République du Congo/Election présidentielle de mars 2026. Un l’emportera, mais convaincra t-il les Congolais?

SANS DETOUR. Le 28 février 2026, s’est ouverte, en République du Congo, la campagne électorale pour le scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026. Y sont en lice, l’actuel Chef de l’Etat, le Président Denis Sassou Nguesso et six autres compétiteurs que sont MM. Melaine Destin Gavet Elongo, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Anguios Nganguia Egambé, Mabio Mavoungou Zinga, Uphrem Dave Mafoula et Vivien Romain Manangou. Pour l’opinion congolaise, la presse internationale le soulignant également, c’est une élection sans enjeu véritable. Le Président Denis Sassou Nguesso afftontera des concurrents aux moyens limités, au regard des contraintes financières et autres impératifs logistiques qu’impose une campagne difficile, sur un territoire d’accès pas toujours facile, en certains espaces. Si l’élection du Président Denis Sassou Nguesso semble profiler à l’horizon, une question majeure se pose à propos. Qu’apportera de mieux sa manière de gouverner, en cas de victoire? Sous son mandat qui se termine, la République du Congo, riche en ressources naturelles, notamment pétrolières et forestières, peine à se moderniser et à offrir une meilleure qualité de vie à ses citoyens. Les séquences présidentielles du Chef d’Etat Congolais, à la suite du 5 février 1979 exclues, le Président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir, depuis le 25 octobre 1997, promet de poursuivre les réformes. De même qu’il s’engage à renforcer le processus systématique d’optimisation des capacités, de la responsabilité et de l’efficacité des institutions du pays. Cependant, les critiques soulignent que le Congo manque de transparence et de rigueur dans la gestion et la définition d’objectifs et d’attentes précis ainsi que les dispositions d’adaptation aux environnements changeants. Ce à quoi s’ajoute un respect non affirmé des lois et règlements établis par le pays lui même. Pour tout dire, le Congo traine le pas dans son développement, au sens plein du terme, et les richesses du pays profitent plus à une minorité qu’a l’ensemble de la population nationale. Il est vrai que le Président Denis Sassou Nguesso a lancé des projets d’infrastructures, telles la modernisation du port de Pointe-Noire et du Chemin de Fer Congo Océan ainsi que la construction de routes. Mais, il reste beaucoup à faire pour améliorer le quotidien du plus grand nombre des Congolais. La problématique de la modernisation du pays est d’autant plus cruciale que la population congolaise est majoritairement jeune et en croissance rapide. Il est donc essentiel de créer des opportunités d’emplois et de formation pour ces jeunes aux fins d’assurer leur avenir et celui du pays. Ceci dit, la question qui taraude l’esprit des Congolais est de savoir si le Président Denis Sassou Nguesso, une fois réélu, serait à mesure d’imposer une autre manière de diriger, plus juste, plus stricte, plus diaphane et moins parentale. En clair, changer son style de gouvernance pour mieux répondre aux attentes congolaises. Ce qui nécessiterait une volonté politique forte de la part du Président Denis Sassou Nguesso et de tous les acteurs politiques du pays qui l’accompagnent dans sa campagne électorale. Des voix s’élèvent pour souhaiter un dialogue, au sortir de l’élection présidentielle, quel qu’en soit le vainqueur. Au gagnant de ce scrutin, donc Chef d’Etat en chaire, d’organiser un tel dialogue. Mais ce sera un rendez-vous sans grand intérêt. Deux motifs à cela. Le Président entrant mettra plutôt en œuvre son projet de société à la base duquel il a été voté. Ensuite, ceux de ses alliés voudront que leur schéma soit intégralement appliqué plutôt qu’une kyrielle de réformes qui sortiraient des contributions populaires rassemblées dans une salle, au risque de perdre les raisons pour lesquelles ils ont soutenu leur champion. Sans compter qu’un dialogue après les élections pourrait être vu comme un moyen pour le nouveau Président de la République de légitimer son mandat. C’est pourquoi, pour beaucoup de Congolais, dans le contexte politique actuel, un dialogue national inclusif, avant les élections, aurait été plus pertinent, pour définir un cadre commun et des priorités nationales, plutôt que de laisser le nouveau Président imposer sa propre vision. Cela n’a pas été possible. Il faut avancer. Quitte à s’en tenir à la manière dont les choses se dérouleront après les élections, une fois installé dans ses fonctions le Président rentrant. Même un gouvernement d’union nationale n’est pas la solution idéale au changement qu’appellent les Congolais de leurs voeux. Ce sera un ordinaire placement des figures de divers horizons qui tableront sur le programme du nouveau Président. Le gouvernement d’union nationale est une clé de façade. Au cas où les parties rassemblées ne partageraient pas une identité de vue, la coalition pourrait se transformer en une simple répartition de postes et de ministères. L’opportunisme politique aura joué, avec tout ce qu’il comporte de manière d’utiliser au mieux les circonstances mettant à profit les occasions favorables, au détriment de l’éthique, de la morale et des causes nationales justes. A tout prendre, un programme commun de gouvernement pourrait être une approche plus intéressante. Mais cela nécessite un niveau de consensus et de compromis très élevé entre les camps concernés. Et même là, les crises pourraient naître, car les intérêts divergeant, les ambitions personnelles pourraient prendre le dessus. C’est pourquoi, il est essentiel que les acteurs politiques congolais soient capables de mettre de côté leurs intérêts personnels, leurs appétits et leurs basses envies de s’enrichir pour le bien du pays. Mais c’est un défi de taille. Que faire alors? Il faudra probablement que les forces de l’opposition et la société civile, mieux organisées, continuent à pousser pour des réformes, même si cela se fait dans des circonstances non aisées. Au demeurant, une prise de conscience des citoyens congolais qui exigeraient des nouveaux dirigeants plus de transparence, plus de responsabilité, plus de sens civique et plus de réussite dans leur action. Ce qui impliquerait une mobilisation et une organisation, pas encore là, mais qui sont à construire. Le Congo est immortel. Paris 28 février 2026 Ouabari Mariotti Ancien Ministre – République du Congo
RD Congo. On ne peut pas continuer à jouer sur deux tableaux selon les intérêts du moment

HAUT-ET-FORT. D’un côté, l’État congolais n’hésite pas une seule seconde à faire appel aux binationaux pour défendre les couleurs nationales dans le football. Lorsqu’il s’agit de redorer l’image du pays, de gagner des matchs, de faire vibrer la nation et de générer de la fierté collective, la double nationalité ne pose soudainement aucun problème. Ces Congolais sont célébrés, applaudis, présentés comme des héros nationaux. Mais de l’autre côté, lorsqu’il s’agit de servir le pays dans les institutions, de participer à la gestion de l’État ou d’assumer des responsabilités politiques, ces mêmes Congolais sont brutalement rejetés, soupçonnés, exclus par la loi. Cette contradiction est inacceptable. On ne peut pas, dans un État sérieux, considérer un citoyen comme pleinement congolais un jour et comme indésirable le lendemain. La citoyenneté ne peut pas être à géométrie variable. Soit on est Congolais, soit on ne l’est pas. Et si l’on reconnaît qu’un binational est assez congolais pour représenter la nation sur la scène internationale, alors il doit être assez congolais pour servir son pays dans ses institutions. Cette loi n’est pas une loi de protection nationale, c’est une loi de manipulation politique. Elle est utilisée comme un instrument d’exclusion, pour éliminer des adversaires potentiels, pour verrouiller le pouvoir entre les mains d’un cercle restreint, souvent incapable, mais protégé par une nationalité dite « pure ». Or, être Congolais à 100 % n’a jamais été un certificat de compétence, de patriotisme ou de bonne gouvernance. L’histoire récente du pays en est la preuve éclatante. La médiocrité, la corruption, l’échec et l’irresponsabilité ne sont pas importés par la double nationalité. Ils sont le résultat de mauvais choix, de l’impunité et de l’absence de mérite. À l’inverse, la compétence, la vision et le sens de l’État ne dépendent pas du nombre de passeports que l’on possède. L’exemple de Moïse Katumbi est révélateur. Malgré les polémiques autour de sa nationalité, il a démontré, par des faits concrets, une capacité de gestion et des résultats largement supérieurs à ceux de nombreux gouverneurs pourtant « 100 % congolais ». Les routes, les infrastructures, l’organisation administrative et le développement économique parlent pour lui. Les faits sont têtus, et ils détruisent le mythe selon lequel la pureté de la nationalité garantit la performance. Refuser la double nationalité, c’est se priver volontairement de compétences, d’expériences et de ressources humaines précieuses, alors même que la RDC en a cruellement besoin. C’est fermer la porte à des millions de Congolais de la diaspora qui aiment leur pays, qui veulent y contribuer, mais que l’on maintient à distance par peur politique et par calcul égoïste. Tous les Congolais doivent avoir les mêmes droits et les mêmes chances dans leur pays, sans discrimination déguisée. Par Fiston Mukunayi Avocat pénaliste et Homme politique
Congo. Pendant que le PCT parle de bilan positif, les Congolais vivent l’humiliation

Misère sociale, hôpitaux à l’abandon, chômage, pauvreté : le discours officiel nie la souffrance réelle du peuple congolais HAUT ET FORT. Dans un pays où des femmes et des hommes ayant travaillé et servi la République se retrouvent aujourd’hui plongés dans la misère faute de salaires et de pensions versés, la situation est humainement et moralement inacceptable. Agents municipaux, enseignants, travailleurs des structures à budget de transferts, ainsi que de nombreux retraités, sont abandonnés après des années de service et peinent à subvenir aux besoins les plus élémentaires. Cette réalité est d’autant plus cruelle en cette période de fêtes de fin d’année. Il est difficile d’imaginer comment ces parents, privés de revenus, pourront célébrer ces moments avec dignité, offrir un minimum à leurs enfants ou simplement partager un repas familial. Pour beaucoup, ces fêtes deviennent un rappel douloureux de l’abandon de l’État. Dans ce contexte, voir le PCT célébrer son congrès avec faste et s’autosatisfaire d’un prétendu « bilan positif » relève non seulement de l’indécence, mais aussi d’une profonde injustice sociale. Face à cette réalité, ces dirigeants continuent de gouverner le pays comme si tout allait bien. Cette posture traduit une déconnexion grave et inquiétante avec les conditions de vie réelles de la population. Il ne s’agit pas d’une simple erreur d’appréciation, mais bien d’un mépris institutionnalisé et d’un cynisme politique assumé, qui sacrifient la dignité des citoyens sur l’autel de l’indifférence, de l’autosatisfaction du pouvoir et de la préservation des privilèges. Peuple du Congo, il est temps de dire non à l’indifférence et à l’injustice. Ensemble, réclamons dignité, salaire juste et services publics pour tous. Votre voix compte, votre lutte est légitime ! J’ai dit !!! Par Paraclet Milos Hemilembolo Secrétaire national chargé des relations internationales de la Convergence Citoyenne
Comprendre l’hostilité des Congolais à l’égard du régime Tshisekedi malgré la guerre du Rwanda (M23)

PARLONSS-EN. La paix et l’intégrité territoriale de la RDC sont aujourd’hui mises à mal par une combinaison de facteurs (faiblesse de l’État, conflits fonciers et communautaires, ingérences et dynamiques régionales, entre autres) qui s’alimentent mutuellement. Pour une très large partie de la population congolaise, ce que l’on peut désigner comme un « suprémacisme luba » en fait partie. C’est en partie ce qui explique que certains regrettent l’ère Joseph Kabila et/ou expriment une forte hostilité envers le régime de Félix Tshisekedi, alors même que le pays fait face à une agression armée orchestrée depuis le Rwanda. La RDC est un pays d’une très grande diversité ethnique, avec plus de 250 groupes ethniques. Pour beaucoup de Congolais, l’idée qu’un seul cherche à s’imposer aux autres ou à les soumettre à son diktat est tout simplement inacceptable. Félix Tshisekedi, qui est issu de ce groupe, s’est comporté davantage en leader communautaire qu’en chef d’État fédérateur. Conséquence : on entend certains dire qu’ « il faut en finir avec Tshisekedi et ses frères » qui, par ailleurs, ne manquent pas d’afficher une arrogance ostentatoire vis-à-vis des autres Congolais et du reste du monde. La situation est d’autant plus inquiétante que la volonté de tourner la page du régime Tshisekedi et de ce qu’il symbolise est désormais si forte qu’elle peut conduire à accepter toutes sortes de compromis. Les foyers de frustration ne se limitent pas à l’opposition; on en trouve aussi au sein des FARDC, des services de sécurité, et jusque dans l’Union sacrée, la coalition politique du président. Les velléités du régime de Kinshasa de modifier la Constitution afin de permettre à Félix Tshisekedi de se maintenir au-delà de 2028 sont lues à la lumière de la dynamique décrite plus haut. Dans ce contexte, beaucoup en viennent à considérer le M23 comme un «mal nécessaire». On s’en méfie, certes, mais certains souhaitent le voir mettre un terme à ce qu’une partie importante des Congolais perçoit comme une menace existentielle, à savoir le «suprémacisme luba». Il revient dès lors à Félix Tshisekedi de mesurer la gravité du moment, et à nos compatriotes luba non tribalisés à outrance de se prononcer ouvertement, non pas pour un régime, mais pour la République. Par Patrick Mbeko
Le calvaire des Congolais refoulés de l’Angola

RD Congo. Les congolaises et les congolais vivent un véritable calvaire sur la terre angolaise. Ils sont refoulés manu militari et sans préavis du territoire angolais. Au total, 670 Congolais dont des femmes et des enfants ont été refoulés d’Angola depuis le 23 octobre. Ils sont passés par des provinces de Malanje et de Lunda-Nord, avant de retourner en RDC précisément à Kwango, signalent les organisations humanitaires. Il se chuchote que dans le flot des refoulés, pourraient se compter de nombreuses infiltrations des commandos étrangers pour déstabiliser la RD Congo de l’intérieur. Que les autorités congolaises compétentes prennent la situation au sérieux pour ne pas répéter la gravissime erreur de l’Opération Turquoise durant laquelle les réfugiés rwandais sont entrés librement à Goma, avec armes et munitions et ce, avec de lourdes conséquences politiques dont le peuple congolais continue de payer le prix jusqu’à ce jour. À bon entendeur, salut! Germain Nzinga
RDC. Fête de l’indépendance : appel au « dialogue national inclusif entre Congolais »

Un appel à l’organisation d’un dialogue national inclusif entre Congolais sous la médiation des religieux, a été lancé lundi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo par l’opposant Martin Fayulu, afin de trouver une cohésion nationale, a-t-on appris d’un communiqué. « L’histoire des peuples nous enseigne que la paix passe par la cohésion, et la cohésion par le dialogue. Voilà pourquoi je demande, avec conviction et sens des responsabilités, l’organisation sans délai d’un dialogue national inclusif, entre Congolaises et Congolais, sous la médiation de nos pères spirituels, pour panser nos plaies, dire nos vérités, et reconstruire la confiance« , a-t-on lu dans un communiqué signé par, Martin Fayulu président du parti politique « engagement pour la citoyenneté et le développement » (Ecide), à occasion du 65ème anniversaires de l’indépendance. « Chers compatriotes, la paix durable naîtra véritablement de notre capacité à mettre en place un État de droit, à renforcer notre armée pour garantir notre intégrité territoriale, à assurer la cohésion nationale et à imposer une gouvernance intégrée« , ajoute le document. Le président de l’Ecide a souligné que, « Le 5 juin, j’ai rencontré Félix Tshisekedi. Depuis, j’ai échangé avec d’autres leaders politiques et figures de la société civile. J’ai également fait part à l’entourage des principaux regroupements politiques de notre pays de ma volonté de rencontrer leurs leaders, dans un esprit de responsabilité et d’ouverture. Car l’heure n’est plus aux antagonismes stériles, mais à la réconciliation et à la cohésion nationale« . Et de poursuivre : « nous devons être capables de regarder dans la même direction. Non pas pour uniformiser nos opinions, mais pour unir nos forces dans le Camp de la Patrie. Ne combattons pas la patrie. Servons-la. Chaque Congolais, chaque Congolaise, a reçu de Dieu un talent, une mission. Que ce don ne soit pas détruit, mais à bâtir. Ce que nous léguerons aux générations futures déterminera la place que l’Histoire nous accordera« . Il a par la même occasion appelé les congolaises et congolais à l’unité et la défense de la patrie. « En ce 30 juin, unissons-nous autour de l’essentiel, la Patrie. Ne trahissons pas notre histoire. Ne trahissons pas notre peuple. Ne trahissons pas l’espérance« , dit-il. Appel au respect de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies Par ailleurs, le même document précisé que, Martin Fayulu a appelé les partenaires internationaux à faire respecter la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, celui de régler la question des FDLR qui ne doit pas être indéfiniment imputée au Congo. » Nous appelons nos partenaires internationaux à faire respecter la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, à régler la question des FDLR qui ne doit pas être indéfiniment imputée au Congo et à nommer les choses avec clarté : l’agression que subit la RDC ne peut être maquillée sous l’expression de « mesures de défense« , précise le document. « Le Congo peut se relever. Et il se relèvera si, et seulement si, nous choisissons de mettre le pays au-dessus de nos querelles. Comme le proclame notre hymne : « Par le labeur, nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix » ACP
RELIGION EN FRANCE. Célébrationdu 125è anniversaire de la canonisation de Sainte Rita par les Congolais de l’Eglise catholique

Le 25 mai 2025, l’église catholique a eu l’honneur de célébrer le 125 anniversaire de la canonisation de Sainte Rita. En effet, le 25 mai, journée de la Fête des mères, a permis à l’église catholique de célébrer l’anniversaire de la canonisation de Sainte RitaEt à cette occasion, se sont faites remarquer en grande partie les femmes chrétiennes du Congo et quelques-uns de la République du Congo. Prières après prières, l’image de Sainte Rita a été présente au cœur des « Abeilles », en particulier les femmes des confréries et diocèses chrétiennes du Congo auxquelles s’étaient ajoutées quelques-unes de leurs « sœurs » de l’autre rive comme annoncé précédemment. Au cours de cette messe, douze chrétiennes ont adhéré à cette grande famille des Abeilles, cela par une cérémonie de la promesse et du port de foulard. Sainte Rita, une femme qui a marqué la gent féminine chrétienne des deux rives du Congo. En l’église Notre Dame de l’Assomption d’Eaubonne, la messe a été célébrée par Monseigneur Benoit Bertrand, évêquede la ville de Pontoise, assisté par d’autres éminentes figures du monde chrétien français. Que dire de cette femme qu’est Rita qui marqué l’église catholique ? De nationalité italienne et de son vrai nom Margherita Lotti, Sainte Rita voit le jour en mai 1381 (États pontificaux). Après une vie sur terre de 76 ans, elle meurt le 25 mai 1457 à Cascia (États pontificaux) après un destin mystérieux marqué par un essaim d’abeilles quand Margherita Lotti est encore bébé. « Selon la légende, un essaim d’abeilles blanches aurait tournoyé autour du bébé endormi dans le berceau le lendemain du baptême. Elles lui posaient du miel dans la bouche, sans lui faire le moindre mal. Un homme qui s’était blessé à la main et qui rentrait se faire soigner chez lui voulut chasser les abeilles avec sa main blessée et se trouva mystérieusement guéri La famille était plus étonnée qu’inquiète.». (cf. W Rita de Cascia – Wikipédia). Canonisée le 24 mai 1900, son corps est exposé à la basilique de Cascia. Aussi, la lumière de son image éclaire-t-elle le cœur des Abeilles à travers le chant de rassemblement chanté pendant la messe de cet après-midi du 24 mai 2025 : « Sainte Rita notre avocate Soit louée parmi tous les Saints Sainte Rita exemple d’épouse et de mère Conduit nos pas sur le chemin du ciel ». Aussi, en l’église Notre Dame de l’Assomption d’Eaubonne a été présentée la Relique représentant Sainte Rita par une partie d’un de ses habits. Conservée momentanément dans la commune d’Eaubonne, cetteRéplique en provenance de la commune de Cascia a été exposée en l’église Notre Dame de l’Assomption et sera remise plus tard à la paroisse de l’église Saint-Flaive dans le diocèse de Pontoise. Notons que cette journée mémorable du 25 mai du 2025 s’est déroulée avec la participation des frères et sœurs Abeilles de Meaux, Créteil et Saint Denis. Le 25 mai 2025, une journée que ces chrétiens et chrétiennes congolais présents à cette messe ne pourront jamais oublier, une journée marquée par le 125è anniversaire de la commémoration de Sainte Rita, une figure emblématique de l’église catholique. Noël Kodia-Ramata
Congo Brazzaville. Des Congolais n’ont pas oublié la Déclaration du 12.12

RETRO. 12 décembre 1975 -12 décembre 2024. 49 ans sont passés. Les Congolais de la génération de ces temps, les hommes politiques et les gens de culture se souviennent d’une Déclaration publiée, par le Pouvoir en place, à Brazzaville, le 12 décembre 1975. Une Déclaration connue sous le nom de Déclaration du 12.12. Un texte diffusé, au terme de la Session Extraordinaire du Comité Central du Parti Congolais du Travail, réunie du 5 au 11 décembre 1975 à Brazzaville. Le Président Marien Ngouabi, Président de la République Populaire du Congo, Président du Comité Central du Parti Congolais du Travail, avait requis six de ses Camarades du Parti en vue d’élaborer une synthèse des travaux. MM. Denis Sassou-N’Guesso , Louis Sylvain-Goma, Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, Jacob Okandza, Émile-Aurélien Bongouandé et Jean Pierre Gombé furent commis à cette tâche d’écriture. Il en est sorti un texte qui allait devenir la Déclaration du 12 décembre 1975. La Déclaration résultait des critiques et de l’autocritique faites par les 45 membres du Comité Central du Parti Congolais du Travail sur la situation préoccupante qui prévalait dans le pays. Situation caractérisée par le fait que les entreprises d’État créées, au lendemain de la Révolution des 13, 14 et 15 août 1963, en vue d’un combat économique, étaient devenues toutes contre performantes. Sans que la Direction Politique du Congo manquait de cohésion et de dynamisme. Un état de fait qui mettait en danger la Révolution, celle ci courant le risque d’être récupérée par les forces réactionnaires de l’intérieur et de l’extérieur. Une action révolutionnaire vigoureuse en vue d’un redressement salutaire et d’une accélération du mouvement révolutionnaire s’imposait donc. Par la Déclaration du 12. 12, le Comité Central du Parti Congolais du Travail décidait d’engager une transformation politique profonde qui se résumait à une radicalisation. L’objectif de celle ci se situait à plusieurs niveaux. Procéder à la modification qualitative de l’art de diriger le Parti Congolais du Travail. Mieux gouverner le Pays. Juguler la situation décriée. Lier la théorie à la pratique. Mobiliser le Peuple Congolais pour accélérer la lutte de libération nationale, en vue du Socialisme. Pour y arriver, le Comité Central du Parti Congolais du Travail en avait appelé à la conscience du Peuple travailleur pour supporter toute épreuve et tout désagrément qui pourraient résulter d’un changement de mode de vie artificiel auquel l’avait habitué l’impérialisme. Ce mouvement de radicalisation, qui se voulait profond, devait gagner progressivement, mais fermement, tous les milieux de la vie nationale. La Déclaration indiquant, en outre, que pendant toute la phase de radicalisation du processus révolutionnaire, les cadres et les vaillants combattants de l’Armée Populaire Nationale devaient soutenir ce courant, assurer la sécurité du Peuple et les acquis de la Révolution des 13, 14 et 15 août 1963. Tout un programme. Depuis lors, l’eau a coulé sous les ponts. Ouabari Mariotti Paris 12 décembre 2024