l’événement « Etonnants voyageurs » tenu l’année dernière à Brazzaville, Hellot Mampouya, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation occupe la neuvième place. Après une longue crise avec Parfait Kolela, son collègue ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, par ailleurs Secrétaire général du feu MCDDI, il décide de créer la Dynamique républicaine pour le développement (DRD) dont il devient le président. La dixième place est occupée par Lydie Kolelas, frère du ministre Parfait Kolelas. Elle avait surpris le net lorsqu’elle révéla les dissensions avec ses frères et sœurs au sujet de l’héritage de leur père. La fille de Bernard Kolelas boucle ce classement dominé par les autorités civiles et militaires. Récapitulatif: 1-Marcel Ntsourou 2-Valentin Olessengo 3-Jean-François Ndenguet 4-André Okombi Salissa 5-Joe Washington Ebina 6-Remis Ayayous Ikoungou et le club AC Léopard 7-Mme Antoinette Sassou Nguesso 8-Gilda Moutsara 9-Hellot Mampouya 10-Lydie Kolelas.
Maroc : poussé hors d’une fourgonnette en marche par un policier Marocain, un Congolais décède 6 jours plus tard

Triste sort que celui d’un Congolais tombé d’une fourgonnette de la police Marocaine en pleine autoroute en direction d’Oujda pour une reconduite à la frontière. Nous apprenons qu’il est décédé suite à une commotion cérébrale sévère avec hémorragie interne après avoir été admis dans un établissement hospitalier pendant presque une semaine. Une source sûre que nous avons jointe ce jour au téléphone depuis Tanger nous a transmis le poignant témoignage qui va suivre. La victime qui aurait fêté son quarantième anniversaire le 02/11/1973 s’appelait Toussaint-Alex MIANZOUKOUTA et était enseignant de Français dans une école privée à Rabat. Il laisse derrière lui une femme et un enfant vivant en Espagne. Il était allé rendre visite à ses amis dans la ville de Tanger, plus précisément au quartier Boucalès connu pour abriter de nombreux migrants subsahariens en situation irrégulière. C’est donc dans ce contexte qu’il s’est retrouvé au cœur d’une descente de la police qui effectuait des contrôles d’identité. Il était pourtant régulièrement immatriculé à la sûreté nationale depuis le 20/02/2012, sa date d’entrée sur le territoire Marocain. Sa carte de séjour porte le numéro A045872F. Pendant l’interpellation, les agents de police ne lui ont pas laissé le temps de présenter ses papiers et l’ont sommé de monter dans la fourgonnette séance tenante pour être conduit au poste avec les autres interpellés. Il s’est exécuté sans protester. C’est pendant leur transfèrement que les personnes interpelées se sont rendues compte de leur vraie destination, le désert d’Oujda, à la frontière avec l’Algérie d’où de nombreux autres raflés ne sont pas revenus depuis plus d’un mois maintenant sans avoir été présentés au procureur de la république devant statuer sur le motif de leur arrestation. Sur la route d’Oujda donc, une dispute s’engage entre les policiers et un groupe de prévenus qui protestent violemment contre un traitement aussi brutal que déshumanisant. La dispute va très vite dégénérer et tourner en violent affrontement physique entre les prévenus et les policiers. La portière de la fourgonnette est défoncée et les fugitifs prennent la fuite. Pendant ce temps, d’autres restent sagement assis à leur place. Parmi eux, un Congolais de la RDC qui a requis l’anonymat et le défunt Alex. Un des policiers qui ne comptait pas laisser passer cet affront, les nerfs à vif, s’en prend violemment à Alex qui se trouve en face de lui et le projette hors de la fourgonnette. Réalisant la gravité du forfait qui vient d’être commis par son coéquipier, le chauffeur démarre en trombe mais l’autre Congolais de la RDC qui vient d’assister à l’insoutenable scène roue le roue de coups, l’obligeant à s’arrêter afin de récupérer la victime au sol baignant dans son sang et de le transporter d’urgence à l’hôpital. Le sang lui sort par les oreilles et les yeux. Un temps admis dans un petit hôpital, le blessé est vite transféré à l’hôpital Mohamed V de Tanger où il est gardé en observation dans un état comateux avec un diagnostic vital très engagé. Il décèdera au 6è jour, vers 10 heures du matin. C’était le Mardi 30 Juillet. Au moment où je discutais en ligne avec mon informateur, ce dernier se trouvait aux pompes funèbres et faisait partie de la délégation venue récupérer l’acte de décès afin de le faxer au ministère des affaires étrangères qui prendra en charge les frais de rapatriement du corps. Le lieu de la veillée mortuaire n’a pas encore été désigné. De toute évidence, elle devra se tenir à Rabat, ville où résidait le défunt. L’Ambassadeur du Congo actuellement en déplacement à Brazzaville a été prévenu par son cabinet. Cette version rapportée par un proche du défunt met à mal la version officielle rapportée selon lui sur le PV de la police, laquelle établirait que les policiers auraient recueilli le défunt dans un piteux état après qu’il ait été visiblement agressé par des voyous. Une militante Australienne des droits de l’homme à Tanger, dont le prénom est Helena s’est saisie de cette affaire. La communauté Congolaise est indignée par des traitements humiliants réservés à ses ressortissants et déplore la non implication des autorités congolaises pour défendre les droits de leurs concitoyens hors du pays. Devant des scandales répétés d’actes de racisme primaire des policiers Marocains à l’égard des étrangers et notamment des subsahariens, une enquête devrait être ouverte pour rétablir la vérité et situer les responsabilités. C’est avec le cœur serré que nous avons après la triste nouvelle. Les conditions du décès nous laissent perplexes quant au professionnalisme des agents de l’ordre censés faire respecter la loi. C’est tout naturellement que nous présentons nos vives condoléances à la famille éprouvée et aux proches du défunt. Puisse Dieu, dans son infinie bonté lui réserver le repos dans le royaume des morts. Avec Afrik-online