RD Congo. Un Congolais met au point l’ordinateur « WIN8 »

RD Congo. Un Congolais met au point l’ordinateur « WIN8 »

ZOOM. Jean Mongu Bele est un nom qui deviendra bientôt connu du monde entier grâce à l’invention importante de l’ordinateur « Win8 » à l’actif de ce congolais qui est professeur et chercheur en Physique nucléaire de la prestigieuse université de Massachusets Institute of Technology. Sa récente fabrication laptop OKAPI WIN 8 vient d’être certifiée, répondant ainsi aux normes internationales ISO et sa commercialisation est annoncée pour bientôt sur les marchés congolais, africains et mondiaux. Notez que le professeur Jean Bele n’est pas à sa première invention. En 2019, le même professeur avait mis au point un smartphone dont le design, la technologie, le système de verrouillage, l’empreinte digitale étaient entièrement conçus par lui-même. Il faut déjà savoir qu’à côté des smartphones, la gamme Okapi comprend les tablettes, les écouteurs avec et sans fils, les chargeurs solaires et bientôt des ordinateurs portables. Ce smartphone Okapi est déjà distribué sur le marché nord-américain, sur celui du Cameroun, de l’Afrique du Sud, du Congo Brazzaville et de la RDC à Kinshasa, entre autre dans le shop situé sur l’avenue Flambeau au numéro 7556 dans la commune de Gombe. Chapeau bas au professeur Jean Mongu, ce digne fils de notre pays qui fait partie de ce Congo qui joue et qui gagne ! Par Germain Nzinga

Les Congolais ont peur. Un pays gouverné par la peur : en avant vers le suicide collectif

Les Congolais ont peur. Un pays gouverné par la peur : en avant vers le suicide collectif

TRIBUNE. La peur est le moteur le plus puissant pour conduire les hommes ou pour gouverner une population. Equitablement partagée, la peur est dans le regard de chaque congolais. Le peuple congolais a peur, les autorités ont peur, le gouvernement a peur, les gouvernés ont peur, même le Président de la république a peur. Tout le monde a peur dans le pays et pour se donner bonne figure, ils nomment cela la trêve sociale, la paix ou encore la stabilité. Cette peur se manifeste de différentes manières selon qu’on soit d’un bord politique ou de l’autre bord politique, d’une communauté ethnique ou d’une autre, d’une classe sociale ou d’une autre. Dans les faits, plus personne n’ose plus quoi que ce soit, la société est paralysée, aucun projet fédérateur en cours dans le pays, personne ne croit plus aux promesses, tout tourne dans le vide. Les médias, thermomètres de la société montrent tous les jours des autorités qui travaillent d’arrache-pied sur des réformes sans résultats. Malgré les annonces tonitruantes des uns et des autres, malgré le travail acharné des uns et des autres, aucun projet n’aboutit, le pays tout entier est toujours biberonné par la communauté internationale, les tentes du HCR et des ONG fleurissent dans les régions et même dans les villes. Même les églises de réveil n’ont plus rien à proposer de concret. Rien ne bouge dans le pays comme si Dieu lui-même avait abandonné le Congo. Tout le monde sait pourtant ce qu’il faudrait faire pour débarrasser le pays de cette peur paralysante qui terrasse tout le monde sans distinction. Les partis politiques, les associations, les journalistes, les professeurs des universités, les personnalités de tous bords ont proposés et proposent toujours des solutions pour sortir le pays de cette crise paralysante. Les meilleurs experts du monde se sont penchés sur le scandale congolais pour esquisser des solutions de sortie de crises mais, rien n’y fait. La peur est toujours plus forte que tout. Chacun souffre en silence à l’abri des regards indiscrets pour préserver une certaine dignité, avec son destin contrarié, ses projets en attente, enterrés ou entre parenthèses. Les retraités sans pensions se terrent chez eux, les étudiants sans bourses rasent les murs, les enseignants et les hospitaliers menacent toujours d’aller en grève sans jamais franchir le pas (les innombrables promesses faites à eux ne sont jamais tenues), les fonctionnaires qui perçoivent encore leurs maigres salaires avec retard sont à bout de force, quant aux opérateurs économiques en attentent de percevoir leurs créances de l’Etat, ils vivotent, gérant tant bien que mal leurs familles, leurs employés et leurs dettes. Les agents de la force publique et les militaires, pourtant régulièrement payés avec retard, boudent tête baissées en regardant leurs chaussures. Chaque corps de métier regarde les autres corps de métier en espérant qu’il va se passer quelque chose sans trop savoir quoi. La peur est une émotion ressentie généralement en présence d’un danger ou d’une menace. La peur est aussi la capacité de reconnaître le danger et de la fuir ou de la combattre. Les congolais ont peur, peur de celui qui est censé les protéger (le père de la Nation) et qui les maltraite pourtant, comme cet enfant battu par son père et qui a pourtant besoin de ce même père pour le protéger, le soigner et le faire manger. C’est le syndrome de Stockholm à l’échelle de tout un pays. Les congolais transpirent la peur, ces grandes gueules qui ont des stratégies à revendre s’égosillent à l’abri des oreilles indiscrètes ou calfeutrés dans leurs chambres à couché, ces théoriciens du dimanche qui ont réponse à tout, ne pensent qu’à se planquer dès que ça sent un peut le souffre. Tous les congolais ont peur, ils se souviennent encore de la sauvagerie de la guerre du 5 juin 1997. Tous les Brazzavillois se souviennent encore de la capture du Colonel Marcel Ntsourou le 16 décembre 2013 en pleine journée avec des armes lourdes et des hélicoptères de combat au centre-ville. Un véritable délire, une explosion, un déchainement de violence inouïe destinée à faire un carnage mais surtout à faire peur aux populations, à ceux qui veulent faire valoir leurs Droits de vivre libre. Cette peur indicible, tétanisante et quasi maladive, rend les congolais incapables de changer leurs conditions de vie. Tous les congolais veulent vivre libre et en paix. La vie est le bien le plus précieux qui vous reste quand vous n’avez plus rien car rien ne vaut la vie. « Le monde appartient à ceux qui osent » disait l’autre, et de renchérir, la peur de l’échec est paralysante à tel point qu’elle peut devenir pathologique. Il faut donc oser, oser toujours et oser encore quelque soit les difficultés. A les regarder vaquer à leurs occupations, s’habiller comme des cracks avec leurs sapeurs on pourrait penser que les congolais sont heureux, derrière leurs chaussures biens cirés, leurs cravates en soi et leurs costumes huileux. En dessous du vernis de leurs ongles manucurés, de leurs coiffures soignés il y a encore et toujours la peur et donc l’impuissance. De quoi ont peur les congolais ?Les notables du Congo vivent dans des demeures bunkérisées, hyper sécurisées avec vidéo surveillance et gardiens munis de chiens méchants ou d’artillerie de guerre, comme des personnes qui ont quelque chose à se reprocher, ceux ou celles qui se croient éternels ont dans des gros véhicules blindés aux vitres fumées avec leurs chauffeurs qui font office de body guard. Il est rare de les voir trainer dans les rues, on les aperçoit à peine dans des clubs très sélects où il faut montrer patte blanche ; ils chuchotent plus qu’ils ne parlent, l’œil alerte, les oreilles à l’affut comme si on pouvait les entendre (les murs ont des oreilles au Congo).Ils ont peut. Régulièrement les forces de l’ordre à bord des engins de guerre sillonnent les artères des quartiers pour faire des exercices. La ville et tout le pays est quasiment une zone guerre permanente, impossible de circuler dans la

Congo. Diaspora. Nous aussi, nous sommes des Congolais

Congo.  Diaspora. Nous  aussi, nous sommes  des  Congolais

TRIBUNE. Dans la perspective des élections présidentielles congolaises de 2021, le Ministère de l’Intérieur projette une concertation nationale pour faire le point des dialogues antérieurs de Dolisie, Ewo et Ouesso. A ce Ministère de savoir, au nom de la République, que la diaspora congolaise n’est pas un monde à part, hors du Congo. La diaspora congolaise est une partie intégrante de la nation congolaise, avec ses citoyens à l’extérieur du pays, aux mêmes droits que les Congolais de l’intérieur. D’autant que la République du Congo, pays laïc, est, une et indivisible. A ce titre, la diaspora congolaise est en devoir patriotique et républicain de peser de tout son poids sur les questions majeures de la vie nationale, à l’instar de ses compatriotes, installés sur le territoire national. Comme en 1992, lors des scrutins présidentiel et législatif, sous la transition, au sortir de la conférence nationale souveraine de 1991. A près de sept mois de l’élection présidentielle, si jamais, elle se tient en mars 2021, selon les dispositions constitutionnelles, la diaspora congolaise n’est pas recensée et ne figure sur aucune liste d’électeurs. Bien plus, il vient d’être voté au parlement congolais une réforme de la loi électorale en vigueur qui, déjà, par sa partialité, pose de nombreux problèmes. La réforme procède du vote, par anticipation, de la force publique. Une réforme sur laquelle, la diaspora n’en a dit mot. Étant absente des deux chambres du parlement, alors que sur les réseaux sociaux, la diaspora s’y est farouchement opposée. La diaspora n’est pas indifférente aux présidentielles à venir, d’autant qu’elle milite, majoritairement, de par son activisme effréné, pour une alternative nouvelle au Congo. Des candidats se sont même déclarés, en son sein. Tout laisse entrevoir que le Ministère de l’intérieur n’est pas préoccupé par le vote de la diaspora. Encore moins, la commission électorale nationale indépendante dont le responsable, Mr Henri Bouka, magistrat de son état, Président de la Cour Suprême, sait, à quel point, l’égalité des droits est un facteur déterminant pour la cohésion nationale. Ce qui est injuste et contraire au principe légal et légitime du vote général des Congolais qui en remplissent les conditions. Le prochain Président de la République du Congo devrait être le Président de tous les Congolais. Ceux de la diaspora compris. Et non, seulement, celui des Congolais de l’intérieur du pays, si l’on considère que ceux ci auront été les seuls à le plébisciter. Les élections ne se déroulant qu’au Congo. C’est cela, la République. Concertation monocolore, avec le Pct et ses affidés, ou concertation inclusive, largement ouverte à l’ensemble des forces vives de la nation, il n’y a aucune raison que la diaspora congolaise soit laissée, sur le banc de touche. Quitte à ce que, dans sa diversité, en toute connaissance de cause, et en toute responsabilité, la diaspora, participant à la concertation, de l’une ou l’autre face, se décide à prendre position pour ou contre les décisions qui en sortiront. A l’actif de l’histoire du pays, pour tous les faits qui marquent la vie de la nation congolaise, la voix de la diaspora a des raisons d’ être entendue. Paris 23.08.2020. Ouabari Mariotti (Membre de l’UPADS)

Congo. Tous, Congolais, nous le sommes.

Congo. Tous, Congolais, nous le sommes.

TRIBUNE. Le Gouvernement congolais a un rapport singulier avec le corps des retraités du pays. Rapport, tantôt, étrangement complaisant, tantôt, injustement dur. Rapport complaisant dans la mesure où, pour le gouvernement, la retraite de certaines personnalités est synonyme d’enfer pour elles, donc de malheur. D’où, sa logique partiale de laisser ces personnalités poursuivre leurs activités, au-delà de l’âge de la retraite. Rapport dur, dans le cas général de ces retraités, aux pensions irrégulièrement versées, apparaissent comme le cadet des soucis du gouvernement. Aller dénicher Mr Emmanuel Ollita Ondongo, retraité de 84 ans, pour le nommer, en Conseil des Ministres, Président de la Haute Autorité de la Lutte contre la Corruption, parait surréaliste. Cela, dans un pays où le chômage atteint des proportions inégalées et où des cadres de haut niveau, baillent au corner, faute d’utilisation rationnelle. L’adjoint de Mr Emmanuel Ollita Ondongo, désigné dans les mêmes conditions, serait également un retraité. Ces nominations prises en compte, comment ne pas penser que le lot des retraités improductifs qui foisonnent à la Caisse Congolaise d’Amortissement- CCA, à la Trésorerie Paierie Générale du Congo, dans le reste des régies financières et au sein des autres administrations publiques sont la preuve manifeste de la gestion partisane du pays par le pouvoir du Président Sassou Nguesso. C’est au mal et au déshonneur de celui qui commet l’injustice que tourne l’injustice qu’il commet. Et le pire qu’un homme puisse se faire à soi même est de commettre une injustice envers autrui. Congolais, nous le sommes tous. Et la loi doit, indistinctement, s’appliquer à tous. Paris le 9 juillet 2020 Ouabari Mariotti – Membre de l’UPADS.

RDC /HCR: plus de 3.000 Congolais se réfugient en trois jours en Ouganda

RDC /HCR: plus de 3.000 Congolais se réfugient en trois jours en Ouganda

Plus de 3.000 réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC) sont arrivés en Ouganda entre mercredi et vendredi de la semaine dernière (du 1er au 3 juillet). Ce flux de réfugiés congolais fait suite à l’ouverture temporaire de deux points de passage frontaliers à Golajo et Mount Zeu, dans le nord-ouest de l’Ouganda. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), certains des réfugiés congolais ont fait état de « récits bouleversants » concernant des attaques de milices sur leurs villages. 65% des nouveaux arrivants sont des enfants. « Le groupe compte également 33 femmes enceintes, dont deux ont été immédiatement emmenées au centre de santé Zeu III la semaine dernière, où elles ont chacune donné naissance – à une petite fille pour l’une et à un garçon pour l’autre », a précisé mardi Charlie Yaxley, porte-parole du HCR. « Certains réfugiés ont dit qu’ils ont été séparés de leur famille et ont eu peu de temps pour faire leurs bagages ou chercher les membres de leur famille avant de s’enfuir », a-t-il ajouté au cours d’un point de presse virtuel organisé depuis Genève. Très peu de réfugiés congolais ont pu emporter des objets personnels et la plupart se sont enfuis pieds nus avec pour seule possession les vêtements qu’ils portaient. Les nouveaux arrivants faisaient préalablement partie d’un groupe plus important d’environ 45.000 personnes, selon les autorités locales congolaises, qui avaient tenté de fuir vers la frontière entre l’Ouganda et la RDC peu après que des affrontements meurtriers aient éclaté entre milices armées dans la province de l’Ituri les 17 et 18 mai. Si certains ont pu retourner dans leur région d’origine, d’autres étaient restés dans la zone frontalière, sans pouvoir la franchir pendant plus d’un mois en raison de la fermeture des frontières du côté ougandais destinée à contenir la propagation de la pandémie de Covid-19. A leur arrivée en terre ougandaise, le groupe de réfugiés a été emmené à l’Institut agricole de Zeu, un ancien centre de formation pour les agriculteurs du district de Zombo, qui sert maintenant de centre de quarantaine. « Nombre de nos installations de transit et d’accueil à travers le pays ont été converties en centres de quarantaine, où nous venons en aide quotidiennement à des centaines d’Ougandais et de réfugiés », a rappelé M. Yaxley. 939 cas confirmés de Covid-19 en Ouganda et plus de 7.000 en RDC Au terme de la période de quarantaine obligatoire de 14 jours, conformément aux directives et protocoles nationaux, les Congolais seront transférés vers les sites de réfugiés existants. A cet égard, le HCR note que le ministère de la santé ougandais a effectué des tests de dépistage de la Covid-19, dont les 570 premiers échantillons se sont révélés négatifs. « Des équipes médicales et une ambulance se tiennent prêtes à intervenir si quelqu’un devait être hospitalisé », a précisé M. Yaxley. « Le HCR se félicite de la décision du gouvernement ougandais d’autoriser le groupe de réfugiés à entrer dans le pays et à recevoir une aide et une protection essentielles », a-t-il ajouté. Cet effort illustre comment, par des mesures de quarantaine, de dépistage sanitaire et autres, il est possible pour les Etats de respecter leurs obligations en vertu du droit international durant la pandémie tout en « limitant la propagation potentielle du virus ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 7.410 cas confirmés de Covid-19 dont 181 décès en RDC. En Ouganda, il y a eu 939 cas confirmés de Covid-19 avec zéro décès. « Le HCR continue à soutenir le gouvernement dans sa réponse face à la Covid-19, en construisant ou renforçant des infrastructures de quarantaine et d’isolement et en augmentant la fourniture de matériel pour le lavage des mains et la mise à disposition de masque. Par ailleurs, les réfugiés congolais ont reçu de la vitamine A et ont été vaccinés contre le choléra, la rougeole, la rubéole et la polio. Cependant, les activités du HCR en faveur des réfugiés en Ouganda continuent de se heurter à de multiples difficultés en raison d’un sous-financement, avec notamment de sévères réductions dans la distribution de rations alimentaires. L’agence onusienne n’a reçu que 18% des 357 millions de dollars nécessaires à la poursuite de ses activités en Ouganda en 2020. Dans l’immédiat, 28 millions de dollars sont nécessaires pour maintenir le niveau actuel d’assistance apportée aux réfugiés en Ouganda, y compris les services de santé de base. Avec CP

15 milliards jetés par la fenêtre : M. Sassou Nguesso n’aime pas les congolais

15 milliards jetés par la fenêtre : M. Sassou Nguesso n’aime pas les congolais

TRIBUNE. Qu’est-ce que les congolais ont fait à M. Sassou Nguesso pour mériter autant de souffrances ? Alors que les congolais, du nord au sud, souffrent d’un grand manque de moyens financiers (salaires, de bourses et de pensions), des problèmes d’érosions et des difficultés à se nourrir et se soigner, M. Sassou Nguesso préfère dépenser 15 milliards de F CFA, à l’organisation le 25 janvier 2020 à Kintélé, d’un sommet sur la Libye. Au moment où nous écrivons ces quelques lignes, les deux parties en conflit dans la République sœur de Libye, sont en pourparlers à Moscou dans le cadre d’une médiation internationale conduite par M. Vladimir Poutine (Président Russe) et M. Recep Tayyip Erdogan (Président Turc). Quand on sait que l’Allemagne va accueillir ce dimanche un autre sommet sur la Libye, à la suite de celui de Moscou, en présence de plusieurs chefs d’états européens et celui de la Turquie, on se demande, quelle folie pousse les congolais à sacrifier autant de milliards pour un sommet qui ne produira rien en réalité. Avec l’organisation de cette nième mascarade avec comme arrière-pensée, la volonté de vouloir sauver l’honneur d’un continent qui ne pèse pas au niveau international, M. Sassou Nguesso fait la démonstration que sa réputation et son influence personnelles (sic) comptent plus que le bien-être et la vie des congolais. Cela est honteux d’organiser un tel sommet, le 25 janvier 2020 à Kintélé, dans un pays totalement ruiné et à quelques kilomètres des maisons ensevelies de nos compatriotes qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Tous les milliards investis pour organiser ce sommet d’une journée, sans aucun doute improductif, auraient permis de reloger tous nos compatriotes démunis qui sont dans le désarroi total. Que ceux qui soutiennent de façon aveugle M. Sassou Nguesso qui méprise la vie de ses concitoyens comprennent une fois pour toute que cet homme n’aime pas le Congo et les Congolais. Nous serons toujours dans le camp du peuple pour lutter contre la corruption, la pauvreté et la misère. Ensemble, pour un Congo uni, libre et prospère. Plus jamais sans nous. Que Dieu bénisse le Congo. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen « Bougeons-Nous »

Média: CDirect, la nouvelle chaîne qui fait le pont entre les deux Congo

Média: CDirect, la nouvelle chaîne qui fait le pont entre les deux Congo

Depuis le 1er février, une nouvelle étoile est née dans le firmament médiatique. CDirect, la première chaîne mondiale des deux Congo, émet depuis la France à destination de tous les Congolais. Unis par la langue, la musique et la gastronomie, la République du Congo et la République Démocratique du Congo sont désormais également liés par un pont médiatique qui enjambe le majestueux fleuve qui sépare les deux Etats aux capitales le plus proches du monde. A l’initiative du journaliste franco-congolais Judicael Moussirou, la chaîne CDirect, est née le mois dernier. Emettant depuis la France, le nouveau média développé sur fonds propres est disponible depuis le 1er février sur le Canal 31 du bouquet Happy Box TV. « J’ai lancé la chaîne pour offrir une vitrine à la culture de ces deux pays qui se ressemblent et réunir tous les congolais restés au pays et ceux de la diaspora autour d’un seul canal », explique son fondateur Judicael Moussirou. « Nous voulons que cette chaîne soit une vitrine pour tous les congolais du monde où qu’ils résident dans le monde », souligne-t-il. Montrer le Congo autrement Economie, musique, mode, CDirect est une chaîne généraliste destinée à tout public qui a pour mission de mettre en valeur les initiatives des congolais dans tous les domaines. « Je voulais montrer un Congo positif, afin de communiquer une “passion congolaise” et donner à la diaspora l’envie d’investir au Congo », affirme Judicaël Moussirou. Aujourd’hui CDirect est dans une phase de lancement sur les bouquets en Afrique. À partir du 15 avril, la chaîne sera présente sur le bouquet TNT Africa à Brazzaville et Pointe-Noire ainsi que sur Bleusat pour Kinshasa. Elle devrait être présente sur le bouquet CanalSat courant 2018. Des tests techniques sont également en cours avec Startimes. Geneviève Nabatelamio

Les désunions des Congolais du Congo-Brazzaville

Les désunions des Congolais du Congo-Brazzaville

La société congolaise vit un mal absolu qui est celui des anti-valeurs et du tribalisme. Au-delà des discours exprimés par les autorités gouvernementales et politiques prônant à travers les médias publics et la presse nationale l’unité nationale et la paix, il faut d’admettre que la mentalité des Congolais issus des 12 départements du pays repose sur des réflexes tribalistes et la haine des personnes qui ne sont de la même région ou du même groupe ethnique. En plus des guerres qui ont secouées le pays durant les années 90, liées à la conquête du pouvoir par des élites politiques entretenant divers milices armées jusqu’aux dents, la société congolaise demeure fragilisée par le sentiment tribal et la méfiance des uns vis-à-vis des autres. D’où la division des populations congolaises qui se forgent ainsi un repli identitaire et végètent dans une désunion qui met à mal les possibilités du progrès et du développement économique de leur pays. Christian LOUHOU KINSANGOU, Melun, France.