Renault Maroc met en place son digital hub au service du manufacturing et du commerce du groupe

Pour accélérer la transformation digitale de ses différentes activités, le Groupe Renault Maroc a lancé son digital hub, une antenne de Renault Digital (filiale du Groupe) à l’instar du Brésil et de la Russie. Le Groupe Renault a initié cette démarche afin d’améliorer son efficacité opérationnelle grâce à des méthodologies nouvelles et créatives. Cet incubateur de projets digitaux qui réunit les équipes métiers et informatique, est au cœur de cette transformation pour accompagner le Groupe dans son innovation continue. Le Digital Hub a pour mission de développer des produits IT destinés à l’ensemble des métiers du Groupe au Maroc mais aussi à d’autres pays de la région Afrique, Moyen-Orient, Inde et Asie Pacifique. Ces produits ont la capacité de simplifier le quotidien et répondre à la fois aux nouveaux enjeux du développement de l’automobile et des nouvelles technologies ainsi qu’à la satisfaction des clients du Groupe. Le Digital Hub réunit des compétences techniques (développeurs, architectes, user experience designers, coach agile etc…), permettant de développer des projets depuis leur genèse jusqu’à leur livraison et également de gérer plusieurs projets simultanément. Le Hub est capable de livrer en un temps record des projets à fortes valeurs ajoutées tant pour l’industrie, le commerce que pour les fonctions supports de l’entreprise. L’objectif premier étant d’intégrer les besoins du client interne au cœur du projet tout en gardant un lien fort avec le terrain. Les équipes fonctionnent en totale autonomie, selon le mode agile, une culture soutenue par le Groupe Renault qui repose sur la prise de décisions rapides, sur la capacité de briser les silos et de s’adapter avec agilité. Parmi les premiers projets menés dans le cadre du Digital Hub, les équipes ont développé une plateforme digitale B2B pour la gestion de l’activité du véhicule d’occasion, un portail dédié à la gestion de la flotte du transport du personnel, ou encore des tablettes connectées au poste de travail, un outil du quotidien qui permet d’anticiper sur les sujets Qualité, de faciliter la gestion des opérateurs et de limiter les déplacements selon des modèles opératoires … Ainsi, le Digital Hub accompagne également les usines et le commerce dans leur transformation digitale globale, afin d’être connectées, agiles et compétitives. L’objectif étant de répondre à une transformation digitale globale des différentes activités en connectant les femmes, les hommes et les processus. Résolument tournés vers l’avenir, les systèmes de production et de vente se transforment pour répondre aux nouveaux enjeux de l’automobile et aux attentes des clients du Groupe. Nouveaux métiers, nouveaux savoir-faire, nouveaux outils… Cette digitalisation favorise la diffusion de la bonne information au bon endroit au bon moment et ce afin d’accroître la satisfaction du client. Avec CM
Roberto Azevêdo, DG de l’OMC, : « Le commerce et le système commercial doivent jouer un rôle moteur dans la croissance »

L’appel a été lancé en marge d’une réunion tenue récemment à Bali en Indonésie en vue d’apaiser les tensions commerciales et de recentrer l’attention sur l’importance du commerce et du système commercial multilatéral pour stimuler la croissance économique. Soulignons que « cet appel a été lancé par le Directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et le Secrétaire général de l’OCDE, Ángel Gurría », souligne un communiqué de l’OMC. C’était lors d’une conférence organisée conjointement sur le thème « How Global Trade Can Promote Growth for All » (Comment le commerce mondial peut promouvoir la croissance pour tous) », précise la même source. « Le système commercial n’est pas parfait – mais il représente les meilleurs efforts des gouvernements du monde entier, qui travaillent ensemble depuis 70 ans, pour trouver des moyens de coopérer sur les questions commerciales », estime Roberto Azevêdo notant qu’« il a fallu beaucoup de gens et beaucoup de temps pour pousser le rocher aussi loin sur la colline. Même le maintenir en place nécessite des efforts constants ». Commentant cette actualité, il fait remarquer qu’« aujourd’hui, l’OMC couvre environ 98% du commerce mondial. Il a supervisé une ouverture historique des marchés et l’intégration des économies. Depuis 1980, les tarifs moyens ont été réduits des deux tiers. Le système a fourni stabilité et prévisibilité au commerce mondial, même en période de crise financière ». Ainsi, affirme le Directeur général de l’OMC, « de ce fait, il a contribué à alimenter une croissance et un développement sans précédent dans le monde entier, ainsi qu’une réduction spectaculaire de la pauvreté. Le système a une valeur réelle. Nous devons donc continuer à y travailler ». Cela dit, la communauté mondiale doit explorer toutes les voies qui pourraient atténuer les tensions actuelles et renforcer le système commercial, a-t-il indiqué. Car, prévient-il, « nous connaissons tous les risques d’une nouvelle escalade – des risques pour l’économie et des risques pour le système commercial lui-même, qui multiplieraient les risques économiques à long terme ». Pour Roberto Azevêdo, « nous ne pouvons pas laisser cela se produire. Le commerce et le système commercial doivent jouer un rôle moteur dans la croissance, comme ils le font efficacement depuis sept décennies », a-t-il rappelé. Martin Kam
La malbouffe et son commerce constituent un obstacle aux régimes alimentaires sains

« La mondialisation du système alimentaire ne permet pas de fournir les régimes alimentaires dont les gens ont besoin pour mener une vie saine mais contribue par contre à l’obésité et au surpoids, en particulier dans les pays qui importent la plupart de leur nourriture, » a indiqué aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. « Malheureusement, les aliments bons marchés et industrialisés sont beaucoup plus faciles à vendre à l’échelle internationale » a ajouté M. Graziano da Silva, alors qu’il s’exprimait devant les participants d’un atelier technique sur la sécurité alimentaire et les régimes alimentaires sains. L’atelier était organisé par l’Académie pontificale des sciences du Vatican. Le problème est particulièrement répandu dans les petits états insulaires en développement dans le Pacifique, qui doivent importer la plupart de leur nourriture, avec des taux d’obésité dépassant les 30 pour cent dans les îles Fidji, voire les 80 pour cent chez les femmes dans les Samoa américaines. Dans au moins 10 pays des îles du Pacifique, plus de 50 pour cent de la population est en surpoids. La surconsommation de produits importés industrialisés et riches en sel, en sodium, en sucre et en gras trans est la principale cause de ce phénomène. Selon certaines estimations, aujourd’hui, 2,6 milliards de personnes sont en surpoids et la prévalence de l’obésité au niveau de la population mondiale a augmenté de 11,7 pour cent en 2012 à 13,2 pour cent en 2016. « Si nous ne prenons pas des mesures urgentes pour réduire le taux d’obésité, nous pourrions d’ici peu nous retrouver avec plus de personnes obèses que de personnes sous-alimentées. Il existe plusieurs facteurs sous-jacents favorisant la pandémie mondiale d’obésité et les régimes alimentaires déséquilibrés font partie des plus importants » a indiqué M. Graziano da Silva. Il a fait remarquer la plus grande disponibilité et accessibilité de certains types d’aliments qui sont riches en énergie, en graisses, en sucre et en sels et dont les ventes ont été encouragées par des campagnes intenses de marketing et de publicité. « Le fast-food et la malbouffe en sont les meilleurs exemples. Ce genre de nourriture est moins chère, plus facile d’accès et plus facile à préparer que la nourriture fraîche, en particulier pour les personnes pauvres vivant en zone rurale, » a déclaré M. Graziano da Silva, faisant remarquer que lorsque les ressources alimentaires se font rare, les gens se tournent vers des produits moins chers qui sont souvent riches en calories et faibles en nutriments. La consommation de ces aliments à bas prix coûte néanmoins très cher à la société avec pour effet l’obésité, une condition qui représente un facteur de risque pour de nombreuses maladies non-transmissibles telles que les maladies cardiaques, les AVC, le diabète et certains cancers. Une action publique, le comportement des consommateurs « Les pays devraient mettre en place des lois qui protègent des régimes alimentaires sains et locaux et encouragent le secteur privé à produire une nourriture plus saine » a précisé M. Graziano da Silva. Il s’agirait notamment d’inclure des taxes sur les produits alimentaires malsains ; de mettre en place un étiquetage clair et informatif des produits ; des restrictions sur la publicité des aliments malsains destinés aux enfants et de réduire les niveaux de sel et de sucre utilisés pour produire de la nourriture ou même d’interdire l’utilisation de certains ingrédients tels que les gras trans. Les gouvernements devraient également encourager la diversification alimentaire et faciliter l’accès des marchés aux produits locaux issus des exploitations familiales, avec par exemple, des programmes d’alimentation scolaire qui feront le lien entre la production locale et les repas scolaires et qui permettront de stimuler l’économie locale tout en faisant la promotion de régimes alimentaires sains pour les enfants. Le Directeur général de la FAO a également indiqué que les accords commerciaux devaient être conçus de manière à rendre la nourriture locale moins onéreuse à produire tout en restreignant l’afflux d’aliments importés à bas prix, riches en graisses, en sucre et en sel. Il a également insisté sur l’importance de l’éducation, y compris au niveau des programmes scolaires qui apprennent aux enfants à cuisiner sainement et à faire de meilleurs choix alimentaires. Il a également souligné la nécessité de faciliter l’accès à l’information pour les consommateurs afin de mieux les sensibiliser et de les encourager à faire de meilleurs choix alimentaires. Il a informé les participants de la tenue de deux conférences internationales sur la sécurité alimentaire qui se tiendront en début d’année prochaine : l’une organisée par l’Union Africaine, la FAO et l’OMS à Addis Abeba et une autre réunion internationale organisée par la FAO, l’OMS et l’OMC sur la sécurité alimentaire, les normes et le commerce et qui aura lieu à Genève. Plusieurs participants issus du gouvernement, du monde universitaire, de la société civile et des institutions internationales ont pris part à l’atelier.
Accélération synchronisée de la croissance mondiale

L’activité économique mondiale a progressé de 3,7% en 2017, enregistrant son niveau le plus élevé depuis sept ans. A en croire la Direction du Trésor et des Finances extérieures relevant du ministère de l’Economie et des Finances, cet affermissement de la reprise cyclique entamée depuis le milieu de l’année 2016 a été observé simultanément au niveau de 120 pays qui représentent les trois quarts du PIB mondial. « Cette accélération trouve son origine dans l’affermissement de la croissance de la demande intérieure au sein des pays avancés et en Chine, ainsi que dans l’amélioration de l’activité économique d’autres grands pays émergents », a-t-elle expliqué. Selon ce département et d’après la dernière mise à jour des perspectives de l’économie mondiale publiée par le Fonds monétaire international (FMI) au mois de janvier 2018, la croissance a ainsi atteint 2,3% contre +1,7% en 2016 au sein des pays avancés et 4,7% contre +4,4% dans les pays émergents. A noter qu’au niveau des pays avancés, la croissance économique aux États-Unis s’est renforcée en 2017 pour ressortir à 2,3% après +1,5%. Elle a été tirée principalement par la bonne tenue de la consommation intérieure et de l’investissement privé, a-t-il souligné dans une note de conjoncture datant de mars dernier. La même source a relevé que la zone euro a,pour sa part, « connu en 2017 son rythme de croissance le plus soutenu depuis dix ans, soit +2,4% contre +1,8% en 2016, et ce en liaison notamment avec la poursuite des politiques de relance monétaire, l’amélioration de la demande intérieure et l’accroissement du rythme de progression des exportations ». Dans sa note, le Direction du Trésor a noté qu’au Japon, le taux de croissance économique s’est parallèlement accéléré de 0,9 point en 2017 pour atteindre +1,8%, sous l’effet particulièrement de la bonne tenue de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises. Abordant le cas des pays émergents, la note fait observer que la transition économique de la Chine s’est accompagnée pour la première fois depuis sept ans d’une accélération de 0,2 point du taux de croissance pour atteindre 6,9%, en lien particulièrement avec la hausse des investissements et l’amélioration de la demande mondiale. Evoquant le cas du Brésil, la note a relevé qu’après deux années consécutives de récession, « l’activité économique a renoué avec la croissance en enregistrant une hausse du PIB de 1,1%, bénéficiant de l’appréciation des cours des matières premières, de l’amélioration du marché de l’emploi et de la baisse des pressions inflationnistes ». S’agissant de l’activité économique en Russie, le document souligne qu’elle a marqué une accélération de son taux de croissance en 2017 à +1,8% contre -0,2% en 2016 et -2,8% en 2015 et ce sous l’effet particulièrement du redressement de la demande intérieure et extérieure. Selon les observations des analystes du Trésor, la croissance économique en Inde a enregistré un ralentissement de 0,4 point par rapport à 2016 pour s’établir à 6,7%, du fait de l’impact persistant de la démonétisation ainsi que des incertitudes liées à l’instauration en milieu d’année de la nouvelle taxe nationale sur les biens et services. Commentant les décisions de politique monétaire, ils ont noté que la désynchronisation des cycles monétaires européen et américain s’est davantage renforcée en 2017. Comme l’a constaté la Direction du Trésor, la Réserve fédérale américaine (FED) a poursuivi son processus de resserrement monétaire, alors que la Banque centrale européenne (BCE) maintenait sa politique monétaire accommandante en gardant inchangés ses taux d’intérêt des opérations principales de refinancement. Elle a, en effet, relevé son taux directeur à trois reprises durant l’année 2017, le ramenant dans une fourchette allant de 1,25 à 1,50%. A propos toujours des pays émergents, la note a relevé par ailleurs que la plupart «se sont orientés vers des politiques monétaires accommandantes dont, notamment, la banque du Brésil qui a réduit son taux directeur à huit reprises pour le ramener à 7% ainsi que les banques centrales de la Russie et de l’Inde qui ont abaissé leurs taux directeurs à 7,75% et 6% respectivement». Alain Bouithy
Le gotha africain de l’entreprenariat social se donne rendez-vous à Ifrane

La deuxième édition du Sommet Africain pour le commerce et l’investissement se tiendra, du 9 au 11 octobre 2017, à Ifrane au Maroc. Plus de 250 participants, entrepreneurs sociaux, investisseurs, producteurs et acheteurs sont attendus lors de cette messe africaine, désormais rendez-vous incontournable des acteurs de l’entreprenariat social dans le continent. Pour cette seconde édition, le thème défini est «l’Afrique fait confiance à l’Afrique». Elle s’inscrit dans la vision royale de développer la coopération économique entre les pays d’Afrique, et de positionner le Maroc comme catalyseur des échanges commerciaux et de l’investissement entre l’Afrique et le reste du monde et hub économique pour le continent. «Le sommet de 2017 intervient dans un contexte particulier, celui de la réintégration du Maroc de l’Union Africaine, et sa préparation à faire son entrée à la CEDEAO, des démarches qui démontrent la volonté certaine du Maroc de jouer son rôle de dynamiseur du continent. Pour Khadija Idrissi Janati, directrice du sommet, le Forum d’Ifrane constitue une plateforme d’échange et d’affaires, capable de soutenir la croissance des entreprises africaines et participer à la prospérité de l’économie du continent ». Et d’ajouter que « la plupart des entreprises participantes opère dans des activités qui répondent à un besoin social et sociétal par la mise en œuvre d’un modèle économique viable, durable et responsable. La rencontre leur donnera ainsi l’occasion de mieux développer leur secteur, qui constitue la vraie voie de prospérité du continent». A noter que ce rendez-vous fait suite à la première édition tenue du 19 au 23 septembre 2016 et qui a connu un fort succès avec la participation de plus 200 acteurs économiques d’Afrique, du Moyen Orient, d’Amérique, d’Australie et d’Europe, avec le soutien du ministère de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire, l’Université Al Akhawayn d’Ifrane, l’Agence Marocaine de Développement des Investissements, Maroc Export et la Maison de l’Artisan. Portée par le thème «Femmes au-delà des Frontières», le sommet s’est focalisé sur le développement des compétences des femmes et des jeunes entrepreneurs sociaux d’Afrique pour libérer leur potentiel et permettre leur participation complète au développement de leurs pays et de l’Afrique. «Labélisée Forum d’Ifrane, cette édition se veut porteuse d’innovation, d’opportunités et de partenariats pour les opérateurs de l’économie sociale d’Afrique et du Monde », a relevé Idrissi Janati. Et d’ajouter qu’«avec ce nouveau label, le forum se positionne comme rendez-vous annuel des acteurs de l’entreprenariat social et donne à la ville d’Ifrane un nouveau rayonnement, en harmonie avec la nature et le potentiel de sa région.» Le Rendez-vous vous est donc donné les 9-10-11 octobre 2017 pour venir découvrir ceux et celles qui agissent pour une économie plus solidaire et responsable en apportant des réponses concrètes aux défis sociaux auxquels l’Afrique fait face.
Maroc: Le statut de l’autoentrepreneur fait un tabac dans le secteur du commerce

La moitié de souscripteurs installés dans les régions de Casablanca- Settat et Rabat-Salé-Kénitra 40.110 demandes d’inscriptions au statut ont été enregistrées au 1er décembre 2016 ; ce qui représente le double de l’objectif fixé pour cette première année de déploiement de ce régime, s’est réjoui le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique. a majorité des autoentrepreneurs (85%) qui ont manifesté leur souhait de bénéficier de ce régime exerce ses activités de manière permanente et que près de la moitié des inscrits travaillaient à domicile, a-t-il indiqué dans un communiqué publié récemment. «L’engouement pour ce nouveau régime s’explique d’abord par sa souplesse et par les avantages nombreux qu’il offre, en particulier, la simplicité administrative qui dispense, notamment, de la tenue d’une comptabilité complexe, la protection sociale, la fiscalité adaptée et réduite, ainsi que la bancarisation », a expliqué la direction de la Coopération et de la Communication relevant de ce département. Autre raison de cet engouement, l’inclusion financière des souscripteurs qui donne « la possibilité aux autoentrepreneurs d’ouvrir des comptes bancaires et d’accéder à des crédits similaires à ceux octroyés à la TPE et non seulement aux services bancaires dédiés aux personnes physiques », indique la même source précisant que les inscriptions concernent l’ensemble du territoire. A noter que plus de 50% de souscripteurs seraient installés dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra. Aussi, selon la répartition sectorielle, le régime de l’autoentrepreneur séduirait plus les créateurs évoluant dans le secteur du commerce (45%), des services (27%,), de l’industrie (24%) et de l’artisanat (4%). Pour le ministère, il ne fait aucun doute que ce statut comble un manque pour l’entrepreneur indépendant qui se voit désormais offrir les conditions idoines pour déployer ses activités. « Le nouveau statut répond particulièrement aux besoins de la nouvelle économie collaborative, en pleine croissance actuellement, en offrant toutes les commodités aux start-ups marocaines et étrangères, notamment, pour l’exercice de leurs activités », estime-t-il. Mieux, fait-il remarquer, « le statut permet, par ailleurs, aux personnes optant pour l’indépendance de sortir d’une précarité administrative permanente et de bénéficier d’une meilleure perception dans la société en tant que travailleurs indépendants légaux ». La même source indique que le schéma de gouvernance adopté pour la mise en œuvre du statut a été décisif dans le succès qu’il enregistre. Aussi, « l’ancrage régional fort du réseau d’agences de Barid Al Maghib, ainsi que celui des six autres banques impliquées dans la mise en œuvre du statut contribueront à l’avenir, à atteindre la frange de population visée qui est très hétérogène et répartie sur l’ensemble du territoire. Le réseau bancaire totalise plus de 3.800 agences équipées pour être l’interface de dépôt des dossiers d’enregistrement et de remise des cartes d’autoentrepreneurs. Pour rappel, le dispositif de l’autoentrepreneur a été adopté par la loi n°114-13 en conseil de gouvernement en novembre 2013 dans l’objectif de démultiplier le potentiel entrepreneurial en facilitant l’acte d’entreprendre à l’aide de la dématérialisation des procédures administratives et la simplification des démarches ; mais aussi en intégrant le secteur informel composé aux trois quarts d’unités unipersonnelles dans le tissu économique formel. A noter que l’autoentrepreneur est toute personne physique exerçant, à titre individuel, une activité industrielle, commerciale et artisanale, ou prestataire de services, dont le chiffre d’affaires annuel encaissé ne dépasse pas 500.000 DH pour les activités industrielles, commerciales et artisanales et 200.000 DH pour les prestations de services.